[x] Empire du Japon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[x] Empire du Japon

Message par Alaminsk le Ven 14 Avr 2017 - 18:35


Empire du Japon
Dai Nippon Teikoku
大日本帝國
 


Kimigayo



Carte



Informations globales

Informations principales

Nom : Forme courte : Japon | Forme longue : Empire du Japon
Nombre d'habitants : 64.45 millions d'habitants en métropole (87.25 millions dans l'Empire)
Nombre d'hommes en âge de travailler : 20.37 millions d'habitants en métropole (28.35 millions dans l'Empire)
Superficie totale : 1.1 million de kilomètres carrés
Religion officielle : Shintoïsme
Langue officielle : Japonais
Capitale : Tokyo
Monnaie : Yen (¥)

Description

................Le Japon, en forme longue l’Empire du Japon, en japonais Nihon ou Nippon (日本) et Dai Nippon Teikoku (大日本帝國) respectivement, est un pays insulaire de l’Asie de l’Est, situé entre l’océan Pacifique et la mer du Japon, à l’est de la Chine et de l'Union soviétique, et au nord de l'Océanie. Étymologiquement, les kanjis (caractères chinois) qui composent le nom du Japon signifient « pays (国, kuni) d’origine (本, hon) du Soleil (日, hi) » ; c’est ainsi que le Japon est désigné comme le « pays du soleil levant ». Le Japon forme depuis plusieurs siècles un archipel de milliers d'îles, dont les quatre plus grandes sont Hokkaidō, Honshū, Shikoku, et Kyūshū représentant à elles seules 95% de la superficie terrestre de la métropole, s'étendant sur plus de trois mille kilomètres. La plupart des îles sont montagneuses, parfois volcaniques : par exemple, le plus haut sommet du Japon, le mont Fuji, est un volcan inactif depuis 1707. Après deux siècles et demi de fermeture au monde extérieur, le Japon connaît une réorganisation politique avec la fin du Shogunat et se transforme en nation moderne - adoptant sa première constitution en 1889 - ainsi qu'en puissance d'envergure mondiale. Le Japon de l'ère Meiji s'impose comme une nouvelle puissance du Pacifique. Bien avant le contact avec l'Occident, le Japon connait des tendances proto-capitalistes qui semblent préparer son décollage industriel. De riches cultivateurs constituent des entreprises artisanales notamment dans le tissage et prêtent aux moins fortunés, dont ils finissent par récupérer les terres : c'est le début d'un processus d'accumulation du capital. Avec l'ouverture au commerce international, l'afflux de produits manufacturés entraîne un déficit qu'il faut équilibrer en exportant des produits de base, ce qui augmente les prix et d'autre part, l'artisanat se voit concurrencé par les produits européens. Cela débouche sur une crise sociale qui se manifeste contre les étrangers et contre le système du shogunat. Ces problèmes poussent l'empereur Meiji Tenno, intronisé en 1867, à supprimer le shogunat en avril 1868. L’empereur gouverne avec ses conseillers : il est de droit divin et le shinto est déclaré shintoïsme d'État et à travers le culte de l'empereur, c'est le culte de l'État qui régit la vie des citoyens. La première réforme consiste à supprimer la féodalité et à lui substituer l'élite des marchands et de la petite noblesse des guerriers, les samouraïs. Les grands seigneurs, les daimyos, sont privés de leur terres et des droits qui s'y attachent dès 1869. La première constitution japonaise est mise en application en 1890, tandis que les droits et les devoirs des sujets sont clairement définis. Par la suite, le pays connaît une modernisation rapide, utilisant la technologie occidentale et les experts étrangers pour adopter le capitalisme, devenant de ce fait la nation asiatique la plus développée et une grande puissance régionale. L'idéologie nationaliste japonaise se développe, du fait des besoins en matières premières pour une population toujours croissante couplé à la persistance des traditions guerrières, et se concrétise par des signes d'expansionnisme politique du pays : l'île de Taïwan et la Corée sont annexées en 1895, la guerre russo-japonaise permet au Japon de mettre la main sur les ressources de la Mandchourie en 1905 et de faire reconnaître le pays comme appartenant au cercle des grandes puissances. Plusieurs escarmouches permettront d'accroitre l'influence nippone en Chine par la suite, avant que l'empereur Taisho Tenno succède à Meiji Tenno en 1912. Sous le règne de ce dernier, le Japon poursuit sa rapide modernisation économique et sociale, tout en mettant en œuvre une vigoureuse politique d'industrialisation et de modernisation. Se rangeant aux côtés des alliés durant la Première Guerre Mondiale, l'Empire du Japon obtient en 1919 une partie des concessions allemandes en Chine et dans le Pacifique avant d'occuper la Sibérie jusqu'en 1922 dans le cadre de la guerre civile russe. L'arrivée de l'empereur Hirohito au pouvoir en 1926 ouvre de nouvelles perspectives aux Japonais : tandis que le pays reste une monarchie constitutionnelle, les militaires prennent de plus en plus de pouvoir. Mais l'Empire, qui commence à sentir les effets de la crise mondiale de 1929, s'oriente en conséquence de plus en plus vers les discours militaristes, souhaitant agrandir un empire extensif comprenant Taïwan, la Corée et les îles du Pacifique. Cette expansion est considérée comme une nécessité politique et économique, visant à interdire aux états étrangers d'étouffer le pays en bloquant son accès aux matières premières et ses principales voies maritimes.

Politique

Caractéristiques politiques

Type de puissance : Puissance mondiale
Type de gouvernement : Monarchie constitutionnelle

Description

................L'Empire du Japon, depuis la promulgation de la Constitution Meiji est une monarchie constitutionnelle. Jusqu'à l'ère Taishō, ce fut toute fois plutôt une oligarchie aristocratique dans les faits mais la libéralisation du régime poussée par le genrō Kinmochi Saionji permirent l'établissement d'une réelle démocratie parlementaire.
 
Empereur du Japon


Empereur : Hirohito
   
................L'empereur du Japon (天皇, Tennō) est le chef suprême de l'empire du Japon. Selon la Constitution promulguée en 1889 (dite aussi Meiji) il est le chef de l'État et commandant suprême de la Marine et de l'Armée. L'article 1 affirme que « l'empire du Japon est assujetti et gouverné par une lignée continue depuis les temps immémoriaux d'empereurs » et que le pouvoir de souveraineté est investi dans la personne même de l'empereur. Lui seul a le droit de déclarer la guerre, de faire la paix et de conclure des traités ; d'exercer le commandement suprême des armées, de dissoudre la chambre basse de la Diète et de promulguer les ordonnances impériales lorsque la Diète n'est pas en session. L'article 4 précise toutefois que toutes lois, ordonnances ou rescrits impériaux, de quelque nature que ce soit, doivent être contresignés par un ministre d'Etat. L'empereur du Japon ne peut pas prendre d'initiatives sans le conseil ou l'accord de ses ministres. En contrepartie, les ministres ne sont responsables que devant l'empereur et lui seul. L'empereur actuel, Hirohito est le dernier d’une succession ininterrompue et que la légende fait commencer en 660 av. J.C. avec l’empereur Jinmu, descendant de la déesse Amaterasu. L'empereur possède un statut divin et fait l'objet d'un véritable culte qui est symbolisé par les insignes impériaux. La liste officielle actuelle comprend 124 souverains (dont Hirohito parmi lesquels on trouve 8 impératrices (dont 2 régnèrent sous deux noms différents). Toutefois, la cnstitution de 1889 interdit désormais formellement que le trône soit occupé par une femme. Le pouvoir impérial a souvent été usurpé de fait par des chefs de familles puissantes, dont les mieux connus sont les shoguns. Pour échapper aux pressions et conserver leur pouvoir, certains empereurs « retirés » affectèrent de laisser le trône à des membres de leur famille, tout en exerçant leur contrôle depuis les coulisses. Après avoir résidé plusieurs siècles au Kyōto-gosho à Kyoto , les empereurs se sont installés depuis le début de l'ère Meiji, dans l’ancien château d'Edo (Tokyo), devenu Palais impérial : Kyūjō (宮城).
Premier ministre de l'Empire


 
Premier ministre : Osachi Hamaguchi (Rikken Minseitō)
 
