[x] Dai Nippon Teikoku

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[x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 2 Mai 2017 - 16:14


Empire du Japon
Dai Nippon Teikoku
大日本帝國
 


Kimigayo



Carte



Informations globales

Informations principales

Nom : Forme courte : Japon | Forme longue : Empire du Japon
Nombre d'habitants : 69,25 millions d'habitants en métropole (130.45 millions dans l'Empire)
Superficie totale : 2,23 million de kilomètres carrés
Religion officielle : Shintoïsme
Langue officielle : Japonais
Capitale : Tokyo
Monnaie : Yen (¥)

Description

................Le Japon, en forme longue l’Empire du Japon, en japonais Nihon ou Nippon (日本) et Dai Nippon Teikoku (大日本帝國) respectivement, est un pays insulaire de l’Asie de l’Est, situé entre l’océan Pacifique et la mer du Japon, à l’est de la Chine et de l'Union soviétique, et au nord de l'Océanie. Étymologiquement, les kanjis (caractères chinois) qui composent le nom du Japon signifient « pays (国, kuni) d’origine (本, hon) du Soleil (日, hi) » ; c’est ainsi que le Japon est désigné comme le « pays du soleil levant ». Le Japon forme depuis plusieurs siècles un archipel de milliers d'îles, dont les quatre plus grandes sont Hokkaidō, Honshū, Shikoku, et Kyūshū représentant à elles seules 95% de la superficie terrestre de la métropole, s'étendant sur plus de trois mille kilomètres. La plupart des îles sont montagneuses, parfois volcaniques : par exemple, le plus haut sommet du Japon, le mont Fuji, est un volcan inactif depuis 1707. Après deux siècles et demi de fermeture au monde extérieur, le Japon connaît une réorganisation politique avec la fin du Shogunat et se transforme en nation moderne - adoptant sa première constitution en 1889 - ainsi qu'en puissance d'envergure mondiale. Le Japon de l'ère Meiji s'impose comme une nouvelle puissance du Pacifique. Bien avant le contact avec l'Occident, le Japon connait des tendances proto-capitalistes qui semblent préparer son décollage industriel. De riches cultivateurs constituent des entreprises artisanales notamment dans le tissage et prêtent aux moins fortunés, dont ils finissent par récupérer les terres : c'est le début d'un processus d'accumulation du capital. Avec l'ouverture au commerce international, l'afflux de produits manufacturés entraîne un déficit qu'il faut équilibrer en exportant des produits de base, ce qui augmente les prix et d'autre part, l'artisanat se voit concurrencé par les produits européens. Cela débouche sur une crise sociale qui se manifeste contre les étrangers et contre le système du shogunat. Ces problèmes poussent l'empereur Meiji Tenno, intronisé en 1867, à supprimer le shogunat en avril 1868. L’empereur gouverne avec ses conseillers : il est de droit divin et le shinto est déclaré shintoïsme d'État et à travers le culte de l'empereur, c'est le culte de l'État qui régit la vie des citoyens. La première réforme consiste à supprimer la féodalité et à lui substituer l'élite des marchands et de la petite noblesse des guerriers, les samouraïs. Les grands seigneurs, les daimyos, sont privés de leurs terres et des droits qui s'y attachent dès 1869.

................La première constitution japonaise est mise en application en 1890, tandis que les droits et les devoirs des sujets sont clairement définis. Par la suite, le pays connaît une modernisation rapide, utilisant la technologie occidentale et les experts étrangers pour adopter le capitalisme, devenant de ce fait la nation asiatique la plus développée et une grande puissance régionale. L'idéologie nationaliste japonaise se développe, du fait des besoins en matières premières pour une population toujours croissante couplé à la persistance des traditions guerrières, et se concrétise par des signes d'expansionnisme politique du pays : l'île de Taïwan et la Corée sont annexées en 1895, la guerre russo-japonaise permet au Japon de mettre la main sur les ressources de la Mandchourie en 1905 et de faire reconnaître le pays comme appartenant au cercle des grandes puissances. Plusieurs escarmouches permettront d'accroitre l'influence nippone en Chine par la suite, avant que l'empereur Taisho Tenno succède à Meiji Tenno en 1912. Sous le règne de ce dernier, le Japon poursuit sa rapide modernisation économique et sociale, tout en mettant en œuvre une vigoureuse politique d'industrialisation et de modernisation. Se rangeant aux côtés des alliés durant la Première Guerre Mondiale, l'Empire du Japon obtient en 1919 une partie des concessions allemandes en Chine et dans le Pacifique avant d'occuper la Sibérie jusqu'en 1922 dans le cadre de la guerre civile russe. L'arrivée de l'empereur Hirohito au pouvoir en 1926 ouvre de nouvelles perspectives aux Japonais : tandis que le pays reste une monarchie constitutionnelle, les militaires prennent de plus en plus de pouvoir. Mais l'Empire, qui commence à sentir les effets de la crise mondiale de 1929, s'oriente en conséquence de plus en plus vers les discours militaristes, souhaitant agrandir un empire extensif comprenant Taïwan, la Corée et les îles du Pacifique. Cette expansion est considérée comme une nécessité politique et économique, visant à interdire aux états étrangers d'étouffer le pays en bloquant son accès aux matières premières et ses principales voies maritimes.

Politique

Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : De jure monarchie constitutionnelle, de facto dictature militaire fasciste

Description

................L'Empire du Japon, depuis la promulgation de la Constitution Meiji est une monarchie constitutionnelle. Jusqu'à l'ère Taishō, ce fut toute fois plutôt une oligarchie aristocratique dans les faits mais la libéralisation du régime poussée par le genrō Kinmochi Saionji permit l'établissement d'une réelle démocratie parlementaire. Cependant, à la suite de la tentative de coup d’Etat du 30 juillet 1934, l’armée reprit le dessus et instaura un véritable régime militariste, abrogeant de facto toutes les réformes libérales entreprises par le précédent empereur.
 
Empereur du Japon


Empereur : Hirohito
   
................L'empereur du Japon (天皇, Tennō) est le chef suprême de l'empire du Japon. Selon la Constitution promulguée en 1889 (dite aussi Meiji) il est le chef de l'État et commandant suprême de la Marine et de l'Armée. L'article 1 affirme que « l'empire du Japon est assujetti et gouverné par une lignée continue depuis les temps immémoriaux d'empereurs » et que le pouvoir de souveraineté est investi dans la personne même de l'empereur. Lui seul a le droit de déclarer la guerre, de faire la paix et de conclure des traités ; d'exercer le commandement suprême des armées, de dissoudre la chambre basse de la Diète et de promulguer les ordonnances impériales lorsque la Diète n'est pas en session. L'article 4 précise toutefois que toutes lois, ordonnances ou rescrits impériaux, de quelque nature que ce soit, doivent être contresignés par un ministre d'Etat. L'empereur du Japon ne peut pas prendre d'initiatives sans le conseil ou l'accord de ses ministres. En contrepartie, les ministres ne sont responsables que devant l'empereur et lui seul. L'empereur actuel, Hirohito est le dernier d’une succession ininterrompue et que la légende fait commencer en 660 av. J.C. avec l’empereur Jinmu, descendant de la déesse Amaterasu. L'empereur possède un statut divin et fait l'objet d'un véritable culte qui est symbolisé par les insignes impériaux. La liste officielle actuelle comprend 124 souverains (dont Hirohito parmi lesquels on trouve 8 impératrices (dont 2 régnèrent sous deux noms différents). Toutefois, la cnstitution de 1889 interdit désormais formellement que le trône soit occupé par une femme. Le pouvoir impérial a souvent été usurpé de fait par des chefs de familles puissantes, dont les mieux connus sont les shoguns. Pour échapper aux pressions et conserver leur pouvoir, certains empereurs « retirés » affectèrent de laisser le trône à des membres de leur famille, tout en exerçant leur contrôle depuis les coulisses. Après avoir résidé plusieurs siècles au Kyōto-gosho à Kyoto , les empereurs se sont installés depuis le début de l'ère Meiji, dans l’ancien château d'Edo (Tokyo), devenu Palais impérial : Kyūjō (宮城).
Premier ministre de l'Empire


 
Premier ministre : Fumimaro Konoe
 
................Les attributions du Premier ministre sont précisées par la Constitution de 1889 dite Constitution Meiji, promulguée le 11 février 1889 mais effective à partir du 29 novembre 1890. Celui-ci a des pouvoirs assez réduit, puisqu'il est nommé et peut être révoqué par l'empereur, de même que les autres membres du Cabinet. Le premier chef de gouvernement issu de cette constitution fut Aritomo Yamagata, en place du 24 décembre 1889 au 6 mai 1891. Jusqu'au décès de l'empereur Meiji et l'avènement de l'empereur Taishō en 1912, les Premiers ministres et les Cabinets échappent plutôt à la logique de la composition politique de la Diète et dépendent au contraire de l'oligarchie de Meiji (藩閥, hambatsu, classe dirigeante issue des anciens clans féodaux, surtout originaires de deux domaines, ceux de Chōshū et de Satsuma, qui furent les plus vives soutient de la restauration impériale durant la Guerre de Boshin) et par les Genrō (元老?). Ces derniers sont sept puis neuf personnalités de l'oligarchie considérés comme les « pères fondateurs » du nouveau système politique et qui exercent sur lui une autorité morale, ayant notamment le droit de choisir les Premiers ministres avec l'approbation de l'empereur et ceux jusqu'à la mort du dernier d'entre eux, Kinmochi Saionji, en 1940. Depuis la libéralisation du régime entreprise durant l'ère Taishō, les premiers ministres possède une marge de manœuvre grâce aux efforts du genrō Kinmochi Saionji en la faveur de l'établissement d'une réelle démocratie parlementaire.  C'est ainsi que le premier Cabinet basé sur le parti politique majoritaire à la Diète, le Rikken Seiyūkai, est formé par Takashi Hara en 1918. Ensuite, excepté la période allant de 1922 à 1924 dominée par des Premiers ministres militaires (dont certains ont toutefois été partisans de l'avènement de cette démocratie, d'autres aux contraires, ceux du gunbatsu, favorables au maintien d'un système oligarchique), une véritable alternance politique se met en place entre le Rikken Seiyūkai et le Kenseikai (auquel succède à partir de 1925 le Minseito), parfois alliés, selon la majorité à la Diète. Malgré tout, le pouvoir du premier ministre resta faible à cause de la Constitution de 1889 particulièrement ambiguë, coincée entre les deux principes contradictoires de la souveraineté impériale et du gouvernement parlementaire, situation qui sembla se dénouer lors du putsch de 1934 et la reprise du pouvoir par les militaires.

Cabinet

Ministre des Affaires étrangères : Kōki Hirota
Ministre des Affaires coloniales : Tetsuzan Nagata
Ministre de l'Intérieur et de la Justice : Hideki Tōjō
Ministre de l’Armée : Hajime Sugiyama
Ministre de la Marine : Isoroku Yamamoto
Ministre des Finances : Takahashi Korekiyo
Ministre de l’Agriculture, du Commerce, de l’Economie, de l’Industrie et des Forêts : Nobusuke Kishi
Ministre des Chemins de fer : Takejirō Tokonami
Ministre de l’Éducation : Kuniaki Koiso
Ministre des Communications : Yoshijirō Umezu

................Le Cabinet du Japon (内閣, Naikaku) désigne le gouvernement japonais. Celui-ci est composé essentiellement d'hommes politiques issus des partis représentés à la Chambre des représentants, mais doit voir selon la Constitution de 1889, voir impérativement attribuer à des militaires les portes-feuilles de la Guerre et de la Marine. C'est une des causes principales de l'instabilité chroniques des cabinets, qui tombent sous la pression des militaires dont l'importance dans la société japonaise est grande depuis des siècles. Le Cabinet est contrairement à bien d'autres pays monarchies, responsable devant l'Empereur et non devant la Diète impériale.

Chambres des pairs

Indépendants : 409 sièges

................La Chambre des pairs (貴族院, Kizoku'in) est la chambre haute de la Diète impériale, le parlement japonais, sous le régime de la Constitution de 1889 (dite aussi Meiji), en place depuis le 11 février 1889. Cette chambre est calquée sur le modèle britannique de la Chambre des lords, et repose sur la nouvelle organisation aristocratique du Kazoku créée lors de la Révolution Meiji en 1869 par fusion des anciens Kuge (la noblesse de cour) et Daimyō (la noblesse terrienne féodale). Concernant la composition de la Chambre des pairs, les Kazoku élisent parmis eux 150 représentants pour un mandat de 7 ans, l'Empereur peut nommer au maximum 125 membres additionnels après consultation de son Conseil privé pour un mandat à vie, 66 représentants sont élus dans les préfectures pour un mandat de 7 ans par une certaine classe censitaire, 4 représentants de l'Académie impériale siègent pour un mandat à vie, le prince héritier à partir de ses 18 ans siège ainsi que tous les princes impériaux et princes descendant à plus de deux générations d'un empereur à partir de 20 ans et tous les princes/ducs et marquis à partir de 30 ans. Les membres à vie de la chambre des pairs, peuvent être révoqués par l'Empereur. Conformément à la Constitution de 1889, l'ensemble du pouvoir législatif est détenu par la Diète impériale et donc également réparti entre les deux chambres, aucun n'ayant préséance ou autorité sur l'autre, à l'exception du fait que la Chambre des représentants à la priorité pour l'examen du budget. Mais dans la pratique, la Chambre des pairs bénéficie d'un prestige, d'un poids moral et d'une nette influence qui ne se trouve affaiblie que durant la phase démocratique des années 1920, et plus particulièrement après sa réforme de 1925. En effet, elle ne peut être dissoute contrairement à la Chambre des représentants, et est donc source de stabilité pour de nombreux gouvernements. Ainsi, jusqu'en 1918, tous les Premiers ministres étaient issus de la pairie. Étant donné le caractère particulier de la composition de la Chambre des pairs, ses membres sont censés être apolitiques et elle ne comporte donc aucun groupe politique. Toutefois, à partir des années 1910, la Chambre des pairs est gagnée par le clivage partisan qui prévaut à la Chambre des représentants.

Chambre des représentants

Rikken Seiyūkai (RKS) : 301 sièges
Rikken Minseitō (RKM) : 146 sièges
Indépendants : 12 sièges
Parti social-démocrate (PSD) : 3 sièges
Parti réformiste : 3 sièges
Parti socialiste des masses (PSM) : 2 sièges

................La Chambre des représentants (衆議院, Shūgi-in) est la chambre basse de la Diète impériale, le parlement japonais, sous le régime de la Constitution de 1889 (dite aussi Meiji), en place depuis le 11 février 1889. Conformément à celle-ci, l'ensemble du pouvoir législatif est détenu par la Diète impériale et donc également réparti entre les deux chambres, aucun n'ayant préséance ou autorité sur l'autre, à l'exception du fait que la Chambre des représentants à la priorité pour l'examen du budget. Les représentants sont élus pour un mandat de 4 ans selon un suffrage universel masculin institué depuis 1925. Elle peut être dissoute par l'Empereur.

Économie

Description de l'économie

................Une croissance rapide et des changements structurels caractérisent les deux périodes de développement économique du Japon depuis 1868. Au cours de la première période, l'économie ne croît d'abord que modérément et repose en grande partie sur l'agriculture traditionnelle pour financer l'infrastructure industrielle moderne. Lorsque la guerre russo-japonaise commence en 1904, 65% des emplois et 38% du produit national brut sont toujours basés sur l'agriculture mais l'industrie moderne commence à se développer sensiblement. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Japon profite de l'absence sur le marché mondial des concurrents européens déchirés par la guerre pour faire progresser son économie, générant un excédent commercial pour la première fois depuis l'isolement de l'époque d'Edo. À la fin des années 1920, la fabrication et l'exploitation minière contribuent pour 23% du PIB, contre 21% pour l'ensemble de l'agriculture. Transports et communications sont développés pour soutenir le développement de l'industrie lourde. Dans les années 1930, l'économie japonaise souffre moins de la Grande Dépression que les nations que les plus industrialisées et se développe au rythme rapide de 5% du PIB par an, voire davantage. La fabrication et l'exploitation minière en viennent à représenter plus de 30% du PIB, plus de deux fois la valeur du secteur agricole. Cependant, l'essentiel de la croissance industrielle est orientée vers l'expansion de la puissance militaire de la nation. Avec l’annexion de la Mandchourie, la richesse annuellement produite passe de 102 milliards de yens à plus de 120 milliards.

Finances

Revenus publics : + 1,102 milliard de yens
Dépenses publiques : - 1,614 milliard de yens

Déficit public : - 0,512 milliard de yens

Exportations : + 17.104 milliards de yens (1930)
Importations : - 18.056 milliards de yens (1930)

Balance commerciale : - 0.952 milliard de yens (1930)

Informations complémentaires

Produit intérieur brut : 120,268 milliards de yens
Croissance du produit intérieur brut : + 7,6%
Dette publique : 9,140 milliards de yens, soit 7,6% du PIB

Taux d'intérêt directeur : 5.25%
Produit intérieur brut par habitant : 1478 yens au Japon, 925 yens dans l’Empire en général
Taux de chômage : 5.3%
Taux d'inflation : + 1%%
Taux de change : 1 yen = 1.25 dollar
 
Dai-Nippon Teikoku Rikugun


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Effectifs

Nombre de soldats : 496 250 soldats
656 250 soldats actifs
30 000 soldats du Service aérien
10 000 agents de la Kempeitai

Pistolets :
Colt Model 1903 Pocket Hammerless
FN Model 1910
Mauser C96
Type 26 Revolver

Pistolets-mitrailleurs :
MP18
MP28

Grenades :
Type 10 Grenade

Carabines :
Type 38
Type 44

Fusils :
Type 30
Type 38

Mitrailleuses légères :
Type 11 Light Machine Gun
Lewis

Mitrailleuses lourdes :
Type 3 Heavy Machine Gun

Mortiers :
Type 11 70mm
Type 14 270mm

Nombre de tanks : 437 tanks
404 Type 89 I-Go
13 Renault FT
10 Renault D1
10 Renault NC-27

Nombre de canons antiaériens : 2 158 canons antiaériens
2 000 Type 88 75mm
70 Type 14 100mm
44 Type 11 75mm  
44 Type 10 120mm

Nombre de canons de campagne : 3 311 canons de campagne
3 059 Type 38 75mm  
150 Type 89 150mm
102 Type 38 100mm

Nombre de canons de montagne : 4 120 canons de montagne
3 500 Type 41 75mm
620 Type 31 75mm  

Nombre d'obusiers : 804 obusiers
300 Type 38 12cm
280 Type 4 15cm
224 Type 38 15cm  

Nombre d'obusiers de siège : 300 obusiers de siège
220 Obusiers L/10 28cm
80 Type 45 240mm

Composition de l'aviation terrestre : 2 204 avions
608 chasseurs NiD 29
1 chasseur Nieuport 24
1 chasseur Nieuport 27
1 chasseur SPAD S.VII
48 bombardiers Mitsubishi 2MB1
27 bombardiers Kawasaki Ka 87
407 bombardiers légers Type 88
707 biplans de reconnaissance Type 88-I/II
300 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1
104 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1
 
Dai-Nippon Teikoku Kaigun


................???

