[√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

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Message par RedVladislav le Mar 23 Mai 2017 - 13:11


République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti



Informations générales


Capitale : Ankara.

Régime politique : Régime socialiste à multipartisme-modéré.
Dirigeant : Nâzım Hikmet.

Population : 22 millions d'habitants (1939).

Contexte : Les quatre ans de guerre civile qui ont frappé le pays, constituent un traumatisme profond pour la population turque. Avec plus de 300.000 victimes et/ou blessés, plusieurs dizaines de milliers de disparus, des infrastructures, des villes et villages et des usines détruites, l'Etat turc ne peut que reconstruire le pays. L'unité politique reste très faible. Bien que le Parti de la Nation gouverne d'une main de fer, l'Etat doit veiller à ne pas brusquer les différents éléments du paysage politique, au risque de voir une autre guerre civile émerger. Les massacres des derniers ottomans sont bien évidement nécessaires pour  le pays. En revanche, Ankara doit établir un dialogue constructif avec les marxistes et les kurdes, tout en maintenant la prédominance des nationalistes turcs, pour procéder à la reconstruction de l'unité nationale.


Carte de la Turquie:


En violet : Seconde République de Turquie
En vert-cyan : République D'Ararat


Economie


Monnaie : Livre turque.

Produit Intérieur Brut : 17 200 millions $ (1936). 18 593 millions $ (1937). 19 987 millions $ (1938). 19 488 millions $ (1939).

Après la chute de l'empire ottoman l'économie de la Turquie a connu une reprise remarquable. De 1923 à 1926, la production agricole a augmenté de 87%, revenant aussi aux niveaux d'avant-guerre. L'industrie et les services ont augmenté de plus de 9% par an entre 1923 et 1929. Le gouvernement est intervenu au début des années 1930 pour promouvoir la reprise économique par un fort étatisme. La croissance économique a été à l'arrêt durant la guerre civile de 1931 à 1935.



Forces armées


La guerre civile a profondément transformée la structure militaire turque. S’ajoute à cela, les profondes purges du pouvoir turc après les événements, éliminant de nombreux cadres militaires. Aussi, de nombreux soldats ont été tués durant la guerre.

Effectifs des forces armées :
Spoiler:
375.000 soldats.

Armée de terre : 310.000
Marine : 30.000
Armée de l'air : 35.000

Structure des forces armées :
Spoiler:
Armée de terre :
L’armée de terre a profondément évolué, elle compte désormais 25 divisions d’infanterie (entre 11.000 et 9.000 hommes par div.), 8 divisions d’infanterie de montagne (5.500 hommes par div.) et 5 brigades de cavalerie blindée (4.500 hommes par brigade).

- Premier corps d’armée : Région de Marmara - non précisé ici.
- Second corps d’armée : Région égéenne et Région méditerranéenne - non précisé ici.
- Troisième corps d’armée : Région de l’Anatolie orientale (excluant la région autonome kurde), Région de l’Anatolie du Sud-Est, et Région de l’Anatolie centrale - non précisé ici.
- Quatrième corps d’armée : Région de la mer noire - non précisé ici.

Marine :
La Marine turque se structure en deux commandements, avec 30.000 effectifs :
- Le commandement du secteur de la Mer Noire, dont la principale base navale se situe à Istanbul.
- Le commandement du secteur de la Mer Méditerranée, dont la principale base navale se situe à Izmir.
Il faut aussi noter l'existence d'un commandement de la formation navale à Istanbul, qui comprend l'Académie navale et la Haute école navale.

Armée de l'air :
L'armée de l'air se structure en deux commandements tactiques aériens et un commandement de l'armée de l'air, pour 35.000 effectifs :
- Le premier commandement tactique aérien basé à Eskişehir.
- Le second commandement tactique aérien basé à Diyarbakır.
- Le commandement de l'armée de l'air turque basé à Ankara.
Il faut aussi noter l'existence d'un commandement d'entrainement aérien basé à Izmir, rattaché au commandement de l'armée de l'air turque.

Equipements des forces armées :
Spoiler:
Armée de terre :
- Artillerie :
20 pièces 70 mm M. 99 Gebirgskanone Skoda.

18 pièces 75 mm-Gebirgsgeschütz M 1914 L/16 Rheinmetall.
144 pièces 75 mm M. 15 Gebirgskanone Skoda.
962 pièces 75 mm modèle 1897.

28 pièces 77 mm Gebirgskanone M 1915 L/17 Rheinmetall.

8 pièces 105 mm-Gebirgshaubitze L/12 Krupp.
40 pièces 105 mm M. 16 Gebirgshaubitze Skoda.

70 pièces 122 mm gun M1931 (A-19).
50 pièces 122 mm howitzer M1910/30.

200 canons AC 37 mm gun M1930 (1-K).
600 canons AC de 25 mm SA-L modèle 1934.

200 canons AA soviétique.
300 canons AA français.

- Equipement d'infanterie :
280.000 fusils Lebel, acquisition en 1936 de la licence du fusil, pour le modèle 1886-M1893-M1927.
5000 fusils Berthier modèle 1902/1907.
2000 FM MAC 24/29.
500 Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914.
20 Mitrailleuse Hotchkiss de 13,2 mm modèle 1929.
20 000 grenades à mains F1.
200 Mortier modèle 27/31.

- Blindés et véhicules motorisés:
50 Automitrailleuses White.
270 chars Renault  FT-17.
100 chars H35.
50 chars Renault D1.
143 chars BT-7.

2.400 camionnettes Citroën T23.
600 camions Renault 40 cv type VTD.


Marine :
2 Croiseurs : Hamidiye et Mecidiye.

2 Croiseurs de bataille : Yavuz, Turgut Reis.

3 Destroyers : Samsun, Basra et Taşoz.

4 Sous-marins :  İnönü I et İnönü II. Dumlupınar et Sakarya.

5 Contre-torpilleurs : Taşoz, Sultanhisar, Yunus, Akhisar, Dıraç, Musul, Berk Efşan.

2 navires d'attaques rapides :  Denizkuşu et Doğan.

1 Mouilleur de mine : Nusret.

4 Remorqueurs.

Armée de l'air :
40 biplans Nieuport-Delage NiD.622.
150 monoplans Loire-Nieuport LN 401.
60 monoplans Dewoitine D.27.
20 monoplans MS.406.
28 bombardiers Potez-25.
50 bombardier Potez 630.





Dernière édition par RedVladislav le Mer 12 Juil 2017 - 17:58, édité 40 fois
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Message par galx le Mar 23 Mai 2017 - 15:44

Modération:

Au niveau de l'équipement la République Turque à reçu le matériel suivant dans le cadre de la guerre civile:
. 30 000 fusils Lebel model 1896
. 5000 fusils Berthier modèle 1902/1907
. 20 000 grenades à mains F1
. 50 canons de 75mm
. 50 Automitrailleuses White
. 2000 FM MAC 24/29
. 500 Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914
. 20 Mitrailleuse Hotchkiss de 13,2 mm modèle 1929
. 200 Mortier modèle 27/31
. 20 chars FT-17
. 28 bombardiers Potez-25
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Message par galx le Mar 23 Mai 2017 - 16:43

Validé.
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Message par RedVladislav le Mar 23 Mai 2017 - 22:56


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Evolution politique interne



Suites aux événements de 1931, à la guerre civile, et au putsch manqué des fasciste, la cohésion nationale a été grandement détériorée. La restructuration politique du pays apparaît comme une étape nécessaire dans la reconstruction nationale. Conscient de la fragilité du pouvoir turque face au risque d’un nouveau coup d’état, le président Mustafa Fevzi Çakmak a pris la décision de dissoudre le Parti de la Nation, et de redéfinir le Parti républicain du peuple comme unique parti de l’Etat Turque, comme ce fut le cas avant 1931. Immédiatement après, Mustafa Fevzi Çakmak a quitté ses fonctions de président de la République et de chef du parti. Dans le même temps, les kémalistes ont désigné Mustafa İsmet İnönü comme nouveau président du Parti républicain du peuple, devenant de fait, président de la République de Turquie. Le retour du parti kémaliste au pouvoir signe l’arrêt définitif des turbulences qui ont découlé de la mort de regretté Mustafa Kemal Atatürk.

Le nouveau président turc, İsmet İnönü, souhaite disposer d’un large appui populaire. C’est pourquoi son gouvernement, bien qu’étant composé majoritairement de kémalistes – le premier ministre étant Celâl Bayar, grande figure du kémalisme – présente aussi quelques personnalités politiques extérieures au parti. C’est ainsi que Şefik Hüsnü, secrétaire général du Parti communiste de Turquie, a été nommé ministre des affaires étrangères. Dans le même contexte, Fethi Okyar, leader du Parti républicain libéral – sous contrôle des kémalistes depuis la purge de Mustafa Kemal en 1930 – a été nommé ministre de la reconstruction et du développement national. Le président İsmet İnönü ouvre quelque peu les vannes du multipartisme, pour assurer l’unité politique de la Turquie. Enfin, l’ancien président Mustafa Fevzi Çakmak a été nommé à vie, chef d'état-major de la république.

Reconstruction nationale



La Turquie a été grandement affaiblie par les années de guerre civile : les infrastructures, les usines civiles et militaires, les habitations, sont à reconstruire. C’est notamment le cas dans les régions anatolienne. Ainsi, le gouvernement turc met en place, via son ministère de la reconstruction et du développement national, le plan « Atatürk ». Ce plan de reconstruction du territoire repose sur plusieurs éléments.