................Les attributions du Premier ministre sont précisées par la Constitution de 1889 dite Constitution Meiji, promulguée le 11 février 1889 mais effective à partir du 29 novembre 1890. Celui-ci a des pouvoirs assez réduit, puisqu'il est nommé et peut être révoqué par l'empereur, de même que les autres membres du Cabinet. Le premier chef de gouvernement issu de cette constitution fut Aritomo Yamagata, en place du 24 décembre 1889 au 6 mai 1891. Jusqu'au décès de l'empereur Meiji et l'avènement de l'empereur Taishō en 1912, les Premiers ministres et les Cabinets échappent plutôt à la logique de la composition politique de la Diète et dépendent au contraire de l'oligarchie de Meiji (藩閥, hambatsu, classe dirigeante issue des anciens clans féodaux, surtout originaires de deux domaines, ceux de Chōshū et de Satsuma, qui furent les plus vives soutient de la restauration impériale durant la Guerre de Boshin) et par les Genrō (元老?). Ces derniers sont sept puis neuf personnalités de l'oligarchie considérés comme les « pères fondateurs » du nouveau système politique et qui exercent sur lui une autorité morale, ayant notamment le droit de choisir les Premiers ministres avec l'approbation de l'empereur et ceux jusqu'à la mort du dernier d'entre eux, Kinmochi Saionji, en 1940. Depuis la libéralisation du régime entreprise durant l'ère Taishō, les premiers ministres possède une marge de manœuvre grâce aux efforts du genrō Kinmochi Saionji en la faveur de l'établissement d'une réelle démocratie parlementaire.  C'est ainsi que le premier Cabinet basé sur le parti politique majoritaire à la Diète, le Rikken Seiyūkai, est formé par Takashi Hara en 1918. Ensuite, excepté la période allant de 1922 à 1924 dominée par des Premiers ministres militaires (dont certains ont toutefois été partisans de l'avènement de cette démocratie, d'autres aux contraires, ceux du gunbatsu, favorables au maintien d'un système oligarchique), une véritable alternance politique se met en place entre le Rikken Seiyūkai et le Kenseikai (auquel succède à partir de 1925 le Minseito), parfois alliés, selon la majorité à la Diète. Malgré tout, le pouvoir du premier ministre reste faible à cause de la Constitution de 1889 particulièrement ambiguë, elle est coincée entre les deux principes contradictoires de la souveraineté impériale et du gouvernement parlementaire.

Cabinet


Ministre des Affaires étrangères : Kijūrō Shidehara (Indépendant)
Ministre des Affaires coloniales : Genji Matsuda (Rikken Minseitō)
Ministre de l'Intérieur : Adachi Kenzō (Rikken Minseitō)
Ministre de la Guerre : Kazushige Ugaki (Indépendant)
Ministre de la Marine : Takarabe Takeshi (Indépendant)
Ministre de la Justice : Chifuyu Watanabe (Indépendant)
Ministre des Finances : Junnosuke Inoue (Indépendant)
Ministre du Commerce et de l'Industrie : Magoichi Tawara (Rikken Minseitō)
Ministre de l'Agriculture et des Forêts : Machida Chūji (Rikken Minseitō)
Ministre des Chemins de fer : Tasuku Egi (Rikken Minseitō)
Ministre de l’Éducation : Ryuzo Tanaka (Rikken Minseitō)
Ministre des Communications : Koizumi Matajirō (Rikken Minseitō)
Secrétaire du Cabinet : Fujiya Suzuki (Rikken Minseitō)
Directeur-Général du Bureau de la Législation du Cabinet : Kawasaki Takukichi (Rikken Minseitō)

................Le Cabinet du Japon (内閣, Naikaku) désigne le gouvernement japonais. Celui-ci est composé essentiellement d'hommes politiques issus des partis représentés à la Chambre des représentants, mais doit voir selon la Constitution de 1889, voir impérativement attribuer à des militaires les portes-feuilles de la Guerre et de la Marine. C'est une des causes principales de l'instabilité chroniques des cabinets, qui tombent sous la pression des militaires dont l'importance dans la société japonaise est grande depuis des siècles. Le Cabinet est contrairement à bien d'autres pays monarchies, responsable devant l'Empereur et non devant la Diète impériale.

Chambres des pairs


Indépendants : 409 sièges

................La Chambre des pairs (貴族院, Kizoku'in) est la chambre haute de la Diète impériale, le parlement japonais, sous le régime de la Constitution de 1889 (dite aussi Meiji), en place depuis le 11 février 1889. Cette chambre est calquée sur le modèle britannique de la Chambre des lords, et repose sur la nouvelle organisation aristocratique du Kazoku créée lors de la Révolution Meiji en 1869 par fusion des anciens Kuge (la noblesse de cour) et Daimyō (la noblesse terrienne féodale). Concernant la composition de la Chambre des pairs, les Kazoku élisent parmis eux 150 représentants pour un mandat de 7 ans, l'Empereur peut nommer au maximum 125 membres additionnels après consultation de son Conseil privé pour un mandat à vie, 66 représentants sont élus dans les préfectures pour un mandat de 7 ans par une certaine classe censitaire, 4 représentants de l'Académie impériale siègent pour un mandat à vie, le prince héritier à partir de ses 18 ans siège ainsi que tous les princes impériaux et princes descendant à plus de deux générations d'un empereur à partir de 20 ans et tous les princes/ducs et marquis à partir de 30 ans. Les membres à vie de la chambre des pairs, peuvent être révoqués par l'Empereur. Conformément à la Constitution de 1889, l'ensemble du pouvoir législatif est détenu par la Diète impériale et donc également réparti entre les deux chambres, aucun n'ayant préséance ou autorité sur l'autre, à l'exception du fait que la Chambre des représentants à la priorité pour l'examen du budget. Mais dans la pratique, la Chambre des pairs bénéficie d'un prestige, d'un poids moral et d'une nette influence qui ne se trouve affaiblie que durant la phase démocratique des années 1920, et plus particulièrement après sa réforme de 1925. En effet, elle ne peut être dissoute contrairement à la Chambre des représentants, et est donc source de stabilité pour de nombreux gouvernements. Ainsi, jusqu'en 1918, tous les Premiers ministres étaient issus de la pairie. Étant donné le caractère particulier de la composition de la Chambre des pairs, ses membres sont censés être apolitiques et elle ne comporte donc aucun groupe politique. Toutefois, à partir des années 1910, la Chambre des pairs est gagnée par le clivage partisan qui prévaut à la Chambre des représentants.

Chambre des représentants


Rikken Seiyūkai (RKS) : 217 sièges
Rikken Minseitō (RKM) : 216 sièges
Indépendants : 19 sièges
Association nationale (AN) : 4 sièges
Parti social-démocrate (PSD) : 4 sièges
Parti réformiste : 3 sièges
Parti des travailleurs et paysans (PTP) : 2 sièges
Parti des travailleurs et paysans du Japon (PTPJ) : 1 siège

................La Chambre des représentants (衆議院, Shūgi-in) est la chambre basse de la Diète impériale, le parlement japonais, sous le régime de la Constitution de 1889 (dite aussi Meiji), en place depuis le 11 février 1889. Conformément à celle-ci, l'ensemble du pouvoir législatif est détenu par la Diète impériale et donc également réparti entre les deux chambres, aucun n'ayant préséance ou autorité sur l'autre, à l'exception du fait que la Chambre des représentants à la priorité pour l'examen du budget. Les représentants sont élus pour un mandat de 4 ans selon un suffrage universel masculin institué depuis 1925. Elle peut être dissoute par l'Empereur.

Économie

Description de l'économie

................???

Finances

Revenus publics : + 0.835 milliard de yens
Dépenses publiques : - 1.588 milliard de yens

Déficit public : - 0.753 milliard de yens

Exportations : + 17.104 milliards de yens
Importations : - 18.056 milliards de yens

Balance commerciale : - 0.952 milliard de yens

Informations complémentaires

Produit intérieur brut : 95.04 milliards de yens
Croissance du produit intérieur brut : - 7.03%
Dette publique : 5.702 milliards de yens, soit 6% du PIB
Taux d'intérêt directeur : 5.25%
Produit intérieur brut par habitant : 1 089.28 yens
Taux de chômage : 5.3%
Taux d'inflation : -1.3%%
Taux de change : 1 yen = 1.25 dollar
 
Dai-Nippon Teikoku Rikugun


................???