Effectifs

Nombre de soldats : 100 000 soldats
75 000 marins
15 000 fusiliers marins
9 000 soldats du Service aérien
1 000 agents de la Tokkeitai

Nombre de cuirassés : 10 cuirassés
4 de classe Kongo
2 de classe Fuso
2 de classe Ise
2 de classe Nagato

Nombre de portes-avions : 3 portes-avions
1 de classe Akagi
1 de classe Kaga
1 de classe Hosho

Nombre de portes-avions léger : 1 porte-avions léger
1 de classe Wakamiya

Nombre de croiseurs : 37 croiseurs
6 de classe Nagara
5 de classe Kuma
4 de classe Nachi
3 de classe Chikuma
3 de classe Sendai
2 de classe Izumo
2 de classe Kasuga
2 de classe Furutaka
2 de classe Aoba
2 de classe Tenryu
1 de classe Asama
1 de classe Yakumo
1 de classe Azuma
1 de classe Tsuhima
1 de classe Tone
1 de classe Yubari

Nombre de destroyers : 106 destroyers
20 de classe Momi
15 de classe Minekaze
12 de classe Mutsuki
11 de classe Fubuki
10 de classe Kava
9 de classe Kamikaze
8 de classe Wakatake
6 de classe Enoki
4 de classe Momo
4 de classe Amatsukaze
2 de classe Umikaze
2 de classe Sakura
2 de classe Kawakaze
1 de classe Urakaze

Nombre de sous-marins : 63 sous-marins
10 de classe K3
9 de classe L4
4 de classe J1
4 de classe KD3a
4 de classe KRS
4 de classe KD3b
4 de classe KT
4 de classe L2
3 de classe L3
3 de classe K4
3 de classe F2
2 de classe K1
2 de classe F1
2 de classe K2
2 de classe L1
1 de classe KD1
1 de classe KD2
1 de classe KD4

Nombre de divers navires armés : 12 divers navires armés
4 de classe Seta
1 de classe Chihaya
1 de classe Uji
1 de classe Saga
1 de classe Ataka
1 de classe Sumida
1 de classe Fushimi
1 de classe Toba
1 de classe Atami

Nombre de navires de défense côtière : 1 navire de défense côtière
1 de classe CMB-55

Nombre de mouilleurs de mines : 20 mouilleurs de mines
13 de classe Natsuhima
2 de classe Kamome
1 de classe Tokiwa
1 de classe Aso
1 de classe Katsuriki
1 de classe Shirataka
1 de classe Itsukushima

Nombre de dragueurs de mines : 12 dragueurs de mines
6 de classe Asakaze
4 de classe W1
2 de classe W5

Nombre de pétroliers ravitailleurs : 10 pétroliers ravitailleurs
7 de classe Notoro
3 de classe Ondo

Nombre de charbonniers : 2 charbonniers
2 de classe Muroto

Composition de l'aviation navale : 792 avions
50 chasseurs A1N1
196 bombardiers-torpilleurs B1M1
128 bombardiers-torpilleurs B1M3
159 biplans de reconnaissance C1M1/C1M2/C1M3
128 hydravions de reconnaissance E1Y2
77 hydravions de reconnaissance E2N1
32 hydravions de reconnaissance HD.25
12 hydravions de reconnaissance E3A1
10 hydravions de reconnaissance W.33

Organisation militaire


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Dai-Nippon Teikoku Rikugun

Spoiler:

État-major de l'Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Général Suzuki Soroku
Effectifs : 489 250 soldats soldats actifs, 2 204 avions, 125 300 chevaux, 437 tanks, 1 708 canons antiaériens, 749 canons de campagne, 240 obusiers, 160 obusiers de siège, 2 400 véhicules, répartis en 3 branches

Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Général Sadao Araki
Effectifs : 200 000 soldats actifs, 256 250 réservistes, 125 300 chevaux, 437 tanks, 1 708 canons antiaériens, 749 canons de campagne, 240 obusiers, 160 obusiers de siège, 2 400 véhicules, répartis en 4 armées
En réserve : 450 canons antiaériens Type 88 75mm, 2310 canons de campagne Type 38 75mm, 150 canons de campagne Type 89 150mm, 102 canons de campagne Type 38 100mm, 3 500 canons de montagne Type 41 75mm, 620 canons de montagne Type 31 75mm, 60 obusiers Type 38 12cm, 280 obusiers Type 4 15cm, 224 obusiers Type 38 15cm, 140 obusiers de siège L/10 28cm

Armée de défense générale
QG : Tokyo
Commandant :  Général Nobuyoshi Mutō
Effectifs : 44 000 soldats actifs, 128 500 réservistes, 47 400 chevaux, 233 tanks, 604 canons antiaériens, 300 canons de campagne, 120 obusiers, 80 obusiers de siège, 1 200 véhicules, répartis en 6 divisions

Garde impériale
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-général Toshinari Maeda
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 83 tanks, 104 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 14 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go, 13 tanks Renault FT, 10 tanks Renault D1, 10 tanks Renault NC-27), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

1ère Division Type A
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-général Jinzaburō Masaki
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

7e Division Type B
QG : Asahikawa
Commandant : Lieutenant-général Arai Kametaro
Effectifs : 1 500 soldats actifs, 20 750 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 100 canons antiaériens Type 88 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

10e Division Type A
QG : Himeji
Commandant : Lieutenant-général Shigeru Honjō
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

11e Division Type A
QG : Zentsūji
Commandant : Lieutenant-général Iwane Matsui
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

14e Division Type B
QG : Utsunomiya
Commandant : Lieutenant-général Tadashiakira Matsuki
Effectifs : 1 500 soldats actifs, 20 750 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 100 canons antiaériens Type 88 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

Armée du Kwantung
QG : Ryojun
Commandant : Général Eitaro Hata
Effectifs : 80 000 soldats actifs, 107 750 réservistes, 51 500 chevaux, 54 tanks, 804 canons antiaériens, 269 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 8 divisions

2e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Akai Shunkai
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

3e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Koizumi Roku Ichi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

4e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Hayashi yasakichi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

5e Division Type B
QG : Manpho
Commandant : Lieutenant-général Hisaichi Terauchi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

6e Division Type B
QG : Kanggye
Commandant : Lieutenant-général Kuroki Tamemoto
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

8e Division Type A
QG : Sinuiju
Commandant : Lieutenant-général Hajime Miyoshi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 22 000 réservistes, 8 800 chevaux, 54 tanks, 104 canons antiaériens, 59 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 14 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 59 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 54 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

9e Division Type B
QG : Hoeryong
Commandant : Lieutenant-général Nagai Rai
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

16e Division Type B
QG : Hyesan
Commandant : Lieutenant-général Hyozo Matsui Ichiro
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

Armée de Corée
QG : Séoul
Commandant : Général Jirō Minami
Effectifs : 44 000 soldats actifs, 20 000 réservistes, 17 600 chevaux, 100 tanks, 200 canons antiaériens, 120 canons de campagne, 60 obusiers, 40 obusiers de siège, 600 véhicules, répartis en 2 divisions

19e Division Type A
QG : Ranam
Commandant : Lieutenant-général Yoshiyuki Kawashima
Effectifs : 22 000 soldats actifs, 10 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

20e Division Type A
QG : Yongsan
Commandant : Lieutenant-général Masutaro Nakai
Effectifs : 22 000 soldats actifs, 10 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

Armée de garnison de Chine
QG : Tianjin
Commandant : Général Kenkichi Ueda
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 1 division

12e Division Type A
QG : Tianjin
Commandant : Lieutenant-général Shiba Gorō
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

Service aérien de l'Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Major-général Hajime Sugiyama
Effectifs : 30 000 soldats du Service aérien et 2 204 avions, répartis en 3 armées aériennes

Première armée aérienne
QG : Tokyo
Commandant : Major-général Takeo Yasuda
Effectifs : 15 000 soldats du Service aérien et 1 112 avions (304 NiD 29, 1 chasseur Nieuport 24, 1 chasseur Nieuport 27, 1 chasseur SPAD S.VII, 48 bombardiers Mitsubishi 2MB1, 200 bombardiers légers Type 88, 353 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 150 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 54 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 15 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Deuxième armée aérienne
QG : Séoul
Commandant : Major-général Torashirō Kawabe
Effectifs : 10 000 soldats du Service aérien et 734 avions (202 NiD 29, 27 bombardiers Kawasaki Ka 87, 140 bombardiers légers Type 88, 235 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 100 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 30 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 10 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Troisième armée aérienne
QG : Taipei
Commandant : Major-général Hideyoshi Obata
Effectifs : 5 000 soldats du Service aérien et 358 avions (102 NiD 29, 67 bombardiers légers Type 88, 119 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 50 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 20 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 5 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Kempeitai
QG : Tokyo
Commandant : Prince Takeda Tsuneyoshi
Effectifs : 3 000 agents, répartis sur l'ensemble de l'Armée impériale japonaise

Dai-Nippon Teikoku Kaigun

Spoiler:

État-major de la Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Amiral Katō Hiroharu
Effectifs : 100 000 soldats, 277 navires et 792 avions, répartis en 4 branches

Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Vice-amiral Eisuke Yamamoto
Effectifs : 75 000 marins et 277 navires, répartis en 8 flottes

Flotte combinée
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Koichi Shiozawa
Effectifs : 30 500 marins, 2 cuirassés, 3 portes-avions, 1 porte-avions léger, 10 croiseurs, 20 destroyers, 4 pétroliers ravitailleurs, 1 charbonnier, 10 sous-marins, répartis en 2 cuirassés de classe Ise, 1 porte-avions de classe Akagi, 1 de classe Kaga, 1 de classe Hosho, 1 porte-avions léger de classe Wakamiya, 6 croiseurs de classe Nagara, 2 de classe Kuma, 2 de classe Tenryu, 20 destroyers de classe Momi, 4 pétroliers ravitailleurs de classe Notoro, 1 charbonnier de classe Muroto, 10 sous-marins de classe K3

Première flotte
QG : Yokohama
Commandant : Contre-amiral Zengo Yoshida
Effectifs : 12 500 marins, 8 cuirassés, 9 croiseurs, 12 destroyers, 3 pétroliers ravitailleurs, 1 charbonnier, 9 sous-marins, répartis en 4 cuirassés de classe Kongo, 2 de classe Fuso, 2 de classe Nagato, 3 croiseurs de classe Sendai, 1 de classe Asama, 1 de classe Yakumo, 1 de classe Azuma, 1 de classe Tsuhima, 1 de classe Tone, 1 de classe Yubari, 6 destroyers de classe Enoki, 4 de classe Momo, 2 de classe Umikaze, 3 pétroliers ravitailleurs de classe Notoro, 1 charbonnier de classe Muroto, 9 sous-marins de classe L4

Seconde flotte
QG : Nagoya
Commandant : Contre-amiral Shigetarō Shimada
Effectifs : 12 500 marins, 12 croiseurs, 65 destroyers, 3 pétroliers ravitailleurs, 12 sous-marins, répartis en 4 croiseurs de classe Nachi, 2 de classe Izumo, 2 de classe Kasuga, 2 de classe Furutaka, 2 de classe Aoba, 15 destroyers de classe Minekaze, 12 de classe Mutsuki, 11 de classe Fubuki, 10 de classe Kava, 9 de classe Kamikaze, 8 de classe Wakatake, 3 pétroliers ravitailleurs de classe Ondo, 4 sous-marins de classe J1, 4 de classe KD3a, 4 de classe KRS

Première flotte expéditionnaire
QG : Busan
Commandant : Contre-amiral Mitsumasa Yonai
Effectifs : 7 250 marins, 3 croiseurs de classe Chikuma, 2 destroyers de classe Sakura, 2 de classe Kawakaze, 1 de classe Urakaze

Deuxième flotte expéditionnaire
QG : Ryojun
Commandant : Contre-amiral Kiyohiro Ijichi
Effectifs : 4 250 marins, 2 croiseurs de classe Kuma, 4 destroyers de classe Amatsukaze

Première flotte sous-marine
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Mineichi Koga
Effectifs : 3 500 marins, 18 sous-marins, répartis en 4 sous-marins de classe KD3b, 4 de classe KT, 4 de classe L2, 3 de classe L3, 3 de classe K4

Deuxième flotte sous-marine
QG : Yokohama
Commandant : Contre-amiral Shirō Takasu
Effectifs : 3 500 marins, 14 sous-marins, répartis en 3 sous-marins de classe F2, 2 de classe K1, 2 de classe F1, 2 de classe K2, 2 de classe L1, 1 de classe KD1, 1 de classe KD2, 1 de classe KD4

Flotte de protection côtière
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Saburo Hyakutake
Effectifs : 1 000 marins, 1 navire de défense côtière de classe CMB-55, 4 divers navires armés de classe Seta, 1 de classe Chihaya, 1 de classe Uji, 1 de classe Saga, 1 de classe Ataka, 1 de classe Sumida, 1 de classe Fushimi, 1 de classe Toba, 1 de classe Atami, 13 mouilleurs de mines de classe Natsuhima, 2 de classe Kamome, 1 de classe Tokiwa, 1 de classe Aso, 1 de classe Katsuriki, 1 de classe Shirataka, 1 de classe Itsukushima, 6 dragueurs de mines de classe Asakaze, 4 de classe W1, 2 de classe W5

Service aérien de la Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Vice-amiral Nishizō Tsukahara
Effectifs : 9 000 soldats du Service aérien et 792 avions, répartis en 4 groupes aériens navals

Groupe aérien naval de Yokosuka
QG : Yokosuka
Effectifs : 2 840 soldats du Service aérien et 232 avions (15 A1N1, 98 B1M1, 42 C1M1/C1M2/C1M3, 77 E2N1), répartis en 23 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Sasebo
QG : Sasebo
Effectifs : 2 352 soldats du Service aérien et 216 avions (15 A1N1, 98 B1M1, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 64 E1Y2), répartis en 21 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Kasumigaura
QG : Kasumigaura
Effectifs : 2 016 soldats du Service aérien et 182 avions (15 A1N1, 64 B1M3, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 64 E1Y2), répartis en 18 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Omura
QG : Omura
Effectifs : 1 792 soldats du Service aérien et 162 avions (5 A1N1, 64 B1M3, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 32 HD.25, 12 E3A1, 10 W.33), répartis en 16 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Forces spéciales navales de débarquement
QG : Tokyo
Commandant : Capitaine Chūichi Nagumo
Effectifs : 15 000 fusiliers marins, répartis en 4 détachements

Détachement de la base navale de Kure
QG : Kure
Effectifs : 4 500 fusiliers marins, répartis en 6 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Maizuru
QG : Maizuru
Effectifs : 3 000 fusiliers marins, répartis en 4 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Sasebo
QG : Sasebo
Effectifs : 2 250 fusiliers marins, répartis en 3 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Yokosuka
QG : Yokosuka
Effectifs : 1 500 fusiliers marins, répartis en 2 régiments de 750 fusiliers marins

Détachements spéciaux de garde
QG : Ryojun, Shanghai, Yangtze, Hankow, Canton
Effectifs : 3 750 fusiliers marins, répartis en 5 régiments de 750 fusiliers marins (un par QG)

Tokkeitai
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-commandant Osugi Morikazu
Effectifs : 1 000 agents, répartis sur l'ensemble de la Marine impériale japonaise

Relations extérieures de l'Empire du Japon

................Le Japon moderne a d'abord mené une politique d'isolation vis-à-vis des nations occidentales avant que celle-ci ne soit stoppée par l'attaque américaine menée en 1853 dans la baie d'Edo. Le Japon est contraint de signer la convention de Kanagawa et de s'ouvrir aux puissance coloniales de l'époque en autorisant leurs navires à se ravitailler dans certains ports de l'archipel puis à faire du commerce. En réaction, l'empereur Mutsu Hito lance en 1868 la restauration de Meiji qui vise à transformer le Japon en un pays moderne sur le modèle occidental. Ce mouvement est à l'origine d'un fort courant nationaliste et expansionniste qui va marquer les relations du Japon au sein de son environnement régional. Dès 1894, le Japon s'affirme comme une puissance moderne régionale et des guerres de conquête se succèdent : en 1894-1895, victoire sur la Chine de la dynastie Qing (conquête de Formose et des îles Pescadores) ; en 1904-1905, victoire sur l'Empire russe (conquête du sud de Sakhaline et de possessions en Manchourie, occupation de la Corée) ; en 1910, annexion de la Corée. Durant la Première Guerre mondiale, le Japon se positionne dans le camp des Alliés, ce qui lui permet de récupérer les possessions allemandes du Pacifique (les îles Mariannes, les îles Carolines et les îles Marshall), ce qui sera confirmé lors de la Conférence de paix de Paris en 1919. Le choix opéré par le Japon et sa position dans le camp victorieux lui permet d'affirmer sa domination dans la zone Asie-Pacifique, au détriment notamment de la Chine (elle-même pour partie colonisée par les puissances occidentales et qui perd des territoires au profit du Japon) et avec le consentement des puissances coloniales traditionnelles. Lors de cette période, le gouvernement japonais profite des troubles politiques internes en Chine pour étendre son influence : des prêts sont alloués à l'armée de Duan Qirui afin de garantir les intérêts japonais au nord de la Chine et une série de demandes est imposée au gouvernement de la République de Chine sans contreparties. Après-guerre, l'expansion militaire cesse provisoirement du fait de la prospérité économique des années vingt et du courant pacifiste international : le Japon adopte alors une politique étrangère plus coopérative vis à vis des États-Unis et du Royaume-Uni. Son implication en Chine continentale est grandissante mais s'oriente davantage vers une coopération dirigée par le Japon avec différents acteurs chinois. Cependant, le passage à l'année 1930 marque un tournant dans la politique étrangère nippone : les libéraux du pouvoir civil, dominants dans les années vingt, s'opposent aux nationalistes du pouvoir militaire, qui influencent de plus en plus l'empereur. L'avenir du Japon à l'extérieur se définira donc en fonction de la victoire de l'un de ces deux camps à l'intérieur. Enfin, l'Empire du Japon a quitté la Société des Nations – dont il était membre permanent du Conseil – fin 1934.


Sources : The Japanese Army 1931-1945 par Philip Jowett et Stephen Andrew, Dictionnaire d'histoire économique de 1800 à nos jours et Wikipédia en anglais, français et japonais


Dernière édition par Sirda le Sam 13 Mai 2017 - 0:11, édité 2 fois

Sirda
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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:21

...

Sirda
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Date d'inscription : 18/09/2011

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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:22


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● Politique ●



……….Après la dissolution du cabinet conservateur de Tanaka Giichi qui fut démis de ses fonctions par l’Empereur, son remplaçant libéral et actuel Premier ministre Osachi Hamaguchi avait en effet demandé la tenue d’élections générales anticipées. Ce fut validé par l’Empereur étant donné que le chef du gouvernement fut choisi sous les recommandations avisées de son Conseil Privé qui suggéra une alternance, étant donné que les deux partis historiques n’avaient qu’un siège d’écart à la Chambre des représentants. Ce que n’avait toutefois pas prévu Osachi Hamaguchi, c’était le krach boursier de New York qui frappe le Japon depuis le mois de juillet 1930. Alors que la campagne s’annonçait comme jouée d’avance pour les médias japonais, la crise économique vint bouleverser tous les pronostics des observateurs politiques qui ne sont désormais plus sûr de rien. L’électorat japonais est en effet tiraillé entre d’un côté ceux qui veulent une véritable alternance en propulsant les libéraux du parti du Rikken Minseitō qui sont au pouvoir, ou revenir aux conservateurs du Rikken Seiyūkai. La campagne était rude et serrée jusqu’à un point clé. Osachi Hamaguchi déclara en effet dans les colonnes du plus vieux quotidien japonais, le Mainichi Shimbun, les mesures qu’il proposait sur les thèmes économique et financier : elles étaient certes libérales mais dramatiquement en la défaveur du « japonais moyen ». En effet la recette proposée par Osachi Hamaguchi consistait globalement en des mesures déflationnistes, donc en passant par des réductions de budget à tous les niveaux y compris dans l’armée. « Les japonais doivent se serrer la ceinture pour permettre la relance de l’économie au profit de tous », phrase choc du Premier ministre en fonction. L’effet de cette annonce qui est à la une du journal est retentissant et les premières réactions tombèrent le jour même. La première fut bien celle des marchés financiers qui continuèrent à descendre, n’étant guère confiants envers les mesures proposées et cela a eu pour effet immédiat de faire disparaître, en toute logique, l’épargne des Japonais de plus en plus rapidement. À la Chambre des représentants, l’opposition des conservateurs du Rikken Seiyūkai était vive d’autant plus que le nombre de libéraux était d’un siège inférieur à ceux des conservateurs, empêtrant ainsi le Rikken Minseitō dans de long débats. Qui plus est, les propositions électorales que proposait le Rikken Seiyūkai étaient à l’inverse de celles que souhaitaient les libéraux, ces derniers se moquant des conservateurs en faisant allusion qu’ils « promettent de faire pleuvoir de l’argent qui n’existe pas et ne feront que déstabiliser d’avantage notre fragile système financier ». Le lendemain, le branle-bas de combat était levé dans la presse conservatrice qui attaquait brutalement les mesures proposées par les libéraux. Les qualificatifs négatifs fusaient de toutes parts mais une chose retenue profondément l’attention des Japonais : c’était la une du quotidien conservateur Yomiuri Shimbun. Celui-ci offrit une tribune au chef d’état-major des de l’Armée impériale et la réaction est de loin la plus ardente de toutes. « L’antipatriotisme de Monsieur Osachi Hamaguchi est honteux, comment un homme peut soutenir une baisse des dépenses militaires après l’accident de Jinan ? Il ne faut pas baisser notre garde en des temps si troubles où l’instabilité de notre voisin chinois est toujours importante », déclarait-t-il aux journalistes. Le 17 décembre, le jour du scrutin fatidique arriva. La mobilisation était forte, sans commune mesure par rapport aux élections précédentes. Mais lors des résultats, c’était la stupéfaction des deux côtés des partis historiques : c’est un véritable raz-de-marée électoral au profit des conservateurs du Rikken Seiyūkai ! Après sept mois de campagne de juin à décembre 1930, les Japonais ont largement placé leur confiance envers le parti qui sauva le pays de la panique financière de 1927, l’incident de Jinan étant en plus toujours dans les esprits de chacun, où des Japonais furent lâchement assassinés par des Chinois découragèrent clairement les Japonais de voter pour un parti prônant des baisses de budget pour les militaires qui défendent vaillamment leur pays.