D’abord le recrutement des hommes, âgés de 15 à 55 ans, dans la construction de nouveaux bâtiments, usines et infrastructures. Pour les hommes âgés de 18 à 30 ans, et n’ayant pas participé au service militaire, le recrutement se fait par tirage au sort. Une première moitié des jeunes hommes, est employée dans le plan « Atatürk », la seconde moitié est intégrée au service militaire qui reste obligatoire. Les jeunes hommes participant au plan de reconstruction, verront leur service militaire réduit à lorsque le plan sera achevé. Pour maintenir la production industrielle, les autorités continuent l’intégration de la population féminine dans la société civile. Les femmes – qui disposent du droit de vote depuis 1923 – sont activement poussées à travailler dans les usines civiles et militaires, pour remplacer les hommes, avec l’assurance, d’après Ankara, de disposer d’un salaire égal à celui des hommes.

Ensuite, pour inciter les turcs à participer pleinement au plan « Atatürk », un vaste programme de propagande est enclenché. Les autorités incitent énormément sur l’importance de l’Etat-nation turc. Le kémalisme met en avant l’intérêt suprême de l’Etat-nation, étant le plus à même de représenter les intérêts du peuple turc. Cet élan nationaliste est corroboré par l’affirmation de l’identité turque, face aux menaces extérieures. Lors des discours politiques, les kémalistes n’hésitent pas à pointer du doigt la responsabilité des kurdes, des arméniens, et d’autres populations européennes voisines, dans la destruction de l’unité turque. La propagande diffusée par Ankara, est annonciatrice d’une politique turque largement tournée vers les Six Flèches du kémalisme.

Enfin, l’aide financière française est pleinement utile et bienvenue pour mettre en place le plan « Atatürk ». En effet, la France a déjà versé une aide de 7 millions de francs à la Turquie. Cette aide a été largement engagée dans la mise en place du plan. Aussi, le gouvernement français s’est engagé à fournir 100 millions de francs supplémentaires, pour parachever la reconstruction du pays. En outre, la Turquie compte entrer en contact avec l’Union soviétique – le dialogue pouvant être facilité par la nomination de Şefik Hüsnü au ministère des affaires étrangères – pour discuter de l’établissement de potentielles aides matérielles ou financières. Les discussions détermineront si, à l’avenir, un accord peut être possible entre les deux pays, malgré la participation soviétique auprès des traitres ottomans. Du reste, la Turquie demande à la communauté internationale une aide financière supplémentaire.

La question Kurde


Ankara ne reconnait pas l’indépendance des kurdes, ni la République d’Ararat. De ce fait elle ne développe aucun lien diplomatique avec cette dernière. Le gouvernement turc procède d’ailleurs à l’enclavement de la République illégitime et empêche, par une présence militaire forte – via le troisième corps d’armée – toute circulation humaine ou matériel entre la Turquie et le territoire illicite kurde. Concrètement, pour Ankara les frontières du territoire national resterons celles qui ont été fixée lors du traité de Kars (1921) et du traité de Lausanne (1923). Étonnamment, la Société des Nations a reconnu avec un certain entrain la République kurde, alors même que le Traité de Lausanne de 1923, auquel elle a intensément participé, acte le sacrifice définitif de toute formation d’un Etat kurde. Fondamentalement, la décision de la SDN illustre aux yeux de l’ensemble des turcs, les honteux arrangements opérés par certaines puissances, pour maintenir un Etat turc faible.

Aussi, les forces de l’ordre turques veilleront au contrôle strict et récurant des populations kurdes en Turquie, pour intercepter au plus tôt les éléments perturbateurs pouvant remettre en cause la souveraineté légitime et inaliénable de l’Etat turc sur son territoire.


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Message par RedVladislav le Jeu 25 Mai 2017 - 13:37


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Politique intérieure



Les six flèches du kémalisme.


Le président Mustafa İsmet İnönü a annoncé la mise en place, dès le 1er mars 1936, de grandes réformes imprégnées du kémalisme. Ces réformes s’efforcent de construire l’ensemble des six flèches qui composent la doctrine kémaliste. Elles sont d’autant plus faciles à appliquer que la situation du pays permet à l’Etat de s’imposer.

La première grande réforme acte l’enclenchement du Second programme d’industrialisation nationale, qui repose sur deux éléments. D’abord, sur l’aide économique soviétique, grâce à la fourniture de machines modernes, de tracteurs, de matériaux. Ce plan a pour but d'encourager les entreprises à s'installer en Anatolie – dévastée par la guerre civile – et à trouver les matières premières dont elles ont besoin pour se développer. Le gouvernement entreprend la construction de nouvelles centrales électriques pour fournir à l'industrie, l'énergie nécessaire. A terme, le nombre d’industries et d’usines civiles devraient augmenter.
Ensuite, le programme repose sur la nationalisation de certaines industries. Il est facilité par l’utilisation soutenue de la propagande et par le soutien massif des classes ouvrières. Les nationalisations touchent essentiellement les quelques grandes familles bourgeoises qui disposent encore de certains groupes industriels après la chute de l’Empire ottoman. En effet, c’est un moyen pour les autorités turques d’affaiblir les derniers éléments pro-ottomans. Enfin, les nationalisations confirment la souveraineté du peuple turc – à travers le nationalisme kémaliste – vis-à-vis des capitaux étrangers. Ankara veille cependant, à ne pas s’attaquer aux capitaux provenant des pays alliés, comme la France ou l’Union soviétique.

Cette première grande réforme acte donc l’évolution définitive de l’Etat turc vers l’interventionnisme. L'activité économique est gérée par le gouvernement ; un choix judicieux dans une période de difficulté.

La seconde réforme concerne la laïcité. Lors du coup d’état, la rhétorique des ottomans a été d’unir l’ensemble des musulmans, par la création d’une forme d’Etat islamique. Afin de clôturer définitivement le rapport entre l’Etat et la Religion, la laïcité de l'État devient un principe constitutionnel. Ainsi, selon la Constitution « La République de Turquie est un Etat de droit démocratique, laïque et social ». Cette laïcité résulte d’une opposition entre l’Etat et l’Islam – aussi bien en 1923 qu’en 1931 – il s'agit donc d'une laïcité de combat, indissociable de la construction de l'Etat républicain. Toute forme d’opposition pouvant provenir de fondamentalistes islamistes sont empêchées grâce au poids de la bureaucratie, des forces de police et des services de renseignements.

La troisième réforme acte le progrès des droits sociaux. Bien que la majorité des turcs soient intégrés dans la reconstruction du pays, ou au service militaire, ou dans les usines, les autorités kémalistes ont acté l’évolution du repos hebdomadaire. Il est fixé désormais le samedi après-midi et le dimanche, en remplacement du vendredi. Ainsi, Ankara veut que le week-end soit réservé à la vie de famille. L’objectif étant de favoriser le bien-être des turcs, et de développer la croissance démographique du pays.

Affaires militaires



Parade militaire de l'armée turque, avec le nouveau matériel motorisé.


La grande nation française, alliée infaillible de la Turquie, prouve une fois de plus que ses relations avec les turcs restent inaliénables. La République française, fournit les moyens militaires nécessaires pour assurer la défense de sa « petite-sœur » turque.

La Turquie a acheté à la France, 150.000 fusils Lebel. Aussi la France fait don de la licence du fusil. Les autorités turques confient à l’industrie de l’armement, la responsabilité de clôturer rapidement le développement du Modèle 1886-M1893-M1927, débuté par la France en 1927. L’objectif pour la Turquie, est de produire massivement le fusil Lebel au calibre 7,5 mm, et non pas au calibre 8 mm.
Aussi, la Turquie a fait l’acquisition de 312 pièces d’artilleries de 75 mm, de 200 canons AC de 25 mm ; ces équipements viendront grossir les capacités d’artillerie et d’anti-char des divisions d’infanteries.
De plus, l’obtention de 50 chars Renault D1 et de 250 chars Renault FT-17, permettent à la Turquie de moderniser son armée de terre. Les éléments blindés sont intégrés progressivement dans les deux brigades de cavalerie.
Toujours pour l’armée de terre, la Turquie achète 800 camionnettes Citroën T23 et de 200 camions Renault 40 cv type VTD, afin d’enclencher la motorisation de ses divisions. Si les véhicules motorisés réussissent leurs tests au sein de certaines divisions, d’autres commandes seront engagées auprès de Citroën et de Renault.
Pour conclure les commandes militaires à la France, Ankara récupère 40 biplans Nieuport-Delage NiD.622 et 60 monoplans Dewoitine D.27.

La République de Turquie bénéficie grandement des anciens armements français. Et bien qu’ils n’aient pas la même prétention que les armements qui sortent des usines allemandes, ils fournissent aux armées turques, un modernisme non négligeable.

Diplomatie


Le traité de Yalta ouvre la porte diplomatique entre la Russie et la Turquie. Il souligne donc l’entente entre les deux pays, aussi bien sur des questions diplomatiques, économiques, que militaires. Il illustre ainsi la mise en marche d’un alignement des puissances eurasiatiques, et l’élargissement de l’union eurasienne. Les éléments les plus notables du traité sont : l’aide matérielle, technique et logistique ; le désenclavement de l’Union soviétique, par la location d’une parcelle de terre à proximité d’Izmir où une base militaire doit être construite ; la signature d’un pacte de non-agression et la garantie d’une assistance soviétique en cas de violation de l’intégrité territoriale turque ; la vente d’armes et le partage technologique, afin de continuer les efforts de modernisation de l’armée turque. L’Union soviétique vient donc, après la République française, assurer le développement, la reconstruction, et la sécurité de la République de Turquie.

Le traité d’Ankara acte lui, la création d’un pacte d’amitié et de coopération entre Téhéran et Ankara. Il institue notamment un tarif préférentiel sur le pétrole iranienne pour la Turquie, et la formation des ouvriers iraniens en Turquie, ainsi qu’un partage des technologies industrielles turques.



