[x] Royaume d'Irak

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[x] Royaume d'Irak

Message par PiercevalCromwell le Lun 29 Mai - 19:49

PiercevalCromwell a écrit:

Royaume d'Irak



Souverain : Roi Ghazi ben Fayçal al-Hachimi
Premier ministre : Hikmat Suleyman
Type de régime : Monarchie constitutionnelle
Population : 3 600 000 habitants
Religion majoritaire : Islam Sunnite
Minorités notables : kurdes, turcomans, arabes chiites, arabes chrétiens
Tendance politique : nationalisme arabe
Capitale : Bagdad
Monnaie : Dinar Irakien




CONTEXTE GENERAL


Le Royaume d'Irak est héritier d'une culture plusieurs fois millénaires, mais c'est un Etat jeune et une nation fragile. Après l'Hégire, Bagdad devient le centre du monde islamique et c'est depuis la ville que règnent les plus grands souverains musulmans. Mais, au début du Xème siècle, les Abbassides sont débordés par l'essor des peuples turcs islamisés. Les seldjoukides dominent de facto le proche-orient. Au XIIIème siècle, les mongols ravagent le pays, assiègent puis incendient Bagdad et massacrent des dizaines de milliers d'habitants. C'est le début d'un déclin brutal. Le califat de Bagdad est anéanti et, dès lors, l'espace mésopotamien ne sera plus qu'un Depuis le XVème siècle et l'ouverture de nouvelles routes commerciales vers l'Asie, l'Irak a perdu son rôle de carrefour culturel et économique. Bagdad, qui était la ville la plus riche et la plus puissante du monde, a perdu toute sa superbe et se fait conquérir successivement par des tribus arabes, mongoles, ou est grands empires Perses et Ottomans.

La domination des turcs ottomans est de plus en plus vécue comme une grande humiliation par les arabes d'Irak, de Jordanie, de Syrie ou de Palestine. Ils deviennent un allié de choix des britanniques et des français dans leur entreprise de dépeçage de "l'homme malade de l'Europe". La première guerre mondiale donne aux arabes, qui ont développé une conscience nationaliste souvent panarabe, de se soulever en masse contre l'empire Ottoman. Ils sont aidés par des officiers français et britanniques. L'accord Sykes-Picot acte le partage de la Sublime Porte entre France et Royaume-Uni. L'Irak se retrouve alors sous mandat britannique. Les irakiens se dotent d'un Etat et d'un roi hachémite, le roi Fayçal.

Déjà, les alliés d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui : dès 1920, une grande révolte arabe anti-britannique éclate. Elle est durement réprimée par l'occupant. Progressivement, cependant, l'habileté diplomatique du roi Fayçal, qui joue des nationalistes d'une main pour menacer le Royaume Uni et, de l'autre, prône la modération, parvient à obtenir en 1932 l'indépendance du pays. Les nationalistes sont en partie satisfaits et le royaume gagne une certaine liberté dans l'exercice de ses relations internationales et de sa politique intérieure.

Pour autant, le pays n'est toujours pas apaisé : les discours nationalistes se font de plus en plus radicaux, dans un pays ou les arabes cohabitent avec des minorités turcomanes et kurdes. Surtout, ils reprochent aux rois leur faiblesse face aux britanniques, qui détiennent une mainmise absolue sur les immenses réserves de pétrole irakiennes, exploitées uniquement par des sociétés du Royaume Uni. La domination ottomane puis britannique n'a pas permis le développement des infrastructures et les arabes se sentent extrêmement lésés : après avoir fait couler leur sang pour se libérer des ottomans et sous la direction franco-britannique, voilà qu'ils se retrouvent réduits à suivre un gouvernement comprador !

En 1936, le général kurde Bakr Sidqi force le roi Ghazi Ier à limoger son premier ministre et à nommer Hikmat Suleyman, un turcoman, à sa place. Les deux hommes sont alors seuls maîtres à bord, l'un commandant le pouvoir civil, l'autre militaire. Ils doivent néanmoins composer avec l'hostilité de plus en plus marquée des militaires arabes nationalistes, courroucés par la politique favorable aux turcs et aux iraniens de leur nouveau premier ministre.

C'est dans cette situation extrêmement délicate que débute l'année 1937, qui promet d'être chargée pour le Royaume d'Irak.
ECONOMIE


Croissance : +1,3%
Produit Intérieur Brut : 13 500 000 000

L'Irak occupe une place particulière dans le jeu des impérialismes européens. Le pays a beau être indépendant, le pétrole, dont il regorge, est exploité exclusivement par des compagnies britanniques. Le pays se développe lentement, juste suffisamment pour accompagner les besoins de l'exploitation britannique. C'est le transport des hydrocarbures, leur extraction et leur acheminement qui permet à l'Irak de bénéficier au moins un tout petit peu de la manne pétrolière.

