[x] République de Finlande

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[x] République de Finlande

Message par Alaminsk le Mar 20 Juin 2017 - 2:46


Suomen tasavalta
 


Maamme



Carte



Informations globales

Informations principales

Nom : Forme courte : Finlande | Forme longue : République de Finlande
Nombre d'habitants : 3.656 millions d'habitants
Nombre d'hommes en âge de travailler : 1.519 million d'hommes en âge de travailler
Superficie totale : 375 650 kilomètres carrés
Religion majoritaire : Luthéranisme
Langues officielles : Finlandais et suédois
Capitale : Helsinki
Monnaie : Mark finlandais (Mk)

Description

................La Finlande, en forme longue la République de Finlande, en finnois Suomi et Suomen tasavalta, en suédois Finland et Republiken Finland, est un État d'Europe du Nord membre de la Société des Nations depuis 1920. La Finlande est baignée par la mer Baltique, précisément par le golfe de Botnie à l'ouest et par le golfe de Finlande au sud. Son territoire s'étend de part et d'autre du cercle Arctique dans la partie orientale de la Fennoscandie, ce qui fait d'elle un pays nordique entièrement extérieur à la Scandinavie. Composé de plus de 3 000 lacs et d'innombrables îles, parmi lesquelles celles de l'archipel autonome d'Åland, la Finlande occupe une superficie totale de 375 650 kilomètres carrés entre l'Union des Républiques socialistes soviétiques à l'est, la Norvège au nord et la Suède au nord-ouest, ce qui en fait un des plus vastes pays d'Europe. Cet espace géographique soumis à un climat rigoureux pendant l'hiver est majoritairement une zone de taïga. Les 3.656 millions d'habitants que recense la démographie nationale conférent au pays l'une des plus faibles densités de population du monde. Principalement installés dans le sud du pays, en particulier sur la côte méridionale, où se trouve la capitale, Helsinki, les Finlandais disposent de deux langues officielles, le finnois et le suédois. Enrichie par les apports ancestraux d'une mythologie féconde, par les Samis, ou encore par les populations autochtones de la province septentrionale de Laponie, la culture nationale plébiscite toujours un certain dépouillement matériel, dont le sisu et le sauna sont des symboles sûrs, ainsi qu'une culture du silence. La « Finlande et le Nord de la Sibérie » fut d'abord peuplée par des chasseurs-cueilleurs qui ont transmis leurs gènes jusqu’à l’ère moderne, le groupe s’étendant de la Laponie à l’est jusqu‘au Groenland. Bien que génétiquement variée, la signature génétique de ces populations les relie le plus souvent aux peuples finnois. Ces derniers sont descendants des chasseurs-cueilleurs qui ont résisté à la poussée des agriculteurs : ils se sont adaptés et ont prospéré dans un nouvel âge. Tout comme l’expansion de Béring, ce groupe dépasse les divisions conventionnelles, montrant des connexions claires à la fois avec l’est et l’ouest. Les Hommes ne se sont installés dans le grand nord qu’il y a 30 000 ans, là où aucun Néandertalien ne s’était aventuré. Conservant des connexions sur le long terme avec les populations du Sud, les peuples du grand Nord ont maintenu leur cohérence après la fin de la glaciation. C'est à l'époque médiévale que la Finlande commence à faire entendre parler d'elle. Elle est, pendant le Moyen Âge et jusqu'au début du XIXe siècle, une partie du Royaume de Suède. Elle passa sous la souveraineté de la Russie de 1809 à 1917 en tant que Grand-Duché autonome. Plusieurs guerres entre ces deux pays se sont déroulées en Finlande, notamment là où se trouve la forteresse suédoise de Suomenlinna (Sveaborg en suédois), à l'entrée d'Helsinki. Plus tard, le 6 décembre 1917, pendant les événements révolutionnaires russes, la Finlande obtient son indépendance, à l'instar de ses voisins baltes. En 1918, une guerre civile déchire le pays et se termine par la défaite des « Rouges » soutenus par la Russie soviétique. Ainsi, longtemps sous domination du voisin suédois, sous le règne duquel fut fondée la première capitale, Turku, la Finlande demeure marquée par les nombreux conflits qui l'ont opposée durant toute son histoire récente à la Russie, puissance impérialiste dont elle est devenue un grand-duché autonome avant d'accéder à l'indépendance en 1917, provoquant une guerre civile entre « Rouges » et « Blancs » qui ensanglante le pays, et qui marque encore le paysage politique et social de la République dans les années 1930. Ces soubresauts n'ont cependant pas empêché l'établissement d'une république plus ou moins stable qui reste en périphérie de l'Europe, et ce en de nombreux domaines : sur la scène internationale, en économie ou dans le domaine militaro-industriel. La politique nationale s'articule autour d'un parlement monocaméral, l'Eduskunta, d'un Président du Conseil dirigeant le gouvernement et enfin d'un Président aux pouvoirs étendus qui font de la République un régime semi-présidentiel. Enfin, la Finlande a été le premier pays de son continent à accorder le droit de vote aux femmes ainsi que le premier au monde à les rendre éligibles autant que les hommes, en 1906.

Politique

Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance régionale
Type de régime : République au régime semi-présidentiel

Description

................La Finlande est une république au régime semi-présidentiel, dont l'organisation est précisée à travers plusieurs textes fondamentaux que sont la constitution de 1919, la loi sur la responsabilité ministérielle de 1922, la loi sur la Haute Cour de justice de 1922 et la loi sur le Parlement de 1928. Ces différentes lois constitutionnelles prévoient le fonctionnement et la répartition des pouvoirs au sein de la République, tout en définissant les droits et les devoirs de chaque citoyen. Le 6 décembre 1917, profitant du désordre causé par la révolution bolchévique, la Finlande déclare son indépendance, reconnue par le pouvoir soviétique le 4 janvier 1918. C'est alors le début de la guerre civile finlandaise entre « Rouges », soutenus par le pouvoir révolutionnaire russe jusqu'au traité de Brest-Litovsk, et « Blancs » alliés à l'Allemagne. Ces derniers l'emportent sur les gardes rouges à Vyborg le 30 avril 1918. L'indépendance acquise, un débat a lieu entre les partisans de l'instauration d'une république et les tenants de l'instauration d'un régime de type monarchie constitutionnelle. Les « Blancs » vainqueurs de la guerre civile sont majoritairement pour l'option du régime de la monarchie constitutionnelle et sont politiquement et culturellement proches des milieux dirigeants du Reich allemand. C'est en 1918 que la candidature d'un prince allemand, Frédéric-Charles de Hesse-Cassel, est envisagée mais l’ultime offensive allemande est arrêtée lors de la Seconde bataille de la Marne. Malgré les renforts des troupes allemandes revenues du front de l’est, l’avancée allemande est arrêtée et il devient évident que l’armée allemande ne peut plus remporter la guerre. Frédéric-Charles de Hesse renonce alors au trône et s'efface rapidement, et un général finlandais, ancien officier de l'armée tsariste, le baron Carl Gustaf Emil Mannerheim commandant les troupes gouvernementales blanches, devient régent avant de céder la place à son tour avec la proclamation de la République le 17 juillet 1919, mettant ainsi un terme au royaume de Finlande. Cependant, cette hésitation entre régime républicain et régime monarchique a profondément marqué la naissance de la République en 1919 : les « Blancs », toujours au pouvoir et anciens soutiens de la Couronne, savaient qu'un royaume de Finlande n'était plus possible par manque de figure assez forte pour réunir l'ensemble du peuple et la défaite de l'allié germanique ; il fallait donc adapter la nouvelle constitution pour qu'elle se rapproche le plus de ce qu'aurait pu être la monarchie finlandaise, tout en garantissant sa pérennité. De ce fait, la Finlande adopte en 1919 une constitution garantissant la séparation des trois pouvoirs mais dont l'exécutif, incarné par le Président de la République, est dominant sur les deux autres. Ce dernier obtient une importante partie des pouvoirs de décision, de nomination et de proposition de loi (ainsi que de ratification) au sein de la vie politique finlandaise. Le chef de l’État, élu par un collège électoral nommé au suffrage universel direct, est épaulé par le Président du Conseil des ministres, qui n'a qu'un rôle de coordinateur au sein de la puissance publique et qui est directement responsable devant le Parlement, ainsi que les membres du Conseil. Ces ministres sont chargés de diriger leurs administrations respectives et, au sein de l'Eduskunta, de défendre les propositions du Président de la République au cours des débats et des votes. L'Eduskunta est le Parlement monocaméral qui vote les lois de la République : composé de deux cents représentants élus, ils définissent le véritable paysage politique de la Finlande. Il est généralement dominé par des coalitions de plusieurs partis, et il constitue le principal contrepouvoir au chef de l’État : il peut en effet le destituer ou provoquer la chute d'un ou de plusieurs membres du gouvernement. La justice suit une logique romano-civiliste, d'inspiration nordique, avec à son sommet la Cour suprême pour les affaires civiles et pénales, et la Cour administrative suprême pour les affaires administratives. Enfin, la subdivision territoriale de la Finlande suit la logique de concentration des pouvoirs autour du chef de l’État : il nomme les préfets des dix provinces du pays (sur recommandation du Conseil des Ministres), premier échelon de la division territoriale, qui sont chargés de diriger leurs régions et de coordonner les politiques des municipalités et des villes, deuxième et dernier échelon de la division territoriale, dirigés par des conseils municipaux élus par les citoyens.
 
