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Message par Jhe le Mar 1 Aoû 2017 - 21:10

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Message par Vautour le Mar 1 Aoû 2017 - 21:41

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Re: [√] Afrique du Sud

Message par Jhe le Jeu 3 Aoû 2017 - 11:41

Afrique du Sud


Affaires intérieures :

Alors que l'année 1942 l'Afrique du Sud est toujours en proie à une agitation protéiforme. Premier Ministre depuis l'assassinat de son prédécesseur fin 1940, Daniel François Malan dont la formation politique, le parti National, mouvement pro blanc, expression politique du nationalisme afrikaner, détient la majorité au Parlement mène une sévère politique de répression des mouvements de contestations noirs et communistes. Nominalement interdits des membres de ces mouvements continuent en effet de déstabiliser le pouvoir sud africain dont l'orientation ségrégationniste, notamment envers la majorité noire, est de plus en plus affirmée depuis l'assassinat du précédent Premier Ministre. La plupart des dispositions libérales de la Constitution de 1939, qui garantissait une représentation politique limitée aux non blancs ( noirs, colorés, asiatiques ) ont ainsi été abrogées, les congoïdes ne disposent ainsi plus d'aucune représentation politique au parlement national depuis la fin 1940 et les populations noires ne sont même plus autorisées à voter pour élire ce dernier.

Très populaire au sein de la minorité blanche dominante, constituée en majorité d'afrikaner, le Premier Ministre a donc décidé fin 1941 de dissoudre le Parlement sud africain afin de gagner une légitimité politique directement via le suffrage universel et de faire plébisciter par les électeurs son projet de « développement séparé » des communautés sud africaines afin de mettre en place une « société harmonieuse » selon les mots du Premier Ministre. Peu avant les élections le Parti National, qui dispose d'une majorité absolue au Parlement, amende la loi électorale : désormais les élections nationales se dérouleront selon les codes électoraux des 4 régions ( Cap, Transvaal, État libre d'Orange, Natal ) du dominion et non plus selon une loi nationale. De fait cette réforme marque un retour à l'ancien système, à part dans la province du Cap ou une franchise électorale permet aux colorés de voter, ainsi qu'aux populations noires d'élire 3 députés blancs pour les représenter au Parlement. Cette réforme passe en réalité quasiment inaperçu, la loi électorale votée en 1939 par l'aile modérée du Parti National et qui instaurait un Parlement comportant des sièges réservés pour les différentes ethnies n'aura ainsi pas fait long feu, de toute manière ces nouvelles dispositions n'était pas entré du tout dans les mœurs et les entraves au vote étaient en réalité très nombreuses pour les non blancs. Asiatiques et colorés qui ont surtout d'autres sujets de préoccupations en tête ne font ainsi pas plus de cas de cette réforme et seules quelques élites protestent réellement. La tentative de coexistence et d'union des communautés au sein d'un système plus souple n'aura donc pas résisté au retour des tensions ethniques et à la peur des populations blanches de se voir submerger  par la majorité noire.
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Message par Jhe le Ven 4 Aoû 2017 - 19:32

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Affaires intérieures :


Les élections de 1942 sont un triomphe pour le Parti National de Daniel François Malan. Le Premier Ministre et sa majorité parlementaire sont en effet largement réélu, qui plus est avec une participation massive de la population blanche ( un peu plus d'un million d'inscrits ). Avec 45% du suffrage populaire le Parti National remporte ainsi 72 sièges de députés sur 120 et s'assure donc une très solide majorité, notamment grâce au découpage électoral qui favorise les zones rurales et donc le vote conservateur. Le Parti Uni de Jan Smuts, principale force d'opposition au parti National dans le cadre du bipartisme sud africain subit lui une importante défaite électorale, les résultats des autres formations politiques ( indépendants, parti travailliste etc ) sont eux quasiment insignifiants. Par son vote la population blanche du pays a donc fait le choix d'un renforcement de la ségrégation dans le pays suite à l'échec latent d'une libéralisation du système amorcée les années précédentes. Renforcement de la ségrégation et conservatisme seront donc les maîtres mots de la politique du nouveau gouvernement de Daniel François Malan.