Pour le reste, le pays est quasi-féodal. Tout repose sur l'agriculture et la petite manufacture. La concentration en capital dans le pays est très faible, et l'urbanisation avance lentement. Malgré tout, des efforts dans la première moitié des années 1930 portent peu à peu leurs fruits: en 1932 et 1934, l'Etat met en place un système bancaire très limité, qui permet aux producteurs agricoles de moderniser quelque peu leur technique. Malgré cela, le pays reste très arriéré.

La volonté des nationalistes de développer l'économie du pays est à l'origine de plusieurs plans particulièrement ambitieux et très utiles : malgré les réticences des britanniques, avant et après l'indépendance, le Sati al-Husri, grand théoricien du panarabisme, est nommé secrétaire général à l'éducation. Il lance un grand plan d'éducation, dirigé pour un enseignement massif des classes populaires jusqu'en primaire et pour les classes moyennes jusqu'au secondaire. L'objectif d'un tel programme est non seulement de renforcer le nationalisme des masses et des futures élites, mais aussi d'attirer des capitaux étrangers en rendant l'investissement intéressant : l'irak doit disposer d'une main d'oeuvre formée, éduquée, mais moins coûteuse que celle des pays européens. Finalement, il s'agit également de se rendre maîtres de la technique afin moins dépendre des européens pour les projets industriels ou de grands chantiers.

Du fait du manque de moyens et de sa dépendance vis à vis du Royaume Uni, l'Irak ne dispose pas d'une rente sûre et très importante qui lui permette de s'organiser tout à fait en Etat moderne capitaliste européen. Les subventions britanniques, bien entendu, n'ont pas permis à la bureaucratie et à l'administration irakienne de moderniser le pays autant que ne le souhaiteraient les nationalistes, qui reprochent au roi de soumettre le pays à un système géant de pot-de-vin : des aides économiques et une indépendance partielle contre le pétrole. L'Etat dispose donc, en fait, d'une autonomie limitée.
POLITIQUE INTERIEURE




Au début de 1937, le pays est dirigé par Hikman Suleyman grâce au coup d'état mené par le général Bakr Sidqi. Le premier est turcoman, le second est kurde. Globalement, l'Irak, dont le roi Ghazi Ier est relativement faible par rapport à son entourage, se divise en trois grands groupes politiques.

D'abord, les anciennes élites qui dominaient le territoire à l'époque de la domination ottomane et les grands propriétaires fonciers ainsi que les élites traditionnelles (notamment les chefs tribaux) sont opposés, pour des raisons économiques et politiques, à une modernisation à marche forcée du pays : leur pouvoir et leur richesse dépend de la préservation de l'équilibre pré-indépendance. Ainsi, ils constituent, dans les campagnes et les périphéries les moins urbaines, une force réactionnaire ou au moins conservatrice, décidée à maintenir autant que possible sa domination face à un état central jugé trop envahissant. Ils s'opposent ainsi aux plans agraires lancés par le gouvernement dans les années 1930.

A l'inverse, les nationalistes, plus ou moins durs quant à leur ligne, sont partisans d'une modernisation rapide d'un pays et portent une pensée panarabe plus ou moins indifférente à la religion. Ils sont inspirés tant par la gauche socialiste laïque que par des mouvements de la droite réactionnaire la plus dure. Le nationalisme est avant tout une doctrine de l'élite intellectuelle arabe irakienne, qui, brimée par la domination ottomane, souhaitent prendre un rôle plein dans la gestion des affaires. L'expulsion des ottomans a remplacé la domination impériale par la domination britannique, à laquelle les forces les plus nationalistes s'opposent farouchement. Parmi leur tête de file, on compte Sati al-Husri et Nouri Saïd, ancien officier reconverti dans la politique. Les efforts répétés des nationalistes permettent progressivement de faire adhérer au programme d'action nationaliste les masses populaires, mais c'est surtout dans l'armée que le nationalisme est le plus fort, y compris chez certains officiers issus de minorités.