Président de la République


Président de la République : Kyösti Kallio (PA)
   
................Le Président de la République est le chef de l’État de Finlande. Il dirige la branche exécutive de l'administration, l'ensemble de la puissance publique, la diplomatie et les forces armées, en étant épaulé par le Conseil des ministres et son Président. Sous la constitution de 1919, la Finlande est officiellement une république parlementaire à influence présidentielle. En réalité, cela signifie que le pouvoir exécutif est dominé par le chef de l’État qui supervise les deux autres pouvoirs par ses prérogatives très étendues : on parle ainsi de régime semi-présidentiel. En ce qui concerne le domaine du droit, le chef de l’État élabore les projets de lois avec l'aide du gouvernement avant de les proposer au vote à la Diète, qui peut amender le texte. Par la suite, une fois le texte voté, le Président de la République doit contresigner le projet pour qu'il devienne effectif ; s'il refuse, les débats sont relancés et de nouveaux votes sont effectués. Ainsi, il dispose d'un droit de veto sur tout projet de loi, même sur ceux émanant des parlementaires. Il peut en outre dissoudre la Diète quand il le souhaite, cette dernière pouvant le destituer mais au bout d'un long chemin procédurier. Le chef de l’État possède donc l'ascendant sur le pouvoir législatif, même si ses prérogatives étendues sont atténuées par le fait que le Parlement est dominé par une coalition de partis aux intérêts divers, ce qui pousse au dialogue entre l'exécutif et le législatif. Vis-à-vis des autres forces politiques, c'est lui qui nomme les juges de la Cour suprême, les hauts fonctionnaires, les préfets, les membres de l'état-major, ... Il dispose aussi d'un lien particulier avec les dirigeants des sphères économiques et sociales, que sont les organisations patronales et syndicales. Le Président de la République est donc au centre de la vie politique, produisant la majeure partie des dossiers dont traite le Parlement, le gouvernement faisant office d'intermédiaire et de négociateur indirect. Symboliquement, il est le garant de l'unité de la nation en dirigeant sa diplomatie et ses forces armées, ainsi que protecteur des droits des citoyens finlandais. Il peut aussi diriger l’État à l'aide des décrets qui concernent des sujets en dehors de la loi. Il a le droit de demander des enquêtes et des inspections spécifiques dans le cadre de la protection de l’État. Ainsi, cette énumération montre bien que le Président de la République est au centre de la vie politique finlandaise et son influence est totale sur les autres branches de l’État, dans le cadre du régime semi-présidentiel. Enfin, il est élu pour un mandat de six par un collège électoral de 300 membres élus eux par les citoyens.
Président du Conseil des ministres


 
Président du Conseil des ministres : Aimo Cajander (PPN)
 
................Le Président du Conseil des ministres est le chef du gouvernement de la République de Finlande dont il coordonne l'action, sous autorité du Président de la République. Créé lors de l'indépendance, ce poste permet de garantir au sein de l'exécutif une stabilité face au régime de coalition imposé par l'élection à la proportionnelle du Parlement. Dès l'adoption de la constitution de 1919, et face à la tension entre régime parlementaire (désiré par les anticommunistes démocrates et républicains) et régime autoritaire (désiré par les anticommunistes conservateurs et royalistes), la place du chef du gouvernement au sein du futur État devint importante : si la Finlande devenait un régime parlementaire, son véritable dirigeant ne serait pas le chef de l’État (roi ou Président de la République) mais le dirigeant disposant d'une majorité au Parlement ; si la Finlande devenait un régime autoritaire, il devenait inutile de créer un deuxième poste de dirigeant au sein de l'exécutif, par peur de diminuer l'autorité du chef de l’État. Le compromis trouvé par l'adoption d'un régime semi-présidentiel permit d'attribuer, dans la pratique, une part majoritaire des pouvoirs politiques au Président de la République. Cependant, un poste de Président du Conseil des ministres fut tout de même créé dans le but de coordonner la politique décidée et mise en œuvre par le chef de l’État, face à l'instabilité parlementaire imposée par la proportionnelle. Ainsi il ne dispose d'aucun pouvoir particulier mis à part celui de garantir l'unité et la coordination du Conseil des ministres, tout en servant d'intermédiaire pour convaincre les parlementaires d'adopter les propositions du Président de la République. En cas de destitution, d'empêchement ou de mort du chef de l’État, c'est à lui que revient la présidence avec pour devoir d'organiser de nouvelles élections sous peu. Il est responsable, comme tout ministre, devant le Parlement vis-à-vis duquel il doit obtenir la confiance avant d'entrer en fonction : dans les faits, c'est surtout le Président de la République qui a un pouvoir réel sur son Président du Conseil. Enfin, c'est le chef du gouvernement qui suggère des ministres au Président de la République lors de la formation du Conseil.