Nouvelle législature de la Chambre des représentants :

 
Rikken Seiyūkai (conservateur) : 301 sièges
Rikken Minseitō (libéral) : 146 sièges
Indépendants : 12 sièges
Parti social-démocrate (social-libéral) : 3 sièges
Parti socialiste des masses (social-démocrate) : 2 sièges
Parti réformiste (démocrate) : 2 sièges



● Militaire ●



……….L’Armée impériale japonaise a enfin reçu son premier canon d’artillerie sur voie ferrée. Le Type 90 240mm, fabriqué par l’entreprise française Schneider, est un bijoux de puissance brute et les premiers essais par les artilleurs semblent suffisamment convaincants pour ouvrir la porte à une nouvelle commande si besoin est. En tout cas, celui-ci est affecté en Corée auprès de l’armée du Kwantung. L'autre nouveauté majeur dans l’arsenal à venir concerne l’automitrailleuse Chiyoda. C’est la première automitrailleuse de conception entièrement japonaise qui rentrera sous peu en service. Ce véhicule blindé équipé de trois mitrailleuses de 6.5mm permettra d’effectuer des missions de reconnaissance, de patrouille et même tout simplement faire pleuvoir les rangs ennemis de balles. Une commande de 261 exemplaires fut faite par l’Armée auprès du constructeur Chiyoda. Les automitrailleuses seront réparties en treize exemplaires pour chaque division de type A et dix-sept exemplaires pour chaque division de Type B. Cela marque un tournant pour les forces armées nippones, qui affirment durablement leur effort de mécanisation de ses divisions.

L'automitrailleuse Chiyoda :



● Diplomatie ●



……….Face à la crise financière et économique qui sévit de l'autre côté du Pacifique depuis le mois d'octobre 1929, la situation commence à s'aggraver sur la scène internationale. Même si comme le gouvernement libéral d'Osachi Hamaguchi, qui vient d'être renversé par les élections générales de cette année, la majorité des pays croient en un retour à l'équilibre sur les marchés sous peu, il s'avère que plusieurs nations s'engagent sur une voie qui va à contre courant de la doxa générale. En effet, la très grande majorité des puissances économiques ont décidé de conserver le libre-échange pour garantir un écoulement de la surproduction des industries, à l'origine de ce krach. Cependant, d'autres ont opté pour des mesures de rétention commerciale plus ou moins fortes, mettant en danger la stabilité économique internationale : ce sont le Royaume de Belgique, le Dominion du Canada et les États-Unis d'Amérique. Pire encore, une nation a décidé d'abandonner le système monétaire international de l'étalon de change or : le Royaume de Suède détache depuis plusieurs semaines sa monnaie du métal de référence et commence à dévaluer sa monnaie. Même si cette décision d'une petite puissance économique n'a pas un grand impact sur les marchés mondiaux, les effets sont là : alors que tous les investisseurs et entrepreneurs s'affolent et espèrent voir les mesures habituelles des pouvoirs publics pour répondre à la crise, la première puissance mondiale a décidé de retourner au protectionnisme et Stockholm a arrêté sa convertibilité à l'or.

……….Ces décisions renforcent le marasme dans lequel se situe Tokyo. Les effets du krach de 1929 sont arrivés au cours du mois de juillet 1930, lorsque la majorité des capitaux américains investis dans l'industrie et la finance nippones furent rapatriés à New York : depuis, les marchés financiers nationaux ont chuté, les banques demandèrent le remboursements immédiats des prêts alloués aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers, menant à la fermeture de nombreuses compagnies et à l'appauvrissement des épargnants. Les exportations sont en chute libre, la richesse nationale fond comme neige au soleil et la balance des comptes de l’État n'est plus équilibrée. Face à ces effets, le précédent gouvernement libéral resta dans une position attentiste entre le mois de juillet et le mois de novembre 1930 avant de proposer à la Diète impériale des mesures déflationnistes qui furent reçues avec effroi par les parlementaires, les médias et la population, propulsant la chute du Rikken Minseitō aux élections générales de décembre. La victoire très large des conservateurs du Rikken Seiyūkai au mois de décembre porte un nouvel espoir au sein de l'Empire du Japon : le Premier ministre Takahashi Korekiyo, respecté au sein de son camp politique et soutenu par la population, échafaude un vaste plan en interne pour remédier au plus vite aux effets de la crise, quitte à s'inspirer des mesures singulières prises par certains pays étrangers. Les prochaines décisions économiques des grandes puissances mondiales que sont les États-Unis d'Amérique, la Grande-Bretagne, la République française et la République de Weimar seront déterminantes dans les choix que fera l'administration Takahashi.

……….En attendant, il est clair pour le Premier ministre nippon que les mesures protectionnistes des États-Unis d'Amérique mettent à mal l'économie nationale. Le Japon est en effet l'un des premiers producteur et exportateur de produits manufacturiers sur le globe, surnommé parfois « l'usine du monde ». De nombreux conglomérats industriels, les zaibatsu, arrivaient à dégager d'énormes profits chaque année grâce aux exportations des produits japonais ultra-compétitifs. La chute des ventes vers l'étranger, due à la crise mais aussi aux nouvelles douanes de nos partenaires, fait rentrer ces groupes dans le rouge : sans profits, ils sont obligés de rapatrier les capitaux investis nippons investis à l'étranger, propageant la crise, de diminuer les salaires et de licencier des salariés par centaines ; les consommateurs voient donc leurs revenus baisser, propulsant les recettes des entreprises encore plus vers le bas. Ce cercle vicieux est donc en partie responsable de la situation actuelle de Tokyo, et l'une des raisons de son existence est l'établissement de mesures de rétention économique par les États-Unis d'Amérique. Le Premier ministre conservateur Takahashi Korekiyo demande donc officiellement au président américain Herbert C. Hoover la tenue d'un sommet à Tokyo, le plus rapidement possible, portant sur les liens commerciaux liant nos deux nations, dans une optique d'arrêt des droits de douane américains à l'encontre de Tokyo.

Takahashi Korekiyo, Premier ministre conservateur :





Post écrit par Alaminsk & Gosseau

Sirda
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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:24


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● Politique ●



……….Suite aux élections générales de décembre 1930, le parti conservateur Rikken Seiyūkai obtint une majorité des sièges à la Chambre des Représentants avec 301 députés sur 466, tandis que les libéraux du Rikken Minseitō étaient relégués sur les bancs de l'opposition avec 146 députés. Le leader des conservateurs, qui avait dirigé la campagne de juin à décembre 1930, était Takahashi Korekiyo. Déjà Premier ministre du Japon au début des années 1920, il revient au pouvoir en janvier 1931 lors de sa nomination en tant que chef du gouvernement par l'empereur Hirohito. Né à Tokyo en 1854, il est adopté au sein d'une famille de samouraïs avant de partir étudier quelques années aux États-Unis d'Amérique, période qui fait naitre en lui un profond attachement envers ce pays de l'autre côté du Pacifique. Il retourne dans l'archipel en 1868 pour enseigner l'anglais, avant d'entrer au service de la puissance publique dans plusieurs ministères. Ses talents d'organisateur, de diplomate et d'économiste se révèlent alors et lui permettent de gravir rapidement les échelons : en 1898, il devient vice-président de la Banque du Japon. Il acquiert une stature internationale lors de la guerre russo-japonaise : grâce à ses contacts au sein du monde occidental, il permet de lever des fonds qui ont été indispensable à la conduite de la guerre. Ses succès sont récompensés après le conflit : il est nommé à la Chambre des Pairs et devient gouverneur de la banque centrale entre 1911 et 1913. Par la suite, il est appelé aux plus hautes fonctions de l’État en devenant ministre des Finances puis chef du gouvernement dans les années 1920 : conservateur depuis toujours, les différentes chapelles n'acceptent pas encore ses positions tranchées sur la Chine ou encore en économie, cette époque étant encore celle de la paix et des mesures libérales. Dès 1925, il arrête de faire de la politique mais continue à servir au ministère des Finances et nombreux sont ceux qui lui reconnaissent le succès de ses réformes lorsqu'il était à ce poste. Cependant, la déroute des conservateurs en 1929 et la victoire libérale pousse le Rikken Seiyūkai à se réformer : rapidement, Takahashi Korekiyo devient son dirigeant en proposant une nouvelle plateforme politique faite de conservatisme social, d'allégeance à l'empereur en respect de la démocratie parlementaire, de contrôle de l'armée et d'une nouvelle manière de faire de l'économie. Grâce à une excellente campagne effectuée entre les mois de juin et de décembre 1930, il permet la large victoire des conservateurs à la Chambre des Représentants et il est nommé Premier ministre par Sa Majesté. Dès janvier 1931, il forme un nouveau gouvernement qui obéit à la constitution, c'est-à-dire rassemblant des membres de la Diète impériale et du parti majoritaire ainsi que des militaires, que voici :

Ministre des Affaires étrangères : Kaneko Kentarō (Indépendant)
Ministre des Affaires coloniales : Toyosuke Hata (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l'Intérieur : Nakahashi Tokugorō (Rikken Seiyūkai)
Ministre de la Guerre : Jirō Minami (Indépendant)
Ministre de la Marine : Kiyokazu Abo (Indépendant)
Ministre de la Justice : Suzuki Kisaburō  (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Finances : Ikeda Shigeaki (Indépendant)
Ministre du Commerce et de l'Industrie : Yonezō Maeda (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l'Agriculture et des Forêts : Tatsunosuke Yamazaki (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Chemins de fer : Takejirō Tokonami (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l’Éducation : Ichirō Hatoyama (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Communications : Koizumi Matajirō (Rikken Seiyūkai)
Secrétaire du Cabinet : Tsutomu Mori (Rikken Seiyūkai)
Directeur-Général du Bureau de la Législation du Cabinet : Toshio Shimada (Rikken Seiyūkai)

……….Lors de son discours d'investiture à la Diète impériale en janvier 1931, il répétait que ce nouveau cabinet était un gouvernement « de combat », destiné à combattre principalement les effets de la crise de 1929 qui sévissaient depuis maintenant six mois. Cependant, de nombreux événements vinrent reléguer la question économique à plus tard. Le premier problème survint sur l’île de Taïwan, au village de Wushe, au mois de février 1931. Alors que le Japon s’évertue à intégrer les locaux au sein de l’Empire, la tribu Tkdaya qui fait partie des peuples aborigènes de l’île a attaqué violemment des citoyens japonais. En effet, alors qu’une compétition scolaire avait lieu dans l’école primaire, trois cents membres de la tribu Tkdaya dirigés par Mona Rudao lancèrent une embuscade à l'aide d'armes qu’ils avaient manifestement volé, et assassinèrent près de 134 japonais parmi lesquelles des femmes et des enfants, ainsi que des locaux taïwanais. En représailles, la police locale rallia d’autres tribus aborigènes, les Toda et Truku qui ne sont pas hostiles à l’Empire, et ont mené une expédition punitive contre la tribu Tkdaya, tuant ainsi près de 644 de leurs membres dont leur chef Mona Rudao. Le gouverneur-général de l’île, Ishizuka Eizō, désapprouva fermement les représailles illégales, car selon lui « notre politique d’intégration n’est manifestement plus adaptée, et nous appelons vivement le gouvernement à réfléchir au problème des aborigènes taïwanais ». La réaction se fit sans attendre : le Premier ministre réunit au début du mois de février une commission spéciale de la Diète impériale chargée de réfléchir à l'intégration des peuples colonisés. Dirigée par le ministre des Affaires coloniales, Toyosuke Hata, elle dégagea un constat clair : l'Empire du Japon est composé d'une métropole et de plusieurs territoires colonisés ; la métropole est habitée majoritairement par des citoyens japonais, qui ont l'ensemble des droits définis par la constitution, tandis que les colonies sont habités par des populations non intégrées, ne disposant notamment pas de droits politiques. Cette situation est semblable à toutes les colonies européennes en Asie. Cependant, le Premier ministre Takahashi Korekiyo avait défini une nouvelle plateforme idéologique qui se différenciait sur tous les points des Occidentaux : pour lui, il n'existait pas de supériorité raciale des Européens sur les Asiatiques, ni de supériorité spécifique des Japonais sur les autres peuples du continent. Ainsi, pour le gouvernement, la colonisation occidentale en Asie était illégitime (mais rien n'était fait au niveau diplomatique pour contester cette colonisation, dans le but d'éviter de se mettre les partenaires de l'Empire à dos) et il devenait nécessaire de réformer les droits des peuples colonisés au Japon pour montrer l'exemple. De ce fait, le ministre des Affaires coloniales Toyosuke Hata dégagea deux solutions possibles pour éviter de nouveaux incidents : soit le statu quo était préservé, soit les peuples colonisés (Coréens, Taïwanais et habitants des îles du Pacifique) disposaient des mêmes droits que ceux des Japonais. A la fin du mois de février, le gouvernement n'avait toujours pas tranché la question à cause de nombreuses oppositions au sein de la majorité conservatrice, et le Premier ministre botta en touche en voulant régler ce problème une fois les conséquences du krach de 1929 corrigées. Ainsi, en mars 1929, Takahashi Korekiyo prévoyait de s'atteler aux questions économiques avec l'aide du ministre des Finances Ikeda Shigeaki mais un nouvel incident venait perturber la vie politique nippone. En effet, une tentative de coup d’État tenta de renverser la démocratie parlementaire pour mettre en place une dictature fasciste et militariste : pour éviter de s'engager dans un combat frontal avec l'armée (qui est plus ou moins opposée au pouvoir civil), l'administration Takahashi laissa les forces armées traiter de ce problème. Le chef du gouvernement fut toutefois marqué par ce problème et aborda pour la première fois la question du factionnalisme militaire devant la Diète impériale. Par la suite, le Premier ministre Takahashi Korekiyo s'attelait à la préparation du projet économique lorsque deux nouveaux incidents vinrent retarder cette question primordiale. En juillet 1931, un incident est survenu en Mandchourie, dans le petit village de Wanpaoshan. Plusieurs fermiers d’origine coréenne ont loué plusieurs années auparavant un vaste terrain à un fermier chinois et ont entrepris des travaux d’irrigation via le façonnement d’un fossé qui traversait quelques autres champs. Hélas, des fermiers chinois ont expulsé les Coréens et comblé le fossé. Les Coréens, faisant face à une injustice totale, firent appel à la police japonaise qui ouvrit le feu, dans le but de faire fuir les fermiers chinois. Les Coréens purent ainsi reconstruire le fossé sous protection policière. Finalement les fermiers coréens et chinois trouvèrent un arrangement et le fossé resta en place. Alors que l’incident aurait pu en rester là, les presses coréenne et japonaise se sont saisies de l’affaire qui prit une dimension inattendue, avec des manifestations dans l’ensemble de la péninsule coréenne. Les manifestants, particulièrement anti-chinois, n’hésitaient pas à répondre par la force en tabassant à mort les ressortissants chinois. Malgré les efforts de la police, les autorités dénombrèrent 146 personnes tuées et des dégâts considérables. La réponse du gouvernement sur ce sujet fut rapide : tout ceci ne serait pas arrivé si la clique de Fengtian, vassale de la République de Chine, avait respecté la convention de Gando, qui autorise aux Japonais et aux autres sujets de l'Empire le droit de résidence et de location dans toute la Mandchourie du sud. Cet incident perturba ainsi encore plus les relations entre la clique de Fengtian et l'Empire du Japon, tandis que la question des intérêts en Mandchourie devenait une priorité. Deux mois plus tard, en septembre 1931, un nouvel incident venait sceller la fin des relations entre les deux voisins : l'attentat de Mukden déclencha l'invasion de la Mandchourie par l'Empire du Japon, dans le but de protéger ses ressortissants. Pour le Premier ministre Takahashi, cette opération devenait une priorité mais les problèmes économiques étaient toujours présents : c'est pourquoi, malgré la guerre, le chef du gouvernement laissa carte blanche à son ministre des Finances Ikeda Shigeaki pour piloter le plan de réformes économiques au cours des mois de novembre et de décembre 1931, dix-huit mois après le début de la crise au Japon. En outre, sur une note plus légère, une certaine effervescence traversa le peuple japonais le 7 mars 1931 : l’impératrice Kōjun a en effet accouché d’une fille ce jour-là. Après une semaine d’observation médicale, la princesse prénommée Yori no miya a pu rejoindre le Palais impérial avec sa famille. Plus tard, elle rejoindra ses sœurs aînées dans un palais séparé où une succession de dames de cour s'occuperont de son éducation comme le veut la tradition. Une foule de « patriotes » ont acclamé la nouvelle devant le Palais impérial, dont certains en brandissant des drapeaux nippons espérant une apparition du nouveau-né, mais il en fut rien, discrétion oblige ...

Chronologie des derniers événements politiques :

- Juin 1930 : début de la campagne pour les élections générales. Les libéraux au pouvoir font face à l'opposition conservatrice. Les militaires sont dans une position attentiste.
- Juillet 1930 : les capitaux américains se retirent du Japon, les conséquences du krach font effet.
- Juillet-Novembre 1930 : campagne pour les élections générales. Les libéraux proposent des mesures déflationnistes qui inquiètent la population, tandis que les conservateurs mettent les conséquences du krach sur le dos du gouvernement libéral. Les militaires soutiennent les conservateurs.
- Décembre 1930 : élections générales, les conservateurs obtiennent une large majorité à la Diète impériale. Takahashi Korekiyo devient Premier ministre.
- Janvier 1931 : formation du cabinet Takahashi, regroupant des conservateurs et des indépendants.
- Février 1931 : incident de Wushe, la question de l'intégration des peuples colonisés est révélée. Réformes militaires initiées au sein de l'Armée impériale.
- Mars 1931 : incident de mars qui est une tentative de coup d'état de militaires ultranationalistes, la question du factionnalisme au sein de l'armée est révélée. Réformes militaires initiées au sein de la Marine impériale. Naissance de la princesse Yori no miya.
- Juillet 1931 : incident de Wanpaoshan, les tensions avec la clique du Fengtian flambent.
- Septembre 1931 : incident de Mukden, l'Empire du Japon déclare la guerre à la clique du Fengtian.
- Octobre 1931 : sommet de Tokyo avec les États-Unis d'Amérique, liens établis avec l'Empire d’Éthiopie, annonce du projet économique de réponse à la crise.



● Militaire ●



……….En janvier 1931, suite à la formation du nouveau cabinet conservateur, Jirō Minami fut nommé en charge du ministère de la Guerre. Né en 1874 dans une ancienne famille samouraï de Hiji dans la préfecture d'Ōita, Jirō Minami arrive à Tokyo pour étudier et est finalement accepté à l'Académie de l'Armée impériale japonaise. Durant la guerre russo-japonaise, Minami est membre de l'état-major et commandant du 1er régiment de cavalerie qui participa au siège de Port-Arthur. Il est promu major en 1905 et commande le 13e régiment de cavalerie durant la Première Guerre mondiale de 1914 à 1917. Minami devient le chef de la section de cavalerie au ministère de la Guerre de 1917 à 1919. Fort de cette expérience parmi les unités rapides de l'Armée impériale, Minami est rapidement promu général de division et commande la 16e division de 1926 à 1927. Après avoir servi comme vice-chef de l'état-major de l'armée impériale japonaise de 1927 à 1929, il devient commandant en chef de l'armée japonaise de Corée de 1929 à 1930, avant d'être promu général d'armée en 1930. Respecté par ses hommes tout au long de sa carrière, il est loué par les conservateurs dans l'archipel pour sa fidélité envers Sa Majesté. Sa doctrine stratégique s'inspire de son long parcours dans la cavalerie : au fur et à mesure de ses années de service, il développe la thèse selon laquelle les offensives massives en hommes telles qu'elles étaient pratiquées au temps de la Grande Guerre sont révolues suite à la mécanisation poussée des forces militaires. D'après lui, toute offensive est supérieure à une quelconque stratégie de défense, et pour que l'attaque soit couronnée de succès, elle doit reposer sur la rapidité et la force de frappe de quelques détachements des forces qui permettent de percer les lignes ennemies, avec un soutien aérien conséquent, avant que le gros des forces détruisent la ligne ennemie déstabilisée. Ce sont ces idées qui lui ont permis de pacifier la Corée et de répondre avec adéquation aux incidents chinois. C'était donc un candidat potentiel pour le ministère de la Guerre, et il fut alors choisi par le Premier ministre Takahashi Korekiyo. Présentant sa doctrine à la Diète impériale, il reçut un large soutien de la part des conservateurs : dans son discours, il avançait la nécessité de sécuriser correctement les possessions nippones en redéployant les divisions de défense, tout en adoptant une stratégie offensive à l'égard des nations étrangères. Dans cette stratégie offensive, la mécanisation d'une partie des forces armées est primordiale et il devient nécessaire d'augmenter fortement le budget de la défense en ce sens, mettant fin à l'ère libérale de paix et de restrictions budgétaires. Ainsi, dès janvier 1931, Jirō Minami se retrouvait sur le devant de la scène : la presse le louait comme un excellent chef d'armée lors de son passage en Corée, et un partisan de la démocratie en appartenant à la faction Tōseiha (faction au sein de l'armée qui soutient la démocratie parlementaire, opposée à la Kōdōha qui soutient une dictature militariste) et proposant la Hokushin-ron (plan d'expansion sur le continent, soutenu par l'Armée impériale, opposé à la Nanshin-ron soutenue par la Marine impériale qui souhaite un plan d'expansion dans le Pacifique). En outre, le général Senjuro Hayashi lui succède à la direction de l'armée de Corée.