Effectifs

Nombre de soldats : 489 250 soldats
200 000 soldats actifs
256 250 réservistes
30 000 soldats du Service aérien
3 000 agents de la Kempeitai

Pistolets :
Colt Model 1903 Pocket Hammerless
FN Model 1910
Mauser C96
Type 26 Revolver

Pistolets-mitrailleurs :
MP18
MP28

Grenades :
Type 10 Grenade

Carabines :
Type 38
Type 44

Fusils :
Type 30
Type 38

Mitrailleuses légères :
Type 11 Light Machine Gun
Lewis

Mitrailleuses lourdes :
Type 3 Heavy Machine Gun

Mortiers :
Type 11 70mm
Type 14 270mm

Nombre de tanks : 437 tanks
404 Type 89 I-Go
13 Renault FT
10 Renault D1
10 Renault NC-27

Nombre de canons antiaériens : 2 158 canons antiaériens
2 000 Type 88 75mm
70 Type 14 100mm
44 Type 11 75mm  
44 Type 10 120mm

Nombre de canons de campagne : 3 311 canons de campagne
3 059 Type 38 75mm  
150 Type 89 150mm
102 Type 38 100mm

Nombre de canons de montagne : 4 120 canons de montagne
3 500 Type 41 75mm
620 Type 31 75mm  

Nombre d'obusiers : 804 obusiers
300 Type 38 12cm
280 Type 4 15cm
224 Type 38 15cm  

Nombre d'obusiers de siège : 300 obusiers de siège
220 Obusiers L/10 28cm
80 Type 45 240mm

Composition de l'aviation terrestre : 2 204 avions
608 chasseurs NiD 29
1 chasseur Nieuport 24
1 chasseur Nieuport 27
1 chasseur SPAD S.VII
48 bombardiers Mitsubishi 2MB1
27 bombardiers Kawasaki Ka 87
407 bombardiers légers Type 88
707 biplans de reconnaissance Type 88-I/II
300 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1
104 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1
 
Dai-Nippon Teikoku Kaigun


................???

Effectifs

Nombre de soldats : 100 000 soldats
75 000 marins
15 000 fusiliers marins
9 000 soldats du Service aérien
1 000 agents de la Tokkeitai

Nombre de cuirassés : 10 cuirassés
4 de classe Kongo
2 de classe Fuso
2 de classe Ise
2 de classe Nagato

Nombre de portes-avions : 3 portes-avions
1 de classe Akagi
1 de classe Kaga
1 de classe Hosho

Nombre de portes-avions léger : 1 porte-avions léger
1 de classe Wakamiya

Nombre de croiseurs : 37 croiseurs
6 de classe Nagara
5 de classe Kuma
4 de classe Nachi
3 de classe Chikuma
3 de classe Sendai
2 de classe Izumo
2 de classe Kasuga
2 de classe Furutaka
2 de classe Aoba
2 de classe Tenryu
1 de classe Asama
1 de classe Yakumo
1 de classe Azuma
1 de classe Tsuhima
1 de classe Tone
1 de classe Yubari

Nombre de destroyers : 106 destroyers
20 de classe Momi
15 de classe Minekaze
12 de classe Mutsuki
11 de classe Fubuki
10 de classe Kava
9 de classe Kamikaze
8 de classe Wakatake
6 de classe Enoki
4 de classe Momo
4 de classe Amatsukaze
2 de classe Umikaze
2 de classe Sakura
2 de classe Kawakaze
1 de classe Urakaze

Nombre de sous-marins : 63 sous-marins
10 de classe K3
9 de classe L4
4 de classe J1
4 de classe KD3a
4 de classe KRS
4 de classe KD3b
4 de classe KT
4 de classe L2
3 de classe L3
3 de classe K4
3 de classe F2
2 de classe K1
2 de classe F1
2 de classe K2
2 de classe L1
1 de classe KD1
1 de classe KD2
1 de classe KD4

Nombre de divers navires armés : 12 divers navires armés
4 de classe Seta
1 de classe Chihaya
1 de classe Uji
1 de classe Saga
1 de classe Ataka
1 de classe Sumida
1 de classe Fushimi
1 de classe Toba
1 de classe Atami

Nombre de navires de défense côtière : 1 navire de défense côtière
1 de classe CMB-55

Nombre de mouilleurs de mines : 20 mouilleurs de mines
13 de classe Natsuhima
2 de classe Kamome
1 de classe Tokiwa
1 de classe Aso
1 de classe Katsuriki
1 de classe Shirataka
1 de classe Itsukushima

Nombre de dragueurs de mines : 12 dragueurs de mines
6 de classe Asakaze
4 de classe W1
2 de classe W5

Nombre de pétroliers ravitailleurs : 10 pétroliers ravitailleurs
7 de classe Notoro
3 de classe Ondo

Nombre de charbonniers : 2 charbonniers
2 de classe Muroto

Composition de l'aviation navale : 792 avions
50 chasseurs A1N1
196 bombardiers-torpilleurs B1M1
128 bombardiers-torpilleurs B1M3
159 biplans de reconnaissance C1M1/C1M2/C1M3
128 hydravions de reconnaissance E1Y2
77 hydravions de reconnaissance E2N1
32 hydravions de reconnaissance HD.25
12 hydravions de reconnaissance E3A1
10 hydravions de reconnaissance W.33

Organisation militaire


................???

Dai-Nippon Teikoku Rikugun

Spoiler:

État-major de l'Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Général Suzuki Soroku
Effectifs : 489 250 soldats soldats actifs, 2 204 avions, 125 300 chevaux, 437 tanks, 1 708 canons antiaériens, 749 canons de campagne, 240 obusiers, 160 obusiers de siège, 2 400 véhicules, répartis en 3 branches

Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Général Sadao Araki
Effectifs : 200 000 soldats actifs, 256 250 réservistes, 125 300 chevaux, 437 tanks, 1 708 canons antiaériens, 749 canons de campagne, 240 obusiers, 160 obusiers de siège, 2 400 véhicules, répartis en 4 armées
En réserve : 450 canons antiaériens Type 88 75mm, 2310 canons de campagne Type 38 75mm, 150 canons de campagne Type 89 150mm, 102 canons de campagne Type 38 100mm, 3 500 canons de montagne Type 41 75mm, 620 canons de montagne Type 31 75mm, 60 obusiers Type 38 12cm, 280 obusiers Type 4 15cm, 224 obusiers Type 38 15cm, 140 obusiers de siège L/10 28cm

Armée de défense générale
QG : Tokyo
Commandant :  Général Nobuyoshi Mutō
Effectifs : 44 000 soldats actifs, 128 500 réservistes, 47 400 chevaux, 233 tanks, 604 canons antiaériens, 300 canons de campagne, 120 obusiers, 80 obusiers de siège, 1 200 véhicules, répartis en 6 divisions

Garde impériale
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-général Toshinari Maeda
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 83 tanks, 104 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 14 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go, 13 tanks Renault FT, 10 tanks Renault D1, 10 tanks Renault NC-27), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

1ère Division Type A
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-général Jinzaburō Masaki
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

7e Division Type B
QG : Asahikawa
Commandant : Lieutenant-général Arai Kametaro
Effectifs : 1 500 soldats actifs, 20 750 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 100 canons antiaériens Type 88 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

10e Division Type A
QG : Himeji
Commandant : Lieutenant-général Shigeru Honjō
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

11e Division Type A
QG : Zentsūji
Commandant : Lieutenant-général Iwane Matsui
Effectifs : 3 000 soldats actifs, 29 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 11 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège L/10 28cm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

14e Division Type B
QG : Utsunomiya
Commandant : Lieutenant-général Tadashiakira Matsuki
Effectifs : 1 500 soldats actifs, 20 750 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 100 canons antiaériens Type 88 75mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

Armée du Kwantung
QG : Ryojun
Commandant : Général Eitaro Hata
Effectifs : 80 000 soldats actifs, 107 750 réservistes, 51 500 chevaux, 54 tanks, 804 canons antiaériens, 269 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 8 divisions