Conseil des ministres


Ministre des Affaires étrangères : Eljas Erkko (PPN)
Ministre de la Justice : Albin Ewald Rautavaara (Indépendant)
Ministre de la Défense : Juho Niukkanen (PA)
Ministre de l'Intérieur : Urho Kekkonen (PA)
Ministre des Finances : Väinö Tanner (PSD)
Ministre de l’Éducation : Uuno Hannula (PA)
Ministre de l'Agriculture : Pekka Heikkinen (PA)
Vice-ministre de l'Agriculture : Juho Koivisto (PA)
Ministre des Transports et des Travaux publics : Väinö Salovaara (PSD)
Vice-ministre des Transports et des Travaux publics : Pietari Salmenoja (PSD)
Ministre du Commerce et de l'Industrie : Väinö Voionmaa (PSD)
Ministre des Affaires sociales : Karl-August Fagerholm (PSD)
Vice-ministre des Affaires sociales : Oskari Reinikainen (PSD)
Chancelier de justice : Oiva Huttunen (Indépendant)

................Le Conseil des ministres est l'organe politique correspondant au gouvernement de la République de Finlande, chargé de diriger les différentes branches de l'administration publique et d'exécuter les lois. Il est composé de plusieurs ministres, issus ou non de la Diète, coordonnés par un Président du Conseil des ministres et dirigés par le Président de la République. Le gouvernement produit la majeure partie des dossiers dont traite le Parlement et qu’il utilise comme base de ses décisions. Le Président de la République nomme et dissout le gouvernement, propose un candidat au poste de Premier Ministre, après négociation avec les partis siégeant à la Chambre. Dans la pratique, les pouvoirs étendus du Président de la République font que c'est lui qui est confronté à la Diète dans la vie politique, le chef du gouvernement et les ministres jouant le rôle d'intermédiaires entre les deux organes. Cependant, le chef de l’État est tout de même limité par les coalitions qui sont la règle au sein de l'Eduskunta. Si un gouvernement se démet avant la fin de son mandat, la raison est habituellement le désaccord apparu entre les partis au gouvernement, lorsque celui-ci a été amené à prendre une décision difficile ou lorsque ses propositions de loi sont examinées à la Chambre ; il arrive aussi que le Président de la République souhaite tout simplement changer de ministre, pour rebattre les cartes au sein de la coalition au pouvoir. Dans ce cas, après les élections parlementaires, le gouvernement en place se démet de ses fonctions. Les fonctions des ministres sont assez peu étendues : ce sont des administrateurs coordonnés par le chef du gouvernement et dirigés par le chef de l’État. Les principales fonctions collectives du gouvernement sont les réunions du Conseil des ministres, lesquelles sont présidées par le Président de la République, les réunions ordinaires et les réunions qui se tiennent le soir. Le Président ne participe qu’aux premières, lesquelles représentent la plus haute autorité décisionnelle du gouvernement pour les questions législatives. La réunion du soir est une occasion informelle de discuter des dossiers en vue du débat. Elle fournit aux gouvernements de coalition une excellente occasion pour tenter de trouver un accord avant que les décisions proprement dites soient prises. Tous les ministres sont responsables d'après la constitution devant le Parlement : en réalité, les pouvoirs étendus du Président de la République font que l'exercice du pouvoir du Conseil des ministres est à sa discrétion. Un vote de confiance est tout de même nécessaire avant que le gouvernement puisse exercer ses fonctions.

Eduskunta


Parti social-démocrate (PSD) : 83 sièges
Parti agraire (PA) : 53 sièges
Parti progressiste national (PPN) : 7 sièges

Parti populaire suédois (PPS) : 21 sièges
Parti de la coalition nationale (PCN) : 20 sièges
Mouvement populaire patriotique (MPP) : 14 sièges
Parti des petits fermiers (PPF) : 1 siège
Parti populaire (PP) : 1 siège

................La Diète finlandaise ou Eduskunta est l'organe politique qui exerce le pouvoir législatif au sein de la République de Finlande. Elle est composée de deux cents représentants élus à la proportionnelle au suffrage universel direct pour trois ans. L’histoire du parlement finlandais peut être retracée jusqu’au XVIIe siècle, lorsque les quatre États de la Finlande obtinrent le droit d’envoyer leurs représentants respectifs au Riksdag des États suédois. A sa naissance, en 1906, la Diète finlandaise sortait de l’ordinaire : elle était monocamérale et élue au suffrage universel, y compris par les femmes. La Chambre se réunit, habituellement quatre fois par semaine, en séances plénières durant lesquelles elle débat de sujets (ou plutôt les députés prononcent des discours sur ces sujets) et prend ses décisions en votant. Les députés adressent souvent des questions aux membres du gouvernement. Il est inhabituel qu’un député vote contre la ligne de son parti : en principe, lors du vote, les députés ont les mains libres mais dans la pratique ils ont un mandat de parti, comme dans de nombreux autres pays.  Le Parlement a trois fonctions majeures, à travers lesquelles il représente le peuple et prend les décisions majeures de la politique finlandaise. Il légifère, il débat et approuve le budget national et il contrôle la manière dont le pays est gouverné. Légiférer est un processus complexe qui, habituellement, est initié par le Président de la République à l'aide du gouvernement, les ministres ayant pour tâche de défendre le projet lors des débats. Pour être adopté, un projet de loi doit avoir le soutien de la majorité à la Diète et être signé par le Président de la République. Le budget national, présenté annuellement à la Chambre, est également préparé par le gouvernement : une grande partie de l’automne est consacrée à son débat. En outre, la République étant un régime semi-présidentiel, le Parlement contrôle effectivement le gouvernement (en le questionnant et en pouvant demander sa démission) mais ce dernier n'est redevable, dans la pratique, qu'envers le Président de la République. Le chef de l’État peut aussi être destitué par la Diète mais, en contrepartie, il peut dissoudre le Parlement quand il le souhaite. Les gouvernements sont principalement des gouvernements de coalition qui s’appuient sur de fortes majorités. Ceci leur permet d’être assez confiants, considérant que les députés des formations qui siègent au gouvernement seront loyaux. Les ministres sont aussi députés, pour la plupart (mais ce n'est pas une obligation), ce qui leur permet de participer aux scrutins parlementaires. Les organisations patronales et syndicales ne comptent pas parmi les acteurs parlementaires classiques. Toutefois, en Finlande, ils jouent un rôle politique notoire (sinon décisif) en particulier sur les questions relatives au travail et à la sécurité sociale.

Économie

Description de l'économie

................La République de Finlande fonctionne sur la base du système capitaliste avec une intervention importante de la puissance publique. Il s'agit donc d'une économie de marché fondée sur l'initiative des entrepreneurs privés et sur l'intervention régulatrice de l’État. Divers facteurs sont à l'origine du développement du rôle de l’État dans la vie économique et sociale, en particulier la Grande Guerre et la crise de 1929. Héritière de l'économie agricole sous l'Empire russe, l'indépendance acquise en 1917 propulse la Finlande sur la voie de la croissance économique, l'une des plus importantes enregistrée durant les deux dernières décennies. En effet, même si près de la moitié de la population active travaille dans les campagnes, la Finlande a réussi à intégrer le bloc économique occidental en développant rapidement une industrie compétitive et destinée à l'exportation, grâce à la création et au contrôle de plusieurs compagnies publiques au sein de marchés stratégiques. En 1939, le pays des Mille Lacs est représentatif du cas du grand bond économique et industriel : les travailleurs se dirigent de plus en plus vers les usines en ville, au service d'une industrie légère reposant essentiellement sur la production de biens issus de la sylviculture. Ces biens, très compétitifs grâce au coût assez bas du travail et à la modernité des infrastructures, ont permis à la Finlande d'acquérir une position de choix dans le commerce international et d'assurer sa croissance nationale. C'est l’État qui joue un rôle central : même si les initiatives privées sont encouragées et soutenues, la puissance publique est le premier acteur dans les secteurs stratégiques que sont les forêts, les mines ou encore l'énergie. Cette position est due à plusieurs facteurs que sont les besoins considérables en capitaux requis par certains secteurs (chemins de fer et hydroélectricité), les enjeux économiques et politiques liés aux branches dominées par des cartels internationaux (comme l'industrie chimique), les risques importants ou les profits insuffisants de certaines activités, dans lesquelles, par conséquent, les capitaux privés nationaux rechignent à investir et les placements étrangers ne sont pas souhaités (industrie minière, par exemple), la volonté d’assurer la sécurité nationale du pays (armement et ressources naturelles) et enfin les pressions exercées par les gros propriétaires ruraux politiquement influents. L’instauration d’une entreprise étatique de production d’engrais en Finlande durant l’entre-deux-guerres a ainsi répondu aux exigences d’une partie de la paysannerie. De ce fait, l'économie finlandaise est une économie de marché, marquée par le secteur agricole face à une croissance du secteur industriel, mais dont les branches jugées comme étant stratégiques sont dominées par l’État.