Concernant la question racial et ethnique, le gouvernement qui se met en place agira en priorité dans ce domaine : une commission dirigée par le député du Parti National Paul Sauer est d'ores et déjà chargée de rendre un rapport détaillé pour le compte de l'exécutif afin d'assister ce dernier dans la mise en place d'un processus législatif permettant d'aboutir à un développement séparé des différentes communautés sud africaines.

Les tous premiers actes du gouvernement concernent toutefois la question constitutionnelle. Avec l'accord de la Couronne britannique une nouvelle loi fondamentale est adoptée par le Parlement, plus en accord avec les convictions du Parti National, mouvement politique promouvant l'autonomie de l'Afrique du Sud face à la Couronne britannique ainsi que l'affirmation de l'identité afrikaner. La nouvelle Constitution maintient donc le régime de monarchie parlementaire, le souverain du Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord étant reconnu comme roi ou reine d'Afrique du Sud, représenté sur place par un gouverneur général nommé par la Couronne sur proposition des responsables sud africains. Toutefois, les liens avec le Royaume Uni sont presque tous rompus, la monarchie sud africaine est en effet maintenant indépendante juridiquement. L'appel auprès du Conseil privé de la monarchie de Westminster depuis les juridictions sud africaines ne sera plus possible et le Parlement sud africain pourra modifier sans accord des organes législatifs britanniques la Constitution nationale. L'Afrique du Sud reste toutefois un membre engagé de l'Empire Britannique dans lequel il est lié par de nombreux accords, en cas de conflit les sud africains seront bien entendu solidaires de la Grande Bretagne ainsi que du reste des nations de l'Empire.

L'Afrique du Sud devient donc un dominion totalement indépendant, y compris en matière de politique étrangère. Le gouvernement du pays est lui assuré par un système politique calqué sur celui en vigueur au Royaume Uni. Le parti majoritaire à la chambre basse du Parlement ( constituée de 121 députés élus par les blancs de plus de 21 ans ) forme ainsi un gouvernement mené par le chef dudit parti qui devient alors Premier Ministre et exerce la réalité du pouvoir au nom de la Couronne représentée par le gouverneur général dont la fonction n'est en réalité que symbolique. Un Sénat est également réinstauré composé de 80 membres, pour partie nommés pour partie élus indirectement. Le Parlement exerce bien entendu le pouvoir législatif. Le droit de vote et d'éligibilité est réservé aux blancs, la franchise électorale du Cap qui accorde le droit de vote aux populations colorés de la région en question et permet aux noirs d'élire 3 représentants blancs pour représenter leurs intérêts à la chambre basse est maintenue. La nouvelle loi fondamentale ne modifie également pas la division du pays en 4 grandes provinces ( Cap, Transvaal, Natal, État libre d'Orange ), dans le cadre d'un régime non fédéral, ni les diverses lois ségrégationnistes en vigueur : au contraire cette dernière renforce et fixe définitivement la mainmise de la minorité blanche sur le pouvoir politique national. Au niveau plus symbolique le drapeau sud africain redevient celui de 1910 ( supprimé en 1939 ) et l'hymne afrikaner Die Stem van Suid Afrika acquiert un véritable statut d'hymne national en lieu et place du God Save the Queen qui perd son statut officiel dans le dominion.

La capitale reste elle divisée entre 3 villes : Pretoria reste capitale administrative, le Cap la capitale parlementaire et Bloemfontein la capitale judiciaire ( siège de la Cour Suprême ). La division de la société en 4 communautés est également actée ( blancs, indiens, colorés, noirs ), seuls deux langues sont toutefois à nouveau reconnues comme langues officielles : l'anglais et l'afrikaner / néérlandais dans le cadre d'un bilinguisme blanc.