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Message par RedVladislav le Sam 27 Mai 2017 - 23:39


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Agriculture et Industrie



Parlementaires kémalistes regroupés devant la Grande Assemblée nationale de Turquie, après avoir promulgués l'ensemble des lois du plan quinquennal.

La Grande Dépression n’a pas fondamentalement impacté l’économie turque ; le stock monétaire ne s’est pas effondré, la déflation n’a pas provoqué de diminution de la production, et le PIB turc a connu une certaine croissance. En revanche la guerre civile de 1931-1936 a provoqué de lourdes conséquences économiques – similaires à celles qu’ont connu les pays ayant souffert de la Dépression – que les autorités turques tentent d’atténuer et de renverser par l’étatisme. C’est en cela qu’est institué le premier plan quinquennal (1936-1941).

Volet industriel du plan quinquennal (1936-1941) :

Le projet « Attatürk » lancé au début de l’année 1936 a pour ambition de reconstruire le pays. Aussi, les autorités turques  estiment que l’industrie doit être relancée le plus rapidement possible, afin d’éliminer définitivement le déficit de la production national.

C’est en cela que le plan quinquennal est créé : il s’agit de planifier la base industrielle nationale manquante ou détruite, pour assurer l’indépendance de la Turquie. Pour cela, le plan continue les phases de nationalisation développées au début de l’année. Par la création d’entreprises publiques et de banques d’Etat, comme c’est le cas par exemple avec la création de « Turkish Airlines », une compagnie aérienne porte-drapeau, dont le principal actionnaire reste l’Etat turc. Cette nationalisation se retrouve dans l’ensemble du paysage industriel.

Aussi, le gouvernement crée une nouvelle entité  - « Sose ve Kopruler Reisligi » – chargée de la construction des voies de chemin de fer, des ponts et des routes. L’objectif est de continuer le développement des infrastructures débuté dans les années 1920, de rénover les 14.000km de routes ruinées, et de reconstruire les 95 ponts détruits lors de la guerre civile. Ankara espère – par ce projet de redressement – renforcer sa production industrielle.

Enfin, la Turquie implante les machines-outils et matériels fourni par ses alliés soviétiques et français, dans l’ensemble de ses usines. Parallèlement, elle forme ses ouvriers à l’utilisation des nouveaux outils.

Le volet industriel du plan quinquennal illustre pleinement la volonté turque, de retrouver d’ici l’été 1937, une production industrielle semblable à celle d’avant-guerre civile.  

Volet agricole du plan quinquennal (1936-1941) :

L’interventionnisme de l’Etat ne se limite pas qu’au redressement industriel, mais aussi à la reconstruction et la réorganisation de l’agriculture turque. L’agriculture a un poids économique très important en Turquie. En 1930, elle représente la moitié du PIB, pour 70% de l’emploi total. Le système agriculture turc repose la domination des petits et moyens agriculteurs – généralement organisé sous forme d’entreprise familiale – sur les unités de production agricole, qui sont auto-suffisant, mais pas à même d’exporter leurs produits. En revanche, il existe aussi de plus en plus de grands propriétaires paysans, ayant la capacité de produire des grands excédents destinés à l’exportation. C’est ainsi, qu’en 1930, les produits agricoles turcs ont représenté près de 80% des exportations : notamment des noisettes, des figues sèches, des raisins secs, des céréales, et du tabac.

Face à ces éléments la Turquie fixe, avec son plan quinquennal, des objectifs de croissance agro-industrielle. Il s’agit ici de valoriser sur place, les matières premières et agricoles, dont les prix ont considérablement chutés sur les marchés internationaux. Les mesures agricoles qui sont prises restent influencées par la volonté des autorités turques de contrecarrer la situation post-guerre civile, mais aussi par la décision d’alimenter en matières premières une industrie en reconstruction, voir en croissance.

C’est ainsi que l’Etat turc, dans le cadre du plan quinquennal, est intervenu sur le marché du blé, en créant la Banque Agricole et en la chargeant d’acheter du blé dans certaines régions turques à des prix fixés et garantis. Son champ d’action est large, elle est par exemple responsable de la construction de bâtiments de stockage agricole. Elle dispose aussi du monopole du commerce extérieur des produits agricoles turcs. C’est un moyen pour les autorités, de centraliser les exportations, tout en relevant le niveau d’intervention étatique.

L’autre élément du volet agricole reste la promulgation d’une loi régissant les coopératives agricoles de vente. Les coopératives deviennent alors des instruments de la politique de prix garantis, souhaitée par le gouvernement turc. C’est aussi un moyen d’agir contre l’instabilité du marché des produits agricoles, suite à la guerre civile.

Sur le long terme, le plan acte aussi la distribution des terres aux paysans sans terres et aux réfugiés turcs. Pour lutter contre l’alphabétisation rurale, les autorités crées deux « Instituts de Villages », pour former des instituteurs ruraux, déployés par la suite dans des écoles de campagne. Les autorités développent ainsi une véritable révolution pédagogique de l’Anatolie.

Politique économique



Banque centrale turque.

Depuis sa création, la République turque n’a jamais disposé de Banque centrale. La récente période d’instabilité n’a pas permis aux kémalistes d’acter la création de la Banque, prévue initialement pour 1931. La Banque centrale turque a commencé à fonctionner le 1er octobre 1936. Ses compétences sont les suivantes : elle est autorisée à établir des ratios de réescompte, à réglementer les marchés monétaires et la circulation de l'argent, à effectuer des opérations du Trésor et à prendre des mesures liées à la stabilité de la monnaie turque. Elle dispose aussi, en toute logique, de la capacité exclusive d’émettre des billets de banque (Livre turque). Elle porte en quelque sorte, le rôle de « trésorière du gouvernement ». Aussi le gouvernement a fait le choix de maintenir un taux de change fixe.

Parallèlement, le gouvernement mène la politique budgétaire suivante : l’augmentation des dépenses publiques notamment par le financement de l’aide aux entreprises ou aux paysans, ou encore par l’investissement dans de grands projets de reconstruction (plan « Atatürk ») ou la réorganisation des structures industrielles et paysannes (plan quinquennal) ; le financement par l’emprunt et par la création monétaire, afin de renflouer les caisses de l’Etat, sans toutefois impacter la population turque. Cependant, le financement des dépenses de l’Etat va progressivement évoluer, dès l’année 1937, vers l’augmentation de l’imposition et la diminution de la création monétaire, afin d’éviter une trop grande perte de la valeur monétaire et de contrôler le phénomène d’inflation.

La question kurde


Les autorités turques déploient – dans la plus grande confidentialité – un réseau de renseignement au sein de la République d’Ararat. Par l’espionnage, Ankara espère bien repérer les points de faiblesses de la nouvelle république kurde. Aussi, les renseignements entrent en contact avec des éléments non-kurdes présents au sein de l’entité kurde et radicalement hostiles d’Ararat. C'est une manière discrète et confidentielle, pour les kémalistes, de surveiller et de contrôler ce territoire, qui techniquement, appartient encore à la Turquie.


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Re: [√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

Message par Vautour le Mar 30 Mai 2017 - 1:30

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Message par RedVladislav le Mar 30 Mai 2017 - 22:20


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Défense nationale



Le modèle de pensée militaire du pays : Atatürk.


Le service militaire – par tirage au sort du fait du plan « Atatürk » (puisque la moitié des jeunes de 18 à 30 ans travaillent à la reconstruction, et que l’autre moitié doit faire le service) – a permis, tout au long de l’année précédente, d’engranger 50.000 recrues supplémentaires, permettant aux forces armées turques de bénéficier désormais de 250.000 soldats.  Au-delà des effectifs, la République de Turquie, continue de moderniser ses équipements. Il s’agit d’apporter des équipements fiables et en nombre aux armées turques. Les autorités turques prévoient ainsi plusieurs séries de commandes en armement pour compléter les besoins militaires du pays. En ce début d’année 1937, la priorité reste celle de l’équipement de l’armée de terre. La Société des industries mécanique et chimique, industrie de l’armement placée sous l’autorité de l’Etat turc, assure la production, des munitions, des fusils Lebel (calibre 7,50 via les licences françaises), des pièces d’artilleries de 75mm (là encore, via les licences françaises), de véhicules motorisés (encore sous licence française) de l’équipement du soldat, de sa tenue, etc…

Les objectifs de production sont les suivants :

- Il s’agit pour les fusils d’atteindre les 500 unités journalières d’ici le mois de février, pour constituer d’ici la fin de l’année, 100.000 fusils Lebel Modèle 1886-M1893-M1927.
- Concernant les pièces d’artilleries de 75mm, l’objectif est d’atteindre les 10 unités hebdomadaires d’ici le mois de mars, pour produire 300 pièces d’artilleries d’ici la fin de l’année.
- S’agissant des véhicules motorisés, il s’agit de produire sous licence française des camionnettes Citroën T23, et des camions Renault 40 cv type VTD. Ici la production journalière de véhicules Citroën doit être de 20 unités hebdomadaires, et pour Renault, 5 unités hebdomadaires, d’ici le mois de mai. L’objectif final est de produire à la fin de l’année 800 camionnettes Citroën et 200 camions Renault.
- Concernant l’équipement et les tenues du soldat, l’objectif est de fournir un équipement récent à l’ensemble de 250.000 soldats, mais aussi pour les futurs enrôlés. Cet objectif devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

Aussi la structure de l’armée de terre évolue. La guerre civile étant définitivement terminée, la taille des divisions est réduite ; les divisions d’infanteries et d’infanteries de montagne sont portées à 11.000 individus. L’armée de terre bénéficie désormais de 215.000 soldats, contre 175.000 au début de l’année 1936. L’armée de l’air bénéficie de 15.000 soldats contre 5.000 en 1936. Les effectifs de la Marine n’évoluent pas.