Leurs opposants les plus farouches sont évidemment ceux qui tirent leur position de la présence britannique : la bourgeoisie compradore, qui participe à l'activité commerciale anglaise et se fait payer par eux, qui s'allient un certain nombre d'officiers issus des minorités ethniques du pays et donc moins susceptibles de céder à la tentation nationaliste, voire carrément effrayés par la possibilité d'un nationalisme arabe trop violent.
Gouvernement actuel
Chef d'Etat : Roi Ghazi Ier
Premier ministre : Hikman Suleyman (coup d'état en 1936)
Chef des armées : Bakr Sidqi (de facto, coup d'état en 1936)


FORCES ARMEES


Note : il y a très peu d'informations sur l'armée irakienne avant 1941. On sait seulement qu'elle compte environ douze à treize mille soldats en 1934, possède quelques avions et est équipée par les britanniques. Je propose ici des effectifs qui me semblent réalistes, aux modos de confirmer si ça leur va ou pas. Une fois confirmé, je supprimerai cette note. Je détaillerai au fur et à mesure de l'avancée et des réformes, puisque là j'aurai du contrôle dessus.

Effectif total : 14 000
Effectif combattant : 12 500

L'armée irakienne est répartie en trois régiments d'infanterie de 1500 hommes chacun et 12 bataillons de 500 hommes chacun environ. Les 2 000 hommes restant font partie d'unités spéciales (forces spéciales, police militaire, etc). Le pays se divise en 1936 en trois régions militaires :
-La région militaire de Bagdad, dont le commandant en chef est Bakr Sidqi. Elle compte le 1er régiment d'infanterie et quatre bataillons supplémentaires.
-La région militaire de Mossoul, qui comporte le 2ème régiment d'infanterie et trois bataillons supplémentaires.
-La région militaire de Bassorah, qui comporte le 3ème régiment d'infanterie.

Les 5 bataillons d'infanterie restants se déplacent au gré des besoins et servent principalement dans l'ouest du pays, non-couvert par les régions militaires.

En plus de ces forces régulières, des tribus et chefs locaux peuvent fournir quelques centaines de cavaliers à l'armée royale irakienne.

Les forces terrestres irakiennes sont appuyées par une vingtaine de canons de 75mm et son aviation se compose de 12 chasseurs Gladiator, 4 chasseurs Hurricane et 8 avions d'attaque au sol (Hawker Hector ?)

POLITIQUE EXTERIEURE


CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS NOTABLES




Sources :
- https://en.wikipedia.org/wiki/Iraqi_Armed_Forces#History
- https://en.wikipedia.org/wiki/Military_history_of_Iraq#Post-colonial_monarchy_.281932.E2.80.931958.29
- https://en.wikipedia.org/wiki/Kingdom_of_Iraq


Dernière édition par PiercevalCromwell le Lun 29 Mai - 23:38, édité 3 fois

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Re: [x] Royaume d'Irak

Message par Vautour le Lun 29 Mai - 23:24

Modération :

Croissance : +1,3%
Produit Intérieur Brut : 13 500 millions $

Merci d'indiquer aussi quelques sources :)
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Re: [x] Royaume d'Irak

Message par Vautour le Lun 29 Mai - 23:36

Validé.
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Re: [x] Royaume d'Irak

Message par PiercevalCromwell le Mar 30 Mai - 20:26


Cela fait maintenant trois mois que le général Bakr Sidqi a imposé le turcoman Hikmat Suleyman à la tête du gouvernement irakien grâce à un coup d'état dirigé contre Yassin al-Hachimi, un cousin du roi. Quoique dirigée par des minorités ethnique du pays, la coalition avait été acceptée dans un premier temps par les éléments nationalistes modérés irakiens puisqu'elle les avait débarrassé d'un premier ministre jugé trop favorable au Royaume-Uni.

Cependant, l'existence de la République d'Ararat aux frontières de l'Irak a renforcé largement les antagonismes au sein du pays : de nombreux irakiens craignent que les kurdes du pays n'amorcent un vaste mouvement séparatiste du pays. Bien vite, cette crainte est renforcée par les nombreux gestes du gouvernement vis à vis des diverses minorités du pays, qui ont pour but de s'assurer le soutien indéfectible des kurdes, turcomans ou assyriens qui craignent la domination des nationalistes arabes. De même, un certain nombre d'officiers sont remplacés par des kurdes et des turcomans. Fin janvier, le général Bakr Sidqi se lance dans une tournée de rencontres avec des responsables kurdes non loin de Mossoul.