……….Ce nouveau leadership au ministère de la Guerre prit rapidement des décisions importantes. Dès février 1931, le ministre Jirō Minami déclarait à la presse que « les frontières de l’Empire peuvent toujours être mieux défendues », et c’est dans cette optique que l’état-major de l’Armée impériale organisa le déplacement de deux divisions. Officieusement, la raison était de renforcer la stabilité des colonies, la Corée et Taïwan ayant connu plusieurs incidents. C'est ainsi que la 14e division de type B fut transférée à Taipei pour assurer la défense de l’île de Taïwan. Celle-ci est intégrée à une nouvelle armée dont le nom est simplement « Armée de Taïwan », le général Jōtarō Watanabe en prenant le commandement. La 11e division de type A est transféré à Ch’osan en Corée au sein de l’Armée du Kwantung. En outre, aussi au mois de février, le ministre Minami annonça la production immédiate de plusieurs équipements : le nouveau chasseur Nakajima Army Type 91 est produit à 450 exemplaires, la grenade Type 91 entre en service dans les forces militaires, 1 200 obusiers Type 91 10 cm sont mis en production et un prototype de tank lourd Type 95 est étudié. Tous ces équipements seront totalement produits dès la fin de l'année 1933, et répartis peu à peu dans les diverses branches de l'Armée impériale. Après la nomination à son poste en janvier et ces deux réformes promulguées en février, le ministre Jirō Minami devait faire face à un dossier inattendu : l'incident de mars, ou la tentative de coup d’État d'officiers ultranationalistes de l'Armée impériale. L'origine de l'incident de mars de 1931 peut remonter à l'automne 1930, avec la fondation du Sakurakai, une société secrète fasciste, par le lieutenant-colonel Hashimoto Kingoro et le capitaine Chō Isamu, appartenant à la faction Kōdōha au sein de l'armée qui soutient une dictature militariste. Le but avéré du Sakurakai était une réforme politique avec l'élimination du système des partis politique corrompus et l'établissement d'un gouvernement socialiste totalitaire dirigé par les militaires. En mars 1931, des organismes civils ultranationalistes, menés par Kamei Kanichiro et Shūmei Ōkawa, deux lieutenants du mouvement, ont fomenté une émeute à proximité du bâtiment de la Diète du Japon à Tokyo. Cependant, en raison de difficultés de logistique, l'agitation n'a pas attiré assez de personnes, et l'émeute espérée ne s'est pas produite. Rapidement, une enquête fut ouverte par le ministre Jirō Minami qui appartient à la faction opposée à la Kōdōha, la Tōseiha qui souhaite conserver la démocratie parlementaire. La Kempeitai, la police militaire, arrêta quelques jours plus tard les deux lieutenants de la société secrète qui avaient organisé cette tentative de renversement : Kamei Kanichiro et Shūmei Ōkawa furent condamnés immédiatement à plusieurs années de prison par un tribunal militaire, tandis que les conservateurs à la Diète impériale portaient pour la première fois, publiquement, le problème du factionnalisme au sein des forces militaires japonaises. Toutefois, la société secrète et totalitaire Sakurakai ne fut pas identifiée et ses leaders préparent déjà un nouveau coup d’État.

……….Du côté de la Marine impériale, les affaires sont plus calmes. Comme au sein de l'Armée, il existe depuis plusieurs années un factionnalisme qui déstabilise l'ensemble de l’État : tandis que l'Armée et la Marine s'opposent vis-à-vis des plans d'expansion (Hokushin-ron et Nanshin-ron), la Marine est elle-même partagée entre la faction du traité qui soutient la démocratie parlementaire et les décisions prises lors du traité de Washington de 1922 (limitant la taille des flottes des grandes puissances), opposée à la faction de la flotte qui veut sortir du traité de Washington et propose un renforcement de l'autoritarisme au Japon. Comme pour le ministère de la Guerre, le Premier ministre Takahashi Korekiyo avait dû faire un choix entre les deux factions lors de la nomination du ministre de la Marine. Il choisit en janvier 1931 l'amiral Kiyokazu Abo. Né dans la préfecture de Saga, Abo est le fils du commandant de l'académie militaire où il étudie. Faisant peu à peu sa carrière au sein de plusieurs équipages après avoir été diplômé, il participe aux combats de la guerre russo-japonaise à la bataille de Port-Arthur, la bataille de la mer Jaune, et la décisive bataille de Tsushima. Durant ce conflit, il devient célèbre pour attribuer des surnoms à tous les navires de la flotte russe afin d'établir une identification compréhensible et ainsi faciliter la transmission des ordres aux équipes d'artilleurs japonais. Après la guerre, il est attaché naval au Royaume-Uni de novembre 1905 à février 1908. En 1910, Abo reçoit son premier commandement : le croiseur Akitsushima. En décembre 1920, il est promu vice-amiral et devient vice-chef de l'État-major de la marine impériale japonaise où il assiste l'amiral Yamashita Gentarō dans la mise en œuvre du traité naval de Washington. Promu amiral en 1927, Abo devient commandant du district naval de Yokosuka. Il sert ensuite au Conseil suprême de guerre et comme membre de la délégation japonaise à la conférence du traité naval de Londres en 1929. C'est ainsi grâce à son expérience au combat mais aussi en tant que délégué diplomatique qu'il fut nommé ministre de la Marine : soutenu par les conservateurs à la Diète impériale, il est perçu comme un très bon choix puisque la Marine est devenue, au fil des précédentes décennies, une question diplomatique avec les différents traités navals. Lors de son premier discours au Parlement, il présenta sa doctrine qui ne se différencie pas foncièrement de la doxa de la Marine impériale : en janvier 1931, le Japon possède l'une des meilleures flottes de guerre du monde, et sûrement la plus agressive. Elle base sa stratégie sur une doctrine, celle de la bataille décisive, fortement ancrée dans son histoire récente depuis les batailles du fleuve Yalou et de Tsushima. La supériorité navale devant être obtenue en contraignant les marines adverses à une série d'engagements rapides et meurtriers, où la concentration et la supériorité des forces japonaises doivent être déterminantes. De plus, la Marine impériale se doit de compenser la faiblesse du nombre en rendant chacun de ses navires plus puissant que le navire équivalent de son futur adversaire. Tous les bâtiments de sa flotte sont donc construits en conséquence : ils doivent être rapides, dotés d'un grand rayon d'action et puissamment armés. Ainsi, le seul changement apporté dans cette optique par rapport aux années précédentes est qu'il faut agrandir la taille de la Marine impériale, comme le préconise le Premier ministre Takahashi Korekiyo, tout en respectant le traité naval de Washington pour éviter de se mettre les puissances occidentales à dos. De ce fait, en mars 1931, plusieurs équipements sont mis en service : la torpille Type 91, considérée comme l'une des meilleures au monde, est adoptée par toutes les flottes ; huit destroyers de classe Fubuki sont mis en service dans la Première flotte ; deux portes-avions légers de classe Ryūjō sont construits, pour être mis en service dans deux et trois ans ; la production de 200 avions de transport Nakajima Ki-6 est lancée, tout comme 150 avions de reconnaissance Nakajima E4N, 600 avions de transport léger Mitsubishi K3M, 20 avions de reconnaissance Yokosuka E5Y et 150 chasseurs Nakajima A2N. Le ministre de la Marine Kiyokazu Abo prévoit la mise en service de nombreux autres équipements dans les prochaines années.

……….Ainsi, dès le mois de janvier 1931 et la formation du gouvernement conservateur, le Premier ministre Takahashi Korekiyo a décidé de fondamentalement réformer les forces de défense de l'Empire du Japon. Les deux ministres qui pilotent ces réformes sont Jirō Minami pour l'Armée et Kiyokazu Abo pour la Marine. Du mois de janvier au mois de mars 1931, ils initièrent les réformes des doctrines militaires du Japon. En février, le ministère de la Guerre réorganisa la disposition des divisions au sein des possessions nippones pour assurer la sécurité du territoire, tandis que de nouveaux équipements étaient mis en production. Au mois de mars, tandis que le ministère de la Marine sortait de nouveaux équipements, l'Armée impériale était confrontée à une tentative de coup d’État qui révélait au grand jour les problèmes de factionnalisme au sein des forces armées de l'Empire. Rapidement, certains rebelles furent arrêtés mais le problème est loin d'être réglé et le gouvernement conservateur, avec le soutien de Sa Majesté, annonça que l'effacement des factions au sein des forces militaires devenait une priorité pour l’État. De mars à septembre, les réformes militaires continuèrent jusqu'à l'incident de Mukden : à ce moment-là, l'Armée et la Marine comprirent qu'il devenait nécessaire d'intervenir en Mandchourie et poussèrent le Premier ministre conservateur à agir en ce sens. L'invasion fut ainsi lancée à la mi-septembre et est toujours en cours. Le Conseil suprême de guerre espère une victoire rapide et un soutien international dans cette entreprise, que doit garantir le nouveau ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō.

Destroyer de classe Fubuki Type II :



● Diplomatie ●



……….La constitution du nouveau gouvernement conservateur par le Premier ministre Takahashi Korekiyo porta au poste du ministère des Affaires étrangères Kaneko Kentarō. Kaneko Kentarō est l'un des principaux artisans de la modernisation de l'Empire du Japon depuis l'ère Meiji, notamment en ce qui concerne la diplomatie. Actif dans le théâtre politique depuis les années 1880, il est l'un des plus vieux membres du nouveau gouvernement Takahashi et fait office de sage au sein de ce cabinet. Il est l'un des plus ardents soutiens à l'entretien de relations intenses avec les États-Unis d'Amérique. Mentor du chef du gouvernement actuel, il n'est toutefois pas membre Rikken Seiyūkai : sa nomination fut donc reçue avec défiance de la part des ténors du parti conservateur nippon et Kaneko Kentarō dû faire ses preuves à la Diète impériale pour recevoir le soutien de la majorité. Lors de son discours de présentation de la politique générale en matière diplomatique, le ministre Kaneko annonça un revirement dans les affaires étrangères de l'Empire du Japon, en accord avec Sa Majesté. En effet, la dernière décennie libérale avait à cœur de suivre la voie de la paix, en améliorant les relations avec les puissances occidentales et à faire partie intégrante de la communauté internationale. Pour le Premier ministre Takahashi Korekiyo, et donc le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō, se fut une erreur certes honorable, mais une erreur tout de même. En effet, en discutant continuellement avec ses partenaires lors de conflits, l'Empire du Japon fut de nombreuses fois bafoué au profit de l'Occident. Fort de ce constat, le ministre Kaneko proposa à la Diète impériale une nouvelle feuille de route diplomatique qui irait à contrecourant de l'ère libérale de ces dernières années. D'après lui, les relations extérieures du Japon doivent se recentrer, se diversifier et se renforcer, les trois volets de sa nouvelle politique diplomatique. « Se recentrer » signifie pour le gouvernement conservateur ne plus intervenir dans les affaires extra-asiatiques, à moins que le sujet puisse mener à une nouvelle Grande Guerre : dans les faits, cela signifie une neutralité totale de Tokyo sur les affaires qui ne concernent pas le continent asiatique, sans pour autant rompre avec les partenaires habituels. « Se diversifier » a pour vocation à sécuriser le Japon et notamment son économie. En effet, les Japonais vivent en grande partie des exportations de leurs produits vers les nations étrangères : le krach de 1929 et les dernières mesures protectionnistes des États-Unis d'Amérique montrent qu'il devient nécessaire de diversifier les partenaires du Japon pour éviter de baser toute la vie économique de l'Empire sur quelques grandes puissances, sans rompre les liens usuels avec ces dernières. Enfin, « se renforcer » signifie ne plus se laisser faire vis-à-vis notamment de la question chinoise : pour le ministre Kaneko et l'ensemble du gouvernement, la voie strictement pacifique ne convient pas toujours, comme le montre la recrudescence d'incidents sur le continent. Cette définition en trois parties de la diplomatie nippone fut mollement reçue par la Diète impériale en janvier 1931 : le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō devait donc faire ses preuves, et les nombreux incidents avec la République de Chine au cours des mois suivants allaient le lui permettre.

……….La première grande déclaration officielle du gouvernement conservateur en ce qui concerne l'étranger est à propos de la République de Chine et des incidents qui ont eu lieu récemment. Tandis que la Chine est en proie à la guerre civile opposant diverses cliques et les communistes, en Mandchourie, dans le nord-est de la Chine, le Japon était avant 1928 le soutien principal de la clique du Fengtian car il y possède des intérêts économiques et politiques depuis la fin de la guerre russo-japonaise et il est intéressé par l'exploitation des ressources naturelles encore largement sous-développée. L'armée japonaise du Kwantung a également la responsabilité de protéger le chemin de fer de Mandchourie du Sud, et a ainsi des troupes stationnées en Mandchourie qui fournissent un soutien matériel et logistique à la clique du Fengtian. Cependant, depuis l'expédition du Nord de 1928, la clique du Fengtian dirigée par le militariste Zhang Xueliang fidèle au Kuomintang cherche à se débarrasser de l’influence japonaise. Zhang essaie aussi de lutter contre l’influence de l’Union soviétique voisine de la Mandchourie, notamment en tentant en 1929 de mettre la main sur l'ensemble du réseau du chemin de fer de l’Est chinois, déclenchant ainsi le conflit sino-soviétique. Ainsi, depuis 1928, les intérêts économiques nippons et des autres puissances mondiales en Mandchourie sont mis en danger par l'incapacité de la République de Chine d'organiser un pouvoir central fort, en plus d'être dirigée par une dictature militariste et nationaliste. C'est dans ce contexte que s'est produit l'incident de Wanpaoshan en juillet 1931, où la xénophobie chinoise contre les Coréens et les Japonais fut démontrée. Seulement, le temps ne fut pas assez long pour ouvrir de potentielles négociations : en effet, dès le mois de septembre 1931, un nouvel incident venait déstabiliser la région. Le 18 septembre, à 22h20, un groupe de terroristes chinois fait exploser la voie de chemin de fer près de la ville de Mukden en Mandchourie. L’événement fait la Une des journaux et suscite sur l’archipel l’indignation la plus vive. Dès le lendemain de l'incident, le Premier ministre conservateur Takahashi Korekiyo demande une réunion de la Diète impériale en session extraordinaire pour répondre à cet énième incident qui met encore en danger les intérêts nippons sur le continent. Après un rapide discours exposant la situation, le chef du gouvernement japonais termina son propos par les mots suivants : « Mes chers collègues, encore une fois le gouvernement autoritaire du Kuomintang démontre son incapacité à assumer les prérogatives de l’État de droit sur son propre territoire, mettant en danger aussi bien ses citoyens que les sujets de Sa Majesté, ainsi que les nombreux intérêts internationaux et ceux de notre pays. Les gouvernements libéraux précédents ont préféré la voie diplomatique face aux incidents qui émaillent ces dernières années ; c'est tout à leur honneur. Cependant, l'accumulation des fautes chinoises et la portée terroriste de l'incident de Mukden ne permettent pas, cette fois-ci, une réponse strictement pacifique : l'attaque des citoyens chinois à l'encontre des sujets japonais laisse une profonde cicatrice dans l'âme de notre nation. Mais sachez que la détermination de notre gouvernement n'a jamais été aussi grande : il est de notre devoir de contrôler la clique du Fengtian si la République de Chine n'en est pas capable. Le temps de la discussion est donc terminé. Pour garantir la sécurité dans la continuité et la stabilité, mon gouvernement propose à la Diète impériale de Sa Majesté la proposition de déclaration de guerre immédiate à l'encontre de la clique du Fengtian, pour une Mandchourie fondée sur l'ordre et la sécurité. » Ces mots, reçus par un tonnerre d'applaudissements venant des bancs conservateurs, furent rapidement illustrés par une large majorité en faveur de la guerre. La proposition fut transmise par la suite au Conseil privé de l'empereur Hirohito, qui l'accepta. Aux autres nations du monde, le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō annonça par la suite les faits suivants : pour l'Empire du Japon, la guerre concerne uniquement la clique du Fengtian et non la République de Chine ; elle est motivée par le souhait de protéger les intérêts nippons et internationaux en Mandchourie, mis en danger par le laxisme chinois dans la région. Nous espérons recevoir le soutien de la communauté internationale dans cette intervention qui a pour but de mettre l'Asie en sécurité, et tout soutien prononcé par nos partenaires en faveur de notre ennemi sera perçu comme un acte de trahison envers l'Empire du Japon.

……….Enfin, le dernier volet des affaires diplomatiques nippones concerne les diverses rencontres prévues par le gouvernement conservateur. En ce mois d'octobre 1931, le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō remercie chaleureusement le président Hoover des États-Unis d'Amérique pour sa réponse positive à l'organisation d'un sommet à Tokyo sur les questions commerciales liant nos deux pays, qui se tiendra dans quelques semaines, le 12 octobre précisément. Le Hoover-Customs Act continue de mettre en danger la santé de l'économie japonaise et c'est par la négociation que l'administration du Premier ministre Takahashi Korekiyo tentera de raisonner son partenaire de l'autre côté du Pacifique. En Europe, les problèmes de la Creditansalt autrichienne annoncent une extension de la crise économique au Vieux Continent : tandis que les grandes puissances économiques tentent de sauver cet établissement qui est l'un des nœuds du tissu bancaire européen, les élections qui ont eu lieu notamment à Londres, Paris et Berlin ont fait basculer les libéraux, majoritaires dans ces pays, dans l'opposition pour porter au pouvoir des conservateurs qui risquent de suivre la politique douanière américaine. Le Japon espère que les électeurs de ces nations sauront faire la part des choses et que leurs représentants n'engageront pas de mesures restrictives à l'encontre des produits nippons, ce qui risquerait de mettre encore plus à mal notre économie. Sur ce sujet, le gouvernement conservateur tient à rassurer les acteurs économiques de la scène internationale. Le Premier ministre Takahashi Korekiyo annoncera sous peu les mesures prises par son gouvernement sur la question économique, pilotée par le ministre des Finances Ikeda Shigeaki. En outre, aucune mesure douanière n'est prévue par l’État, qui ne veut pas déclencher de guerre économique avec ses partenaires commerciaux ; toutefois, il n'exclut pas des contremesures en cas de non respect du libéralisme par ses partenaires. Enfin, le ministère des Affaires étrangères contacta en ce mois d'octobre 1931 les représentants de l'Empire d’Éthiopie : depuis la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route diplomatique, Tokyo cherche à élargir le cercle des pays avec lesquels l'Empire entretient des contacts. De ce fait, le gouvernement conservateur propose à l'empereur Hailé Sélassié la création du premier canal diplomatique liant nos deux nations. Du point de vue nippon, nos deux peuples partagent un passé et un avenir commun : comme vous, nous avons connu la présence occidentale et comme vous, nous cherchons à nous en démarquer pour nous hisser au rang de grande puissance mondiale. La signature d'un traité inédit entre nos deux États signifierait pour votre part une modernisation accélérée et pour notre part, la mise en place d'un premier établissement japonais en Afrique. Nous espérons une réponse positive de votre part.

Situation politique en Mandchourie :





Post écrit par Alaminsk & Gosseau

Sirda
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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:26



Empire du Japon
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● Diplomatie ●

……….A la suite de la découverte d’armes dans des navires nippons à destination des Indes néerlandaises, le gouvernement impérial – alors déjà fortement occupé par une guerre en Mandchourie – craint que le scandale n’éclate au niveau international et que la réputation de l’honorable Empire du Soleil Levant ne soit atteinte, et salie, par les hollandais. Tokyo ne peut bien évidemment pas reconnaître son implication dans le financement du Partindo, et il apparaît dès lors rapidement nécessaire d’adopter une position ambigüe, voire pleinement hypocrite, pour éviter le déshonneur auprès de la scène internationale. Dès lors, le ministre des affaires étrangères, M. Kaneko Kentarō, a déclaré dans un télégramme adressé au premier-ministre des Pays-Bas que « l’Empire du Japon est pleinement étranger à la fourniture d’armes aux terroristes du Partindo et réfute toute implication dans ce conflit qui concerne les affaires intérieures de votre Etat. […] Il est inconcevable que nous nous y ingérions, et pis encore, que nous soutenions des mouvements terroristes cherchant à affaiblir votre pays avec lequel le Japon entretient depuis trois cent ans désormais une étroite et privilégiée relation puisqu’il fut, deux siècles durant, le seul autorisé à commercer avec l’Empire du Soleil Levant. […] Quoi qu’il en soit, le Japon fera tout son possible pour que cessent ces transits orchestrés par la compagnie Fujita et que les traîtres soient dûment condamnés pour ces méfaits ; mais en retour, nous vous demandons de ne point obstruer le commerce entre nos deux nations. » Cependant, ledit ministre a décliné pour l’instant toute rencontre diplomatique, affirmant « qu’il est préférable d’attendre les résultats des élections en cours afin d’éviter tout perte de temps à prendre des engagements qui seraient d’emblée piétinés par un éventuel successeur », le dirigeant de l’ARP étant évidemment visé. Officieusement, il va sans dire que le gouvernement ne bougera pas d’un iota concernant le sujet, bien qu’il demande expressément – mais tout autant officieusement – à la Fujita de suspendre temporairement les livraisons d’armes afin d’apaiser quelque peu les tensions, fût-ce deux mois.