Finances

Revenus publics : + 4.436 milliards de marks finlandais
Dépenses publiques : - 4.435 milliards de marks finlandais

Déficit public : + 0.001 milliard de marks finlandais

Exportations : + 8.398 milliards de marks finlandais
Importations : - 8.607 milliards de marks finlandais

Balance commerciale : - 0.209 milliard de marks finlandais

Informations complémentaires

Principaux partenaires à l'export : Royaume-Uni (43.8%), Allemagne (15.6%), États-Unis (9.1%) et Suède (4.9%)
Principaux partenaires à l'import : Royaume-Uni (22.0%), Allemagne (19.9%), Suède (13.1%) et États-Unis (8.6%)
Produit intérieur brut : 43.035 milliards de marks finlandais
Croissance du produit intérieur brut : 4.1%
Dette publique : 3.267 milliards de marks finlandais, soit 7.59% du PIB
Taux de chômage : 2.9%
Taux d'inflation : 1%
 
Maavoimat


Description de la Maavoimat

................La doctrine de l'armée finlandaise est trempée dans trois expériences différentes : celle de la naissance dictée par la doctrine russe, celle de la réforme militaire de cette même armée durant la première décennie du vingtième siècle et celle du remaniement des années vingt pendant et après la guerre civile, par l'influence allemande et française, conduisant au culte de l'offensive et de l'infanterie. Adaptée aux besoins moraux, culturels et géographiques, la doctrine de l'offensive à tout prix et de la primauté du fantassin s'est répandue dans les manuels militaires finlandais et les têtes des officiers nordiques. Largement fondée sur l'infanterie légère, l'armée finlandaise en conserve les bases et l'esprit, émulée par un soupçon de caractère cosaque via la constitution de formations Sissi et « du culte de la baïonnette », similaire aux théories françaises de 1914. Les troupes finlandaises disposent d'un fort esprit d'initiative dans les rangs inférieurs du commandement, valorisé et donc entretenu en permanence. C'est cet esprit d'initiative qui fait sa force, son commandement étant décentralisé et ses affrontements également : l'armée finlandaise est avant tout reine de son environnement. En ce qui concerne les capacités de mobilisation, la Finlande est divisée en neuf districts territoriaux : l'armée peut former en quelques heures neuf divisions et jusqu'à quinze formations au complet en temps de guerre. L'armée permanente s'élève à trois divisions (chacune formées de trois régiments d'infanterie et un régiment d'artillerie) réparties à Helsinki, Viipuri et Mikkeli, ainsi qu'une brigade de cavalerie à Lappeenranta. La conscription forme pendant quinze mois les futurs réservistes qui, ajoutés à la force permanente et à la Garde civile (unité paramilitaire issue de la guerre civile), permet de doter en temps de guerre l'armée de 340 000 à 360 000 hommes en permanence. Depuis 1935, les grands exercices des réservistes maintiennent ou renouvellent les effectifs mobilisables. Le nombre de chevaux mobilisables est estimé entre 65 000 à 70 000 bêtes. En ce qui concerne l'équipement, il est malheureusement hétérogène, daté et entretenu à un prix exorbitant. Moins d'une dizaine de divisions peut être véritablement équipée, et plusieurs chars de combat sont fixés dans le béton le long de la ligne Mannerheim. Le fusil de base est lui même variable d'une unité à une autre, d'une section à une autre, d'un fusilier à un autre, le calibre étant néanmoins standardisé : c'est celui de l'armée russe puis soviétique, le 7.62x54R.

Effectifs

Nombre de soldats : 335 000 soldats
10 000 soldats professionnels
25 000 conscrits
120 000 paramilitaires de la Garde civile
180 000 réservistes

Dotations en pistolets :
Lahti L-35
TT-33

Dotation en pistolets-mitrailleurs :
Suomi KP/-31

Dotation en grenades :
Varsikranaatti M32

Dotations en carabines :
M/91rv Kivääri
M/27rv Pystykorva

Dotations en fusils :
M/91 Kivääri
M/24 Lotta
M/27 Pystykorva
M/28
M/28-30
M/39 Ukko-Pekka

Dotations en mitrailleuses légères :
Lahti-Saloranta M/26
M1918 Browning Automatic Rifle

Dotations en mitrailleuses lourdes :
Maxim M/32-33
MG 08
PM M1910

Dotations en fusil antichar :
Lahti L-39
14 PSTKIV 37

Nombre de tanks : 69 tanks
34 Renault FT-17
32 Vickers 6-Ton
1 Vickers-Carden-Lloyd Model 1933
1 Vickers-Carden-Lloyd Mk VI
1 Saint-Charmond Modèle 1921

Nombre d'automitrailleuses : 1 automitrailleuse
1 Landsverk 182

Nombre de mortiers :1 183 mortiers
336 81 KRH 36 Y
250 120 KRH 38
187 81 KRH 35
161 81 KRH 33
118 81 KRH 32
68 81 KRH 35
25 81 KRH 34
16 81 KRH 30
12 81 KRH 31
10 81 KRH 39

Nombre de canons d'artillerie :1 127 canons d'artillerie
233 76 K 02
144 87 K 77
102 107 K 77-ptrik
87 87 K 95-R
81 152 K 77-190 p
76 152 K 77-120 p
72 76 LK 10/13
49 76 LK 10
44 75 VK 98
39 122 H 10
34 76 K 00
30 122 H 09
18 76 VK 09
13 107 K 10
12 152 H 15
12 150 H 14 J
12 75 VK L14
11 76 VK 04
9 152 H 10
8 77 K 96 n.A
6 229 M 77
5 279 M 77
4 152 K 04-200 p
4 120 H 05
4 76 K 23
4 76 K 22
4 63 K 84
2 120 MH 01
2 76 K 02-38
1 76 K 02-34
1 75 K 11

Nombre de canons antiaériens :1 249 canons antiaériens
500 7,62 ITKK 31 VKT
300 20 ITKIV 39-44
288 40 ITK 38
88 20 ITK 35
50 20 ITK 30
12 76 ITK 34
9 40 ITK 15
2 76 ITK 14

Nombre de canons antichars : 624 canons antichars
435 37 K 36
150 37 K 40
17 37 K 34
12 47 PSTK 40
10 47 PSTK 39
 