Les détachements spéciaux et le renseignement, en revanche, sont restés entièrement dominés par des arabes. Le général Sidqi a donc monté un bureau parallèle, chargé de la police militaire et de missions spéciales. Le 2 février, c'est la panique à Bagdad : alors que le roi inaugure un grand établissement d'enseignement secondaire et supérieur, il est attaqué par un jeune kurde qui larde de coups de couteaux un garde du corps qui s'interpose. Le jeune homme est capturé et quelques heures après, torturé par la police militaire, il avoue un complot et dénonce un certain nombre de responsables kurdes. L'opération, préparée bien entendu en secret par les services secrets irakiens, fonctionne parfaitement. A la tête du 3ème bataillon d'infanterie, cantonné à la périphérie de Bagdad, le commandant Anouar al-Shaalan occupe le centre-ville et fait encercler le palais royal ou s'est retranché Ghazi Ier.

Bientôt, Hikmat Suleyman est capturé par une unité des forces spéciales irakiennes, qui l'internent dans les étages sous-terrains de leurs quartiers. Ils lui imposent de signer un décret qui limoge le général Bakr Sidqi et met Hafez al-Duri à la tête des forces armées irakiennes. Appelé par Annouar al-Shaalan auprès de Ghazi Ier, il est présent lorsque le roi, intimidé par la tentative d'assassinat et maintenant soumis au bon vouloir des militaires de Bagdad, avalise le décret signé par Hikmat Suleyman.

Hafez Al-Duri ordonne immédiatement a colonel al-Bakr, à la tête du 2ème régiment d'infanterie, de capturer le général Sidqi, considéré comme un traître à la nation. L'Etat Major Irakien décrète ainsi la création de la 1ère brigade d'infanterie irakienne « Hammourabi », composée du 2ème régiment d'infanterie, du deuxième bataillon de cavalerie et du 9ème bataillon d'infanterie. Les forces se déploient immédiatement aux alentours de Mossoul et s'étendent pour couvrir les zones à majorité kurde du nord de l'Irak et empêcher que des émeutes ne se déclenchent.

Alors qu'il n'est toujours pas au courant des événements qui secouent la capital, Bakr Sidqi est arrêté par l'armée irakienne sur le chemin du retour après une rencontre avec des dirigeants politiques kurdes. Il est immédiatement interné avec des leaders nationalistes kurdes arrêtés à Mossoul, d'ou opérerait la prétendue cellule responsable de l'attentat contre le roi Ghazi.

Une fois le calme revenu à Bagdad, le roi annonce à 22 heures (heure locale) que tout danger est écarté et que les organisations factieuses ont été matées. L'unité du Royaume est sauvée et un gouvernement sera nommé le lendemain. Il assure naturellement qu'aucun débordement ne sera toléré et que les droits de toutes les minorités nationales et ethniques seront respectés.

Pour autant, le service d'actions spéciales mis en place par le général Sidqi est démantelé et ses membres arrêtés, tandis qu'une quarantaine d'officiers et de bureaucrates de l'armée sont limogés dans la nuit. Une opération de sécurité est par ailleurs enclenchée aux abords de la République d'Ararat, et l'armée Irakienne garantit qu'elle ne portera aucunement atteinte à l'intégrité de l'Etat kurde.

Le lendemain vers 14 heures, après d'âpres négociations entre différentes factions militaires et politiques, le nouveau gouvernement est officiellement validé par Ghazi et annoncé au peuple d'Irak : la nouvelle coalition regroupe différentes tendances nationalistes, des plus modérées aux plus dures.
Premier ministre : Nouri Said (nationaliste modéré)
Ministre de la justice : Bahiji al-Koualti
Ministre de la défense : Hassan Aref
Ministre de l'intérieur : Rachid Ali al-Gillani (nationaliste réactionnaire)
Ministre de la Culture et de l'Enseignement : Sati al-Housri (panarabiste, nationaliste « de gauche »)
Ministre du Développement Industriel et Economique : Jamil Qasim
Ministre de des Affaires Etrangères : Ahmed al-Askari
Chef de l'Etat Major des Forces Armées Irakiennes : Hafez al-Douri.

Le général Al-Douri est quant à lui remplacé à la tête du 1er régiment d'infanterie par le commandant Annouar al-Shaalan, promu colonel.

Le nouveau gouvernement assure immédiatement aux partenaires de la République d'Irak qu'ils n'ont rien à craindre des récents événements et que les relations diplomatiques se poursuivront de manière normale. « Notre seule préoccupation, assure Nouri Said, est de moderniser notre pays ». Une délégation spéciale du ministère du développement industriel et économique est immédiatement envoyée en Turquie et accueillie par le gouvernement kémaliste, dans le but de signer des accords qui bénéficieront mutuellement aux deux Etats, notamment en termes de partage de compétences industrielles. Dans le même temps, l'Irak réaffirme sa sympathie pour la Turquie kémaliste, débarrassée des anciens oppresseurs impériaux ottomans et engagée sur la voie de la modernité et de l'indépendance nationale. Aussi, Bagdad propose à Ankara d'acter des accords visant à faciliter l'extradition de criminels recherchés par chacun des deux pays si ils étaient localisés par les autorités turques ou irakiennes.