……….Incontestablement, l’Empire du Soleil Levant ne souhaite point céder face aux demandes néerlandaises, nonobstant la longue et amicale relation qu’entretenaient jadis les deux pays. Cette volonté tient en réalité aux intérêts géopolitiques majeurs que représentent les Indes orientales, en ce qu’elles regorgent de ressources stratégiques vitales à l’instar du pétrole et du caoutchouc, nécessaires pour conduire de longues guerres – notamment contre les différentes factions chinoises – mais aussi et surtout parce que Tokyo, secrètement, souhaite l’exclusion de tous les Etats occidentaux de la région. En effet, la nouvelle politique mise en place par le ministre Kaneko Kentarō n’est point sans rappeler la doctrine Monroe instituée au XIXème siècle par le président américain éponyme qui refusait toute intervention en dehors de l’Amérique tant qu’aucune puissance étrangère ne venait s’ingérer dans les affaires américaines, voire pire, rétablir des colonies. Or, le Japon tend à s’inspirer de cette même vision en ce qu’il désire se recentrer exclusivement sur les affaires asiatiques au détriment des affaires internationales, puisqu’il se considère comme la seule nation civilisée du Pacifique et se doit de maintenir l’ordre. Toutefois, cette tâche ne peut être pleinement accomplie si les occidentaux maintiennent une présence coloniale, laquelle irrite grandement le gouvernement impérial qui, néanmoins, reste totalement impuissant car il est impensable – et serait suicidaire – que l’Empire ne s’attaque à de puissantes nations à l’instar des Etats-Unis ou de la République française afin de libérer les Philippines ou l’Indochine. C’est d’ailleurs au nom de cette même doctrine que Kaneko Kentarō a affirmé devant la Société des Nations que toute mesure prise à l’encontre de l’Empire par cette organisation provoquerait immédiatement le départ d’icelui, rendant ainsi ces mêmes mesures nulles et inapplicables, une parole sérieuse puisque le ministre a clairement affirmé que « le Japon ne tolérera aucune ingérence étrangère dans la gestion de ses affaires intérieures ainsi que dans la défense de son territoire attaqué par la clique de Fengtian. »

● Affaires intérieures ●

……….La fin d’année 1932 fut la triste occasion pour les communistes de constituer une armée de guérilla populaire en Corée et en Mandchourie afin de lutter contre le Japon colonialiste, expansionniste et impérialiste, ce qui constitue en réalité un véritable problème pour l’Empire s’il désire pacifier ses colonies et affirmer définitivement son autorité sur des territoires contrôlées depuis trois ou quatre décennies tout au plus. En effet, toute contestation armée de la politique nippone pourrait avoir de graves séquelles sur la docilité des peuples prochainement conquis en ce qu’ils pourraient être tentés d’imiter leurs voisins, d’autant plus que l’idéologie communiste poussant à ces mêmes rébellions est fortement implantée en Asie du fait de la triste présence de l’Union Soviétique et de la guerre civile chinoise entre d’une part le parti nationaliste et d’autre part le parti communiste. Or, Tokyo ne peut décemment tolérer ceci et entend mettre fin à ces séditions par une violence inouïe. Ainsi, le ministre de l’Intérieur, M. Nakahashi Tokugorō, a annoncé l’instauration de la loi martiale sur les territoires présentement concernés par la rébellion en affirmant que celle-ci pourrait être étendue à toute nouvelle région touchée par ces renégats. Une partie non négligeable du Tokubetsu Kōtō Keisatsu, police spécialement dédiée au renseignement intérieur et à la lutte contre les groupuscules idéologiques dangereux pour la sécurité intérieure, est investie de la mission de lutter par tous moyens – y compris la menace, la torture, les sévices et traitements inhumains ou dégradants, le viol, le meurtre et les pressions psychologiques – face à cette menace communiste. Une série de mesures visant à interdire le soutien direct ou indirect à cette guérilla, à encourager la délation de toute personne y participant ou soupçonnée d’y participer, de punition de toute personne qui couvrirait des rebelles, etc, est prise, la peine encourue étant celle de mort afin d’être le plus dissuasif possible. En outre, le Parti Communiste Japonais, soupçonné de liens étroits avec cette mouvance, est également interdit, et conformément aux dispositions de la Loi de Préservation de la Paix de 1925, tout soutien audit Parti est interdit et passible de la peine de mort. De véritables rafles sont à nouveau organisées pour arrêter sur l’archipel les différents meneurs rouges – socialistes & anarchistes aussi – ainsi que leurs soutiens, mais aussi dans les colonies.

……….Néanmoins, le gouvernement impérial est conscient que cette seule réponse purement politique – et sous certains égards sécuritaires – ne saura pleinement suffire pour combattre efficacement la menace communiste en Corée mais aussi en Mandchourie. Ainsi, le ministre de l’Education, M. Ichirō Hatoyama, a annoncé le développement des sections étudiantes patriotiques à l’ensemble des établissements scolaires primaires, secondaires et supérieurs de l’Empire et de ses colonies afin de dénoncer tout étudiant – ou pis encore, enseignant – suspecté de liens matériels ou intellectuels avec les mouvances anarchiste, communiste ou socialiste ; de la même manière que le programme scolaire va être renforcé afin d’accroître la propagande nationaliste nippone en présentant clairement lesdites idéologies comme intrinsèquement et substantiellement néfastes pour la gloire de l’Empire bimillénaire et contraires aux valeurs de la race nippone, une rhétorique reprise également par le ministre des Communications, M. Koizumi Matajirō. Quant au ministre de la Justice, M. Suzuki Kisaburō, icelui a personnellement nommé dans chaque tribunal des shiso kenji, ou procureurs de la pensée spéciaux, chargés de traduire en justice tout criminel de la pensée et de le faire au mieux condamner à de la prison ferme, au pire, à une bonne vieille pendaison ou tout autre technique analogue donnant la mort – le tout devant nécessairement respecter la législation établie par la Diète du Japon, Etat de droit oblige. Enfin, le dernier volet de la riposte passe nécessairement par M. Jirō Minami, ministre de la Guerre, qui a ordonné à l’armée de Corée de traquer et d’exterminer, notamment avec le soutien de l’aviation, toute présence communiste dans ladite région ; et a réitéré cet ordre au général Eitaro Hata quant à lui chargé de la région mandchoue. Au total, ce sont plus de 120'000 militaires parés à combattre cette menace communiste par la force.



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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:27



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● Affaires coloniales ●

……….A la suite de la brillante invasion japonaise de la Mandchourie, jusqu’alors détenue par la perfide clique de Fengtian, il fut décidé par le gouvernement impérial de placer le désormais Grand Etat mandchou de Chine, couramment désigné sous l’appellation Mandchoukouo, sous le statut habituel de province de l’Empire du Soleil Levant, comme le sont par exemple les terres de Corée ou de Formose, toutes deux rattachées au Japon à la fin du XIXème siècle et au début du présent. A vrai dire, ces deux derniers territoires ne sont ni politiquement ni juridiquement unifiés au regard de l’Empire puisqu’ils ne sont, à l’instar du Japon insulaire, qu’une simple région géographique constituée de nombreuses préfectures depuis lesquelles s’exerce le pouvoir impérial. Or, face à cette expansion rapide et croissante du Dai Nippon Teikoku, il est apparu comme nécessaire pour le premier-ministre Takahashi Korekiyo que de constituer pour l’instant cinq grandes régions politiques et juridiques reprenant les régions géographiques suivantes : Corée, Japon, Formose, Mandchourie et les îles du Pacifique. « Il ne s’agit non pas de reconnaître quelque existence indépendante de ces entités par rapport à l’Empire, mais seulement de faciliter la prise de décision et son application en ces mêmes lieux nouvellement – ou anciennement – conquis par la bravoure et l’héroïsme de nos troupes », déclara à ce sujet le chef du gouvernement. Toutes ces régions sont menées par un gouverneur-général nommé par l’empereur sur avis du gouvernement impérial à l’exception de celle du Japon, directement administrée par ledit conseil, bien que les gouverneurs nommés ne font qu’en réalité qu’appliquer les directives de Tokyo, malgré l’autonomie relative qui est accordée à chaque région. Dès lors, toutes les préfectures précédemment situées dans ces zones géographiques sont dorénavant rattachées aux régions susmentionnées, constituant certes une strate administrative supplémentaire mais non moins nécessaire pour permettre la bonne gestion de l’Empire dont la population s’élève désormais à plus de cent vingt millions d’habitants, dont un peu plus de la moitié pour l’archipel nippon à lui seul.

……….Rapidement après l’annexion dudit territoire mandchou, le gouvernement impérial s’empressa de réorganiser l’administration de la Mandchourie afin de pouvoir pleinement contrôler la région et sa population, dont le sentiment envers le Japon n’a point toujours été des plus chaleureux, et c’est peu dire. Pour ce faire, il apparut rapidement au ministre des affaires coloniales, M. Toyosuke Hata, compétent pour toutes les affaires relatives aux colonies nippones – soit tous les territoires hors-archipel –, de nommer un homme en qui les mandchous pourraient avoir confiance. Il le trouva fort aisément en la personne de Puyi, jadis vénéré empereur de Chine, dernier représentant de la dynastie Qing et réfugié depuis plus d’une décennie désormais dans la concession japonaise de Tianjin. En effet, l’ancien souverain chinois jouit encore d’une très grande aura auprès de son peuple, d’autant plus qu’il est membre d’une dynastie mandchou, soit un choix idéal pour le Japon afin d’asseoir son autorité en utilisant à ses fins l’inflexible volonté du monarque déchu de retrouver son trône à la Cité Interdite. Or, de la sorte, le gouvernement entend user à sa guise du nouveau gouverneur-général de Mandchourie, auquel on attacha d’emblée à la charge de vice-gouverneur le général Kazushige Ugaki, ancien gouverneur-général de Corée. En outre, Le gouvernement impérial fixa également la capitale du Grand Etat mandchou de Chine à Xinjing, grande ville du nord-est chinois. Après adoption d’une loi relative à l’organisation administrative mandchoue par la Diète Impériale, il fut également décidé de diviser la région en quatorze provinces, chacune dirigée par un préfet nommé par l’empereur sur recommandation – ou non – du gouverneur-général, celles-ci étant les préfectures d’Andong, Fengtian, Jinzhou, Jilin, Rehe, Jiandao, Heihe, Sanjiang, Longjiang, Binjiang, Xin’anbei, Xing’andong, Xing’annan et Xing’anxi. La ville de Xinjing dispose quant à elle d’un statut de municipalité spéciale du fait de son statut de capitale de la région.


[justify]……….La question de la démographie fut l’une des premières abordées par le gouvernement impérial en ce qu’elle est vitale pour assurer la sécurité et la prospérité de la Mandchourie. En effet, au terme du dernier recensement fait en début d’année 1934, près de trente-et-un millions de personnes résidaient dans la région, un chiffre qui a doublé depuis 1908 où il s’élevait grosso modo à seize millions d’âmes. Or, cette croissance démographique considérable n’est point sans inquiéter les autorités nippones puisque une trop importante population risquerait de constituer une menace considérable pour l’Empire, qui devrait dépêcher à terme davantage de troupes pour assurer un contrôle efficace et durable du territoire. Pis encore, selon les estimations des démographes japonais, cette même population devrait dépasser les quarante millions la prochaine décennie, représentant là encore un nouveau défi considérable pour l’Empire du Soleil Levant qui se doit de maintenir une certaine stabilité. Actuellement, le recensement releva que parmi ces trente-et-un millions d’habitants, la quasi-totalité de la population - environ vingt-neuf million et demi – était d’ethnie chinoise ou mandchoue, venant ensuite à quasi-égalité les ethnies nippones et coréennes pour respectivement chacune aux alentours de six cent mille habitants, puis moins de cent milles russes, mongols, etc. La natalité est, dans cette région, assez importante puisque l’on estime que chaque famille compte en moyenne 6,1 enfants, un chiffre tout de même considérable rapporté à la population et à la menace que cela constitue pour le Japon qui entend limiter par tout moyen cette trop forte natalité indigène. A vrai dire, cette situation est tout à fait similaire à celle de la Corée, occupée elle aussi par le Japon, dans laquelle près de vingt-deux millions d’autochtones vivent et où l’Empire souhaite aussi assurer un meilleur contrôle de la population pour les mêmes raisons de tranquillité intérieure, quoi qu’elle reste utile lorsque réduite en esclavage.

……….Par voie de conséquence, il est apparu comme nécessaire au ministre des colonies que de mettre en place un véritable plan de colonisation de la Mandchourie sur vingt ans concernant cinq millions de japonais – soit cinq années de croissance démographique habituelle sur l’archipel – pour permettre de constituer une importante minorité japonaise qui, étant donnée la forte natalité nippone, devrait permettre de rapidement se développer et, à terme – et après génocide en bonne et due forme – permettrait de remplacer la quasi-totalité de la population présente, et de contrôler l’ensemble du territoire – cette seconde partie du plan restant bien évidemment officieux. D’ores et déjà, le gouvernement expédie en Mandchourie les pauvres et chômeurs qui nuisent à l’Empire en ne trouvant de travail, expropriant de force propriétaires terriens et commerçants locaux – quitte à en noyer quelques-uns – pour permettre à ces colons d’avoir un emploi, le chiffre avancé de colons envoyés ainsi étant estimé à trois cent mille par Tokyo. Cette politique va être accompagnée de la mise en place de pratiques similaires à celles ayant cours en Corée, à savoir la mise en place de femmes de réconfort pour les soldats – mais également pour les colons mâles – afin que, certes, ces hommes puisent décompresser de leur difficile journée de labeur par quelques menus plaisirs charnels – le tout sans protection car le sida n’existe pas encore – mais surtout pour procréer et ainsi répandre une nouvelle race hybride mi-nippone mi-chinoise, sorte de nouvelle ethnie supérieure à la locale mais inférieure à la japonaise qui sera chargée, à terme, de finir de peupler la région, garantissant ainsi une certaine docilité à l’égard de Tokyo puisque ces mêmes enfants seront élevés dans des orphelinats spécialement conçus pour, car la plupart de ces rejetons vont être logiquement abandonnés à la naissance par leur génitrice ne pouvant s’occuper d’eux. Un plan d’émigration similaire est également prévu pour la Corée dans les mêmes proportions, et à Formose – cette fois avec cinq fois moins de colons.




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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 14:27



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● Affaires coloniales – Mandchourie ●

……….Sitôt la nouvelle administration mandchoue définitivement mise en place, officiellement dirigée par l’empereur déchu Puyi – lequel est désormais gouverneur-général du Grand Etat mandchou de Chine –, lui-même secondé par le général Kazushige Ugaki, vice-gouverneur général, les premières mesures économiques étaient d’ores et déjà prises pour permettre de redresser l’économie mandchoue, mais aussi et surtout, permettre à l’Empire du Soleil Levant de rentabiliser sa nouvelle conquête au potentiel économique considérable pour le pays, le premier-ministre entendant en faire « le nouveau poumon agricole et industriel du Japon. » En effet, la principale motivation qui poussa le gouvernement impérial à réagir avec force à l’incident de Mukden était bel et bien l’attrait économique considérable que possédait la région, bien plus que la nécessité – quoi qu’également grandement présente – d’étendre les frontières de l’Empire pour assurer sa prospérité et sa gloire. Pour ce faire, le désormais Mandchoukouo était le candidat idéal en ce qu’il était un vaste territoire arable, irrigué par de nombreux fleuves et rivières, riches en minerais nécessaires pour la guerre à l’instar du fer et du charbon, et bien d’autres avantages dont était pleinement dépourvu l’archipel japonais, réputé pour être l’un des pires lieux sur Terre pour prospérer, icelui étant dépourvu de toute ressource naturelle – à l’exception du bois présent en grande quantité ainsi que de réserves de fer assez honorables tout de même – et à la géographie exécrable en ce qu’elle est principalement constituée de montagnes et de volcans, ce qui laisse peu de place pour l’agriculture et le développement économique, quand bien même le Japon peut se targuer d’avoir une économie relativement bien développée depuis désormais plusieurs décennies, productive et en croissance – nonobstant la crise économique qui frappe le monde depuis 1929. Or, la Mandchourie offre donc à l’Empire tout ce qu’il ne possède pas – sinon en partie grâce à la Corée elle aussi annexée – : des terres agricoles à perte de vue pour assurer une autosuffisance alimentaire, du fer pour fournir l’industrie et les armées et du charbon pour faire tourner le tout. Evidemment, tout ce développement n’est motivé que par un seul et unique objectif, celui d’assurer un approvisionnement régulier et stable à l’Empire lorsque celui-ci jettera toutes ses forces dans une guerre absolue face aux différences sous-races asiatiques pour enfin accomplir la Destinée Céleste que lui accorda la Divine Providence d’Amaterasu lors de la fondation de l’Empire : dominer le Pacifique.

……….Ecartant assez rapidement le gouverneur-général, uniquement là pour rassurer les mandchous et avoir le plus aisément possible leur docilité, le vice-gouverneur général Kazushige Ugaki prit les choses en main pour assurer le développement économique de la Mandchourie. Ce général, chef de la faction militaire Tōseiha, est le tête de file des officiers les plus conservateurs et modérés de l’armée, fermement convaincus qu’une future guerre en Asie serait totale et exigerait par conséquent la coopération de la bureaucratie et des zaibatsu – grands groupes d’entreprises – afin de maximiser la capacité industrielle et militaire du Japon. Cette conception économique allait à l’encontre de celle jusqu’alors prédominante au sein de l’armée du Guangdong, laquelle s’était plutôt ralliée à la conception allemande du Wehrstaat, traductible par état de défense ou de guerre, dont le postulat était que toute la société devait impérativement être mobilisée en temps de paix afin de se préparer économique, et de préparer l’Etat, à une guerre totale, fortement inspirée du socialisme et exécrant substantiellement le capitalisme et donc les zaibatsu. Toutefois, la victoire des conservateurs du Rikken Seiyūkai permit de calmer ces ardeurs ainsi que de faire accepter la nécessité d’une coopération entre l’Etat et les entreprises pour assurer le développement d’une région. Ainsi, le vice-gouverneur put nommer à ses côtés Nobusuke Kishi – économiste de renom à la réputation toutefois assez sulfureuse du fait de son amour insatiable d’alcool, de drogue et de sexe – qu’il chargea de mener à bien les réformes imaginées pour permettre la bonne exploitation des importantes ressources mandchoues en tant que ministre du développement économique. Celui-ci partage en réalité la même vision que Ugaki puisqu’il pense que cette coopération est nécessaire, cela dans le cadre d’une économie planifiée à l’aide de plans quinquennaux comme en Union Soviétique, dont il loue l’utilité « lorsqu’il s’agit de devoir rapidement et efficacement développer une région arriérée telle que la Mandchourie ainsi que précisément cibler les ressources nécessaires pour conduire une guerre totale » affirma-t-il devant la Diète Impériale nippone en présentant son vaste plan qui fut aisément approuvé par les parlementaires, séduits.

……….Ainsi, le ministre Nobusuke Kishi institua un premier plan quinquennal s’étendant de 1934 à 1939 pour atteindre les objectifs précédemment mentionnés, qu’il justifia comme suit dans son discours : « Cette économie planifiée doit être exclusivement axée sur la réussite des objectifs de production pour fournir nos armées en ressources nécessaires ainsi que de maximisation des bénéfices réalisés par nos zaibatsu pour nous permettre de financer toujours plus de projets analogues. La concurrence entre les entreprises japonaises doit être de facto exclue car elle porterait atteinte à ces mêmes objectifs, et ruinerait notre projet. De même, la maximisation des profits ne peut être obtenue que par une rationalisation absolue des coûts du travail : nous ferons tout pour. Le ne plus ultra de cette inflexible volonté de rationalisation conduira intrinsèquement à l’exploitation des travailleurs mandchous dans des conditions inhumaines, résumées par des salaires médiocres et des heures considérables de travail quotidien tant que ces mêmes conditions restent au-dessus de la ligne de reproduction sociale, nécessaire pour leur propre survie. J’assurerai personnellement que ceux-ci soient traités de la sorte, car il en va de la survie de l’Empire. » La cruauté était bien évidemment grandement encouragée par l’Empire qui considérait les mandchous comme une sous-race indigne de toute humanité. Evidemment, l’on craignit rapidement à ce que ces indigènes ne se révoltèrent face à la barbarie nippone, et pour ce faire, Kishi eût une idée pour le moins originale afin de maintenir l’ordre : les yakuzas. En effet, la mafia japonaise était assez proche du ministre, lequel leur confia donc directement la direction de la Manchukuo State Opium Monopoly, firme possédant le monopole de la production et distribution d’opium en Mandchourie, dont la production devrait s’élever à 528 tonnes par an, 480 km² de champs étant spécialement réservés dans le plan quinquennal pour ce faire, soit des revenus pour l’Etat avoisinant les 300 millions de yens. En échange, les yakuzas sont chargés de semer la terreur auprès des ouvriers pour empêcher tout soulèvement par tous les moyens possibles.