2e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Akai Shunkai
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

3e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Koizumi Roku Ichi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

4e Division Type B
QG : Ryojun
Commandant : Lieutenant-général Hayashi yasakichi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

5e Division Type B
QG : Manpho
Commandant : Lieutenant-général Hisaichi Terauchi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

6e Division Type B
QG : Kanggye
Commandant : Lieutenant-général Kuroki Tamemoto
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

8e Division Type A
QG : Sinuiju
Commandant : Lieutenant-général Hajime Miyoshi
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 22 000 réservistes, 8 800 chevaux, 54 tanks, 104 canons antiaériens, 59 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 14 canons antiaériens Type 10 120mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 59 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm et 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats, 54 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

9e Division Type B
QG : Hoeryong
Commandant : Lieutenant-général Nagai Rai
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

16e Division Type B
QG : Hyesan
Commandant : Lieutenant-général Hyozo Matsui Ichiro
Effectifs : 10 000 soldats actifs, 12 250 réservistes, 6 100 chevaux, 100 canons antiaériens, 30 canons de campagne, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 3 900 soldats, 700 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 500 soldats, 2 000 chevaux et 30 canons de campagne Type 38 75mm), 1 régiment de reconnaissance (750 soldats), 1 régiment du Génie (900 soldats), 1 régiment de transport (2 500 soldats et 1 300 chevaux)

Armée de Corée
QG : Séoul
Commandant : Général Jirō Minami
Effectifs : 44 000 soldats actifs, 20 000 réservistes, 17 600 chevaux, 100 tanks, 200 canons antiaériens, 120 canons de campagne, 60 obusiers, 40 obusiers de siège, 600 véhicules, répartis en 2 divisions

19e Division Type A
QG : Ranam
Commandant : Lieutenant-général Yoshiyuki Kawashima
Effectifs : 22 000 soldats actifs, 10 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

20e Division Type A
QG : Yongsan
Commandant : Lieutenant-général Masutaro Nakai
Effectifs : 22 000 soldats actifs, 10 000 réservistes, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

Armée de garnison de Chine
QG : Tianjin
Commandant : Général Kenkichi Ueda
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 1 division

12e Division Type A
QG : Tianjin
Commandant : Lieutenant-général Shiba Gorō
Effectifs : 32 000 soldats actifs, 8 800 chevaux, 50 tanks, 100 canons antiaériens, 60 canons de campagne, 30 obusiers, 20 obusiers de siège, 300 véhicules, répartis en 4 régiments d'infanterie (de 5 700 soldats, 1 000 chevaux, 90 canons antiaériens Type 88 75mm et 10 canons antiaériens Type 14 100mm), 1 régiment d'artillerie de campagne (2 400 soldats, 2 400 chevaux, 60 canons de campagne Type 38 75mm, 60 véhicules), 1 régiment d'artillerie lourde (1 000 soldats, 800 chevaux, 30 obusiers Type 38 12cm, 20 obusiers de siège Type 45 240mm), 1 régiment de reconnaissance (700 soldats, 200 chevaux et 60 véhicules), 1 régiment blindé (700 soldats et 50 tanks Type 89 I-Go), 1 régiment du Génie (1 000 soldats), 1 régiment de transport (3 400 soldats, 1 200 chevaux et 180 véhicules)

Service aérien de l'Armée impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Major-général Hajime Sugiyama
Effectifs : 30 000 soldats du Service aérien et 2 204 avions, répartis en 3 armées aériennes

Première armée aérienne
QG : Tokyo
Commandant : Major-général Takeo Yasuda
Effectifs : 15 000 soldats du Service aérien et 1 112 avions (304 NiD 29, 1 chasseur Nieuport 24, 1 chasseur Nieuport 27, 1 chasseur SPAD S.VII, 48 bombardiers Mitsubishi 2MB1, 200 bombardiers légers Type 88, 353 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 150 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 54 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 15 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Deuxième armée aérienne
QG : Séoul
Commandant : Major-général Torashirō Kawabe
Effectifs : 10 000 soldats du Service aérien et 734 avions (202 NiD 29, 27 bombardiers Kawasaki Ka 87, 140 bombardiers légers Type 88, 235 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 100 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 30 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 10 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Troisième armée aérienne
QG : Taipei
Commandant : Major-général Hideyoshi Obata
Effectifs : 5 000 soldats du Service aérien et 358 avions (102 NiD 29, 67 bombardiers légers Type 88, 119 biplans de reconnaissance Type 88-I/II, 50 biplans de reconnaissance Kawasaki Army Type Otsu 1, 20 biplans d'entrainement Yokosuka K2Y1), répartis en 5 régiments aériens de 1 000 soldats du Service aérien et 72 avions

Kempeitai
QG : Tokyo
Commandant : Prince Takeda Tsuneyoshi
Effectifs : 3 000 agents, répartis sur l'ensemble de l'Armée impériale japonaise

Dai-Nippon Teikoku Kaigun

Spoiler:

État-major de la Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Amiral Katō Hiroharu
Effectifs : 100 000 soldats, 277 navires et 792 avions, répartis en 4 branches

Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Vice-amiral Eisuke Yamamoto
Effectifs : 75 000 marins et 277 navires, répartis en 8 flottes

Flotte combinée
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Koichi Shiozawa
Effectifs : 30 500 marins, 2 cuirassés, 3 portes-avions, 1 porte-avions léger, 10 croiseurs, 20 destroyers, 4 pétroliers ravitailleurs, 1 charbonnier, 10 sous-marins, répartis en 2 cuirassés de classe Ise, 1 porte-avions de classe Akagi, 1 de classe Kaga, 1 de classe Hosho, 1 porte-avions léger de classe Wakamiya, 6 croiseurs de classe Nagara, 2 de classe Kuma, 2 de classe Tenryu, 20 destroyers de classe Momi, 4 pétroliers ravitailleurs de classe Notoro, 1 charbonnier de classe Muroto, 10 sous-marins de classe K3

Première flotte
QG : Yokohama
Commandant : Contre-amiral Zengo Yoshida
Effectifs : 12 500 marins, 8 cuirassés, 9 croiseurs, 12 destroyers, 3 pétroliers ravitailleurs, 1 charbonnier, 9 sous-marins, répartis en 4 cuirassés de classe Kongo, 2 de classe Fuso, 2 de classe Nagato, 3 croiseurs de classe Sendai, 1 de classe Asama, 1 de classe Yakumo, 1 de classe Azuma, 1 de classe Tsuhima, 1 de classe Tone, 1 de classe Yubari, 6 destroyers de classe Enoki, 4 de classe Momo, 2 de classe Umikaze, 3 pétroliers ravitailleurs de classe Notoro, 1 charbonnier de classe Muroto, 9 sous-marins de classe L4

Seconde flotte
QG : Nagoya
Commandant : Contre-amiral Shigetarō Shimada
Effectifs : 12 500 marins, 12 croiseurs, 65 destroyers, 3 pétroliers ravitailleurs, 12 sous-marins, répartis en 4 croiseurs de classe Nachi, 2 de classe Izumo, 2 de classe Kasuga, 2 de classe Furutaka, 2 de classe Aoba, 15 destroyers de classe Minekaze, 12 de classe Mutsuki, 11 de classe Fubuki, 10 de classe Kava, 9 de classe Kamikaze, 8 de classe Wakatake, 3 pétroliers ravitailleurs de classe Ondo, 4 sous-marins de classe J1, 4 de classe KD3a, 4 de classe KRS

Première flotte expéditionnaire
QG : Busan
Commandant : Contre-amiral Mitsumasa Yonai
Effectifs : 7 250 marins, 3 croiseurs de classe Chikuma, 2 destroyers de classe Sakura, 2 de classe Kawakaze, 1 de classe Urakaze

Deuxième flotte expéditionnaire
QG : Ryojun
Commandant : Contre-amiral Kiyohiro Ijichi
Effectifs : 4 250 marins, 2 croiseurs de classe Kuma, 4 destroyers de classe Amatsukaze

Première flotte sous-marine
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Mineichi Koga
Effectifs : 3 500 marins, 18 sous-marins, répartis en 4 sous-marins de classe KD3b, 4 de classe KT, 4 de classe L2, 3 de classe L3, 3 de classe K4