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Re: [x] Royaume d'Irak

Message par PiercevalCromwell le Mer 31 Mai - 23:38

Royaume d'Irak


Le nouveau gouvernement du Royaume d'Irak entame au plus vite la modernisation du pays. Ainsi, il s'agit d'abord de développer une conscience nationale irakienne. Pour ce faire, une grande campagne de propagande est lancée. Aussi sont placardées dans les rues des grandes villes du pays des affiches appelant à l'unité nationale, à la construction d'une nation moderne, à « l'abandon des vieilleries », représentées par les anciennes élites de l'empire ottoman. Un grand congrès rassemblé à Bagdad convoque de nombreuses associations nationalistes dans le but de les faire fusionner. Naît, ainsi, l'Organisation Nationale Panarabe de la Jeunesse, qui compte, dès sa fondation, un peu plus de mille membres. Souvent étudiants, ils sont appelés à prendre de leur temps pour diffuser la propagande nationaliste dans les campagnes du pays. Quoique mal vus par les Sheiks, ils sont protégés par des détachements de l'armée. Une autre organisation de jeunesse, formée par les motions minoritaires du Congrès de Bagdad, prend le noms des « Faucons de Babylone ». Ils représentent la frange la plus dure des nationalistes, de sorte que le ministère de l'intérieur ordonne de les surveiller attentivement. La constitution d'organisations en partis politiques sera désormais possible, mais à la condition que ces organisations signent une charte reconnaissant comme priorité l'unité nationale irakienne, jurent fidélité inconditionnelle à la nation et reconnaissent la légitimité du roi.

Une grande coopérative agricole sera par ailleurs mise en place pour permettre aux petits producteurs de s'associer et d'obtenir du matériel moderne afin d'améliorer leur productivité. La question du partage des terres est ainsi à l'ordre du jour et les grands propriétaires terriens quasi-féodaux sont forcés à accepter certaines concessions. L'Organisation Nationale Panarabe de la Jeunesse, pour montrer l'exemple, créent plusieurs exploitations collectives, dans lesquels des jeunes de tout le pays seront appelés à venir travailler et se former politiquement.

Afin de fournir le pays dans les équipements qui lui font le plus défauts pour améliorer sa productivité (engrais, camions, etc), des partenariats sont mis en place avec plusieurs pays d'Europe :
-A Bassora, la compagnie yougoslave Ikarbus installera une usine employant 600 personnes, qui sera chargée de produire des semi-remorques, qui seront achetés par l'Etat et vendus à bas prix aux coopératives, qui pourront les payer en plusieurs fois.
-Avec l'aide de la France, une usine chimique destinée à produire de l'engrais emploiera 400 irakiens à Bagdad. Un bâtiment accolé à l'usine servira de centre de formation aux techniques modernes de la chimie et du domaine agroalimentaire. 24 français y dispenseront des cours à des irakiens du niveau secondaire ou supérieur.

Bagdad lance par ailleurs un appel d'offres international pour l'obtention de machines agricoles. L'Irak cherche du matériel au prix le plus bas possible afin d'améliorer sa productivité.

Si dans les villes le nationalisme est très fort, les campagnes, en particulier dans les zones peuplées d'assyriens et de kurdes, restent très marquées par la domination d'élites traditionnelles hostiles à la modernisation du pays, qui menace leurs privilèges locaux. Ca et là, quelques troubles éclatent et, quoique mineurs, ils mobilisent régulièrement la police et l'armée. Une série d'incidents non loin du désert de Deir-el-Zor, dans laquelle un soldat est tué par un cavalier fidèle à un sheik local, décide le gouvernement à mobiliser et équiper 3000 hommes supplémentaires pour sauvegarder la paix civile. Si le cavalier est condamné à mort, le Sheik est cependant pardonné afin d'éviter plus de désordre, mais à la condition qu'il renonce définitivement à entretenir des combattants. Ceux ci ont alors le choix entre rejoindre l'armée irakienne pour former un embryon de 3ème bataillon de cavalerie, ou perdre leur revenu.

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Re: [x] Royaume d'Irak

Message par Vautour le Lun 26 Juin - 13:01

Abandon par inactivité.
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