L’armée de terre a profondément évolué, elle compte désormais 18 divisions d’infanterie (entre 11.000 et 9.000 hommes par div.), 5 divisions d’infanterie de montagne (5.500 hommes par div.) et 4 brigades de cavalerie blindée (4.500 hommes par brigade).

- Premier corps d’armée : Région de Marmara, 6 divisions d’infanterie et 2 brigades de cavalerie blindée.
- Second corps d’armée : Région égéenne et Région méditerranéenne, 4 divisions d’infanterie.
- Troisième corps d’armée : Région de l’Anatolie orientale (excluant la région autonome kurde), Région de l’Anatolie du Sud-Est, et Région de l’Anatolie centrale, 6 divisions d’infanterie et 4 divisions d’infanterie de montagne, et 2 brigades de cavalerie blindée
- Quatrième corps d’armée : Région de la mer noire,  2 divisions d’infanterie et 1 division d’infanterie de montagne, soit 22.000 hommes.



La question Kurde



Drapeau turc planté à la frontière avec la République illégale kurde.


Suite aux événements en Irak – qui illustrent parfaitement le danger kurde dans la région – la Turquie a grandement renforcé ses contrôles à l’encontre des populations kurdes. Ce sont plus d’une centaine d’individus kurdes qui ont été arrêtés en territoire turque. Certains individus arrêtés sont de nationalité irakienne, ce qui montre la volonté d’expansion des kurdes en dehors de la République d’Ararat, à l’encontre de la souveraineté des Etats voisins.

Secrètement, les autorités turques renforcent les positions militaires aux frontières de la République d’Ararat.

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Message par RedVladislav le Jeu 1 Juin 2017 - 19:15


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Education


La faculté d’Histoire, de géographie et de langues vivantes de l’Université d’Ankara, construite par Bruno Taut, allemand exilé.


Le gouvernement prend conscience du développement des compétences de la population turque. Il faut, pour que l’Industrie nationale puisse continuer de se développer et de se moderniser, fournir aux turcs des capacités intellectuelles et techniques conséquentes. En cela, les turcs deviendront à la fois, des travailleurs de plus en plus qualifiés, mais aussi des scientifiques pouvant relever le défi de l’innovation. Pour reprendre les termes de Mustafa Kemal Atatürk, de son vivant : « Ce sont les instituteurs qui élèvent les peuples au rang de nations véritables ! C'est vous maîtres d'école, qui allez édifier la nouvelle génération, la nouvelle Turquie. ». Quelques réformes avaient été débutées en 1936, avec par exemple, la création de deux « Instituts de Villages » dans l’arrière-pays turc.

Face à ces éléments, les autorités kémalistes actent la construction de huit autres Instituts en milieu rural, dont l’objectif est encore le développement des compétences des populations rurales. Le développement de l’éducation en milieu rural est nécessaire pour acter la modernisation de l’Agriculture nationale. Car cette éducation comprend, par exemple, la formation à l’utilisation de nouveaux outils agricoles, comme les tracteurs soviétiques fournis en 1936.

Concernant les villes, l’Education se développe. Le modèle éducatif d’Ankara est exporté vers toutes les grandes villes du pays, comme Istanbul, Bursa, Izmir, Antalya et Adana. Les méthodes d’éducations qui sont appliquées, sont celles de l'Institut Jean-Jacques Rousseau de Genève. La formation des professeurs est assurée par des intellectuels occidentaux (français notamment). Des dizaines de grandes écoles sont ouvertes à travers le pays, des facultés, des lycées de commerce et d’industrie, des conservatoires de musique, des écoles d'architecture et d'urbanisme, des cités universitaires, des bibliothèques, etc…

Le président İsmet İnönü invite aussi des spécialistes européens en Turquie. Les professeurs allemands ayant fui le nazisme, peuvent se réfugier en Turquie. Avec l’accord du ministère de l’Education, ils peuvent aussi enseigner dans les facultés du pays. Ainsi des professeurs d’origine juive – comme Hirsch, Neumark, Eckstein, Reichenbach, Richard von Mises – viennent renforcer les rangs du système éducatif turc. Les effets sont immédiats et positifs. Par exemple, le dentiste Alfred Kantorowitz réorganise le cursus universitaire turc en matière dentaire. Ou encore, Bruno Taut, qui va dessiner et mener la construction de la faculté d’Histoire, de géographie et de langues vivantes de l’Université d’Ankara. Toutes les filières et spécialités éducatives, sont grandement restructurées par les nouveaux scientifiques réfugiés en Turquie.
Agriculture


Agriculteurs turcs travaillant avec un outil mis en commun dans la Coopérative agricole.


Le gouvernement turc lance une nouvelle réforme agricole, venant consolider le plan quinquennal de 1936. L’enjeu ici, est d’apporter un soutien aux populations rurales dans les zones dévastées par la guerre civile. Dans un premier temps, la Banque Agricole apporte un soutien financier aux agriculteurs, équivalant en moyenne à un an de production pour une famille d'agriculteur disposant de 4 hectares de terre. Dans un second temps, l’Etat turc assure la reconstruction des infrastructures agricoles, la location – à un prix bas et symbolique – de tracteurs, et la fourniture d’engrais, aux paysans qui acceptent de s’organiser en Coopérative agricole. Ces Coopératives assurent la mise en commun des outils de production, de conditionnement, de stockage, de commercialisation, de transformation, mais aussi la mise en commun des approvisionnements en engrais et intrants. Ces Coopératives sont régies selon la législation turque, et disposent du stat sui generis : elles ne sont ni civil et ni commercial.

Par ces Coopératives, Ankara espère, à la fois structurer l’agriculture la plus touchée par la guerre civile, mais aussi, standardiser cette agriculture dans des structures communes, régies selon les mêmes règles, principes et lois. Si ces Coopératives agricoles, couplées aux aides économiques portées par le gouvernement, prouvent leur efficacité, alors Ankara fera en sorte d’exporter le modèle à l’ensemble de l’agriculture traditionnelle.
Relations internationales


La Turquie passe commande auprès du Royaume-Uni, de quatre sous-marins de classe S, de quatre destroyers de classe I, et d’un croiseur léger de classe Arethusa. La Marine Turque doit bénéficier de nouveaux navires, pour venir renforcer ceux déjà existant. Il s’agit aussi d’assurer la sécurité des détroits et de faire respecter la libre-circulation définie par le traité de Lausanne.

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Message par RedVladislav le Ven 2 Juin 2017 - 9:59


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Politique internationale – Défense


Soldats turcs en mission d'observation, dans le cadre de la défense d'Istanbul.


Force est de constater que les déploiements militaires dans les zones démilitarisées – par la Bulgarie, pour des raisons qui échappent à Ankara, et par la Grèce pour des raisons de Défense nationale face aux bulgares – font que certaines clauses du traité de Lausanne et de la Convention de Montreux, ne semblent plus être d’actualité. Ankara prend acte de cette évolution et ordonne immédiatement la remilitarisation des zones démilitarisée.

D'abord à ses frontières ; face à la Bulgarie et à la Grèce, lorsque certains régiments endivisionnés présents dans la région de Marmara se retranchent dans les zones démilitarisées. L’objectif est surtout d’assurer des missions d’observations.

Mais au-delà ; aussi la sécurité d’Istanbul est renforcée, par exemple, par la construction de fortifications à sa périphérie (entre 80-100km à l’Ouest de la ville), et dans son centre, sur les rives du Bosphore. Enfin, pour assurer la sécurité nationale, des fortifications sont construits dans les villes portuaires suivantes : Çanakkale, Ayvalık, Izmir, Çeşme, Kusadasi, Didim, Bodrum, Marmaris, Fethiye, Kas, Kumluca, Antalya, lanya et Mersin. Ainsi la sécurité du transit maritime turc et étranger peut être assurée le long des côtés, mais aussi dans les détroits. Par ce biais, la Turquie se porte garante de la sécurité des navires étrangers passent par ses Détroits. L’on retrouve ici, l’un des éléments du wilsonisme anglo-saxon.

Enfin, la République de Turquie passe une commande de 93 blindés légers BT-7, et 200 canons anti-aériens, auprès de l’Union soviétique.



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Message par RedVladislav le Mar 6 Juin 2017 - 23:36


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Energie et Agriculture


Le président İsmet İnönü annonce la construction d’un nouveau barrage hydraulique pour l’année 1938, répondant aux besoins énergétique et agricole, de la population turque.  Il faut d’abord noter que le barrage de Çubuk I – dont la construction a débuté en 1930 – a été inauguré le 18 février 1938. Sa vocation est principalement industrielle. Mais il a aussi un rôle de régulation des flux hydrauliques. C’est ce même modèle de barrage, que le président turc veut construire sur le fleuve Sakarya, à 20 kilomètres au nord de Nallıhan. Les grandes lignes du projet du barrage de Sarıyar sont les suivantes : produire 150 Gwh par an via l’installation d’une centrale hydraulique, mais aussi, retenir plus de 1500 millions de mètres-cube d’eau. L’objectif est double : produire de l’électricité pour les industries d’Ankara et du plateau anatolien, et fournir de l’eau aux structures agricoles de la région. La construction du barrage devrait débuter à l’été 1938, et s’achever en 1943.