Deuxième flotte sous-marine
QG : Yokohama
Commandant : Contre-amiral Shirō Takasu
Effectifs : 3 500 marins, 14 sous-marins, répartis en 3 sous-marins de classe F2, 2 de classe K1, 2 de classe F1, 2 de classe K2, 2 de classe L1, 1 de classe KD1, 1 de classe KD2, 1 de classe KD4

Flotte de protection côtière
QG : Tokyo
Commandant : Contre-amiral Saburo Hyakutake
Effectifs : 1 000 marins, 1 navire de défense côtière de classe CMB-55, 4 divers navires armés de classe Seta, 1 de classe Chihaya, 1 de classe Uji, 1 de classe Saga, 1 de classe Ataka, 1 de classe Sumida, 1 de classe Fushimi, 1 de classe Toba, 1 de classe Atami, 13 mouilleurs de mines de classe Natsuhima, 2 de classe Kamome, 1 de classe Tokiwa, 1 de classe Aso, 1 de classe Katsuriki, 1 de classe Shirataka, 1 de classe Itsukushima, 6 dragueurs de mines de classe Asakaze, 4 de classe W1, 2 de classe W5

Service aérien de la Marine impériale japonaise
QG : Tokyo
Commandant : Vice-amiral Nishizō Tsukahara
Effectifs : 9 000 soldats du Service aérien et 792 avions, répartis en 4 groupes aériens navals

Groupe aérien naval de Yokosuka
QG : Yokosuka
Effectifs : 2 840 soldats du Service aérien et 232 avions (15 A1N1, 98 B1M1, 42 C1M1/C1M2/C1M3, 77 E2N1), répartis en 23 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Sasebo
QG : Sasebo
Effectifs : 2 352 soldats du Service aérien et 216 avions (15 A1N1, 98 B1M1, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 64 E1Y2), répartis en 21 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Kasumigaura
QG : Kasumigaura
Effectifs : 2 016 soldats du Service aérien et 182 avions (15 A1N1, 64 B1M3, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 64 E1Y2), répartis en 18 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Groupe aérien naval de Omura
QG : Omura
Effectifs : 1 792 soldats du Service aérien et 162 avions (5 A1N1, 64 B1M3, 39 C1M1/C1M2/C1M3, 32 HD.25, 12 E3A1, 10 W.33), répartis en 16 escadrons de 112 soldats du Service aérien et 10 avions

Forces spéciales navales de débarquement
QG : Tokyo
Commandant : Capitaine Chūichi Nagumo
Effectifs : 15 000 fusiliers marins, répartis en 4 détachements

Détachement de la base navale de Kure
QG : Kure
Effectifs : 4 500 fusiliers marins, répartis en 6 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Maizuru
QG : Maizuru
Effectifs : 3 000 fusiliers marins, répartis en 4 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Sasebo
QG : Sasebo
Effectifs : 2 250 fusiliers marins, répartis en 3 régiments de 750 fusiliers marins

Détachement de la base navale de Yokosuka
QG : Yokosuka
Effectifs : 1 500 fusiliers marins, répartis en 2 régiments de 750 fusiliers marins

Détachements spéciaux de garde
QG : Ryojun, Shanghai, Yangtze, Hankow, Canton
Effectifs : 3 750 fusiliers marins, répartis en 5 régiments de 750 fusiliers marins (un par QG)

Tokkeitai
QG : Tokyo
Commandant : Lieutenant-commandant Osugi Morikazu
Effectifs : 1 000 agents, répartis sur l'ensemble de la Marine impériale japonaise
 
Relations extérieures de l'Empire du Japon

................Le Japon moderne a d'abord mené une politique d'isolation vis-à-vis des nations occidentales avant que celle-ci ne soit stoppée par l'attaque américaine menée en 1853 dans la baie d'Edo. Le Japon est contraint de signer la convention de Kanagawa et de s'ouvrir aux puissance coloniales de l'époque en autorisant leurs navires à se ravitailler dans certains ports de l'archipel puis à faire du commerce. En réaction, l'empereur Mutsu Hito lance en 1868 la restauration de Meiji qui vise à transformer le Japon en un pays moderne sur le modèle occidental. Ce mouvement est à l'origine d'un fort courant nationaliste et expansionniste qui va marquer les relations du Japon au sein de son environnement régional. Dès 1894, le Japon s'affirme comme une puissance moderne régionale et des guerres de conquête se succèdent : en 1894-1895, victoire sur la Chine de la dynastie Qing (conquête de Formose et des îles Pescadores) ; en 1904-1905, victoire sur l'Empire russe (conquête du sud de Sakhaline et de possessions en Manchourie, occupation de la Corée) ; en 1910, annexion de la Corée. Durant la Première Guerre mondiale, le Japon se positionne dans le camp des Alliés, ce qui lui permet de récupérer les possessions allemandes du Pacifique (les îles Mariannes, les îles Carolines et les îles Marshall), ce qui sera confirmé lors de la Conférence de paix de Paris en 1919. Le choix opéré par le Japon et sa position dans le camp victorieux lui permet d'affirmer sa domination dans la zone Asie-Pacifique, au détriment notamment de la Chine (elle-même pour partie colonisée par les puissances occidentales et qui perd des territoires au profit du Japon) et avec le consentement des puissances coloniales traditionnelles. Lors de cette période, le gouvernement japonais profite des troubles politiques internes en Chine pour étendre son influence : des prêts sont alloués à l'armée de Duan Qirui afin de garantir les intérêts japonais au nord de la Chine et une série de demandes est imposée au gouvernement de la République de Chine sans contreparties. Après guerre, l'expansion militaire cesse provisoirement du fait de la prospérité économique des années vingt et du courant pacifiste international : le Japon adopte alors une politique étrangère plus coopérative vis à vis des États-Unis et du Royaume-Uni. Son implication en Chine continentale est grandissante mais s'oriente davantage vers une coopération dirigée par le Japon avec différents acteurs chinois. Cependant, le passage à l'année 1930 marque un tournant dans la politique étrangère nippone : les libéraux du pouvoir civil, dominants dans les années vingt, s'opposent aux nationalistes du pouvoir militaire, qui influencent de plus en plus l'empereur. L'avenir du Japon à l'extérieur se définira donc en fonction de la victoire de l'un de ces deux camps à l'intérieur. Enfin, l'Empire du Japon est membre de la Société des Nations.


Sources : The Japanese Army 1931-1945 par Philip Jowett et Stephen Andrew, Dictionnaire d'histoire économique de 1800 à nos jours et Wikipédia en anglais, français et japonais


Dernière édition par Alaminsk le Mar 18 Avr 2017 - 2:39, édité 1 fois
avatar
Alaminsk
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays

Messages : 2574
Date d'inscription : 17/09/2011
Age : 20
Localisation : Paris, France.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [x] Empire du Japon

Message par Vautour le Mar 18 Avr 2017 - 2:31

Validé.
avatar
Vautour
Administrateur
Administrateur

Messages : 1522
Date d'inscription : 05/06/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: [x] Empire du Japon