Merivoimat


Description de la Merivoimat

................La Marine finlandaise est sans doute la composante la moins dotée parmi les trois qui constituent les forces de défense de la République. L'histoire de la région tendrait pourtant à affirmer le contraire. Depuis l'époque de la domination suédoise de la Finlande, la Baltique est le théâtre de combats sanglants opposant Stockholm à Saint-Pétersbourg pour la domination de cette mer. De nombreuses bases navales étaient présentes sur la côte finlandaise, et son peuple fournissait une grande part des marins combattant les Russes. Suite à la défaite finlandaise et à l'annexion au début du XIXe siècle, le nouveau suzerain exploita cette connaissance maritime tout en essayant de la diminuer, pour éviter toute concurrence. C'est ainsi qu'une unité finlandaise indépendante exista au sein de la Marine impériale pendant plus d'un siècle, chargée de défendre les côtes de la Baltique avec le soutien des bâtiments slaves. Cette situation perdura jusqu'à la Grande Guerre et aux révolutions de 1917 qui virent de grands bouleversements dans la Marine impériale puis soviétique. De son côté, la Finlande, en gagnant son indépendance cette même année, avait réussi à glaner quelques navires obsolètes, rapidement complétés par des dons de l'Empire allemand. Cependant, les deux décennies qui suivirent la fin de la Grande Guerre furent le théâtre de débats au sein de l'état-major sur la doctrine à adopter, comme on peut les retrouver pour l'armée de l'air. C'est en 1927 que la question fut tranchée par l'adoption d'un plan de modernisation de la Marine : la menace venant encore de l'Est, et face à la différence de puissance, les forces navales finlandaises ont dorénavant pour doctrine de devoir défendre les côtes et harceler les navires adverses pour empêcher tout débarquement. C'est ainsi que deux navires de défense côtière furent mis en service il y a quelques années, tout comme plusieurs sous-marins. D'autres bâtiments sont prévus, toujours en suivant ce même fil conducteur : empêcher l'ouverture par l'adversaire d'un deuxième front grâce à un débarquement.

Effectifs

Nombre de soldats : 8 000 soldats
3 000 soldats professionnels
5 000 conscrits

Nombre de navires de défense côtière : 2 navires de défense côtière
2 de classe Ilmarinen

Nombre de sous-marins : 4 sous-marins
3 de classe Vetehinen
1 de classe Vesikko
1 de classe Saukko

Nombre de brise-glaces : 7 brise-glaces
1 de classe Apu
1 de classe Jääkarhu
1 de classe Murtaja
1 de classe Tarmo
1 de classe Sampo
1 de classe Sisu
1 de classe Voima

Nombre de mouilleurs de mines : 11 mouilleurs de mines
10 de classe Teplokhod
1 de classe Louhi

Nombre de dragueurs de mines : 8 dragueurs de mines
6 de classe Ahven
2 de classe Rautu

Nombre de canonnières : 5 canonnières
1 de classe Hämeenmaa
1 de classe Uusimaa
1 de classe Karjala
1 de classe Turunmaa
1 de classe Aura II

Nombre de torpilleurs : 7 torpilleurs
4 de classe Syöksy
2 de classe Sisu
1 de classe Isku

Nombre de patrouilleurs : 20 patrouilleurs
20 de classe VMV

Ilmavoimat


Description de l'Ilmavoimat

................L'histoire de l'armée de l'air finlandaise débute à l'époque russe, l'Empire ayant déployé au cours de la Grande Guerre les premières unités aériennes de combat dans le sud du pays. Cependant, ces avions assez primitifs ne furent pas utilisés car trop éloignés du front, et ce jusqu'à l'accès à l'indépendance en 1917 et le début de la guerre civile qui opposa les troupes communistes, soutenus par les Soviétiques, aux soldats du gouvernement, soutenus par les Occidentaux. Les loyalistes réussirent alors à capturer quelques appareils mais ils durent faire appel à des volontaires suédois pour les faire voler, certains n'hésitant pas à armer leurs propres avions civils et à combattre. C'est l'aristocrate suédois Eric von Rosen qui fut l'artisan de la création de l'armée de l'air finlandaise au cours de cette période : c'est d'ailleurs son symbole, une swastika bleue, qui fut adopté comme cocarde de l'Ilmavoimat. La guerre civile fut donc le terreau dans lequel grandit l'armée de l'air finlandaise, dont les missions principales étaient la reconnaissance aérienne et la liaison entre les différentes composantes de la force terrestre. Par la suite et grâce aux enseignements tirés de la Grande Guerre, la Finlande améliore peu à peu son armée de l'air : elle crée une production nationale d'appareils, basés sur ceux étrangers, tout en achetant à certaines puissances extérieures comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas. Cependant, encore aujourd'hui, ses missions restent toujours les mêmes depuis la guerre civile : reconnaissance et liaison. Au sein de l'état-major, tous s'accordent sur la nécessité de moderniser cette force mais plusieurs doctrines, qui comprennent les enseignements des années vingt et trente, s'opposent et empêchent pour l'instant l'établissement d'une ligne directrice claire.

Effectifs

Nombre de soldats : 1 500 soldats
1 500 soldats professionnels

Nombre de chasseurs : 167 chasseurs
97 Fokker D.XXI
19 Fokker C.V D
19 Bristol Bulldog IVA
17 Gloster Gamecock II
15 Martinsyde F.4 Buzzard

Nombre de bombardiers légers : 121 bombardiers légers
75 Bristol Blenheim Mk. I
22 Bristol Blenheim Mk. IV
16 Aero A-32
8 Aero A.11

Nombre de bombardiers-torpilleurs : 27 bombardiers-torpilleurs
27 Blackburn Ripon II F

Nombre d'avions de transport : 13 avions de transport
7 Junkers W 34
6 Junkers K 43F

Nombre d'avions de reconnaissance : 93 avions de reconnaissance
39 Fokker C.X
31 VL Tuisku II
17 Fokker C.VE
5 VL E.30 Kotka II
1 VL E.30 Kotka I

Nombre d'avions d'entrainement : 124 avions d'entrainement
39 Letov S 218 A Smolik
33 VL Sääski
24 VL Viima II
23 De Havilland D.H. 60
3 Avro 652A Anson I
2 Junkers A50

Relations extérieures de la République de Finlande

................Depuis son accès à l'indépendance vis-à-vis de la Russie en 1917 et la guerre civile qui suivit, impliquant des corps expéditionnaires allemand et soviétique, et à cause de la défaite des « Rouges » finlandais après plusieurs mois de combats, le premier gouvernement indépendant et stable décida d'interdire le communisme en Finlande, ayant pour conséquence un renforcement des relations du nouvel État avec les puissances occidentales, tout en glaçant celles le liant à Moscou. Pour assurer leur pérennité, les « Blancs » espéraient alors nouer rapidement un pacte de défense avec le Reich mais suite à la défaite allemande lors de la Grande Guerre, une alliance officielle entre Helsinki et Berlin (qui fut le soutien principal des troupes gouvernementales pendant la guerre civile) n'était plus possible. Ainsi, depuis la création de la République en 1919, la Finlande tenta plusieurs fois de nouer des pactes militaires avec d'autres puissances mondiales, malheureusement sans succès, notamment pour faire face aux Soviétiques si un conflit éclatait. De ce fait, le pays des Mille Lacs ouvrit plusieurs canaux diplomatiques à travers le monde dès les premières années de son existences dans ce but, ce qui offrit l'occasion d'échanger avec l'étranger.. Chez les voisins, d'excellentes relations sont entretenues avec l'Estonie (vue comme la petite sœur de la Finlande), tandis que les relations sont bonnes avec les autres pays baltes et scandinaves. La Suède représente un cas particulier : l'arrivée du fascisme au pouvoir à Stockholm mit un coup d'arrêt à la politique de rapprochement enclenchée par le Président du Conseil Toivo Mikael Kivimäki en 1932, ce dernier désirant corriger l'aversion existante entre les deux peuples notamment à cause du problème de la minorité suédoise en Finlande. Dans le monde, l'Union soviétique est le pays avec lequel les relations sont les plus mauvaises, notamment à cause de la rétention de Finlandais en territoire soviétique et de l'interdiction du communisme en Finlande. La République entretient cependant d'excellentes relations avec l'Allemagne, qui fut l'un des principaux pays artisans de l'indépendance, et de bonnes relations avec le Royaume-Uni et la France par anticommunisme. Enfin, sur la scène internationale, la Finlande a intégré la Société des Nations en 1920 et a réussi, malgré sa jeunesse et la crise économique de 1929, à s'enrichir pour intégrer le monde économique moderne et occidental.