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Message par Jhe le Lun 7 Aoû 2017 - 22:30

:globe: Afrique du Sud :globe:


Affaires intérieures :

Le député Paul Sauer a remis au Premier Ministre, de retour de son voyage au Royaume Uni, le rapport produit par la commission qu'il présidait relative à l'évolution des rapports entre les différentes ethnies sud africaines. Bien entendu ce rapport doit servir d'appui à la politique de développement séparée prônée par le nouvel exécutif sud africain. Plusieurs phénomènes font en effet peut à peu progresser les inquiétudes de la minorité blanche par rapport à son avenir en tant que groupe dominant du pays. L'actualité a tout d'abord montré la progression d'un mouvement contestataire noir qui est allé jusqu'à assassiner un Premier Ministre, mouvement bien entendu sévèrement réprimé depuis, ainsi que l'échec latent d'une tentative de libéralisation du système ségrégationniste. Enfin un mouvement de fond marque également la structure du pays : la progression démographique des populations noires, déjà majoritaires. Cette question est notamment sensible en milieu urbain, malgré la politique de ségrégation, l'industrialisation du pays et le développement économique entraîne une poussée de la population noire ( se massant de plus en plus dans des bidonvilles grandissants en périphérie des villes ), qui fournit une main d’œuvre bon marché concurrençant allégrement les blancs faiblement qualifiés. Selon le rapport de la Commission Sauer la population noire sera ainsi majoritaire en milieu urbain d'ici la fin des années 1940 si ce mouvement de fond se poursuit, ce qui mettra gravement en danger la domination totale des blancs sur les régions urbaines. Cet état de fait inquiète notamment les petits blancs, qui ont voté massivement pour le Parti National, qui se voit concurrencer par les noirs alors même que les milieux industriels et plus progressistes commencent eux au contraire à revendiquer un assouplissement des lois ségrégationnistes en vigueur.

La Commission propose ainsi au contraire dans son rapport remis au gouvernement de rationaliser et de renforcer la politique de ségrégation, actuellement basé sur un ensemble de texte de loi ( sur les laisser passer etc ) ne formant pas un tout cohérent formant l'armature d'une véritable doctrine d'Apartheid. Le rapport préconise donc l'instauration d'une « paix raciale » par la séparation et la différenciation stricte des différentes populations et notamment des populations noires. En plus du renforcement de la ségrégation la Commission propose également comme piste principale un renforcement des réserves indigènes déjà en place afin d'en faire à terme de véritables foyers nationaux destinés au différentes ethnies noires, foyers au sein desquels ces ethnies pourraient vivre entre elles et en autonomie selon leurs propres règles. Derrière ce projet transparaît en fait l'idée de créer à terme de petits états noirs au sein de l'Afrique du Sud afin de laisser le champ libre aux blancs dans le reste du pays.

Ce rapport de la Commission Sauer permet ainsi de donner une dernière once de légitimité à la batterie de lois que prépare le gouvernement afin de mettre en place son projet d'Aprtheid. Le renforcement déjà perceptible de la ségrégation, ajouté à la forte répression de ces derniers mois contre le mouvement noir provoque quelques troubles dans le pays et notamment dans les bidonvilles et les quartiers noirs ou la police intervient régulièrement de manière musclée,faisant parfois des morts, pour faire rentrer dans le rang les contestataires. C'est toutefois dans les élites des différentes communautés que la contestation du retour en force des lois raciales se fait le plus sentir. Afin de désamorcer en partie la contestation le gouvernement assure que les organisations politiques noires ne se compromettant pas dans le terrorisme, ainsi que les syndicats noirs, peuvent continuer à fonctionner. L'ANC, impliquée dans l'assassinat du Premier Ministre, et le Parti Communiste sud africain restent eux fermement interdits et certains de leurs leaders rejoignent les geôles du régime.