Economie


Les grands investissements de l’Etat turc dans l’économie du pays portent leurs fruits, avec une croissance qui atteint des sommets – entre 7 et 8% – depuis  plus de deux ans. La guerre civile n’aura donc pas eu raison de l’économie nationale. Cependant, les productions agricoles et industrielles progressent beaucoup plus lentement que la croissance. Le gouvernement turc a pleinement conscience de cela : il faudra bien cinq années pour retrouver une production d’avant-guerre. Aussi, les autorités kémalistes l’avaient prévu dès l’instauration du projet « Atatürk » et du plan quinquennal : l’investissement de l’Etat n’est possible que sur une période limite, les ressources du pays doivent progressivement intégrer la hausse de l’imposition. Cette hausse est appliquée dès l’année 1938, notamment pour les populations citadines et éduquées. Elle touche aussi les industries et structures agricoles dont le chiffre d’affaire est positif. L’impôt reste progressif ; les pourcentages d’imposition sur le revenu, augmentent lorsque les revenus sont plus importants. Les autorités turques se refusent à imposer trop durement les classes sociales encore trop fragilisées par la guerre, et ce, au risque de favoriser l’inflation. Ce choix montre aussi la marge de manœuvre limitée dont dispose les kémalistes.

Au final, Ankara n’annonce pas de grandes réformes économique pour cette année 1938, si ce n’est l’application de celles déjà entamées depuis un an ou deux. Le seul élément notable reste donc l’évolution progressive des ressources nationales, afin de limiter un tant soit peu, l’inflation de la monnaie turque.



Affaires militaires


Les productions d’armement ont atteint les objectifs annoncés l’année dernière. Les usines militaires crachent chaque année, environs 100.000 fusils Lebel Modèle 1886-M1893-M1927, 300 pièces d’artilleries de 75mm, 800 camionnettes Citroën et 200 camions Renault, et plusieurs tonnes d'équipements militaires, pour le soldat, le support, l'entretient des armements, la médecine militaire, etc… Aussi, 50.000 soldats supplémentaires sont intégrés aux trois armées turques.

Concernant l’armée de terre, l’état-major annonce la création d’une nouvelle brigade de cavalerie blindée – équipée en blindés soviétiques et français – de deux divisions d’infanterie et d’une division d’infanterie de montagne, pour un total d’environ 35.000 effectifs.

Concernant l’armée de l’air, 5.000 effectifs sont sortis de commandement d’entrainement de la base militaire d’Izmir. Le gouvernement compte continuer la modernisation des appareils turcs, via de nouvelles commandes auprès de la France.

Concernant la marine, des investissements ont été débloqué par Ankara afin de réparer et moderniser l’ensemble de la flotte turque – en équipant certains navires de dispositif anti-aérien. L’ensemble des navires turcs devraient être opérationnels d’ici la fin de l’année 1939, voir le début de l’année 1940. Enfin, 10.000 effectifs sont alloués à la Marine, dont certains devraient être intégrés dans les destroyers et sous-marins commandés auprès de la Grande-Bretagne, lorsque ces derniers seront livrés.

Relations étrangères


Grande-Bretagne : Le gouvernement accepte avec grand plaisir la participation britannique à l’élévation de l’éducation turque. La signature d’un contrat d’association est largement acceptée par Ankara. Ainsi, les intellectuels et ingénieurs britanniques sont autorisés à venir enseigner dans les universités, écoles et lycées du pays. La construction de la future Université Turco-Britannique d’Ingénierie et de Technologie d’Ankara est acceptée par le gouvernement (qui entend participer financièrement au projet).

France : Le gouvernement turc souhaiterait passer une nouvelle commande de 25 blindés lourds B1, de 60 blindés légers H35. Aussi, l’état-major turc s’est montré grandement intéressé par le nouveau chasseur français Morane-Saulnier MS.406 ; en l’occurrence, la Turquie souhaiterait envoyer plusieurs responsables militaires et politiques turcs en France, afin d’assister à des démonstrations aériennes dudit chasseur, et pourquoi pas à terme, intégrer  quelques appareils à l’armée de l’air turque. Enfin, Ankara souhaiterait aussi commander une quinzaine de chasseur embarqué français.

Pour conclure, les autorités turques portent à la connaissance de la France, le souhait de voir Antioche et sa région retourner sous la souveraineté turque. Pour cela, Ankara aspire à ce qu’un référendum sous la responsabilité de la SDN, soit mis en place auprès de la population locale, afin de connaitre son avis sur un hypothétique retour de l’autorité turque. Puisque la population de cette région reste largement turque, le gouvernement estime que – pour une meilleure correspondance des cartes étatiques et ethniques – la réintégration d’Antioche en Turquie, est nécessaire.

Société des nations : La Turquie souhaite connaitre l’évolution des discussions concernant son adhésion à la SDN. Un an après le dépôt de sa candidature, elle espère être très rapidement intégrée au sein de cette dernière.


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Message par RedVladislav le Ven 16 Juin 2017 - 22:07


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Affaires politiques


Nâzım Hikmet : Grand écrivain et poète turc, figure communiste de la contestation sociale turque. Il est nommé ministre à la fin de l'année 1938.


L’industrialisation progressive, l’éducation  massive, l’organisation commune des agriculteurs, les influences extérieures et notamment soviétiques, bouleversent profondément la République de Turquie. La société se structure de plus en plus en syndicats et associations populaires. Le parti communiste de Turquie – Türkiye Komünist Partisi – connait une explosion du nombre de ses adhérents : 500.000 militants supplémentaires entre l’été 1937 et l’été 1938. De nombreuses figures du mouvement communiste, émergent. Par exemple, l’écrivain et poète Nâzım Hikmet se fait connaitre auprès de la population par ses écrits et sa prise de parole en faveur du mouvement communiste turc. Quoiqu’il en soit, les turcs se socialisent de plus en plus, et ne manquent pas de revendications : c’est le cas notamment, des ouvriers, des paysans, et de l’ensemble des travailleurs, qui semblent épuisés par les efforts à fournir dans la reconstruction nationale, après cinq années de guerre.

Dans un premier temps, le président İsmet İnönü tente de réprimer les mouvements socialisants, sans pour autant interdire le parti communiste. Plusieurs cadres syndicalistes et politiques, sont donc arrêtés la nuit du 5 au 6 octobre. Face à cela, de grandes manifestations éclatent dans l’ensemble des grandes villes du pays, réunissant au total plus de 3 millions de turcs. L’écho se retrouve dans les usines : c’est ainsi que la très grande majorité des industries civiles, mais aussi militaires, se retrouvent à l’arrêt suite à des grèves massives. La campagne n’est pas épargnée, une grande partie des Collectivités agricoles ne produisent plus, là encore, du fait de la grève. Au-delà, la résonnance des mouvements populaires reste sans précédent. La contestation se retrouve jusque dans la culture : Par exemple, le célèbre et jeune musicien Mehmet Ruhi Su produit de nombreuses musiques populaires à connotation socialiste, reprises en cœur par de nombreux turcs. Manifestants et grévistes ont des revendications précises : la libération des figures politiques et syndicalistes arrêtés, la diminution du temps de travail et adoption des 40h et institutions des congés payés, la légalisation et la légitimation des syndicats de travailleurs, et l’intégration de figures socialistes ou communistes au sein du gouvernement turc.

Dans un second temps, le président turc est contraint d’accepter les revendications des contestataires. Le multipartisme engagé quelques années auparavant est en train de renverser le paysage politique turc. Au-delà, les kémalistes intègrent des figures politiques communistes au sein du gouvernement. Ainsi le premier ministre turc Celâl Bayar dispose des nouvelles figures au sein de son gouvernement : l’ancien secrétaire général du parti communiste Salih Hacıoğlu nommé ministre de l’Intérieur, le poète Nâzım Hikmet nommé ministre de la Culture, l’intellectuel communiste Şevket Süreyya Aydemir, ayant étudié à l’université de Moscou, nommé ministre du Commerce et de l’Industrie. Désormais, quatre figures communistes turcs – si l’on compte le ministre des affaires étrangères Şefik Hüsnü, nommé en 1936 – gouvernent en coopération avec les kémalistes.

Enfin, dans cette logique de multipartisme, le président İsmet İnönü, a annoncé la tenue des premières élections législatives multipartites de la République de Turquie en avril 1939. Ainsi, les kémalistes espèrent bien prouver qu’ils peuvent conserver le pouvoir tout en tolérant une démocratisation relative du spectre politique turc. L’ancien président et actuel chef d'état-major de la république Mustafa Fevzi Çakmak, a annoncé qu’il ne serait tolérer un échec des kémalistes à ces élections, déclarant dans le même temps qu’il veillerait à ce que le Parti républicain du peuple conserve le pouvoir. Ces déclarations peuvent être relativisées par la volonté « de paix » des turcs, qui souhaitent éviter qu’une nouvelle guerre civile éclate, sentiment très présent au sein de la jeunesse turque.
Construction de l’Etat-nation turc – affaires étrangères

Le référendum d’Antioche et de sa région (Hatay), illustre la nécessité d’établir un Etat-nation turc en cohérence avec la carte des ethnies. Près de 75% de la population concernée a affirmé sa volonté d’attachement à la Turquie. Ainsi le gouvernement turc invite la France à officialiser ce rattachement, et à la Société des Nations, ainsi que ses états-membres, à reconnaître ce rattachement.
Affaires militaires – affaires étrangères

Suite aux discussions avec les autorités françaises, sur le volet militaire, la République de Turquie annonce la commande de 150 Loire-Nieuport LN 401, de 50 Potez 630, et 20 MS.406 qui iront s’intégrer dans un nouvel escadron. De plus, aux 60 chars blindés légers H35 commandés en début d’année, s’ajoute une nouvelle commande de 40 chars du même type. Enfin, la Turquie souhaiterait commander 300 Canon léger de 25 antichars modèles 1934, et 300 canons anti-aériens.