Sources utilisées : https://forum.axishistory.com//viewtopic.php?t=85140, http://www.winterwar.com/forces/SUvsFIN/SuDiv-FinDiv.htm, http://www.jaegerplatoon.net/ARTILLERY1.htm, La Guerre Finno-Soviétique de 1939-1940, Le miracle finnois durant l’entre-deux-guerres, Wikipédia francophone et anglophone


Dernière édition par Alaminsk le Ven 23 Juin 2017 - 15:48, édité 2 fois

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Re: [x] République de Finlande

Message par Durin le Mar 20 Juin 2017 - 11:52

Validé.

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Re: [x] République de Finlande

Message par Alaminsk le Dim 2 Juil 2017 - 23:49

Suomen tasavalta


Politique

……….Depuis le début des années 1930, la vie politique finlandaise était dominée par deux forces : les centristes du Parti agrarien d'abord, qui se veulent les défenseurs des paysans (encore majoritaires dans la population active), des artisans et des petites entreprises, et le Parti social-démocrate, mouvement le plus à gauche de l'échiquier depuis l'interdiction du communisme dès l'accès à l'indépendance en 1919. Les agrariens ont facilement obtenu aux dernières élections le poste le plus important de la constitution de la République de Finlande, celui de Président de la République, grâce notamment au suffrage indirect des grands électeurs. L'Eduskunta, le Parlement, étant élu au vote proportionnel direct, plaçait toujours en première position les sociaux-démocrates, soutenus par une grande partie de la population urbaine. Ils n'ont pourtant jamais obtenu de majorité absolue et ont donc dû toujours reposer sur des coalitions avec les centristes pour gouverner. Il en résulte que pendant les dix dernières années, la Finlande fut gouvernée par une cohabitation de centre-gauche, attachée à l'indépendance et la neutralité du pays. Ses résultats sur le plan économique furent excellents : en plein essor, le niveau de richesse du pays des Mille Lacs passa de celui d'une ancienne province périphérique d'un empire slave décadent à celui d'un pays pouvant se comparer aux pays d'Europe occidentale. La communauté internationale s'intéressa alors assez rapidement à cette nouvelle nation, née en 1919, qui savait se débrouiller malgré le voisin soviétique. Des liens chaleureux furent noués avec l'Allemagne et les États baltes, et des contacts cordiaux avec les pays scandinaves, la France, le Royaume-Uni ou encore les États-Unis d'Amérique. Les débuts des années 1930 furent donc doux dans ce pays d'Europe septentrionale.

……….Cependant, tout bascula au mois de juin 1937 avec l'éclatement du conflit opposant la République de Pologne et le Reich allemand. Cette première lutte d'envergure continentale depuis la Grande Guerre raviva les pires souvenirs parmi la population finlandaise qui s'intéressa énormément aux combats, faisant naître les premiers journalistes de guerre du pays. Au cours des trois premiers mois, les quotidiens s'étonnaient sans cesse du nouveau type de guerre à laquelle ils assistaient : pour la première fois, les civils étaient durement touchés. L'opinion publique ne soutenait aucun camp particulier, même si la tendance allait plus en direction de l'Allemagne, premier pays à soutenir l'indépendance de la Finlande en 1919. Le gouvernement social-démocrate et agrarien de Kyösti Kallio déclara la neutralité totale de la République. Un nouveau revirement survint cependant en août : l'URSS profitait de cette guerre désastreuse pour étendre son influence et reprendre la main sur la Pologne, ancien territoire impérial. Tout changea en Finlande : le peuple, assez préoccupé par le conflit d'un point de vue humanitaire, venait de se sentir touché comme si le pays des Mille Lacs venait d'être attaqué. En effet, en contestant l'indépendance de la Pologne par les armes, l'Union soviétique pouvait remettre en cause dorénavant toutes les indépendances acquises suite à la chute du Tsar.

……….Des voix s'élevèrent alors parmi l'opposition conservatrice et fasciste face à l'inaction de l'exécutif de centre-gauche. Les débats faisaient rage à l'Eduskunta, les membres du Conseil des Ministres étant systématiquement interrompus par l'opposition qui criait à la collaboration avec les forces bolchéviques et demandait leur arrestation. Du mois d'août 1937 au mois de février 1939, la Finlande était déchirée entre respect de la neutralité et soutien actif aux forces polonaises engagées contre le bolchévisme. Le Président du Conseil, le progressiste Aimo Cajander, fut rapidement empêché de mener toutes les réformes impulsées par le Président de la République Kyösti Kallio, grande figure du Parti agrarien. Au fur et à mesure des défaites polonaises face au rouleau soviétique, de plus en plus de Finlandais soutenaient l'opposition face à l'inaction et à l'antimilitarisme du gouvernement de centre-gauche. De plus, au sein même des centristes du Parti agrarien, plusieurs représentants au Parlement commençaient à organiser une fronde face à leur propre Président et à soutenir la guerre : leur chef de file, le ministre de la Défense Juho Niukkanen, démissionna pour contester le Conseil en place. Le coup de grâce fut infligé au mois de février : la défaite polonaise et son annexion partielle par l'URSS venait de montrer à l'ensemble des Finlandais que leur indépendance n'était pas acquise. Les sociaux-démocrates eurent alors beaucoup de mal à défendre leur politique pacifiste, alors à quelques mois des élections législatives.

……….Au mois de juillet 1939, la coalition de centre gauche regroupant le Parti social-démocrate, le Parti agraire et le Parti progressiste national fut défaite. Les sociaux-démocrates, principaux artisans de la neutralité finlandaise, furent les plus atteints : ils perdirent 31 sièges (l'Eduskunta en comptant 200), une première depuis deux décennies. Le Parti agraire réussit à se stabiliser, notamment par la nouvelle politique militariste soutenue par Juho Niukkanen qui ne fait toujours pas l'unanimité, l'autre courant au sein des centristes étant pacifiste et dirigé par l'actuel Président de la République, Kyösti Kallio. C'est à droite que se trouvent les gagnants de ces élections. La minorité suédoise réussit à sauver une vingtaine de sièges, ses représentants du Parti populaire suédois étant toujours attentistes vis-à-vis du nouvel État fasciste dirigeant Stockholm. Le Parti de la coalition nationale, regroupant les conservateurs de la République, glana deux sièges supplémentaires pour atteindre 22 députés. C'est l'extrême-droite nationaliste et chauvine, à tendance fasciste, du Mouvement populaire patriotique qui fit un énorme bon en avant en passant de 14 à 49 représentants, faisant de ce parti créé dans les années 1920 le troisième groupe au Parlement, derrière les agrariens et les sociaux-démocrates. Ils réussirent en effet à convaincre aussi bien les électeurs des couches populaires, en ravivant un nationalisme menacé par le communisme, que la grande bourgeoisie urbaine et les grands propriétaires terriens, soucieux de conserver leurs biens.