Message par Alaminsk le Mer 19 Avr 2017 - 0:09

Empire du Japon
Dai Nippon Teikoku
大日本帝國


● Politique ●

……….Après la dissolution du cabinet conservateur de Tanaka Giichi qui fut démis de ses fonctions par l’Empereur, son remplaçant libéral et actuel Premier ministre Osachi Hamaguchi avait en effet demandé la tenue d’élections générales anticipées. Ce fut validé par l’Empereur étant donné que le chef du gouvernement fut choisi sous les recommandations avisées de son Conseil Privé qui suggéra une alternance, étant donné que les deux partis historiques n’avaient qu’un siège d’écart à la Chambre des représentants. Ce que n’avait toutefois pas prévu Osachi Hamaguchi, c’était le krach boursier de New York qui frappe le Japon depuis le mois de juillet 1930. Alors que la campagne s’annonçait comme jouée d’avance pour les médias japonais, la crise économique vint bouleverser tous les pronostics des observateurs politiques qui ne sont désormais plus sûr de rien. L’électorat japonais est en effet tiraillé entre d’un côté ceux qui veulent une véritable alternance en propulsant les libéraux du parti du Rikken Minseitō qui sont au pouvoir, ou revenir aux conservateurs du Rikken Seiyūkai. La campagne était rude et serrée jusqu’à un point clé. Osachi Hamaguchi déclara en effet dans les colonnes du plus vieux quotidien japonais, le Mainichi Shimbun, les mesures qu’il proposait sur les thèmes économique et financier : elles étaient certes libérales mais dramatiquement en la défaveur du « japonais moyen ». En effet la recette proposée par Osachi Hamaguchi consistait globalement en des mesures déflationnistes, donc en passant par des réductions de budget à tous les niveaux y compris dans l’armée. « Les japonais doivent se serrer la ceinture pour permettre la relance de l’économie au profit de tous », phrase choc du Premier ministre en fonction. L’effet de cette annonce qui est à la une du journal est retentissant et les premières réactions tombèrent le jour même. La première fut bien celle des marchés financiers qui continuèrent à descendre, n’étant guère confiants envers les mesures proposées et cela a eu pour effet immédiat de faire disparaître, en toute logique, l’épargne des Japonais de plus en plus rapidement. À la Chambre des représentants, l’opposition des conservateurs du Rikken Seiyūkai était vive d’autant plus que le nombre de libéraux était d’un siège inférieur à ceux des conservateurs, empêtrant ainsi le Rikken Minseitō dans de long débats. Qui plus est, les propositions électorales que proposait le Rikken Seiyūkai étaient à l’inverse de celles que souhaitaient les libéraux, ces derniers se moquant des conservateurs en faisant allusion qu’ils « promettent de faire pleuvoir de l’argent qui n’existe pas et ne feront que déstabiliser d’avantage notre fragile système financier ». Le lendemain, le branle-bas de combat était levé dans la presse conservatrice qui attaquait brutalement les mesures proposées par les libéraux. Les qualificatifs négatifs fusaient de toutes parts mais une chose retenue profondément l’attention des Japonais : c’était la une du quotidien conservateur Yomiuri Shimbun. Celui-ci offrit une tribune au chef d’état-major des de l’Armée impériale et la réaction est de loin la plus ardente de toutes. « L’antipatriotisme de Monsieur Osachi Hamaguchi est honteux, comment un homme peut soutenir une baisse des dépenses militaires après l’accident de Jinan ? Il ne faut pas baisser notre garde en des temps si troubles où l’instabilité de notre voisin chinois est toujours importante », déclarait-t-il aux journalistes. Le 17 décembre, le jour du scrutin fatidique arriva. La mobilisation était forte, sans commune mesure par rapport aux élections précédentes. Mais lors des résultats, c’était la stupéfaction des deux côtés des partis historiques : c’est un véritable raz-de-marée électoral au profit des conservateurs du Rikken Seiyūkai ! Après sept mois de campagne de juin à décembre 1930, les Japonais ont largement placé leur confiance envers le parti qui sauva le pays de la panique financière de 1927, l’incident de Jinan étant en plus toujours dans les esprits de chacun, où des Japonais furent lâchement assassinés par des Chinois découragèrent clairement les Japonais de voter pour un parti prônant des baisses de budget pour les militaires qui défendent vaillamment leur pays. Afin d’éviter la honte d’être déchu de sa fonction par l’empereur, le Premier ministre libéral Osachi Hamaguchi remet sa démission une heure après les résultats. L’empereur Hirohito, conseillé principalement par l’un des pères fondateurs du Japon moderne (un Genrō comme ils sont appelés plus communément en japonais), décide de nominer Takahashi Korekiyo. Ancien amiral dans la Marine impériale, ce fut aussi le Premier ministre de 1921 à 1922 et bien entendu membre du Rikken Seiyūkai.

Nouvelle législature de la Chambre des représentants :


Rikken Seiyūkai (conservateur) : 301 sièges
Rikken Minseitō (libéral) : 146 sièges
Indépendants : 12 sièges
Parti social-démocrate (social-libéral) : 3 sièges
Parti socialiste des masses (social-démocrate) : 2 sièges
Parti réformiste (démocrate) : 2 sièges

● Militaire ●

……….L’Armée impériale japonaise a enfin reçu son premier canon d’artillerie sur voie ferrée. Le Type 90 240mm, fabriqué par l’entreprise française Schneider, est un bijou de puissance brute et les premiers essais par les artilleurs semblent suffisamment convaincants pour ouvrir la porte à une nouvelle commande si besoin est. En tout cas, celui-ci est affecté en Corée auprès de l’armée du Kwantung. L'autre nouveauté majeur dans l’arsenal à venir concerne l’automitrailleuse Chiyoda. C’est la première automitrailleuse de conception entièrement japonaise qui rentrera sous peu en service. Ce véhicule blindé équipé de trois mitrailleuses de 6.5mm permettra d’effectuer des missions de reconnaissance, de patrouille et même tout simplement faire pleuvoir les rangs ennemis de balles. Une commande de 261 exemplaires fut faite par l’Armée auprès du constructeur Chiyoda. Les automitrailleuses seront réparties en treize exemplaires pour chaque division de type A et dix-sept exemplaires pour chaque division de Type B. Cela marque un tournant pour les forces armées nippones, qui affirment durablement leur effort de mécanisation de ses divisions.

L'automitrailleuse Chiyoda :

● Diplomatie ●

……….Face à la crise financière et économique qui sévit de l'autre côté du Pacifique depuis le mois d'octobre 1929, la situation commence à s'aggraver sur la scène internationale. Même si comme le gouvernement libéral d'Osachi Hamaguchi, qui vient d'être renversé par les élections générales de cette année, la majorité des pays croient en un retour à l'équilibre sur les marchés sous peu, il s'avère que plusieurs nations s'engagent sur une voie qui va à contre courant de la doxa générale. En effet, la très grande majorité des puissances économiques ont décidé de conserver le libre-échange pour garantir un écoulement de la surproduction des industries, à l'origine de ce krach. Cependant, d'autres ont opté pour des mesures de rétention commerciale plus ou moins fortes, mettant en danger la stabilité économique internationale : ce sont le Royaume de Belgique, le Dominion du Canada et les États-Unis d'Amérique. Pire encore, une nation a décidé d'abandonner le système monétaire international de l'étalon de change or : le Royaume de Suède détache depuis plusieurs semaines sa monnaie du métal de référence et commence à dévaluer sa monnaie. Même si cette décision d'une petite puissance économique n'a pas un grand impact sur les marchés mondiaux, les effets sont là : alors que tous les investisseurs et entrepreneurs s'affolent et espèrent voir les mesures habituelles des pouvoirs publics pour répondre à la crise, la première puissance mondiale a décidé de retourner au protectionnisme et Stockholm a arrêté sa convertibilité à l'or.

……….Ces décisions renforcent le marasme dans lequel se situe Tokyo. Les effets du krach de 1929 sont arrivés au cours du mois de juillet 1930, lorsque la majorité des capitaux américains investis dans l'industrie et la finance nippones furent rapatriés à New York : depuis, les marchés financiers nationaux ont chuté, les banques demandèrent le remboursements immédiats des prêts alloués aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers, menant à la fermeture de nombreuses compagnies et à l'appauvrissement des épargnants. Les exportations sont en chute libre, la richesse nationale fond comme neige au soleil et la balance des comptes de l’État n'est plus équilibrée. Face à ces effets, le précédent gouvernement libéral resta dans une position attentiste entre le mois de juillet et le mois de novembre 1930 avant de proposer à la Diète impériale des mesures déflationnistes qui furent reçues avec effroi par les parlementaires, les médias et la population, propulsant la chute du Rikken Minseitō aux élections générales de décembre. La victoire très large des conservateurs du Rikken Seiyūkai au mois de décembre porte un nouvel espoir au sein de l'Empire du Japon : le Premier ministre Takahashi Korekiyo, respecté au sein de son camp politique et soutenu par la population, échafaude un vaste plan en interne pour remédier au plus vite aux effets de la crise, quitte à s'inspirer des mesures singulières prises par certains pays étrangers. Les prochaines décisions économiques des grandes puissances mondiales que sont les États-Unis d'Amérique, la Grande-Bretagne, la République française et la République de Weimar seront déterminantes dans les choix que fera l'administration Takahashi.