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Message par RedVladislav le Dim 2 Juil 2017 - 13:55


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Affaires politiques



Le drapeau de la nouvelle république de Turquie.


« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Qui aurait imaginé un jour que l’expression de Vladimir Ilitch Lénine, puisse trouver écho au sein de la population turque ? Et pourtant, au demain des élections législatives du 18 avril 1939, les résultats ont montré très clairement une division du parlement. Sur les 480 députés de l’assemblée, 190 étaient issus du parti communiste, 180 du parti kémaliste, 90 du parti démocrate (parti conservateur et composé d’anciennes figures ottomanes), et 20 de l’union du parti républicain libéral et du parti républicain progressiste.

Ce fut un coup de tonnerre pour les kémalistes,  ils perdirent très clairement la majorité absolue et se retrouvèrent en seconde position. Pire encore, le parti républicain libéral et le parti républicain démocrate, ne disposaient pas assez de sièges pour offrir aux kémalistes une majorité composée. C’est dans ce contexte d’instabilité politique que s’est joué l’avenir de la Turquie.


-----------


Il était 6h du matin lorsque le président turc reçu les résultats définitifs des élections législatives de la veille. L’un de ses conseillers lui annonça la situation.

« Monsieur le président, nous n’obtenons pas de majorité absolue au parlement. Les communistes sont devant nous ! »

İsmet İnönü, silencieux, se dirigea vers la fenêtre de son bureau. Il contempla avec une certaine absence dans son regard, les jardins du palais présidentiel. Après quelques secondes de réflexion, il demanda à son conseiller d’entrer en communication avec l’ancien président et actuel chef d’état-major, Mustafa Fevzi Çakmak. S’en suivi une discussion qui alla déterminer l’avenir du pays :

« Fevzi, laisse ta raison te guider, tu ne dois pas lever les armes. Les turcs se remettent tout juste de la guerre civile. Nous ne pouvons pas nous permettre d’en déclencher une autre. Le prix de celle-ci serait beaucoup trop important ! »

L’opposition du chef des armées turques ne se laissa pas attendre : « Ecoute-moi İsmet, la Turquie a déjà beaucoup trop souffert des politiques qui ont été menées. Les kurdes volent nos terres, et maintenant, c’est au tour des soviétiques ! Cette situation est inacceptable. Je t’avais prévenu que j’agirais lors que les rouges nous prendront le pouvoir. Je ne les laisserais pas humilier l’honneur de Mustafa Kemal Atatürk. Je vais frapper là où ils se trouvent. »

Le président turc n’eut pas le temps de répondre, que le claquement sec du téléphone marqua la fin de la communication. İsmet était face au mur : soutenir son vieil ami et compagnon d’arme Fevzi Çakmak reviendrait à diviser profondément le pays ; tendre la main aux communistes assurerait une certaine unité nationale, mais provoquerait l’évolution irrémédiable de l’idéologie kémaliste. Le président, qui avait amorcé l’ouverture du paysage politique turc quelques années plus tôt, ne pouvais pas revenir en arrière. Il n’avait pas d’autre choix que de s’opposer à Fevzi.


-----------


C’était à Izmir que Fevzi Çakmak a tenté de mener son coup de force : le symbole fut double. Historiquement, il s’agissait de la ville militaire du pays. C’était aussi là que la base soviétique en Turquie était implantée. Le 20 avril 1939, le chef d’état-major des armées déclara la ville en état d’insurrection et tenta d’y établir un nouveau gouvernement turc avec les éléments dissidents de l’armée. Face à cela, le président de la république déploiya rapidement des forces militaires. Le coup de force de Fevzi Çakmak était à relativiser : beaucoup de soldats présents dans les bases militaires de la région d’Izmir ont refusé de se joindre auprès de l’ex-président. La grande majorité des soldats récusaient l’idée de mourir dans une nouvelle guerre civile fratricide. Cette volonté de paix fut un élément déterminant dans la tournure des évènements et dans le déroulement de l’insurrection d’Izmir. Lorsque les forces militaires loyales au président se rendirent dans la ville, cette dernière semblait déjà libérée de l’insurrection. La plupart des soldats présents à Izmir n’ont pas eu le temps de fuir et ont été forcé de servir les intérêts de Fevzi Çakmak. Ces derniers déposèrent immédiatement les armes à la vue des forces armées turques. Finalement, le chef d’état-major, était retranché dans l’hôtel de ville d’Izmir, avec quelques-uns de ses fidèles compagnons, et une petite centaine d’hommes. Après quelques affrontements sporadiques il fut contraint de se rendre et d’accepter l’échec de son insurrection.

Le lendemain, Fevzi Çakmak était condamné à l’exil, et l’ensemble des éléments lui ayant apporté un soutien affirmé et prouvé, furent condamnés à la peine de mort. La guerre civile aura une fois de plus, faillit faire basculer la Turquie dans des heures sombres.


-----------


La population turque, dans sa majorité, ne conteste absolument pas les résultats des élections législatives. La conjoncture de divers éléments mènent nécessairement à la cohabitation des idéologies kémaliste et communiste. Un gouvernement de cohabitation est formé, dirigé par İsmet İnönü, à la fin du mois d’avril 1939, réunissant les communistes et les kémalistes (bien souvent réformateurs, et qui acceptent cette cohabitation).  Ces résultats annoncent, en réalité, l’affaiblissement des kémalistes, qui sont contraints de gouverner avec les communistes. Plus grave encore, l’échec de l’insurrection de Fevzi Çakmak et le refus de la majorité des soldats de suivre ce dernier, au nom de la « paix nationale », illustrent très clairement la mise à l’écart d’un kémalisme pur.

Cette rupture est officialisée au mois de décembre 1939, lorsque le gouvernement de cohabitation annonce la constitution de la République socialiste de Turquie. La nouvelle constitution reste largement inspirée de la précédente : tant sur son organisation, que sur son fonctionnement. Cependant, l’implantation socialiste est réelle : la constitution mentionne par exemple, la primauté des travailleurs dans le système politique démocratique, ou encore, l’implantation de l’étatisme total (en adéquation avec le kémalisme). La nouvelle république turque est alors dirigée par Nâzım Hikmet, figure centrale du communisme turc, charnière nécéssaire entre les communistes et les kémalistes réformateurs. Aussi, le fédéralisme est présent : cette constitution est annonciatrice de la construction d’une future fédération socialiste d’Orient. Cette hypothétique fédération resterait cependant distincte de l’Union soviétique : la nouvelle république de Turquie annonce d'ors et déjà conserver ses relations privilégiées avec la France, tout en affirmant la construction du socialisme en son sein, par des relations exclusives avec l'Unions soviétique. Ce fédéralisme met cependant en faiblesse le concept d’état-nation développés par les kémalistes. Il s’agit donc de limiter le nationalisme turc aux frontières de l’actuelle Turquie, et de développer le fédéralisme au-delà des frontières nationales. Dans un premier temps, l’objectif symbolique, sera d’officialiser la création de la fédération par l’intégration de la république socialiste d’Ararat au sein de cette dernière.


Dernière édition par RedVladislav le Sam 8 Juil 2017 - 13:43, édité 1 fois
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Re: [√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

Message par RedVladislav le Mar 4 Juil 2017 - 11:37


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Affaires politiques

(Note : La nouvelle Constitution de la République socialiste de Turquie sera intégrée dans ma fiche nation, dans la semaine).

L’évolution politique de la Turquie enclenchée par l’ancien président Ismet Inönü et son ouverture au multipartisme, faisait présage à l’éventuel mise en retrait du pouvoir kémaliste. Ce retrait a été largement favorable au paysage politique de gauche – particulièrement aux communistes – qui bénéficiaient d’une conjoncture d'évènements favorables au développement du marxisme au sein de la société civile. Tel a été le cas, lors des grèves massives et des manifestations syndicales de l’année 1938. En revanche, le coup de force de l’ancien chef d’état-major désormais en exil, a provoqué un électrochoc au sein du gouvernement de cohabitation. Dans ce contexte, la transformation des institutions politiques, et notamment du cadre constitutionnel, a été perçu comme nécessaire. La nouvelle constitution trouve ici son utilité.

Cette constitution, reste relativement proche de la précédente, puisqu’elle conserve toujours ses références aux concepts kémalistes – comme par exemple l’étatisme ou l’idée de superposition de la Nation sur l’Etat, ou la laïcité. En revanche, elle intègre un champ lexical marxiste, et tient compte de la primauté des travailleurs au sein de la Nation turque. Pour aller plus loin, la Constitution prévoit aussi l’éventuelle construction fédérative de l’ensemble des républiques d’Orient. Au-delà, le multipartisme prévu par Ismet Inönü, a été limité, ou du moins, modéré. En effet, le régime, qui avait été a parti-unique, jusqu’aux élections législatives d’avril 1939, se trouve désormais dans un cadre de multipartisme-modéré. En conséquent, seul le parti communiste et le parti républicain du peuple (sous sa forme réformé), disposent d’un accès au législatif.

Néanmoins, les troubles politiques présents dans certaines villes, et notamment à Izmir, préfigurent un risque d’instabilité profond de l’Etat turc. L’opposition se retrouve dans le camp des libéraux, hostiles à la socialisation de la société turque, et refusant le réformisme du nouveau parti kémaliste. L’appareil étatique turc ne dispose pas de la maturité nécessaire pour purger son paysage politique. Aussi, laisser l’opposition politique au rang de contestation populaire, coïncide avec le risque de voir émerger une nouvelle guerre civile. Ainsi, la Grande Assemblée Démocratique a acté l’intégration temporaire du parti républicain libéral et du parti républicain progressiste, aux prochaines élections législatives du pays. Ces élections législatives ont d’ailleurs été avancées et reportées au mois d’avril 1940. Elles concordent aux élections locales et municipales, auxquelles peuvent aussi participer les libéraux.