……….Un problème immense survint alors assez rapidement : aucune coalition ne se dégageait au Parlement, et le Président de la République était incapable de diriger les négociations entre les différentes factions politiques. Ce blocage provoqua d'importantes manifestations dans les rues mais surtout raviva les spectres de la guerre civile. Les conservateurs ne voulaient pas gouverner avec les agrariens qui avaient soutenu les sociaux-démocrates. Les sociaux-démocrates ne pouvaient diriger la République avec une partie des centristes qui voulaient la militarisation du pays. Les fascistes tentaient un rapprochement aussi bien à gauche qu'à droite mais ils restaient surtout exclus des débats politiques. L'inquiétude s'installait, les prix des denrées alimentaires commençaient à monter et des rumeurs d'armes circulant au sein des meetings des différents partis affolaient la population. Le Président de la République Kyösti Kallio cristallisa alors toutes les oppositions : le régime finlandais est semi-présidentiel et s'il y a un blocage politique, c'est qu'au final le chef de l’État a failli à sa mission. Attaqué à gauche, attaqué à droite et manquant de soutien au sein de son propre parti, le Président Kallio décida en septembre 1939 de démissionner de son poste. Le Président du Conseil Aimo Cajander (toujours en place à cause de l'instabilité parlementaire), détesté par une majorité de la population, prit alors sa place mais reçut encore plus d'attaques de la part de ses opposants. La situation devenant explosive, des élections présidentielles anticipées furent organisées en décembre 1939.

……….Dès les premiers jours de campagne, l'instabilité présente au Parlement se retrouvait dans les journaux, à la radio et au sein des meetings. Chaque parti politique, même ceux de droite qui avaient pourtant remporté la victoire législative, se déchirait en interne pour choisir un candidat dans un monde en plein renouveau. C'est alors qu'un homme presque providentiel réussit à se dégager du marasme ambiant qui commençait à gangréner le pays : le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim. Assez éloigné de la politique mais faisant office de père de la nation pour de nombreux citoyens, car ayant participé activement à l'indépendance du pays en 1919, le maréchal Mannerheim n'était presque pas intervenu dans ces derniers mois très politiques en Finlande, sa précédente allocution remontant à la défaite polonaise en février et regrettant le pacifisme du gouvernement. Les premiers soutiens le proposant à la présidence furent d'abord des intellectuels nationalistes qui montraient le fait que les pays qui s'en sortaient le mieux en Europe étaient ceux dirigés par des hommes forts, comme en Allemagne ou en Italie. Par la suite, ce sont des journalistes de droite et du centre qui furent charmés par cette idée et qui l'imposaient de plus en plus dans les colonnes de leurs quotidiens. Au bout de quelques semaines, une grande part de la population (et des politiques) pensait que Mannerheim serait le prochain président, sans qu'il ait besoin de faire réellement campagne, restant jupitérien. Plusieurs partis essayèrent alors de lui proposer leur soutien mais c'est lors d'un grand rassemblement à Helsinki, sur la place principale, que le maréchal déclara officiellement sa candidature à la présidence de la République, en tant qu'indépendant, à trente jours du scrutin. Il se basa rapidement sur son prestige immense et fut l'un des seuls candidats à parcourir le pays pour rencontrer ses concitoyens. Il assuma un projet politique étatique, centralisateur, militariste et nationaliste en réponse à la demande du peuple, face à la débâcle des sociaux-démocrates. Les différents partis de droite et d'extrême-droite, pariant sur l'avenir, se dégagèrent un à un pour se ranger derrière le maréchal. Ce dernier, assuré de sa victoire car la population souhaitant en finir avec les neuf mois de panique civile qu'ils venaient de vivre, fut élu dès le premier tour par une majorité des grands électeurs en décembre 1939, le candidat de gauche étant balayé. Le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim devenait alors le cinquième Président de la République de Finlande, avec pour première tâche de former un gouvernement au mois de janvier 1940.

Nouvelle composition du Parlement :


Parti agraire (PA) : 55 sièges
Parti populaire suédois (PPS) : 18 sièges
Parti de la coalition nationale (PCN) : 22 sièges
Mouvement populaire patriotique (MPP) : 49 sièges

Parti progressiste national (PPN) : 4 sièges
Parti social-démocrate (PSD) : 52 sièges

Diplomatie

……….Le nouveau Président de la République de Finlande, Carl Gustaf Emil Mannerheim, accepte la proposition de rencontre avec les représentants du Stormaktstiden, dirigé par Martin Ekström. Le rapprochement initié par le Premier ministre Toivo Mikael Kivimäki en 1932 fut en effet brutalement interrompu suite aux troubles survenus à Stockholm. Depuis, l'animosité de nos citoyens envers leur voisin scandinave ne s'est qu'agrandie, le nom même du nouvel État suédois reniant par définition l'existence des Finlandais. C'est pourquoi le Président Mannerheim souhaite garder cette entrevue officieuse, mais un rapprochement est dorénavant nécessaire face au bellicisme avoué du voisin soviétique.

……….De manière plus officielle, la République de Finlande déclare l'adoption d'une nouvelle ligne diplomatique suite à l'élection du nouveau chef de l’État, le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim. De par l'invasion de la Pologne par l'Union soviétique, terminée en février 1939, il devient clair que la menace bolchévique venant de Moscou a débordé en Europe et peut désormais atteindre Helsinki. Aujourd'hui encore, elle s'étend dans la péninsule ibérique, en Asie ou encore en Anatolie. De ce fait, les projets de l'ancien gouvernement de se rapprocher de l'Ours russe pour garantir la paix sont caducs : la Finlande conservera son indépendance par la paix ou par les armes s'il est nécessaire. Notre pays rompt donc avec sa neutralité plus ou moins avouée et contacte ses plus proches partenaires : le Reich allemand et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Nous espérons trouver en vous des alliés de confiance qui pourraient sauver notre nation en cas d'agression voisine, d'où l'organisation de sommets si vous le désirez. Aucun message n'est adressé à Moscou, la situation en Finlande restant la même : le communisme est toujours illégal et nos frontières actuelles ne seront pas bafouées malgré les incursions répétées de vos troupes dans les années 1920.

Le nouveau chef de l’État finlandais, le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim :


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Re: [x] République de Finlande