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Message par Jhe le Dim 13 Aoû 2017 - 12:37

:globe: Afrique du Sud :globe:


Affaires intérieures :

Sous l'impulsion du nouveau ministre des Affaires Indigènes, Hendrick Verwoerd, partisan ferme de la politique d'Apartheid promue par le Parti National au pouvoir, le gouvernement sud africain commence à faire voter en cette deuxième partie de l'année 1942 les premières grandes lois visant à mettre en pratique les promesses de campagne du Premier Ministre. Loi plus symbolique qu'autre chose mais tout de même marquante, le Parlement a adopté un texte nommé Prohibition of Mixed Marriages Act. Cette loi vient définitivement graver dans le marbre l'interdiction des mariages mixtes entre personnes de races différentes en Afrique du Sud. Dans la foulée de cette loi un autre texte complémentaire à l'interdiction des mariages est également adopté par l'assemblée législative, composée exclusivement de blancs rappelons le, l'Immorality Amendment Act qui interdit et pénalise les relations sexuelles entre blancs et non blancs.

Ces premières lois entérinent en réalité plus un état de fait qu'elle ne réforme en réalité le pays mais le symbole est là. De plus, au sein des diverses commissions parlementaires et du ministère des Affaires Indigènes les véritables lois qui matérialiseront l'Apartheid sont en cours de rédaction. Ces grandes lois cadres fourniront un véritable cadre dans laquelle la politique de développement séparée pourra pleinement s'épanouir. Ces grandes lois viseront notamment à mettre en place un grand système d'enregistrement efficace des populations selon leur catégorie raciale et à organiser spatialement le pays en définissant des zones d'habitations séparées, notamment en milieu urbain. Autre grand pilier de la politique gouvernementale une grande réflexion concernant la future mise en place « bantoustans », c'est à dire des régions spécifiques à laquelle seront rattachées les ethnies noires, est aussi en cours dans les couloirs du ministère des Affaires Indigènes et du Parlement.

Bien entendu la contestation ne disparaît pas dans le pays. Bien entendu celle ci ne vient pas des Blancs, et notamment des afrikaners, qui seront les principaux bénéficiaires de la politique mise en place par le gouvernement, même si une opposition libérale blanche notamment organisée dans la communauté d'origine britannique se fait entendre jusqu'au Parlement. Dans les zones urbaines, moins souvent dans les zones rurales, les populations noires alternent entre les traditionnelles opérations de résistance passives organisées par quelques agitateurs et les non moins fréquentes émeutes plus ou moins localisée et sévèrement réprimées par les forces de police qui disposent bien souvent de la carte blanche du ministère de l'Intérieur. Le Congrès National Africain est lui interdit et nombre de ses membres sont emprisonnés mais il ne faut pas surestimer l'importance de ce mouvement qui était encore assez crépusculaire et élitiste lors de son interdiction, causée par l'action d'un des membres de sa frange la plus extrémiste. L'interdiction du Congrès a ainsi permis à ce dernier de gagner en notoriété, certains noirs voyant l'assassin du Premier Ministre comme un martyr mais l'on est loin de l'union sacrée des noirs autour du mouvement. Les quelques membres et sympathisants encore en liberté de l'ANC ne souhaitent eux pas abandonner la lutte mais souhaitent, pour certains, faire renaître le mouvement sous une autre forme en essayant d'en faire un parti de masse et non plus un petit club élitiste qui pourrait ainsi s'appuyer sur des manifestations de masse et de grands mouvements de résistance passive inspirés des méthodes de Gandhi en Inde en profitant du fait que pour l'instant la formation d'associations noires ne soit pas formellement prohibée tant que ces dernières ne soutiennent pas le « terrorisme » . Les thèses plus extrémistes appelant à la lutte armée contre le pouvoir blanc ne disparaissent elle bien entendu pas. Les populations indiennes, notamment classes moyennes et élites, sont également en partie mobilisée contre la politique gouvernementale en usant notamment des méthodes de résistance passive inspirées bien entendu de Gandhi, qui a résidé un temps un Afrique du Sud.