……….En attendant, il est clair pour le Premier ministre nippon que les mesures protectionnistes des États-Unis d'Amérique mettent à mal l'économie nationale. Le Japon est en effet l'un des premiers producteur et exportateur de produits manufacturiers sur le globe, surnommé parfois « l'usine du monde ». De nombreux conglomérats industriels, les zaibatsu, arrivaient à dégager d'énormes profits chaque année grâce aux exportations des produits japonais ultra-compétitifs. La chute des ventes vers l'étranger, due à la crise mais aussi aux nouvelles douanes de nos partenaires, fait rentrer ces groupes dans le rouge : sans profits, ils sont obligés de rapatrier les capitaux investis nippons investis à l'étranger, propageant la crise, de diminuer les salaires et de licencier des salariés par centaines ; les consommateurs voient donc leurs revenus baisser, propulsant les recettes des entreprises encore plus vers le bas. Ce cercle vicieux est donc en partie responsable de la situation actuelle de Tokyo, et l'une des raisons de son existence est l'établissement de mesures de rétention économique par les États-Unis d'Amérique. Le Premier ministre conservateur Takahashi Korekiyo demande donc officiellement au président américain Herbert C. Hoover la tenue d'un sommet à Edo, le plus rapidement possible, portant sur les liens commerciaux liant nos deux nations, dans une optique d'arrêt des droits de douane américains à l'encontre de Tokyo.

Takahashi Korekiyo, Premier ministre conservateur :

avatar
Alaminsk
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays

Messages : 2574
Date d'inscription : 17/09/2011
Age : 20
Localisation : Paris, France.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [x] Empire du Japon

Message par Alaminsk le Lun 24 Avr 2017 - 23:13

Empire du Japon
Dai Nippon Teikoku
大日本帝國


● Politique ●

……….Suite aux élections générales de décembre 1930, le parti conservateur Rikken Seiyūkai obtint une majorité des sièges à la Chambre des Représentants avec 301 députés sur 466, tandis que les libéraux du Rikken Minseitō étaient relégués sur les bancs de l'opposition avec 146 députés. Le leader des conservateurs, qui avait dirigé la campagne de juin à décembre 1930, était Takahashi Korekiyo. Déjà Premier ministre du Japon au début des années 1920, il revient au pouvoir en janvier 1931 lors de sa nomination en tant que chef du gouvernement par l'empereur Hirohito. Né à Tokyo en 1854, il est adopté au sein d'une famille de samouraïs avant de partir étudier quelques années aux États-Unis d'Amérique, période qui fait naitre en lui un profond attachement envers ce pays de l'autre côté du Pacifique. Il retourne dans l'archipel en 1868 pour enseigner l'anglais, avant d'entrer au service de la puissance publique dans plusieurs ministères. Ses talents d'organisateur, de diplomate et d'économiste se révèlent alors et lui permettent de gravir rapidement les échelons : en 1898, il devient vice-président de la Banque du Japon. Il acquiert une stature internationale lors de la guerre russo-japonaise : grâce à ses contacts au sein du monde occidental, il permet de lever des fonds qui ont été indispensable à la conduite de la guerre. Ses succès sont récompensés après le conflit : il est nommé à la Chambre des Pairs et devient gouverneur de la banque centrale entre 1911 et 1913. Par la suite, il est appelé aux plus hautes fonctions de l’État en devenant ministre des Finances puis chef du gouvernement dans les années 1920 : conservateur depuis toujours, les différentes chapelles n'acceptent pas encore ses positions tranchées sur la Chine ou encore en économie, cette époque étant encore celle de la paix et des mesures libérales. Dès 1925, il arrête de faire de la politique mais continue à servir au ministère des Finances et nombreux sont ceux qui lui reconnaissent le succès de ses réformes lorsqu'il était à ce poste. Cependant, la déroute des conservateurs en 1929 et la victoire libérale pousse le Rikken Seiyūkai à se réformer : rapidement, Takahashi Korekiyo devient son dirigeant en proposant une nouvelle plateforme politique faite de conservatisme social, d'allégeance à l'empereur en respect de la démocratie parlementaire, de contrôle de l'armée et d'une nouvelle manière de faire de l'économie. Grâce à une excellente campagne effectuée entre les mois de juin et de décembre 1930, il permet la large victoire des conservateurs à la Chambre des Représentants et il est nommé Premier ministre par Sa Majesté. Dès janvier 1931, il forme un nouveau gouvernement qui obéit à la constitution, c'est-à-dire rassemblant des membres de la Diète impériale et du parti majoritaire ainsi que des militaires, que voici :

Ministre des Affaires étrangères : Kaneko Kentarō (Indépendant)
Ministre des Affaires coloniales : Toyosuke Hata (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l'Intérieur : Nakahashi Tokugorō (Rikken Seiyūkai)
Ministre de la Guerre : Jirō Minami (Indépendant)
Ministre de la Marine : Kiyokazu Abo (Indépendant)
Ministre de la Justice : Suzuki Kisaburō (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Finances : Ikeda Shigeaki (Indépendant)
Ministre du Commerce et de l'Industrie : Yonezō Maeda (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l'Agriculture et des Forêts : Tatsunosuke Yamazaki (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Chemins de fer : Takejirō Tokonami (Rikken Seiyūkai)
Ministre de l’Éducation : Ichirō Hatoyama (Rikken Seiyūkai)
Ministre des Communications : Koizumi Matajirō (Rikken Seiyūkai)
Secrétaire du Cabinet : Tsutomu Mori (Rikken Seiyūkai)
Directeur-Général du Bureau de la Législation du Cabinet : Toshio Shimada (Rikken Seiyūkai)