Message par Alaminsk le Dim 9 Juil 2017 - 23:54

Suomen tasavalta


Politique

……….Depuis les élections législatives et présidentielles de 1939, la Finlande avait réussi à mettre fin à une période courte mais intense de tensions politiques et sociales qui auraient pu faire basculer le pays dans la guerre civile. L'élection au poste de Président de la République du maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim, considéré comme un héros par une majorité de ses concitoyens, avait réussi à calmer l'ensemble du monde partisan. Cependant, la situation restait tout de même complexe pour le nouveau chef de l’État : la République de Finlande étant un régime semi-présidentiel, la stabilité du pays reposait sur ses épaules, comme l'avait prouvé le manque de ténacité du dernier exécutif, provoquant sa chute. De ce fait, le Président Mannerheim se devait de rapidement constituer une majorité claire à l'Eduskunta pour faire adopter ses projets de lois : c'est en effet le chef de l’État qui est à l’initiative des textes législatifs, qui doivent être débattus, amendés et validés par le Parlement avant de recevoir ou non un veto présidentiel par la suite. Rapidement, il reçut le soutien des députés fascistes du Mouvement populaire patriotique (MPP), des conservateurs du Parti de la coalition nationale (PCN), des représentants de la minorité suédoise du Parti populaire suédois (PPS) qui étaient toujours dans l'attente de directives claires venant du régime totalitaire de Stockholm et enfin de la faction militariste minoritaire au sein du Parti agrarien (PA). C'était donc une coalition de droite, allant du centre agrarien aux fascistes du MPP en passant par les conservateurs et la minorité suédoise, qui gouvernait le pays, mettant fin à deux décennies de règne des sociaux-démocrates, relégués sur les bancs de l'opposition. Le nouveau Conseil des Ministres, formé sous l'impulsion du Président Mannerheim, devait donc respecter un certain équilibre entre quatre factions politiques qui s'opposaient toujours farouchement sur de nombreuses questions épineuses, notamment économiques, toutes se rejoignant sur l'anticommunisme. Risto Ryti, un banquier conservateur ayant rejoint le maréchal suite à l'engouement populaire, fut nommé chef du gouvernement par le Président de la République : Mannerheim le choisit car c'est un élément docile qui sait se plier aux volontés du maréchal, tout en étant un virulent nationaliste connu et soutenu par une majorité des députés. Après quelques jours, le Président du Conseil Ryti nomma les membres de son cabinet, en suivant les ordres du chef de l’État : pour conserver l'équilibre entre les quatre forces politiques de la coalition au pouvoir, les ministères régaliens furent répartis équitablement. Au sein des autres administrations, ce sont des personnalités reconnues pour leur anticommunisme, leur militarisme et leurs compétences qui furent choisies. Ainsi, pour éviter l'éclatement de la nouvelle coalition au pouvoir, Mannerheim devait toujours compter sur trois arguments où toutes les factions politiques se rejoignaient : l'anticommunisme, la nécessité du renforcement des forces armées et le respect envers le maréchal. Ces trois arguments devaient diriger tous les débats, toutes les rencontres, tous les votes à l'Eduskunta pour empêcher qu'un seul instant un ou plusieurs partis de la coalition s'opposent sur des questions fondamentales et expriment publiquement leurs désaccords. Mannerheim devait donc conserver cet équilibre dans le monde politique pour mener à bien ces réformes. La composition du premier gouvernement fut en tout cas une réussite : il reçut une approbation assez large de la part de l'Eduskunta à la fin du mois de janvier 1940, même si certains centristes du Parti agrarien se sont déjà abstenus, et il s'attela aux premières réformes dès les jours suivants.

Le nouveau Conseil des Ministres :


Président du Conseil des Ministres : Risto Ryti (Indépendant)
Ministre des Affaires étrangères : Toivo Mikael Kivimäki (Indépendant)
Ministre de la Justice : Edwin Linkomies (PCN)
Ministre de la Défense : Juho Niukkanen (PA)
Ministre de l'Intérieur : Henrik Ramsay (PPS)
Ministre des Finances : Vilho Annala (MPP)
Ministre de l’Éducation : Hilja Riipinen (MPP)
Ministre de l'Agriculture : Urho Kekkonen (PA)
Ministre des Transports : Paavo Virkkunen (PCN)
Chancelier de justice : Johan Wilhelm Rangell (Indépendant)

Défense

……….Le premier projet présenté par le tout nouveau gouvernement concerne l'expansion des forces armées finlandaises. Malmenée depuis l'indépendance en 1919 par les multiples gouvernements antimilitaristes des sociaux-démocrates, la défense de la République ne peut plus être assurée à l'heure actuelle avec les moyens dont disposent l'état-major finlandais. Ce ne serait pas un problème si l'époque n'était pas marquée par la guerre : depuis une dizaine d'années, le nombre de conflits dans le monde augmente de manière exponentielle, le plus marquant étant l'invasion de la Pologne par l'URSS. Cette opposition entre deux puissances voisines avait provoqué la chute du dernier chef de l’État et de son gouvernement qui ne voulaient pas répondre aux désirs du peuple : face à la menace bolchévique, la négociation n'est plus possible, il faut se préparer à la guerre qui est sans doute inévitable. De ce fait, le ministre de la Défense Juho Niukkanen défendit le projet du Président Mannerheim devant l'Eduskunta concernant un plan quinquennal d'expansion des forces armées, qui fut rapidement accepté, débutant en mars 1940. Le premier volet concerne la création d'un Conseil de Guerre, assemblée restreinte permettant une meilleure coordination de l'administration civile et des pouvoirs militaires, pouvant être convoqué sur ordre du Président de la République pour une durée indéterminée, en temps de paix ou en temps de guerre : il rassemble les commandants des trois branches des forces armées, les ministres des Affaires étrangères, des Finances et de la Défense, le Président du Conseil et le Président de la République. Ensuite, le budget annuel de la défense est augmenté pour être porté à 7% du produit intérieur brut : cet effort extrême est cependant une pierre angulaire de la politique du Président Mannerheim, et c'est donc le ministère des Finances qui devra jouer avec les partenaires sociaux pour présenter un budget à l'équilibre ou s'endetter. En outre, une première salve d'achats d'équipements à l'étranger est lancée, en direction de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne et de la Suède : si les accords sont signés, d'autres suivront chaque année du plan quinquennal avec pour objectif de moderniser l'équipement, d'augmenter sa quantité mais surtout de le standardiser. Enfin, la durée de la conscription passe de quinze mois à vingt mois en 1940, puis vingt-quatre mois en 1941 : l'idée est d'accroitre la masse de soldats disponibles, tout en mobilisant deux fois par an pour un total de trois mois à l'année la réserve par tranche. Les femmes ne sont pas non plus délaissées : les Lotta Svärd, comptant à l'heure actuelle 90 000 membres, doivent recruter d'autres patriotes de sexe féminin pour atteindre le chiffre de 300 000 en 1945 (120 000 auxiliaires pour 1941). Leur formation est calquée sur la conscription militaire pour les hommes, mais avec comme objectif de les former aux métiers du soin, de la protection des civils et des métiers de l'industrie et de l'agriculture pour dégager des troupes pour le combat. Cette première année du plan quinquennal d'expansion militaire réforme avant tout la défense en interne, les commandes importantes au complexe militaro-industriel local et à l'étranger étant prévues pour les années prochaines.

Soldats finlandais :

Diplomatie

……….Dans un communiqué officiel de l'administration publique, la République de Finlande a décidé de reconnaitre la Fédération chinoise comme unique nation fidèle et représentative du peuple chinois, délaissant ainsi le gouvernement de la Chine nationaliste et dictatoriale. Ce revirement dans la diplomatie finlandaise se fit sur ordre du Président Mannerheim : dans les années 1900, il voyagea en Asie en mission d'espionnage pour le compte de l'ancien Empire russe, il connait donc bien le terrain et sait tirer les conclusions adéquates des rapports du ministère des Affaires étrangères. D'après Mannerheim, les trois grandes forces qui se partagent actuellement le pouvoir en Chine sont révélatrices des tendances qui traversent la scène internationale : un mouvement communiste, un mouvement nationaliste et un mouvement fédéral et démocratique. En excluant le KMT de ses tractations avec l'étranger et préférant le dirigeant fédéral Chen Jitang, la Finlande tient à réaffirmer son attachement profond à la démocratie et aux valeurs républicaines, ainsi qu'à l'autodétermination des peuples, qui sont toujours en application au sein de notre nation (l'une des dernières en Europe, avec la France et la Grande-Bretagne notamment). Même si le gouvernement actuel rassemble des centristes aux fascistes en passant par les conservateurs, l'administration Mannerheim tient à se rapprocher de la puissance chinoise la plus en adéquation avec les valeurs humanistes finlandaises. En plus de cette relation philosophique, il s'avère aussi que la Fédération chinoise est la puissance locale la plus énergétique dans sa lutte contre les autres factions, et notamment le PCC, dans l'unique but de rétablir la paix : en commençant à tisser des liens diplomatiques dès maintenant, la Finlande prend une longueur d'avance. C'est pourquoi Helsinki propose à Chengdu la création respective d'ambassades pour débuter une nouvelle entente historique.

Le Président de la République, le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim :


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Re: [x] République de Finlande

Message par Vautour le Sam 5 Aoû 2017 - 20:18

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