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Re: [√] Afrique du Sud

Message par Jhe le Jeu 17 Aoû 2017 - 19:06

:globe: Afrique du Sud :globe:


Affaires intérieures

Alors que le pays entre en 1943 la situation économique du pays est globalement satisfaisante. Avec une croissance de 1,7% l'économie connaît en effet une progression non négligeable au cours de l'année écoulée même si cette le potentiel de croissance sud africain reste pour l'instant clairement sous exploité. A la tête de l’État sud africain les dirigeants ont bien conscience que la politique de ségrégation, qui s'accentue de jour en jour, pèse négativement sur l'économie sud africaine mais les véritables but de cette politique étant idéologique et non économique celle ci ne bougera bien sûr pas d'un iota. En matière économique l'objectif principal du Parti National est de toute manière de permettre une amélioration des conditions de vie et de la situation des blancs avant tout, notamment des « petits blancs », souvent ouvriers, qui se sont appauvris suite à la crise de 1929 et doivent faire face à la concurrence de la très bon marché main d'œuvre noire, concurrence contre laquelle le gouvernement lutte férocement par une série de mesures réglementaires depuis son installation.

Plus largement l'objectif de l'exécutif de Daniel François Malan est de permettre un grand développement de l'Afrique du Sud, notamment au niveau des infrastructures ( routes etc ) afin de faire du pays un véritable phare de l'Afrique Australe, et plus largement du continent dans son ensemble. Au delà de cet objectif de développement pur et dur, l'enjeu est de permettre une industrialisation et un développement endogène de l'économie sud africaine, qui repose actuellement très largement sur les exportations de matière premières minières. Toutefois on parle là d'un objectif à très long terme et ce modèle tourné vers l'export va dans un premier temps rester le cheval de bataille du pays afin de lui permettre de faire affluer les capitaux et les devises. En ce sens, le Premier Ministre de retour d'un voyage historique à Londres ramène dans sa besace un grand plan d'investissement britannique dans les domaines miniers et charbonniers qui vont à coup sûr permettre une sensible hausse de l'extraction, la découverte de nouveaux gisements et enfin le développement du tissu économique local via le partage de technologies et de savoir faire. Lors de son séjour dans la capitale britannique le chef du gouvernement ne s'est de plus pas contenté de rencontrer Clément Attlee au 10 Downing Street ou encore de boire le thé avec le Roi mais a longuement rencontré les milieux économiques et a accordé une longue interview au gratin de la presse économique anglo saxonne dans laquelle il a appelé les investisseurs du monde entier, et notamment américains et britanniques, à profiter de ce qu'il a nommé « l'opportunité sud africaine » dont il a vanté les nombreux atouts et mérites ( vaste territoire, population blanche occidentalisé, climat des affaires, infrastructures, richesses du sous sol, futures mesures d'incitation fiscales... ). Le Premier Ministre a également lancé dans cette entretien un appel aux populations d'Europe et d'Amérique du Nord à émigrer vers l'Afrique du Sud, un pays qui saura leur offrir paix et prospérité loin du bruit des bottes et de la tension mondiale grandissante.

Au delà de la poursuite de la politique d’Apartheid les priorités du gouvernement pour l'année 1943 seront donc le lancement d'un véritable plan économique global pour les années à venir et la mise en place d'un programme visant à attirer des émigrants européenne vers l'Afrique du Sud afin de renforcer numériquement la population blanche du pays.

Dans un registre plus décontracté le gouvernement sud africain, via son Comité Olympique, a transmis au CIO la candidature du Cap pour les Jeux Olympiques de 1944. La délégation sud africaine met en avant auprès du CIO que l’organisation d'une olympiade en Afrique serait un signal fort pour le caractère universel des JO et que la relative bonne santé économique du pays permettra de financer sans trop de difficultés ( notamment grâce à un fond spécial alimenté par la rente minière et aurifère ) un tel événement. Le programme présenté au CIO prévoit notamment une modernisation complète et un grand renforcement des capacités du vieux Green Point Stadium du Cap pour en faire un grand stade olympique d'environ 50,000 places. La construction d'une piscine olympique et des différentes infrastructures manquantes est également prévue ainsi qu'un renforcement des infrastructures de transport et d’hôtelleries de la ville du Cap, déjà l'une des plus développée du pays puisqu'elle en est la capitale parlementaire. Au sujet de la politique d'Apartheid les autorités sud africaines rassurent discrètement le CIO : les athlètes noirs auront accès aux épreuves, il n'appartient pas à l'Afrique du Sud d'imposer sa législation aux hommes de couleur des autres nations pour un tel événement.