……….Selon les propres mots du ministre Nobusuke Kishi, « la première des priorités est de mettre fin à la situation économique chaotique au sein de la Mandchourie, particulièrement frappée par une instabilité financière grave. » Pour ce faire, il annonça la création de la Manshū Chūō Ginkō, ou banque centrale de Mandchou, établissement bancaire principal de la région située à Hsinking et fondée comme une banque d’actions après fusion de la banque des trois provinces orientales, la banque de Kirin, la banque du Heilungkiang, et la banque de la frontière ; et dotée d’un capital initial de trente millions de yuans – dont la moitié détenu par le Japon –, nouvelle monnaie nationale mise en circulation pour la Mandchourie. Les principales fonctions de la banque sont de conserver les fonds du Trésor de l'État du Mandchoukouo, de contrôler son marché monétaire, d'en unifier le système monétaire et de stabiliser sa monnaie. La banque s'engage également dans de opérations bancaires habituelles comme l'octroi de prêts à l'agriculture, l'industrie et aux commerces. Elle représente de plus le Japon au Mandchoukouo à la suite du retrait de la banque de Chosen coréenne de la région. La nouvelle monnaie mandchoue est indexée sur le yen japonais et tendra à atteindre un échange de parité selon les directives fixées au gouverneur dudit établissement. La banque était tenue par sa charte de conserver pour chaque billet émis au moins 30 % de sa valeur en métal. Pour 1934, ce sont 150 millions de yuans qui doivent être émises, et cette valeur doit progressivement monter jusqu’à 620 millions en 1939, suivant la montée en puissance économique de la région telle que voulue par le Japon. Ces sommes sont nécessaires puisque le plan quinquennal prévoit, au total, des investissements d’un milliard de yen annuels jusqu’en 1937 puis 1,5 milliard en 1938 et 2 milliard en 1939, un quart pour l’Etat et le reste pour le privé.

……….L’agriculture est bien évidemment l’une des plus grandes des préoccupations de l’Empire, qui désire parvenir à l’autosuffisance absolue de tout son territoire pour ne plus dépendre de l’étranger. La Mandchourie, de par sa superficie ainsi que sa géographie, se prête merveilleusement à une agriculture intensive grâce à ses terres arables particulièrement productives. En effet, cette région produit en moyenne 68 boisseaux de riz par acre, 25 de blé, 36 de maïs, 139 de pommes de terre ou encore 199 kilogrammes de coton. A titre comparatif, l’Union Soviétique a une production moyenne respective de 47 boisseaux de riz, 10 de blé, 16 de maïs, 128 de pommes de terre et 188 de cotons ; tandis que l’Inde est à 29 boisseaux de riz, 11 de blé, 15 de maïs et 80 de coton. Par hectare et en kilogrammes, cela représente pour le Japon en moyenne deux tonnes de riz, 760 kilogrammes de blé, une tonne de maïs, 4,2 tonnes de pommes de terre et 485,5 kilos de cotons. Par conséquent, le rendement est excellent et l’Empire escompte bien en profiter pour s’affirmer comme la première puissance agricole asiatique en passant la surface cultivée de 160'000 km² à 250'000 d’ici 1939 – toutes les nouvelles terres seront évidemment données aux colons. En outre, le plan quinquennal prévoit de réorganiser la production agricole. Ainsi, les surfaces rizicoles vont passer de 2 à 10% de la surface agricole totale, celle du maïs de 9 à 12%, celle du blé de 7 à 15%, du soja de 28 à 25% et celle du kaoliang de 23% à 10%, tandis que celle de patates va passer à 5%. Au total, la production annuelle en tonnes devrait s’élever en 1939 à 5 millions de tonnes de riz, 3 millions de tonnes de maïs, 2,85 millions de tonnes de blé – proche de la production américaine –, 6,25 millions de tonnes de pommes de terre. Celle de soja devrait se stabiliser aux alentours des 4 millions de tonnes, et celle de coton de 150'000 tonnes. Quant au restant des cultures, le ministre n’a pas précisément donné d’indications impératives, celles-ci devant s’ajuster par rapport aux quotas fixés par Nobusuke Kishi, qui, s’ils sont atteints, permettront à l’Empire d’être grandement suffisants ainsi que de pouvoir poursuivre les exportations – notamment de soja et de cotons – vers l’Occident en général.

……….Le deuxième secteur visé par le plan quinquennal est le secteur minier. En effet, la Mandchourie est riche en minerais de tous genres, regorgeant d’amiante, d’antimoine, de bauxite, calize, cuivre, or, plomb, chaux, magnésite, manganèse, pyrite, marbre, sel et soude ; mais aussi et surtout en charbon et en fer, principalement dans les régions de Fushum et de Fusin. Ces deux ressources sont stratégiques pour faire tourner l’industrie, et surtout celle de la guerre, et l’Empire escomptait bien mettre la main dessus pour approvisionner ses armées. Pour la première, le plan quinquennal s’inscrit dans la tendance à la hausse de la production depuis le début du siècle. Si celle-ci s’élevait à moins de 2 millions de tonnes annuelles lors de la première décennie du vingtième siècle, elle ne tarda point à doubler dès 1920 pour atteindre finalement 5,5 millions de tonnes, et, en ce début d’année 1934, désormais 8 millions de tonnes, un chiffre non-négligeable mais jugé encore insuffisant pour Tokyo qui entend exploiter le plus possible les quelques 20 milliards de tonnes de charbon dormant dans le sol mandchou. Ainsi, le gouvernement a fixé un seuil minimum de 15 millions de tonnes de charbon annuelles d’ici 1939, certains estimant même que celui de 20 millions de tonnes pourrait être aisément atteint d’ici là. L’autre ressource majeure, le fer, est quant à elle contenue en très grande quantité en Mandchourie puisque la région détient près de 70% des réserves de fer de l’Asie de l’est, soit près de 2,5 milliards de tonnes – pour seulement 721 millions en Allemagne –, et un fer de bonne qualité puisque chaque minerai en contient 60%. En 1932, la production était d’un million de tonnes par an, jugée trop faible par le gouvernement, qui souhaite la doubler afin de l’accroître à 2 millions de tonnes d’ici 1939. La Mandchourie est également riche en réserves pétrolières, de petite taille certes, mais assez conséquente pour que soit imposée la production d’un million de tonnes. De la même manière, la production d’aluminium va être accrue à 30'000 tonnes annuelles d’ici 1939, en plus de la construction d’usines pour.

……….Troisième secteur important aux yeux de l’Empire du Soleil Levant, l’industrie. Jusqu’alors, l’unique industrie mandchoue était l’arsenal de Mukden, possédée par un ancien dictateur, Chang Hsueh-liang, fils de Chang Tso-Lin. Le gouvernement nippon entend développer tout le potentiel industriel de la région en mettant en place dans les plus brefs délais, et avec le concours des zaibatsu, une industrie performante et efficace capable de subvenir aux besoins primaires de la Mandchourie ainsi qu’à produire du matériel de qualité à l’armée japonaise. Dès lors, un premier centre industriel va être établi à Mukden, puis progressivement – en cinq ans maximum selon le plan quinquennal – dans les villes d’Anshan, Dairen, Fushun, Fusin, Ryojun, Shakakon et toutes les autres grandes bourgades mandchoues, tandis que les ports de Yuki, Sheishin and Rashin vont être agrandis et améliorés pour pouvoir gérer tous les flux commerciaux d’imports et d’exports qui seront provoqués par le développement économique de la région. Dès lors, des usines pour produire des avions, des voitures, camions, des navires, du ciment, des composants électriques, de l’équipement agricole, du papier, des trains, des équipements miniers, etc, bref, tout pour faire tourner décemment l’économie, vont être progressivement construites aussi sur l’ensemble dudit territoire. Tokyo a fixé un impératif : passer la production d’acier de 450'000 tonnes à 1 million d’ici 1939, tandis que tous les autres secteurs sont pour l’instant laissés assez libres, bien que des indications soient tout de même fixées par le gouvernement afin d’établir des minimums nécessaires de production. En outre, l’énergie est également ciblée puisque d’importants barrages hydroélectriques vont être bâtis sur la plupart des cours d’eau le permettant, l’objectif étant de produire plus de 65% de la consommation électrique de la sorte pour économiser un maximum de charbon, le restant étant produit avec cette denrée ou toute autre possible – impliquant là aussi la construction de centrales. De la même sorte, 2'000 km de chemin de fers supplémentaires sont prévus pour rallier la Mandchourie à la Corée, Beijing ainsi que l’Union Soviétique, et 60'000 kilomètres de route goudronnées.




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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 9 Mai 2017 - 20:34



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● Diplomatie ●

……….Nonobstant les forts a priori de l’Empire du Soleil Levant sur Pays-Bas et le gouvernement conservateur de M. Hendrikus « Hendrik » Colijn – lequel semble pourtant partager une ligne idéologique similaire à celle de l’actuel Cabinet –, l’ambassade impériale à Amsterdam a fait savoir au ministre néerlandais compétent que Tokyo acceptait que se tienne une rencontre entre les représentants hollandais et nippons « afin de clarifier et pacifier définitivement les relations entre nos deux nations et rétablir cette paix tricentenaire qui qualifiait jusqu’aux récents et tristes incidents ces mêmes relations. » En réalité, l’exécutif ne semble guère enclin à tenir pareil réunion puisqu’il a secrètement financé lui-même ces mouvements indépendantistes, cela afin d’exclure à jamais les occidentaux de l’Asie de l’est, qu’il considère comme étant son pré carré exclusif ; mais il sait parallèlement qu’il ne peut, en l’état, dévoiler de telles intentions au grand jour sans se mettre au dos nombre de ses alliés ou partenaires dont la coopération est, à l’heure actuelle, nécessaire pour permettre au Japon d’accomplir sa céleste destinée. Par voie de conséquence, le ministre des affaires étrangères, l’honorable Kaneko Kentarō – réputé pour sa grande diplomatie – a formellement convié son homologue néerlandais à venir à Tokyo afin que cette entrevue soit réalisée et « que toutes les choses devant être abordées pour perpétuer les relations amicales et sincères entre les deux nations puissent l’être calmement, sereinement et sincèrement » selon les propres mots de l’officiel nippon. En attendant, le gouvernement impérial est pleinement – et secrètement – satisfait par la réussite impressionnante de son opération clandestine puisque, bien que les financements aient été temporairement suspendus, des troubles au sein de l’armée néerlandaise des Indes Orientales commencent et les finances semblent s’amenuiser au fil des fouilles et déploiements de soldats. L’Empire a dès lors réussi ses objectifs, même plus que ce qui était initialement prévu. Toujours en Asie du sud-est, le ministre susmentionné a fait part de « ses vives inquiétudes après les débuts de rébellions communistes en Indochine et en Malaisie », apportant officiellement tout le soutien de l’Empire face à « ce mal qui doit être combattu avec véhémence et par tous moyens », ce qui est présentement le cas dans les colonies impériales, icelles y étant confrontées depuis un an désormais, notamment avec la rébellion menée par Kim Il Sung en Corée.

● Militaire ●

……….Alors en place depuis trois ans désormais, le ministre de la Marine, M. Kiyokazu Abo, éminent amiral de la Marine impériale qui mit notamment en œuvre le honteux Traité naval de Washington en tant que vice-chef d’état-major de cette branche, a été démissionné par le premier-ministre à la suite de nombreuses luttes internes à la marine qui virent s’opposer la Faction du Traité – réclamant le respect de l’accord susmentionné limitant le tonnage de la flotte nippone aux trois cinquième du tonnage de la marine américaine – à la Faction de la Flotte, qui prônait le retrait de cette convention pour ne plus limiter militairement l’Empire. Depuis l’arrivée au pouvoir du parti conservateur, l’influence des factions ultranationalistes militaristes n’a de cesse de croître et les luttes entre elles furent de plus en plus violentes, au point que certains de leurs représentants furent assassinés par des partisans adverses. Après plusieurs années de conflit latent, la Faction de la Flotte parvint finalement à remporter une victoire cruciale sur celle du Traité, à force de manœuvres politiques, de discrédits sur l’ennemi et autres joyeusetés analogues, permettant ainsi de contrôler l’intégralité de l’état-major de la Marine impérial désormais dirigé par le prince Fushimi Hiroyasu, dirigeant de cette première faction, et secondé par l’amiral Isoroku Yamamoto en tant que vice-chef d’état-major. Or, le même ministre Kiyokazu Abo était lui-même partisan de la Faction du Traité, tombée en disgrâce, et fut contraint à la démission par l’état-major naval qui lui préféra l’amiral Sankichi Takahashi, l’une des grandes figures de la Faction de la Flotte victorieuse ; le tout bien évidemment validé par un premier-ministre Takahashi Korekiyo soumis à cette même armée qu’il entendait contrôler, trop occupé à prendre des mesures de relance économique ainsi qu’à développer la Mandchourie. Dans le cerclé privé de la Faction de la Flotte, le nouveau ministre de la Marine l’affirme clairement : « la Marine impériale va à nouveau rayonner dans les années à venir et vaincra tous ses ennemis. » Pour ce faire, une première décision majeure est prise : la dénonciation du Traité de Washington et de Londres, permettant ainsi à l’Empire de se libérer de toute obligation contractuelle de limitation de tonnage naval.

……….Désormais libéré de ses engagements lors des infâmes Traité naval de Washington de 1922 et de Londres de 1930, l’Empire du Soleil Levant peut pleinement recouvrer sa puissance navale légendaire. Ainsi, le ministre de la Marine annonce la mise en service des navires commandés lors du premier plan de réarmement naval de 1930, composé de quatre croiseurs légers de classe Mogami, de six destroyers de classe Hatsuharu et six de classe Shiratsuyu, de quatre torpilleurs de classe Chidori, d’un croiseur sous-marin de classe I-6, de six sous-marins de classe I-68 et deux autres de classe Ro-33, de trois mouilleurs de mine de classe Natsushima et d’un autre de classe Okinoshima, de six dragueurs de mine de classe No. 13 et de deux navires chasseur de sous-marin de classe No. 1. Outre ce premier plan arrivé à son terme, la Marine a reçu le matériel commandé dès son arrivée par l’ancien ministre Kiyokazu Abo, c’est-à-dire deux porte-avions légers de classe Ryūjō ainsi que deux cent avions de transport de Nakajima Ki-6 est lancée, cent cinquante avions de reconnaissance Nakajima E4N, six cent avions de transport léger Mitsubishi K3M, vingt avions de reconnaissance Yokosuka E5Y et cent cinquante chasseurs Nakajima A2N. Ce premier plan constituait la première phase de réarmement du Japon et fut grandement apprécié de l’état-major naval qui, après avoir vaincu la Faction du Traité, prône désormais la rénovation absolue de la Marine ainsi qu’un changement de stratégie navale. En effet, jusqu’ici, du fait des limitations du traité, la doctrine prédominante au sein de la Marine était celle dite de la bataille décisive – ou Kantai kessen – selon laquelle une puissante flotte de cuirassés devait détruire, en un seul mouvement, la marine adverse, à la suite de la guerre russo-japonaise de 1905. Cependant, cette même doctrine fut de plus en plus contestée par l’apparition des sous-marins et de l’aéronavale puisque, se basant uniquement sur des lignes de bataille, les cuirassés allaient être impuissants face à ces nouvelles armes, ce qu’expliqua brillement l’amiral Isoroku Yamamoto lorsqu’il déclara « Le serpent le plus féroce peut être mangé par un essaim de fourmis. » Or, son arrivée aux affaires en tant que vice-chef d’état-major lui permet de mieux défendre sa vision d’une marine centrée autour de l’aéronavale et des sous-marins plutôt que des cuirassés, pas pour autant délaissés.

……….Ainsi, le nouveau ministre de la Marine lance un deuxième plan de réarmement sur sept ans, surnommé Cercle 2, en référence au premier plan considéré comme le Cercle 1. Ce plan de réarmement traduit intrinsèquement la nouvelle doctrine navale nippone puisqu’il prévoit la refonte totale de la Marine autour de trois puissants groupes aéronavals. Cette restructuration colossale passe par le renouvellement quasi-intégral des bâtiments insubmersibles, actuellement au nombre de 157 – certains navires n’ayant pas besoin d’être abandonnés mais juste remis à jour en intégrant la ceinture blindée qui est désormais la norme sur tous les navires militaires nippons. Pour ce faire, donc, vont être construits six porte-avions de classe Shōkaku, neuf porte-avions de classe Hiryū, trois cuirassés de classe Yamato, six croiseurs de classe Tone – les capacités d’emport d’avions en moins afin de réduire la charge sur le navire, améliorer sa flottaison, sa stabilité et permettre de dispatcher l’ensemble de l’armement sur la totalité du bâtiment –, deux croiseurs de classe Mogami, seize croiseurs de classe Agano – avec une protection accrue –, vingt-quatre destroyers de classe Shiratsuyu, trente-deux de classe Asashio et trente-six de classe Kagerō, vingt mouilleurs de mine classe Natsushima, douze dragueurs de mine classe No. 13 et seize torpilleurs classe Ōtori. Sur les anciens navires, l’armement est légèrement allégé pour améliorer la flottabilité du bâtiment ainsi que sa manœuvrabilité tandis que sur tous, en général, des armements anti-aériens et anti-sous-marins modernes sont installés. Niveau sous-marin, vingt Kaidai VIa/b et VII vont être construit, tandis que les plans de futurs croiseurs sous-marins sont abandonnés, trop inutiles. Parallèlement à la mise en service des nouveaux bâtiments, les plus anciens navires seront mis à la casse ou revendus ; et l’industrie navale reçoit les crédits nécessaires pour pouvoir tenir tous ces engagements.* Evidemment, l’aviation aéronavale recevra les appareils nécessaires pour les porte-avions & co.



*J’entends parfaitement qu’à première vue, toutes ces constructions semblent colossales, et elles le sont pleinement puisque cela représente 182 navires, sous-marins exclus. Cependant, le Japon avait, IRL, procédé à de tels chantiers sur des périodes similaires, et ainsi, entre 1934 et 1939, il avait construit 115 navires similaires, puis entre 1939 et 1943 plus de 130 navires, donc finalement, j’ai « encore de la marge » si j’ose dire.

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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mer 10 Mai 2017 - 18:24



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● Coup d’Etat du 30 juillet 1934 ●

……….L’Histoire, si elle ne se répète jamais et n’est qu’éternel recommençant, sait aussi faire preuve d’une ironie à laquelle peu goûteraient volontiers. D’aucuns ne cessent de s’y référencer pour avertir les générations futures de ne jamais reproduire les erreurs d’antan, espérant là les sauver des cataclysmes qui se produisirent dans ce riche passé, mais, dans toute leur sagesse, ces mêmes-là n’auraient jamais imaginé que leurs successeurs, s’évertuant de ne point reproduire les erreurs de jadis, seraient déterminés à faire tout l’opposé, quitte à reproduire de nouvelles erreurs bien plus dramatiques. Or, toute cette ironie était majestueusement incarnée par la vie politique nippone depuis les années 1920 et la grande démocratisation du Japon initiée par l’empereur Yoshihito – dont le règne est connu sous l’appellation d’ère Taishō, ou de Grande Justice. En effet, la mise en place de la démocratie représentative avait fait naître dans l’esprit des militaires des sentiments mitigés, au mieux de scepticisme, au pire d’hostilité, et voilà que ces derniers, après avoir passé plusieurs siècles à écarter du pouvoir l’empereur en lui imposant un shogun, cherchaient désormais à restaurer la toute-puissance qu’il avait acquise sous le grand Meiji pour lutter face à cette même démocratie. C’était là du moins la ligne défendue par le baron Sadao Araki et son protégé Jinzaburō Masaki, lui aussi général d’armée, tous deux à la tête de la faction de la voie impériale, ou Kōdōha, laquelle prônait la restauration de Shōwa, la mise en place d’un Etat totalitaire inspiré du fascisme, ainsi qu’une guerre totale face à l’Union Soviétique – cela puisque nombre de ses partisans défendent la doctrine d’expansion vers le Nord, ou Hokushin-ron, née après la brève occupation japonaise de la Sibérie, région considérée comme riche en opportunités pour l’Empire. En face se tenait la faction du contrôle, ou Tōseiha, menée par le général Kazushige Ugaki, qui partageait certes la volonté de restaurer la grandeur nationale via le nationalisme et prônait une idéologie proche du fascisme, mais restait tout de même plus modérée dans l’approche, et surtout, s’opposait vivement à cette guerre face au géant communiste voisin. En effet, les membres de cette faction sont quant à eux des défenseurs, en général, de la doctrine d’expansion vers le Sud, ou Nanshin-ron, et considèrent qu’une guerre contre la Chine est la priorité.