Enfin, le parti communiste turc n’est pas complètement naïf ; il s’organise secrètement pour faire face aux partis d’oppositions. Contrairement aux autres partis – exception faite aux kémalistes, bien qu’affaiblis – le parti communiste dispose d’une organisation solide et présente sur l’ensemble du territoire. Ainsi, il poursuit son travail de propagande politique, via les syndicats, les associations et les partis locaux. L’euphorie de la victoire des communistes et de la transformation de la République, reste très présente au sein d’une large partie de la population turque, notamment au sein de la jeunesse, des étudiants, mais aussi des travailleurs, ouvriers et paysans. Cette joie est transformée en force politique, les communistes sont présents partout ; dans l’opinion publique via la presse, dans la société civile via ses organisations, dans la structure politique via ses élus. Le paysage politique turc continue d’évoluer.

Aussi, le parti communiste et le parti kémaliste réformé ont annoncé la constitution d’un Front populaire et républicain ; l’union des forces politiques progressistes est un moyen de conserver une large mainmise sur l’appareil législatif turc. Cette décision provoque quelques oppositions chez certains kémalistes, qui profitent de l’élargissement temporaire du multipartisme pour rejoindre le parti républicain libéral ou le parti républicain progressiste. Mais là encore, le parti communiste turc a trouvé dans la maxime « diviser pour régner » un moyen d’affaiblir l’opposition. La presse a diffusé de nombreux éléments prouvant les liens entre le parti républicain progressiste et les anciennes figures politiques ottomanes. Ce scandale fragilise l’opposition : les libéraux et kémalistes qui ont lutté contre les ottomans lors de la guerre civile, ne peuvent accepter l’alliance avec un parti composé par ces derniers. La division entre le parti libéral et le parti républicain progressiste est consumée, et aucune alliance ne peut être construite pour les futures élections législatives.  

En somme, la situation politique turque semble être grandement fragilisée en Turquie. Mais l’ouverture temporaire des élections législatives aux libéraux devrait contenir la contestation de ces derniers, et la transformer en simple opposition politique, limitant grandement le risque de fracturation du pays. De plus, dès l’élargissement relatif du multipartisme, le parti communiste et le parti kémaliste réformé ont su immédiatement jouer sur les divisions de l’opposition, afin de la marginaliser au maximum.

Il faut aussi ajouter, que les menaces extérieures, et notamment les hostilités bulgares, resserrent les rangs du peuple turc. L’ensemble des partis autorisés en Turquie s’accordent sur ce poids suivant : le danger Bulgare est sérieux, et il nécessite très clairement une adaptation de la politique militaire turque.
Affaires militaires

Comme pour les années précédentes, les productions d’armement de l’année 1939 ont atteint les objectifs annoncés. Les usines militaires crachent chaque année, environs 100.000 fusils Lebel Modèle 1886-M1893-M1927, 300 pièces d’artilleries de 75mm, 800 camionnettes Citroën et 200 camions Renault, et plusieurs tonnes d'équipements militaires, pour le soldat, le support, l'entretient des armements, la médecine militaire, etc…
Le nombre de nouveaux soldats augmente par rapport à l’année dernière, il passe ainsi de 50.000 soldats/annuel à 75.000 soldats/annuel. Ces 75.000 soldats sont intégrés aux trois armées turques.

Concernant l’armée de terre, l’état-major annonce la création de cinq divisions d’infanterie  supplémentaires et de deux divisions d’infanterie de montagne, pour un total d’environ 60.000 effectifs.

Concernant l’armée de l’air, 15.000 effectifs sont sortis de commandement d’entrainement de la base militaire d’Izmir.

Il faut aussi noter l’évolution de la structure des armées turques. De nombreux officiers et généraux ont été arrêtés ou exilés lors du coup de force avorté de Fevzi Çakmak. D’autres font encore preuve de loyalisme, du fait de la présence des kémalistes au sein du nouveau gouvernement, mais restent relativement sceptiques quant aux volontés des communistes. Enfin de nouveaux cadres militaires font leur apparition, ils sont issus notamment des écoles militaires ou des universités. Ils restent relativement jeunes (la trentaine d’année en moyenne), et adhèrent pour la plupart à l’idéologie marxiste, ou progressiste et démocratique. L’armée turque connait donc aussi une certaine fracture, bien qu’elle soit limitée. Anciens et nouveaux cadres devront donc composer ensemble.

Le gouvernement dispose d’un élément extraordinairement favorable à la construction de la coopération entre les cadres de l’armée, et à l’adhésion pleine et entière de cette dernière à la nouvelle République : il s’agit de la menace Bulgare. Cette menace est prise très au sérieux par l’état-major turc ; elle inquiète aussi bien les anciens généraux, que les nouveaux. Aussi, le ministère de la Guerre, de concorde avec les armées turques, développe une politique de défense nouvelle, et axée sur le risque d’une agression Bulgare. Aussi, des représentants turcs sont envoyés en France, en Angleterre et en Union soviétique, afin de démarcher des conseillers militaires.


Dernière édition par RedVladislav le Sam 8 Juil 2017 - 13:43, édité 1 fois
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Message par RedVladislav le Jeu 6 Juil 2017 - 11:02


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Agriculture & Industrie

Kémalistes et communistes s’entendent très distinctement sur la politique économique à mener en Turquie. Les réformes engagées au préalable par le précédent gouvernement, sont reprises par le nouveau. L’étatisation s’accélère ; les productions doivent augmenter, et dépasser rapidement les moyennes pré-guerre-civile.

D’abord dans le domaine agricole : le modèle de Coopération agricole développé deux ans auparavant en Anatolie, est élargi à l’ensemble du pays, du fait de son bon fonctionnement et des rendements positifs rendus. Ce modèle est alors obligatoire et bouleverse l’agriculture traditionnelle turque. Le gouvernement continu l’application du plan quinquennal agricole de 1936 : il s’agit d’avoir, comme prévu pour 1941, une agriculture exclusivement coopérative et solidaire. L’objectif est aussi de préparer la transition vers la collectivisation : celle-ci serait alors progressive et s’appliquera lors du prochain plan quinquennal. Quelques Coopératives agricoles sont collectivisées : ces expérimentations servent à déterminer l’efficacité de la collectivisation, et les procédés à employer pour assurer sa mise en place.
La véritable évolution se retrouve essentiellement dans les moyens mis à disposition. L’Etat continue la distribution, sous location, de milliers de tracteurs achetés à l’Union soviétique. D’autres outils sont mis à disposition, comme l’engrais, les germes et graines à cultiver. Les productions dédiées à l’exportation doivent augmenter progressivement ; les objectifs fixés pour l’année 1940 correspondent à une hausse de 15% dans la production de tabac, de 20% dans la production de céréales, de 10% dans la production de noisettes, de figues sèches et de raisins secs. Ainsi l’Etat turc continue de s’investir dans la modernisation de son agriculture, principal pilier de son économie et de ses exportations.

L’autre pilier économique est l’Industrie. Là encore, le plan quinquennal développé en 1936 et devant s’achever en 1941, continue de réformer l’industrie turque. L’accent est mis sur les nationalisations : même si elles ne sont pas complètes – afin d’éviter un bouleversement économique incontrôlable – elles restent effectives. Concrètement, elles se font sur la base de la négociation avec les propriétaires. La plupart du temps, la propriété est partagée entre l’Etat et les propriétaires. Sauf lorsque ce dernier est lié aux réseaux politiques interdits (ottomans, conservateurs, etc…). Dans les faits, la plupart des propriétaires sont issus de grandes familles ottomanes, dont la prospérité s’est faite au temps de l’empire. Ainsi, comme du temps des kémalistes, les communistes continuent de nationaliser les possessions des bourgeois et anciens nobles ottomans. Le gouvernement annonce que les nationalisations seront plus conséquentes lors du prochain plan quinquennal.
Il faut aussi noter que l’apport en machines-outils soviétiques et françaises, et la spécialisation des ouvriers, via les universités par exemple, rend l’industrie turque de plus en plus moderne et technique.  Ainsi, les effets du plan quinquennal commencent à se faire ressentir : les productions augmentent progressivement, et commencent à dépasser les moyennes d’avant-guerre civile dans certains domaines (c’est le cas notamment dans l’industrie automobile et l’industrie chimique). Enfin les modernisations des infrastructures ferrées et routières, débutées en 1936, sont achevées. La logistique des productions industrielles se retrouve alors considérablement améliorée. Les temps de transport entre les zones de production, les zones de reconditionnement, les zones d’exportations, sont réduis.


Energie

Le gouvernement acte la construction de nouvelles mines de charbon pour exploiter les réserves turques, estimées entre 1 milliards et 1,25 milliards de tonnes de charbon. Là encore, la République socialiste de Turquie utilise l’aide de son voisin soviétique ; aussi bien dans les méthodes de forage, que dans les moyens d’extraction et de transformation de la matière première. L’objectif du gouvernement, par la construction de ces nouvelles mines, et de ne plus limiter l’emploi de la ressource au niveau national, mais d’assurer des exportations auprès des partenaires économiques du pays.

Aussi deux barrages hydrauliques sont prévus, en complément de celui de Nallıhan, dont la construction devrait s’achever pour 1943. Il s’agit des barrages de Hirfanlı et de Kesikköprü, qui produiront respectivement 150 Gwh et 200 Gwh, chacun. Les deux barrages se situent sur le fleuve Kızılırmak. Ils disposent ainsi d’un rôle de production d’énergie électrique, mais serviront aussi à irriguer les champs agricoles turcs. La construction de ces derniers devraient s’achever pour 1944.