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Re: [√] Afrique du Sud

Message par Jhe le Ven 18 Aoû 2017 - 15:17


Affaires étrangères :

Bien que très éloigné du continent européenne l'écho de la guerre qui vient de se déclencher en Europe, suite à l'invasion de la Yougoslavie par le Reich allemand, l'Empire Romain et l'Union Ibérique, atteint bien entendu l'Afrique du Sud. Historiquement très lié à l'Europe l'Union d'Afrique du Sud était entré automatiquement en guerre aux côtés de sa Métropole en 1914, une trentaine d'années plus tard l'ancien dominion est devenu un État souverain maître de sa politique étrangère et de sa place dans le concert des nations. A vrai dire l'Union affectionne depuis sa fondation une politique étrangère relativement peu développée et assez en retrait des affaires européennes, malgré une relation forcément « spéciale » avec le Royaume Uni. Toutefois, en tant que royaume du Commonwealth Of Nations, l'Afrique du Sud choisit assez logiquement le camp de son ancienne Métropole, malgré sa faible puissance militaire, et ne se complaira pas dans la neutralité. Le Gouverneur Général, Sir Patrick Duncan et le Premier Ministre, Daniel François Malan ont ainsi signé des déclarations formelles de guerre qui ont transmises aux ambassades d'Allemagne, de l'Empire Romain et de l'Union Ibérique au Cap.

Malgré sa réserve vis à vis de la relation spéciale avec le Royaume Uni, en tant que porte parole des afrikaners longtemps opposé aux blancs anglophones, le gouvernement du Parti National fait donc le choix de l'entrée en guerre aux côtés des « Alliés ». Ce choix est assez bien accueilli dans le pays, un assez large consensus sur cette entrée en guerre se forme ainsi rapidement au sein de la population blanche et au Parlement du Cap ou l'Opposition Officielle formée par le Parti Uni soutient également la décision du Premier Ministre qui s'est à ce sujet longuement exprimé devant les parlementaires au cours d’une session extraordinaire des organes législatifs justement organisée pour voter l'entrée en guerre du royaume. En bon afrikaner le chef du gouvernement a notamment mis en avant dans sa déclaration l'universalité des principes de souveraineté nationale, de liberté etc que défend le camp franco-britannique plus que la fidélité du pays à l'Empire britannique pour justifier son choix. L'unanimité n'est toutefois pas totale : une partie des afrikaners tend ainsi sans complexe vers le camp allemand et conteste donc l'entrée en guerre du pays, y compris au sein du Parti National, alors que d'autres membres de la communauté blanche prônent eux la neutralité au prétexte que cette guerre ne regarderait pas les sud africains. Les communistes, dont le parti est interdit, ou encore de nombreux groupes noirs ou indiens anti capitalistes, impérialistes etc protestent également, même si leur avis n'a en réalité aucune importance aux yeux des autorités. Les ressortissants

Malgré tout de nombreux jeunes blancs sud africains rejoignent les centres de recrutement de la petite armée sud africaine. A la tête de l’État une commission est formée pour prévoir les mesures qui vont devoir être prise afin de renforcer le potentiel militaire national, pour l'instant très limité. La participation sud africaine à la guerre qui débute se limitera donc pour l'instant très certainement à un effort économique : les alliés pourront compter sur l'économie nationale et sur les matières premières du pays pour mener le « monde libre » à la victoire :

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