……….La lutte entre ces deux factions, lesquelles sont pourtant proches idéologiquement en ce qu’elles défendent toutes deux une vision expansionniste et suprématiste du Japon, fait rage depuis les années 1920 dans l’archipel et ses colonies. En effet, il n’y a pas un an sans que des assassinats de dirigeants ou partisans politiques ou militaires d’une des deux factions fasse la une des journées, tandis que les conspirations pour faire tomber des gouvernements trop proches de l’une d’entre elles sont légions. Ces sempiternels conflits avaient déjà fait éclater au grand jour le factionnalisme rongeant l’Empire – la récente démission de l’ancien ministre de la Marine Kiyokazu Abo, quant à lui membre de la désormais dissoute Faction du Traité en avait été un parfait exemple –, mais iceux n’étaient vraisemblablement point prêts de s’achever tant que l’ennemi idéologique persisterait. Cependant, il devenait plus que nécessaire en ces temps marqués par la monté des idéologies totalitaristes en Europe ainsi que par le grand réarmement soviétique, et son agressivité manifeste – notamment en Turquie – qu’une des deux factions ne s’impose définitivement au détriment de l’autre afin que l’Empire puisse prendre une direction ferme et définitive. Or, en ces temps, c’était la faction Tōseiha qui était dans les bonnes grâces du gouvernement de M. Takahashi Korekiyo, qui avait dû affronter en mars 1931 une première tentative de coup d’Etat puis le 27 octobre suivant l’incident des couleurs impériales, nouvelle tentative conduite là encore par la société secrète Sakurakai, très proche de la Kōdōha et depuis dissoute bien que ses partisans ne furent guère durement condamnés, sauf les leaders. Cette même préférence était incontestable du fait de la nomination du général Kazushige Ugaki comme vice-gouverneur général de Mandchourie et de Jirō Minami comme ministre de la Guerre ; le plus souvent au détriment des partisans de la faction adverse qui, ainsi, se voyait progressivement mise au ban de l’Empire. De surcroît, le récent plan de réarmement de la Marine japonaise avait profondément indigné les meneurs de cette faction qui, en ardents défenseurs de la doctrine Hokushin-ron, considéraient qu’il était davantage nécessaire de produire des centaines, voire milliers, de véhicules blindés ainsi que constituer des corps mécanisés pour pouvoir aisément enfoncer les lignes soviétiques et atteindre les anciens objectifs fixés en 1922.

……….Dès lors, les principaux meneurs de la Kōdōha s’accordèrent pour lancer un coup d’Etat contre le gouvernement civil de M. Takahashi Korekiyo le 30 juillet, date d’accession au Trône du chrysanthème par l’actuel empereur Shōwa, cela officiellement pour restaurer la toute-puissance impériale, les traditions et l'indépendance du Japon vis-à-vis de l'étranger. Ainsi, dans les premières heures du 30 juillet 1934, près de 1'400 hommes dirigés par de jeunes officiers membres de la faction se déployèrent dans le centre de Tokyo, s'assurant le contrôle des principaux bâtiments gouvernementaux, dont la Diète, le ministère de la Guerre, et le quartier-général de la Police Métropolitaine de Tokyo. Le ministre des Finances Ikeda Shigeaki, le garde des Sceaux Suzuki Kisaburō, et l'inspecteur général à l'Éducation militaire, le général Jōtarō Watanabe, furent tués, pendant que le ministre de la Marine, M. Isoroku Yamamoto, fut blessé. Au même moment, le Kantei, résidence du premier-ministre, fut prise d’assaut et un groupe d’officier tenta vainement s’assassiner le chef du gouvernement, qui, légèrement blessé, parvint à s’enfuir, à l’instar de l’amiral Kantarō Suzuki, grand chambellan lui aussi assiégé en sa résidence. Parallèlement, d’autres insurgés essayèrent également de prendre le Palais impérial mais durent se résoudre à se retirer devant la résistance des gardes impériaux. Très rapidement, les rebelles entèrent en contact avec le ministre de la Guerre, M. Jirō Minami, demandant la dissolution immédiate du gouvernement ainsi que la nomination d’un nouveau Cabinet dirigé par le Général Sadao Araki, meneur du putsch. Dans un message officiellement adressé à l’Empire par radio, ils déclarèrent que « leur noble combat n’est inspiré que par la sainte et salvatrice volonté de protéger l’Empire face aux politiciens opportunistes et égocentriques qui le dirigent présentement, ne pensant qu’à s’enrichir plutôt qu’à régler les problèmes du pays ainsi qu’à assurer sa protection face aux menaces extérieures », allant jusqu’à même affirmer qu’ils ne se battaient que pour l’Empereur et son pouvoir divin.

……….Nonobstant ce putsch d’une violence quasi-inouïe au Japon, puisque c’était l’une – voire la – premières fois que le Palais impérial était pris pour cible, les autorités militaires furent initialement des plus réticentes à utiliser la force pour réprimer cette révolte qui, craignait-on, pouvait très certainement déboucher sur une guerre civile dans la capitale. De plus, de nombreux haut-gradés partageaient le point de vue des rebelles et étaient favorables à leurs revendications. La garnison de Tokyo, en particulier, soutenait la tentative de coup d'État. Cependant, la Tōseiha était fermement contre ce putsch puisqu’elle en était directement la cible, et mobilisa ainsi ses partisans au sein de l’Armée pour le contrer, tout comme elle fit déployer plusieurs navires de guerre dans la baie de Tokyo, plaçant les rebelles à portée de leur artillerie. De même, l’empereur Shōwa intervint en personne pour marquer son opposition à cette tentative de renversement du pouvoir en place, principalement scandalisé par le meurtre de certains de ses proches conseillers ainsi que l’assaut échoué face à son palais. Par conséquent, il ordonna à son aide de camp en chef, le général Shigeru Honjō – connu pour avoir été partisan de Sadao Araki, meneur de la rébellion – de mater la rébellion, lequel fut quelque peu réticent, préférant prendre leur défense, ce à quoi Hirohito répliqua sèchement « Sans nos ordres, des troupes ont été mobilisées. Peu importe comment on les appelle, elles ne sont plus nos troupes. » Après l’avoir limogé, l’empereur ordonna lui-même au ministre de la Marine, promptement remis sur pied, de venir à bout de la rébellion en moins d’une heure, ce qui ne put être fait car, malgré l’ordre de l’Empereur, l’armée rechignait à tirer sur ses propres soldats séditieux. Dès lors, il fallut attendre plusieurs heures pour que la stratégie mise au point par Isoroku Yamamoto réussisse, celle-ci consistant en une campagne de persuasion psychologique, ordonnant aux rebelles d'abandonner leurs positions et de se rendre, faisant circuler des copies de l'ordre impérial, prouvant que l'Empereur rejetait le coup d'État. Les officiers rebelles épuisés par ces quatre jours ne firent rien pour empêcher leurs hommes de se rendre, et, à midi, le gros des troupes avait déserté ses postes et était rentré dans ses casernes. Le coup avait échoué. Dans la soirée, deux officiers se firent seppuku plutôt que de se rendre, les autres furent arrêtés.

……….L’échec du coup d’Etat n’apaisa pas pour autant les tensions entre les deux factions, puisque, au contraire, il provoqua une violente réaction de la part de la faction du contrôle – ou Tōseiha – qui décida de clairement s’emparer du pouvoir et plaça le prince Fumimaro Konoe, réputé proche de la faction et favorable à une guerre totale et rapide face à la Chine, au poste de premier-ministre. Ainsi, les principaux instigateurs du putsch, à commencer par le général Sadao Araki et son disciple Jinzaburō Masaki furent mis aux arrêts et en procès pour haute trahison, crime contre sa majesté, rébellion, sédition, meurtres, etc ; et avant leur sentence se suicidèrent par un seppuku dans leur geôle. D’autres meneurs tels que Saburo Aizawa, Heisuke Yanagawa et Shigeru Honjō n’ont quant à eux pas ce courage et sont pendus tandis que la plupart des jeunes officiers rebelles subissent le même sort. Pour le restant des partisans influents de la Kōdōha, ils furent tout simplement purgés de leurs fonctions, généralement rétrogradés voire déchus de leurs honneurs, enfermés ou envoyés en exil sur des îles lointaines sous mandat nippon accordé par la Société des Nations, et ladite faction fut – elle et ses sociétés secrètes proches – officiellement et définitivement dissoutes. Au-delà de cette purge qui permit à la Tōseiha de s’imposer dans la politique impériale comme seule faction désormais influente – voire autorisée – du côté ultranationaliste, cette énième tentative de coup d’Etat marque en réalité l’arrêt absolu de la démocratie parlementaire et représentative dans l’Empire. En effet, le nouveau premier-ministre Fumimaro Konoe n’entend plus être responsable devant une Diète qui ne peut désormais plus le renverser, ce pouvoir appartenant désormais seulement à l’empereur ; réduisant de facto le rôle du Parlement à la pure fonction législative, encore qu’il n’est pas certain qu’elle soit grandement respectée puisque le chef du nouveau Cabinet se réserve « le droit de prendre toute mesure nécessaire à la survie et à la prospérité de l’Empire sans concertation avec le Kokkai. » C’est là peut-être la seule victoire de la Kōdōha : être parvenu à mettre un terme à la démocratie, cependant au profit d’un nouveau régime militaire autoritaire – bien que coordonné avec l’empereur qui voit inexorablement son pouvoir être accru par la même occasion. Dans le même temps, un nouveau gouvernement resserré est formé.

Premier-ministre : Fumimaro Konoe
Ministre des Affaires étrangères : Kōki Hirota
Ministre des Affaires coloniales : Tetsuzan Nagata
Ministre de l'Intérieur et de la Justice : Hideki Tōjō
Ministre de l’Armée : Hajime Sugiyama
Ministre de la Marine : Isoroku Yamamoto
Ministre des Finances : Takahashi Korekiyo
Ministre de l’Agriculture, du Commerce, de l’Economie, de l’Industrie et des Forêts : Nobusuke Kishi
Ministre des Chemins de fer : Takejirō Tokonami
Ministre de l’Éducation : Kuniaki Koiso
Ministre des Communications : Yoshijirō Umezu


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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mer 10 Mai 2017 - 23:38



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● Affaires coloniales ●


……….Alors que le nouveau gouvernement militaire prend rapidement ses fonctions et que la purge contre les membres de la défunte faction de la voie impériale – ou Kōdōha touche bientôt à sa fin, le conflit face aux rebelles communistes et nationalistes en Corée ainsi qu’en Mandchourie refait surface, alors qu’il semblait avoir été au pire endigué, au mieux vaincu, étant donné l’absence quasi-totale d’actions terroristes à l’encontre de l’Empire de la mi-1932 jusqu’à ce mois d’août 1934 qui vit trois attentats se dérouler successivement dans ces mêmes colonies japonaises, provoquant le déraillement de trois trains et tuant quatre japonais, et, pis encore, portant atteinte à la logistique militaire. La réaction du Cabinet ne se fit point attendre puisque le ministre de l’Intérieur et de la Justice, le général Hideki Tōjō, s’empressa de déclarer que « ces déloyaux et pathétiques actes terroristes seront punis avec la force nécessaire et ces mouvances criminelles seront exterminées afin que la Paix soit rétablie en ces contrées », des paroles certes violentes mais qui traduisent parfaitement la pensée du nouvel exécutif nippon, quasi-intégralement constitué de militaires prêts à en découdre avec la vermine communiste ou nationaliste autochtone. « Ces actes prouvent que les moyens jusqu’ici mis en œuvres sont désormais insuffisants et doivent nécessairement être accrus et améliorés pour permettre une lutte plus efficace contre le terrorisme », faisant ici référence à la série de mesures prise en 1932 par son prédécesseur. La réponse du ministère de l’Intérieur ne se fait point attendre puisqu’il décida d’opérer un grand revirement de politique par rapport à ce que fit en son temps M. Nakahashi Tokugorō lors de sa mandature en tant que ministre de l’Intérieur. En effet, le général a annoncé la suspension de toute activité de la Tokubetsu Kōtō Keisatsu, police secrète nippone, dans les régions administratives coréennes et mandchoues, le résultat des travaux jusqu’alors effectués étant jugés assez moyens, voire médiocres, mais en compensation le renforcement de ses pouvoirs au sein de l’archipel nippon, iceux étant désormais illimités en matière de traque contre les opposants, les terroristes et autres marauds analogues au sein du Japon-même – toutes les colonies exclues, donc. Dès lors, l’ensemble des agents déployé sur le terrain est rapatrié et est à nouveau assigné à de nouvelles missions puisque l’Etat craint à ce que la mouvance terroriste de gauche ne prenne de l’ampleur céans, tout comme d’autres factions potentiellement nuisibles à l’Etat.

……….Cependant, le gouvernement ne peut se satisfaire de cette seule mesure, qui, à première vue, affaiblit grandement la présence impériale dans ces mêmes territoires. Le Keisatsu Seidō – terme désignant le système policier impérial – est tristement célèbre pour sa grande complexité ainsi que par le chevauchement de nombre de juridictions qui le rendent parfois assez inefficace, notamment dans les délits et crimes du quotidien, mais parfois aussi pour la lutte anti-terroriste, puisque les services ne communiquent pas forcément entre eux, etc. Par conséquent, Hideki Tōjō a annoncé – d’un commun accord avec le ministre de l’Armée, le général Hajime Sugiyama, ainsi qu’avec le ministre de la Marine, l’amiral Isoroku Yamamoto – que « les compétences jusqu’alors respectivement attribuées au Keihōkyoku – département de police –, au Kenpeitai – police militaire de l’Armée – ainsi qu’au Tokkeitai – police militaire de la Marine – devaient être profondément révisées pour permettre une meilleure efficacité en matière de lutte contre les terroristes et quiconque s’en prendrait à l’Empire ; et aussi pour mettre un terme à la néfaste concurrence entre les différents services. Ainsi, le premier ne sera désormais plus compétent que sur l’archipel, tandis que le deuxième aura compétence exclusive en matière militaire et policière sur les territoires coréens, mandchous et toute éventuelle future annexion continentale, et le troisième sera quant à lui exclusivement compétent pour lesdits domaines sur tout territoire insulaire colonial. » La traduction de cet accord est simple : si l’archipel reste soumis à une police civile, tous les territoires coloniaux sont quant à eux directement placés sous la juridiction militaire, à l’occasion grandement renforcée en termes de moyens humains et financiers, et qui a seule compétence pour juger des méfaits – jugements qui, évidemment, sont insusceptibles de toute contestation ou de tout recours légal. Si les agents de la Tokubetsu Kōtō Keisatsu étaient déjà assez redoutés, ceux-ci passent en réalité pour des enfants de chœur comparé aux kenpei, agents de la police militaire de l’Armée qui, ultérieurement, seront comparés à la Gestapo dans ses heures les plus sombres. Avec l’instauration de la loi martiale il y a deux ans, ils disposent d’ailleurs des pleins pouvoirs en matière anti-terroriste.

……….Cette réorganisation des pouvoirs fit néanmoins directement ressortir les problèmes inhérents à l’Imperial Japanese Army, bien trop déconsidérée par le pouvoir des dernières années – voire décennies – au profit de la Marine. En effet, l’Armée manque cruellement de soldats et de moyens alors que son rôle n’a cessé de croître au cours des dernières années, en attestent les annexions successives de la Corée et de la Mandchourie, des régions certes relativement dociles mais qui nécessitent cependant des forces d’occupation pour les tenir et éviter toute sédition populaire. Ainsi, sept milles kenpei supplémentaires vont rejoindre la police secrète militaire afin de renforcer son efficacité et son champ d’action tandis que les quelques deux cent cinquante milles réservistes vont désormais être engagés comme soldats permanents de l’Armée, permettant ainsi de doubler les effectifs militaires et de constituer dix-sept nouvelles divisions qui vont être rapidement réparties sur l’ensemble du territoire de sorte à en contrôler la plus grande partie, s’en suit très logiquement le doublement du matériel militaire actuellement disponible dans l’armée pour fournir toutes ces nouvelles troupes. L’intégralité de ces ex-réservistes est répartie entre les armées du Guangdong et de Corée proportionnellement à la taille de la région et des besoins, cela afin d’optimiser leur déploiement. L’objectif de l’état-major est désormais clair : il faut impérativement quadriller toute la région, et notamment les zones dans lesquelles les rebelles se dissimulent le plus, afin de définitivement vaincre ces rébellions. De même, la deuxième armée aérienne dirigée par le Major Général Torashirō Kawabe est déployée, notamment les deux cent trente-cinq biplans de reconnaissance Type 88-I/II et les cent biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1 qui ont désormais pour mission de surveiller l’intégralité des frontières de la Corée et de la Mandchourie pour essayer de détecter tout mouvement suspect venant de l’intérieur, mais également de surveiller aussi les territoires où les rebelles sont implantés – notamment les collines et montagnes du nord de la Corée – afin de donner leur position aux troupes et lancer les offensives. Quoi qu’il en soit, Tokyo reste ferme : la rébellion sera matée dans la violence, et l’Armée dispose de tous les moyens pour ce faire.

……….Nonobstant tous les efforts consentis, le gouvernement est pleinement conscient que cela ne suffira pas à définitivement vaincre la rébellion, tout au mieux à l’affaiblir suffisamment pour la rendre inoffensive. En effet, le problème est intrinsèquement lié à l’existence de ces populations qui chercheront toujours à obtenir leur indépendance ou à prôner ces idéologies hérétiques que sont le communisme ou le socialisme. La conclusion est simple : elles doivent être éradiquées. Dès l’année passée, l’ancien exécutif avait d’ores et déjà mis en place des plans de colonisation sur vingt ans, toutefois trop peu ambitieux, faute de pouvoir faire mieux, car il est impossible de déplacer quarante millions de japonais sur les soixante que compte l’archipel pour remplacer toute la population mandchoue et coréenne, quand bien même ce serait incontestablement la meilleure solution pour être assuré de tenir sans problème la région – puisque ces mêmes autochtones seraient préalablement massacrés pour permettre l’implantation desdits colons. A contrario, le temps que ces millions de japonais prévus par les plans de colonisation parviennent enfin à s’installer dans ces régions – ce qui est déjà le cas au total pour un million de japonais, principalement des chômeurs, expédiés en Corée et en Mandchourie depuis le début –, il est nécessaire d’empêcher que les coréens et les mandchous ne s’accroissent trop vite, au point de rendre impossible tout contrôle démographique et nécessaire d’accroître les troupes déployées sur place afin de maintenir l’autorité impériale, ce qui, à terme, deviendrait impossible et conduirait l’Empire à devoir battre en retraite et se replier sur son propre territoire. Selon les analyses démographiques et les projections nippones, la population coréenne devrait certes rester stable d’ici 1940 vers vingt-quatre millions d’habitants, alors que la mandchoue va quant à elle passer de trente-et-un million à plus de quarante millions sur la même période, ce qui rendrait de plus en plus compliquée la pacification des territoires, quand bien même l’Empire entend lever nombre de troupes sur la même période pour partir à la conquête définitive de nouvelles terres nécessaires à son expansion et à sa toute-puissance.

……….Par conséquent, le ministre des affaires coloniales, M. Tetsuzan Nagata, a autorisé l’implantation de la toute nouvelle Unité 731 dans le district de Pingfang, en Mandchourie, officiellement destinée « à la prévention des épidémies et la purification de l'eau » selon son directeur fraîchement nommé, le militaire et scientifique Shirō Ishii, éminent médecin nippon ayant étudié plusieurs années en Occident les armes chimiques – prohibées au Japon depuis la signature du Protocole de Genève de 1925 – et bactériologiques pour ramener à l’Empire le fruit de ses recherches. Près d’un millier de scientifiques, médecins, etc, tous loyaux à l’empereur, sont mis à sa disposition pour en réalité effectuer des recherches sur les vaccins ou encore les maladies comme la peste, le typhus et le choléra en vue de les utiliser comme armes bactériologiques. Pour ce faire, des milliers d’opposants locaux et de prisonniers seront mis à la libre disposition de l’Unité pour conduire les expériences, qui peuvent aller tout bénignement de tablettes de chocolat à la bacille de charbon pour les enfants et les femmes aux tests de résistance à la peste et autres joyeusetés analogues, en passant bien évidemment par vivisecter des détenus, en faire bouillir vifs ou les brûler au lance-flammes, tester la congélation sur les humains, les transfusions de sang de cheval ou même l’eau de mer, les électrocutions, les tests de résistance dans ces centrifugeuses géantes ou à l’exposition de rayons X. Pour la science, l’Unité se doit aussi de laisser se déshydrater des détenus, ce qui revient à la momifier vivant, cela en les desséchant jusqu’à ce qu’il ne pèse plus qu’un cinquième de leur poids. En outre, il revient à l’Unité de créer de véritables armes bactériologiques destinées à être larguées sur des zones précises afin de massacrer le plus d’êtres vivants, mais aussi de développer de nouvelles armes chimiques à l’instar du gaz sarin. Enfin, le gouvernement lui confie secrètement la tâche de préparer un vaccin stérilisant pour l’administrer à tous les coréens et mandchous – sauf aux femmes –, officiellement lors d’une campagne contre la peste, cela pour bloquer toute reproduction de ces ethnies. Il est fait interdiction de l’administrer aux femmes qui doivent nécessairement pouvoir procréer afin de permettre à la race hybride japono-mandchou/coréenne de prendre forme à la suite de viols répétés des colons, chacun se devant désormais d’engrosser une autochtone par mois, le bâtard étant envoyé en foyer impérial pour en faire un brave sujet.