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Re: [√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

Message par RedVladislav le Dim 9 Juil 2017 - 16:30


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Politique interne

Comme convenu, les élections législatives anticipées ont été tenues au mois d’avril 1940, avec la participation – exceptionnelle et sans doute unique – du parti républicain libéral et du parti républicain progressiste. Malgré quelques manifestations, et tentatives d’intimidations organisées par certains éléments politiques conservateurs, les élections législatives anticipées se sont déroulées sans accros. Le dépouillement dans chaque bureau de vote est organisé par des représentants de l’Etat, accompagnés d’un représentant de chaque parti politique participant aux élections. Sur les 480 sièges de députés de l’assemblée, 393 députés de l’alliance entre les communistes et les kémalistes réformateurs ont été élus, contre 51 députés du parti républicain libéral élus et 20 députés du parti républicain progressiste élus. L’opposition, étant divisée, n’a pas su rassembler une forte adhésion. Cette situation a été aggravée du fait des scandales touchant les partis d’oppositions ; ces derniers étant gangrenés par des figures associées au mouvement ottoman, sévèrement réprimé depuis quelques années. Le nouveau gouvernement communiste et réformiste, dispose donc d’une marge de manœuvre totale pour appliquer ses réformes. L’opposition quant à elle peut faire valoir son mécontentement auprès du gouvernement, via ses députés. La situation démocratique ayant été confirmée, le gouvernement a annoncé que toute forme d’opposition qui remettrait en cause les principes démocratiques turcs, justifieraient l’utilisation des forces de l’ordre, dans le respect de la législation turque, et de l’Etat de droit. Le président de la jeune République socialiste reste donc le communiste Nâzım Hikmet, et le premier ministre reste le kémaliste réformiste İsmet İnönü.

Concernant les éléments conservateurs ; la police turque a mené de grandes arrestations, de concorde avec le travail des renseignements, pour interpeller des individus ayant des liens prouvés avec les ottomans et plus largement les conservateurs. Ces arrestations interviennent dans un contexte politique tendu. Plusieurs rapports des services secrets relatent d’une activité importante des éléments conservateurs. Cette hausse d’activité a donc immédiatement poussé les autorités turques à réagir. Ainsi plusieurs centaines de personnes ont été arrêtés. Les services de renseignements turcs ont mené des d’interrogatoires – pour la plupart très musclés – afin de déterminer les origines exactes de l’agitation des conservateurs.
Reconstruction nationale

C’est avec une immense fierté que le gouvernement turc a annoncé la fin du plan « Atatürk ». L’ensemble des objectifs fixés par ce plan ont été remplis. La reconstruction nationale turque, 4 ans après la fin de la guerre civile, est donc officiellement achevée. L’ensemble des infrastructures, des usines, des bâtiments, des fermes agricoles, ayant été détruits lors des combats ont été reconstruits. Et même si des vestiges de la guerre persistent, notamment dans le plateau anatolien – la reconstruction nationale est perçue comme une grande réussite. Ainsi, l’ensemble des turcs ayant été mobilisés dans le projet sont réorientés vers les usines civiles et militaires, mais aussi vers le service militaire (pour les plus jeunes). Les trois armées devraient comptabiliser, d’ici l’été 1940, d’environ 75.000 jeunes recrues supplémentaires, en plus des effectifs annuels.
Affaires étrangères

La République socialiste de Turquie souhaiterait commander des équipements auprès de l’Union soviétique. Il s’agit essentiellement de renforcer la sécurité aérienne turque. Ainsi, 500 mitrailleuses anti-aériennes DShK 1938, 100 chasseurs monoplans Yak-1, et 80 avions d’attaque au sol Il-2 (dont 30 dans la variante bombardier-torpilleur) sont commandés.

Le gouvernement turc adresse aussi ses condoléances auprès de l’Etat impérial d’Iran, suite à la mort de Reza Shah.


Dernière édition par RedVladislav le Mer 12 Juil 2017 - 18:48, édité 2 fois
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Re: [√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

Message par RedVladislav le Mer 12 Juil 2017 - 18:41


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Affaires internes (secrètes)

Après la réussite des opérations de police et de renseignement lancée à la demande du gouvernement de la République socialiste de Turquie, il s'agit désormais de passer à la vitesse. Les services de renseignement turcs concentrent leurs efforts sur deux catégories bien précises d’individus arrêtés. D’abord, sur la catégorie d’individus considérés – selon les services de renseignements – comme des cadres de l’opposition conservatrice illégale ; à savoir ceux qui sont en mesure de fournir des éléments d’informations sérieux et cohérents. La deuxième catégorie d’individus concernés par les efforts des enquêteurs est celle des étrangers ; il s’agit donc de déterminer les raisons de leur déplacement au sein de la Turquie, et leurs objectifs. Ici, ce sont essentiellement les quelques bulgares arrêtés qui sont durement interrogés (au moyen, par exemple, de la torture psychologique – comme la privation de sommeil, ou l’hyperstimulation sensorielle – ou par la torture physique, comme la simulation de noyade).

Les méthodes employées par la police turque, ainsi que par les renseignements, restent totalement secrètes aux yeux de la population turque, tout comme sur les arrestations menées, sur lesquelles le gouvernement reste silencieux. Quoi qu’il en soit, les moyens d’actions employés pour terrasser le réseau conservateur en Turquie sont directement importés d’Union soviétique ; d’ailleurs, des agents soviétiques sont présents lors des interrogatoires.

Aussi, les soviétiques transmettent au gouvernement turc, l'ensemble des informations dont ils disposent sur les ottomans, et les éléments conservateurs turcs, qu'ils ont pu acquérir leur de la guerre civile en Turquie (lorsque les ottomans étaient officieusement soutenu par l'URSS).

Affaires étrangères : République soviétique du Kurdistan

La République socialiste de Turquie débute ses discussions avec la République soviétique Kurde (ex-Ararat) en vue d’une hypothétique intégration du territoire, soit par la construction fédérative, soit par le changement de statut de la République kurde, qui deviendrait une Région autonome au sein de la République socialiste de Turquie. Cette prise de contact se déroule grâce à l’Union soviétique. La conclusion des discussions se fera sous l’impulsion de Moscou, qui tranchera sur l’avenir des deux entités – puisque l’influence soviétique sur la jeune République Kurde reste totale.

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Re: [√] République socialiste de Turquie - Türkiye Sosyalist Cumhuriyeti

Message par RedVladislav le Jeu 13 Juil 2017 - 16:16


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Le risque "ottoman" : la responsabilité bulgare

La République Socialiste de Turquie divulgue officiellement, un rapport d’une cinquantaine de pages, prouvant l’implication de la Bulgarie dans une tentative de coup d’état en Turquie. Ce rapport a été rédigé à la suite d’un procès mené par la Justice turque, à l’encontre d’une dizaine de ressortissants bulgares. La Justice a mis en évidence – de concours avec le travail d’enquête de la police et des renseignements turcs – la création d’un réseau clandestin par les autorités bulgares – composé de 13 de ses ressortissants – implanté en Turquie, afin d’entrer en contact avec les structures terroristes ottomanes.

Les éléments soulevés par les enquêteurs prouvent : la création d’un réseau clandestin en Turquie par le gouvernement bulgare dont l’objectif a été de contacter les terroristes ottomans afin de faire tomber le gouvernement légitime turc ; l’implication directe des autorités bulgares dans la construction et l’orientation du réseau ; la volonté directe de la Bulgarie de faire un coup d’état en travaillant de pair avec les terroristes. Ces preuves reposent sur : les aveux des bulgares composant le réseau clandestin, auditionnés par la Justice turque ; des éléments matériels, comme des missives, des lettres ou des indications écrites, donnés directement par les autorités bulgares au réseau clandestin ; et le plus conséquent, des échanges écrits entre le chef du réseau clandestin et Aleksandar Kazhanov.

En conséquence, la Justice turque a tranché sur le sort des bulgares. Dans le respect de la juridiction du pays, de l’indépendance de cette dernière du fait de la séparation des pouvoirs, il a été décidé par les Juges ; de condamner à la peine capitale – à savoir la peine de mort – les trois chefs du réseau clandestin bulgare (Andreï Chilikov, Lavrenti Antonov, Nikolaï Yordanov), et de condamner à la prison à perpétuité les dix autres bulgares composant le réseau.

L’annonce du complot orchestré par la Bulgarie provoque une véritable onde de choc au sein de la population turque. Les turcs restent profondément scandalisés par les agissements des bulgares, ce qui ravive un certain sentiment de haine à l’encontre du voisin de la Turquie. D’autant plus que ces évènements interviennent à peine 4 ans après la fin de la guerre civile, provoquée par les ottomans, et ayant fait plusieurs centaines de milliers de morts. La mémoire turque reste particulièrement vive à ce sujet.

D’ores et déjà, la Turquie annonce renvoyer l’ambassadeur bulgare en son pays, ainsi que l’ensemble du personnel diplomate bulgare. Aussi, la diplomatie turque basée à Sofia, est rapatriée en Turquie. Ainsi, les relations diplomatiques entre les deux sont rompues. Dans le même temps, les autorités turques demandent à l’ensemble des ressortissants turcs en Bulgarie, de revenir immédiatement en Turquie.

Concernant les autres individus arrêtés par les autorités turques des procès ont aussi eu lieu (bien qu'ils ait été beaucoup moins médiatisés et qu'ils aient été organisés à huit clos). De nombreuses peines capitales ont été prononcées. Le reste reste des peines de prison à perpétuité.


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