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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Jeu 11 Mai 2017 - 19:45



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● Militaire ●

……….A la suite du très important plan de réarmement adopté sous le précédent gouvernement, les tensions entre l’état-major de l’Armée et de la Marine n’avaient eu de cesse de croître, le premier – alors plutôt contrôlé par les officiers de l’ancienne Kōdōha – affirmant que l’exécutif n’avait cure de la force impériale terrestre, cela du fait de la doctrine dite Nanshin-ron – ou d’expansion vers le sud – qui nécessitait, pour son application, davantage d’une véritable marine digne de ce nom plutôt que d’une Armée expérimentée puisque c’étaient des îles qu’il fallait contrôler et non de vastes étendues. Malgré la tentative avortée de coup d’Etat de ladite faction, la prise définitive du pouvoir de la Tōseiha et la purge de la quasi-totalité desdits officiers, les tensions n’avaient pas pour autant diminué, et aussi, le ministre de l’Armée, le général Hajime Sugiyama, qui dirigea nombre de corps de l’Armée, dont le service aérien de mars 1933 à juillet 1934, annonça quelques mois après son homologue de la Marine un véritable plan de réarmement de l’Armée impériale nippone pour « faire face aux menaces actuelles que connaît l’Empire et assurer son expansion dans les régions appartenant naturellement à notre divine Nation. » A vrai dire, il est d’ores et déjà possible de considérer que les prémices ont été posés par les récentes mesures prises par l’état-major en réaction aux troubles communistes et nationalistes en Corée et en Mandchourie, notamment l’intégration totale des réservistes dans l’armée professionnelle permanente. Cependant, cela ne suffit ni à l’état-major ni à l’Empire en général, et le ministre assure que « ce premier plan septennal permettra d’assurer dès 1941 au Japon une suprématie absolue dans la région, incontestée, ainsi qu’une supériorité militaire et technologique sur les pays voisins » bien que ce soit en partie déjà le cas – à l’exception de l’Union Soviétique dont le niveau tend à être comparable à celui de l’Empire – puisque la quasi-totalité des pays voisins sont des territoires arriérés, connaissant à peine l’utilisation du feu aux yeux de Tokyo, ce qui peut être pleinement compréhensible au regard du fossé technologique qu’il peut désormais y avoir entre le Japon et la Chine, par exemple.

……….Le plan de réarmement septennal de l’Armée prévoit ainsi une montée progressive des effectifs militaires de 460'000 hommes – c’est-à-dire l’effectif actuel en 1934 – à 1,7 millions de soldats répartis en 51 divisions d’ici 1941, un accroissement de 1,3 millions d’hommes sur cette période, soit près de 200’000 soldats supplémentaires chaque année selon les prévisions de l’état-major impérial de l’Armée. Ainsi, le Japon sera doté d’une des plus fortes armées au monde, qui sera pour l’instant – sauf changement majeur lié à une soudaine expansion territoriale – répartie entre 3 divisions au Japon, 1 en Corée, 1 à Taïwan, 3 réparties sur l’ensemble des protectorats nippons dans le Pacifique et 43 divisions en Mandchourie, étant entendu que ces dernières sont prioritaires sur le restant puisque les 400’000 prochains soldats recrutés devraient être exclusivement déployés dans cette région, tant le Japon que la Corée ayant déjà les divisons nécessaires. Parallèlement, une réserve forte de 2 millions d’hommes doit également être constituée pendant le même délai. Le complexe militaro-industriel japonais se met également en marche. Le projet de char lourd Type 95 est abandonné comme le char Type 95 Ha-Go. En lieu et place, l’état-major leur préfère le Type 98 Ke-Ni – destiné à remplacer le vieillissant Type 89 I-Go – ainsi que le Type 97 ShinHoTo Chi-Ha pour répondre d’une part à la menace en Asie du sud-est et d’autre part à la menace soviétique, les deux véhicules étant adaptés pour ce faire, bien qu’ils puissent être en partie inter changés. Au total, 2'500 et 1'000 exemplaires doivent être produits, et doivent être dotés de radios. Le châssis du Type 97 ShinHoTo Chi-Ha est également repris pour constituer la base de trois nouveaux canons automoteurs, les Type 1 Ho-Ni I, Type 3 Ho-Ni et Type 5 Ho-Chi, devant respectivement être produits à 250, 200 et 100 exemplaires ; tandis que le Type 98 Ke-Ni servira de base au canon antiaérien automoteur Type 98 Ta-Se pour l’instant produit à 100 exemplaires aussi. 1'000 Sumida M.2593, 200 Type 95 So-Ki, 200 Type 1 Ho-Ki et 100 Type 98 So-Da doivent également être produits, et 1000 Type 99 88 mm AA Gun. L’Armée entend se moderniser en constituant plusieurs divisions mécanisées sans pour autant chercher à créer de véritable force de choc avec des chars lourds, pleinement inutiles, les véhicules étant ici destinés à soutenir l’armée plutôt qu’à constituer la force principale.

……….Si l’état-major accorde une certaine importance à l’armée de terre, celle-ci est décuplée quant au Dainippon Teikoku Rikugun Hikōsentai, le service aérien de ladite branche. En effet, la stratégie nippone se base désormais principalement sur l’emploi de la force aérienne pour pouvoir efficacement lutter contre les ennemis – tant à terre qu’en mer – et un vaste plan d’amélioration de l’aviation impériale est par conséquent entrepris pour en faire l’une des plus puissantes – sinon la plus puissante – du coin. Ainsi, un appel d’offre fut déposé auprès des trois grands constructeurs aériens nippons – Nakajima, Mitsubishi et Kawasaki –, qui, chacun, proposèrent plusieurs modèles d’avions de combat, d’intercepteurs et de bombardiers sur le long terme. Ainsi, d’ici 1937, seront produits 1'000 Nakajima Ki-27, qui seront ensuite remplacés par 2'000 Nakajima Ki-43 jusqu’en 1939 – les capacités de production industrielle devant simultanément être accrues –, date prévue de sortie du Nakajima Ki-84 qui devra quant à lui être produit à plus de 4'000 exemplaires pour 1941, en plus des Ki-43. Parallèlement, 2'000 Mitsubishi Ki-21, 500 Mitsubishi Ki-30 et 1'000 Kawasaki Ki-32 vont être produits d’ici 1939, date de mise en service et production de 2'000 Kawasaki Ki-48, 2'000 Mitsubishi Ki-51 et 800 Nakajima Ki-49. Pour les avions de reconnaissance, 700 Mitsubishi Ki-15 vont être construits dès à présent puis 1'500 Ki-46 à partir de 1939. Pour les avions de transport, la production de 800 Nakajima Ki-34 est lancée et sera suivie à partir de 1940 de 1'000 Ki-57. La Dai-Nippon Teikoku Kaigun Kōkū-tai, service aérien de la Marine, va quant à lui recevoir d’ici 1937 un millier de Mitsubishi A5M, ensuite remplacés par 2'000 Mitsubishi A6M Zero et à partir de 1941 1'500 Kawanishi N1K. Niveau bombardiers, dès l’année prochaine, ce sont 1'000 Mitsubishi G3M qui vont être produits, rapidement suivis par 2'000 Mitsubishi G4M en 1940. Quant aux torpilleurs et bombardiers légers, ce sont 1'500 Aichi D3A qui vont être conçus et fabriqués d’ici 1939 pour voir ensuite le Nakajima B5N être produit simultanément à 1'000 exemplaires dès 1938, le Nakajima B6N devant quant à lui être lancé fin 1940 à 1'200 exemplaires. 100 Mitsubishi Ki-57 vont également être construits pour le transport et 400 Nakajima C6N pour la reconnaissance.

……….Un dernier domaine, encore assez méconnu, intéresse l’état-major tant de l’Armée que de la Marine, cela sur conseil de l’amiral Isoroku Yamamoto, celui des radars. En effet, depuis quasiment une décennie désormais, l’Université du Tōhoku accueille l’un des spécialistes mondiaux en la matière, pourtant inconnu du grand public, le professeur Hidetsugu Yagi – à qui l’on doit l’antenne éponyme qui permet les communications directionnelles à l’aide d’ondes électromagnétiques grâce auxquelles il est possible de recevoir les ondes radios, et plus tard télés. Ainsi, ledit chercheur est nommé à la tête d’un Institut de Recherche en Télédétection fraîchement créé, organisme officiel civil sous la direction conjointe des ministères de l’Armée et de la Marine – cela pour éviter les conflits récurrents entre les deux branches –, dans lequel Yagi peut retrouver d’autres éminents chercheurs à l’instar de son disciple Shintaro Uda, du chercheur Kinjiro Okabe connu pour ses recherches en magnétron, Tsuneo Ito, ou encore du scientifique Yoji Ito, et bien d’autres encore. Le ministre de la Marine fut des plus clairs envers eux : ils doivent mettre au point de premiers radars performants capables d’être équipés sur les appareils aériens, navals ainsi qu’au sol d’ici 1939, un délai amplement suffisant étant donné leurs capacités intellectuelles, les moyens illimités fournis – tant financiers qu’humains puisque près de 1'000 chercheurs sont affectés pour les aider. Ainsi, selon un premier plan imposé par le gouvernement, on estime que d’ici 1937, un premier radar naval Type 2 Mark 1 Model 1 "11" doté d’une portée de 250 km pour détecter les formations navales ou aériennes et 130 km pour un appareil simple devrait être pleinement opérationnel * tandis que les mois suivants, les modèles devraient s’améliorer et se préciser, et qu’un modèle terrestre mobile appelé Type 2 Mark 1 Model 2 "12-Go" devrait suivre, permettant qu’à la lui la détection avec environ 100 km de portée, ce qui est déjà grandement satisfaisant étant donné l’époque. De la même manière, des radars aériens embarqués doivent être développés dans des délais similaires puisque l’on espère la mise en service d’un radar Type 3 Mark 6 Model 4 d’ici fin 1938. Il va sans dire que dès lors que les radars seront opérationnels, tous les aéronefs, navires et sous-marins en seront dotés, l’état-major étant persuadé que cela donnera à l’Empire un avantage majeur sur ses ennemis.



* En réalité, ils ont pris un peu plus d’un an pour développer ça dans les années 40, mais bon, je vois large vu que là, ils innovent.

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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Ven 12 Mai 2017 - 20:13



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● Diplomatie ●

……….A la suite de la demande d’exclusion de l’Empire du Soleil Levant formulé par la République française devant la Société des Nations, l’empereur Hirohito en personne – dont l’intervention dans les débats publics, du fait de son statut de quasi-divinité sur Terre est des plus limitée – a officiellement pris la parole lors d’une allocution retransmise à la radio dans laquelle il dénonça vivement « l’ignoble comportement français, indigne de la gloire qui auréolait jadis la France du temps où l’honneur commandait encore cette Nation devenue synonyme, par la médiocrité de ses élites, de bassesse intellectuelle », précisant par la même occasion que « l’amitié que l’on croyait ici éternelle qui s’était nouée entre l’Empire et la République est désormais rompue par quelques fats parisiens, qui, au lieu de gouverner leur Etat au nom de l’intérêt commun, préfèrent se morfondre dans la fange qui les vit naître et tuera leur pays qu’ils proclament à qui veut l’entendre tant chérir, celui-là même qui occupe illégalement des territoires asiatiques appartenant jusqu’alors à de fiers peuples millénaires désormais réduits à l’esclavagisme contemporain et contraints à adopter la culture française au mépris de leur propre civilisation. » Lors de ce même discours, par ailleurs diffusé dans toutes les villes nippones, le céleste souverain annonça le départ immédiat et définitif de l’Empire de l’organisation internationale susmentionnée, mandatant le ministre des affaires étrangères, M. Kōki Hirota, d’accomplir toutes les formalités nécessaires pour ce faire ; prévenant par la même occasion que « toute action qui pourrait dès lors être tentée à l’encontre du Japon signifierait ipso facto déclarer la guerre à cette Nation bimillénaire sur laquelle je règne. » Dans les faits, ce départ de la Société des Nations risque de poser nombre de problèmes de fonctionnement au sein de cette dernière puisque le Japon est l’un des pays-membres permanents du Conseil par son statut de vainqueur de la Première Guerre Mondiale. Peu chaut à Tokyo qui, en réalité, se libre des entraves posées par l’organisation et se met désormais à l’abri de toute mesure de représailles collective à son encontre et retrouve pleinement sa souveraineté.

……….En cette fin d’année 1934, la Société des Nations n’est pas le seul sujet majeur qui préoccupe l’Empire. En effet, à la suite de la récente vague d’attentats en Corée et en Mandchourie, la police est parvenue à établir d’étroits liens entre la rébellion communiste ainsi que l’Union Soviétique voisine puisqu’il a été découvert qu’icelle finançait et armait régulièrement les séditieux coréens dont les récentes actions ont provoqué l’ire du Cabinet, humilié par ces actes terroristes. Pour le Japon, ce soutien clandestin des soviétiques aux communistes autochtones est un véritable affront et constitue en réalité un acte de guerre, chose que le gouvernement ne souhaite toutefois pas puisque un conflit contre Moscou ne serait point dans les intérêts nippons – l’Empire ayant d’ailleurs favorisé la doctrine d’expansion vers le sud-est plutôt que le nord. Néanmoins, décemment, l’exécutif ne peut rester de marbre face à ces actes et dénonce officiellement par la voie de Kōki Hirota, ministre des affaires étrangères et ancien ambassadeur auprès du Kremlin, « le soutien direct apporté par l’Union Soviétique à la rébellion communiste coréenne », accusant ainsi le pays de complicité dans les actes terroristes commis sur le territoire impérial. En réaction, Tokyo annonce par conséquent la fermeture immédiate des frontières entre l’Empire et l’Union et la mise en place d’un vaste contrôle sur l’intégralité de celles-ci, qui se composent principalement du fleuve l’Amour pour la Mandchourie puis de quelques centaines de kilomètres de terres entre l’oblast autonome juif soviétique et la Corée occupée. Ainsi, trois divisions seront continuellement déployées pour éviter toute intrusion sur le territoire impérial, les zones privilégiées étant la frontière russo-coréenne puis ladite portion susmentionnée, sans pour autant délaisser la frontière fluviale qui sera notamment effectuée aussi par des avions de reconnaissance – lesquels ont autorisation d’engager le combat contre tout véhicule, convoi ou autre suspect, à l’instar des soldats. En outre, l’Empire demande officiellement à Moscou tout d’abord des excuses, ensuite la cessation de tout financement aux rebelles et enfin réparation pour les dégâts causés, faute de quoi « des mesures de rétorsions seront prises » selon le ministre. Quoi qu’il en soit, la très maigre confiance entre les deux pays est désormais rompue du côté tokyoïte, déterminant d’ailleurs davantage le Japon à combattre la vermine rouge dans ses terres ainsi qu’en Chine pour affaiblir l’ogre soviétique.

● Affaires coloniales ●

……….Malgré les récents attentats en Corée, le premier-ministre Fumimaro Konoe a clairement affirmé que « les situations coréenne et mandchoue sont pleinement sous contrôles. Les mesures prises par mon Cabinet portent d’ores et déjà leurs fruits puisque les cellules rebelles tendent désormais à être démantelées et de nombreuses informations nécessaires pour poursuivre la lutte ont été obtenues grâce aux efforts consentis par nos forces ainsi qu’à la clarification des compétences opérées ces dernières semaines. Ces actes terroristes sont en réalité les derniers soubresauts d’une organisation agonisante, qui cherche à périr dans une prétendue dignité d’un ultime acte de combat, vain et absurde car l’honneur commande de se battre face à son ennemi et non dans son dos. »En réalité, la situation inquiète davantage les autorités nippones qui espèrent que les quelques trois cent mille soldats déployés sur l’ensemble du territoire vont parvenir à vaincre cette menace communiste, tandis que les sites endommagés sont d’ores et déjà en reconstruction et sous protection militaire, pendant que nombre d’autres sites considérés comme à danger sont protégés. De surcroît, cette situation renforce fortement l’exécutif dans sa conviction que ces terres ne pourront définitivement être contrôlées que lorsque les ethnies locales seront intégralement massacrées pour être remplacées. Par conséquent, le ministre des affaires coloniales a secrètement donné son accord à l’Unité 731 pour l’ouverture d’une dizaine de nouveaux camps de concentration et d’extermination, officiellement des centres de traitement de l’eau, l’objectif étant de reproduire les expériences du camp de Pingfang à une plus vaste échelle, cela pour accélérer le massacre des populations locales. Au total, trois camps seront ouverts en Corée – dans la campagne – et les sept autres sur l’ensemble de la Mandchourie. Deux cent mille détenus devraient pouvoir être simultanément groupés dans ces camps afin d’être massacrés d’une manière humaine ou d’une autre plus barbare – toujours pour la science – et dans le plus grand des secrets.

……….La fermeture des frontières devrait déjà en partie permettre de diminuer la force de la rébellion, mais Tokyo entend bien porter le coup de grâce définitif contre les communistes en portant le fer sur leur propre territoire, prenant ainsi l’avantage de l’initiative. En effet, l’Empire sait pertinemment que les séditieux sont regroupés au sein des provinces nord-coréennes de Chagang et Ryanggang, des régions montagneuses où vivent moins de 400'000 péquenauds et marginaux mais qui forment le foyer de protestation communiste, ainsi que nationaliste, à l’encontre du Japon. A elles deux, les provinces couvrent un peu plus de 30'000 km² mais constituent l’une des plus grosses épines du pied impérial et Tokyo entend définitivement mettre fin à cette rébellion. Ainsi, l’ancien ministre de la Guerre, actuel gouverneur-général de Corée et général de division, M. Jirō Minami, a reçu ordre du Cabinet de mater militairement la révolte avec pour ce faire l’appui des 2, 3 et 4ème division Type B de l’armée du Guangdong et la 19ème division Type A de l’armée de Corée, soit un total de 98'750 soldats, des centaines de véhicules, de pièces d’artilleries, etc, et des milliers de chevaux pour se mouvoir promptement dans les paysages escarpés. La stratégie mise en place est des plus simples : les quatre divisions doivent encercler le territoire puis, progressivement, le nettoyer de toute présence néfaste communiste, du moins officiellement. En réalité – et officieusement –, Tokyo a ordonné au général certes d’éradiquer la rébellion mais également la quasi-totalité de la population présente, les survivants devant impérativement être déportés vers les camps de concentration créés pour l’Unité 731 afin de servir de cobayes pour les nouvelles expériences du Docteur. L’Empire compte sur l’isolation des provinces, le peu de moyens de communication avec l’extérieur, etc, pour aisément perpétrer ces atrocités, et a également mobilisé la deuxième armée aérienne, déployée notamment à Séoul, pour organiser des bombardements chimiques sur les principales villes desdits territoires, notamment à l’aide de gaz moutarde, mais aussi à l’aide de bombes incendiaires et autres joyeusetés analogues. De la sorte, le gouvernement entend d’une part briser la rébellion communiste en anéantissant méthodiquement tous ses membres, mais d’autre part aussi punir la population de cette région qui est restée passive, sinon a collaboré avec ces rebelles.



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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Mar 16 Mai 2017 - 16:28



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● Epidémie de typhus ●

……….Face à l’épidémie de typhus qui éclata en Extrême-Orient russe et qui touche désormais l’est de la Corée et quelques provinces nippones, le ministre de l’Intérieur Hideki Tōjō, duquel dépend également la Santé, a annoncé le déploiement d’un cordon sanitaire immédiat autour de l’archipel du Japon en interdisant le débarquement de tout navire en provenance de Russie ou de toute autre province infectée par le virus afin de préserver la salubrité de l’Empire, tandis que les quelques dizaines de cas détectés sont immédiatement pris en charge dans les hôpitaux impériaux afin d’être mis en quarantaine et soignés, ou au pire, étudiés par la suite pour approfondir les recherches médicales certes avancées mais encore imparfaites pour combattre le typhus. La même mesure fut prise pour toutes les provinces coréennes et mandchoues concernées qui voient leurs frontières être fermées à toute entrée ou sortie en provenance de Russie, mais aussi de l’Empire en général, sauf accord médical. Les usines pharmaceutiques sont quant à elles mobilisées pour produire autant que se peut de vaccins développés par Rudolf Weigl élaborés en 1930 afin de les administrer tant aux personnes infectées que susceptibles de l’être au Japon, mais également à toute la diaspora nippone en Corée et en Mandchourie – à commencer évidemment par les soldats impériaux, forces de l’ordre et autorités d’occupation – peuplades limitrophes des provinces infectées, et enfin à la plèbe indigène des provinces infectées. Pour l’Empire, ce virus est en réalité une aubaine pour que soient massacrés quelques centaines ou milliers d’autochtones, conformément à la solution décidée par le gouvernement, et si celui-ci entend pleinement contrôler l’épidémie et éviter qu’elle ne se propage de trop déjà dans l’Archipel mais aussi dans les colonies, il n’exclut pas de l’utiliser pour que meurent quelques colonisés sans pour autant prendre le risque de ne plus avoir le contrôle sur le virus.



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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

Message par Sirda le Sam 20 Mai 2017 - 19:23

Etant donné l'annoncé publiée ce jour, je lâche le Japon et me retire du jeu, conformément à la ligne que j'avais personnellement adopté l'année passée. Merci pour ce moment.

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Re: [x] Dai Nippon Teikoku

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