……….Lors de son discours d'investiture à la Diète impériale en janvier 1931, il répétait que ce nouveau cabinet était un gouvernement « de combat », destiné à combattre principalement les effets de la crise de 1929 qui sévissaient depuis maintenant six mois. Cependant, de nombreux événements vinrent reléguer la question économique à plus tard. Le premier problème survint sur l’île de Taïwan, au village de Wushe, au mois de février 1931. Alors que le Japon s’évertue à intégrer les locaux au sein de l’Empire, la tribu Tkdaya qui fait partie des peuples aborigènes de l’île a attaqué violemment des citoyens japonais. En effet, alors qu’une compétition scolaire avait lieu dans l’école primaire, trois cents membres de la tribu Tkdaya dirigés par Mona Rudao lancèrent une embuscade à l'aide d'armes qu’ils avaient manifestement volé, et assassinèrent près de 134 japonais parmi lesquelles des femmes et des enfants, ainsi que des locaux taïwanais. En représailles, la police locale rallia d’autres tribus aborigènes, les Toda et Truku qui ne sont pas hostiles à l’Empire, et ont mené une expédition punitive contre la tribu Tkdaya, tuant ainsi près de 644 de leurs membres dont leur chef Mona Rudao. Le gouverneur-général de l’île, Ishizuka Eizō, désapprouva fermement les représailles illégales, car selon lui « notre politique d’intégration n’est manifestement plus adaptée, et nous appelons vivement le gouvernement à réfléchir au problème des aborigènes taïwanais ». La réaction se fit sans attendre : le Premier ministre réunit au début du mois de février une commission spéciale de la Diète impériale chargée de réfléchir à l'intégration des peuples colonisés. Dirigée par le ministre des Affaires coloniales, Toyosuke Hata, elle dégagea un constat clair : l'Empire du Japon est composé d'une métropole et de plusieurs territoires colonisés ; la métropole est habitée majoritairement par des citoyens japonais, qui ont l'ensemble des droits définis par la constitution, tandis que les colonies sont habités par des populations non intégrées, ne disposant notamment pas de droits politiques. Cette situation est semblable à toutes les colonies européennes en Asie. Cependant, le Premier ministre Takahashi Korekiyo avait défini une nouvelle plateforme idéologique qui se différenciait sur tous les points des Occidentaux : pour lui, il n'existait pas de supériorité raciale des Européens sur les Asiatiques, ni de supériorité spécifique des Japonais sur les autres peuples du continent. Ainsi, pour le gouvernement, la colonisation occidentale en Asie était illégitime (mais rien n'était fait au niveau diplomatique pour contester cette colonisation, dans le but d'éviter de se mettre les partenaires de l'Empire à dos) et il devenait nécessaire de réformer les droits des peuples colonisés au Japon pour montrer l'exemple. De ce fait, le ministre des Affaires coloniales Toyosuke Hata dégagea deux solutions possibles pour éviter de nouveaux incidents : soit le statu quo était préservé, soit les peuples colonisés (Coréens, Taïwanais et habitants des îles du Pacifique) disposaient des mêmes droits que ceux des Japonais. A la fin du mois de février, le gouvernement n'avait toujours pas tranché la question à cause de nombreuses oppositions au sein de la majorité conservatrice, et le Premier ministre botta en touche en voulant régler ce problème une fois les conséquences du krach de 1929 corrigées. Ainsi, en mars 1929, Takahashi Korekiyo prévoyait de s'atteler aux questions économiques avec l'aide du ministre des Finances Ikeda Shigeaki mais un nouvel incident venait perturber la vie politique nippone. En effet, une tentative de coup d’État tenta de renverser la démocratie parlementaire pour mettre en place une dictature fasciste et militariste : pour éviter de s'engager dans un combat frontal avec l'armée (qui est plus ou moins opposée au pouvoir civil), l'administration Takahashi laissa les forces armées traiter de ce problème. Le chef du gouvernement fut toutefois marqué par ce problème et aborda pour la première fois la question du factionnalisme militaire devant la Diète impériale. Par la suite, le Premier ministre Takahashi Korekiyo s'attelait à la préparation du projet économique lorsque deux nouveaux incidents vinrent retarder cette question primordiale. En juillet 1931, un incident est survenu en Mandchourie, dans le petit village de Wanpaoshan. Plusieurs fermiers d’origine coréenne ont loué plusieurs années auparavant un vaste terrain à un fermier chinois et ont entrepris des travaux d’irrigation via le façonnement d’un fossé qui traversait quelques autres champs. Hélas, des fermiers chinois ont expulsé les Coréens et comblé le fossé. Les Coréens, faisant face à une injustice totale, firent appel à la police japonaise qui ouvrit le feu, dans le but de faire fuir les fermiers chinois. Les Coréens purent ainsi reconstruire le fossé sous protection policière. Finalement les fermiers coréens et chinois trouvèrent un arrangement et le fossé resta en place. Alors que l’incident aurait pu en rester là, les presses coréenne et japonaise se sont saisies de l’affaire qui prit une dimension inattendue, avec des manifestations dans l’ensemble de la péninsule coréenne. Les manifestants, particulièrement anti-chinois, n’hésitaient pas à répondre par la force en tabassant à mort les ressortissants chinois. Malgré les efforts de la police, les autorités dénombrèrent 146 personnes tuées et des dégâts considérables. La réponse du gouvernement sur ce sujet fut rapide : tout ceci ne serait pas arrivé si la clique de Fengtian, vassale de la République de Chine, avait respecté la convention de Gando, qui autorise aux Japonais et aux autres sujets de l'Empire le droit de résidence et de location dans toute la Mandchourie du sud. Cet incident perturba ainsi encore plus les relations entre la clique de Fengtian et l'Empire du Japon, tandis que la question des intérêts en Mandchourie devenait une priorité. Deux mois plus tard, en septembre 1931, un nouvel incident venait sceller la fin des relations entre les deux voisins : l'attentat de Mukden déclencha l'invasion de la Mandchourie par l'Empire du Japon, dans le but de protéger ses ressortissants. Pour le Premier ministre Takahashi, cette opération devenait une priorité mais les problèmes économiques étaient toujours présents : c'est pourquoi, malgré la guerre, le chef du gouvernement laissa carte blanche à son ministre des Finances Ikeda Shigeaki pour piloter le plan de réformes économiques au cours des mois de novembre et de décembre 1931, dix-huit mois après le début de la crise au Japon. En outre, sur une note plus légère, une certaine effervescence traversa le peuple japonais le 7 mars 1931 : l’impératrice Kōjun a en effet accouché d’une fille ce jour-là. Après une semaine d’observation médicale, la princesse prénommée Yori no miya a pu rejoindre le Palais impérial avec sa famille. Plus tard, elle rejoindra ses sœurs aînées dans un palais séparé où une succession de dames de cour s'occuperont de son éducation comme le veut la tradition. Une foule de « patriotes » ont acclamé la nouvelle devant le Palais impérial, dont certains en brandissant des drapeaux nippons espérant une apparition du nouveau-né, mais il en fut rien, discrétion oblige ...

Chronologie des derniers événements politiques :
- Juin 1930 : début de la campagne pour les élections générales. Les libéraux au pouvoir font face à l'opposition conservatrice. Les militaires sont dans une position attentiste.
- Juillet 1930 : les capitaux américains se retirent du Japon, les conséquences du krach font effet.
- Juillet-Novembre 1930 : campagne pour les élections générales. Les libéraux proposent des mesures déflationnistes qui inquiètent la population, tandis que les conservateurs mettent les conséquences du krach sur le dos du gouvernement libéral. Les militaires soutiennent les conservateurs.
- Décembre 1930 : élections générales, les conservateurs obtiennent une large majorité à la Diète impériale. Takahashi Korekiyo devient Premier ministre.
- Janvier 1931 : formation du cabinet Takahashi, regroupant des conservateurs et des indépendants.
- Février 1931 : incident de Wushe, la question de l'intégration des peuples colonisés est révélée. Réformes militaires initiées au sein de l'Armée impériale.
- Mars 1931 : incident de mars qui est une tentative de coup d'état de militaires ultranationalistes, la question du factionnalisme au sein de l'armée est révélée. Réformes militaires initiées au sein de la Marine impériale. Naissance de la princesse Yori no miya.
- Juillet 1931 : incident de Wanpaoshan, les tensions avec la clique du Fengtian flambent.
- Septembre 1931 : incident de Mukden, l'Empire du Japon déclare la guerre à la clique du Fengtian.
- Octobre 1931 : sommet de Tokyo avec les États-Unis d'Amérique, liens établis avec l'Empire d’Éthiopie, annonce du projet économique de réponse à la crise.

● Militaire ●

……….En janvier 1931, suite à la formation du nouveau cabinet conservateur, Jirō Minami fut nommé en charge du ministère de la Guerre. Né en 1874 dans une ancienne famille samouraï de Hiji dans la préfecture d'Ōita, Jirō Minami arrive à Tokyo pour étudier et est finalement accepté à l'Académie de l'Armée impériale japonaise. Durant la guerre russo-japonaise, Minami est membre de l'état-major et commandant du 1er régiment de cavalerie qui participa au siège de Port-Arthur. Il est promu major en 1905 et commande le 13e régiment de cavalerie durant la Première Guerre mondiale de 1914 à 1917. Minami devient le chef de la section de cavalerie au ministère de la Guerre de 1917 à 1919. Fort de cette expérience parmi les unités rapides de l'Armée impériale, Minami est rapidement promu général de division et commande la 16e division de 1926 à 1927. Après avoir servi comme vice-chef de l'état-major de l'armée impériale japonaise de 1927 à 1929, il devient commandant en chef de l'armée japonaise de Corée de 1929 à 1930, avant d'être promu général d'armée en 1930. Respecté par ses hommes tout au long de sa carrière, il est loué par les conservateurs dans l'archipel pour sa fidélité envers Sa Majesté. Sa doctrine stratégique s'inspire de son long parcours dans la cavalerie : au fur et à mesure de ses années de service, il développe la thèse selon laquelle les offensives massives en hommes telles qu'elles étaient pratiquées au temps de la Grande Guerre sont révolues suite à la mécanisation poussée des forces militaires. D'après lui, toute offensive est supérieure à une quelconque stratégie de défense, et pour que l'attaque soit couronnée de succès, elle doit reposer sur la rapidité et la force de frappe de quelques détachements des forces qui permettent de percer les lignes ennemies, avec un soutien aérien conséquent, avant que le gros des forces détruisent la ligne ennemie déstabilisée. Ce sont ces idées qui lui ont permis de pacifier la Corée et de répondre avec adéquation aux incidents chinois. C'était donc un candidat potentiel pour le ministère de la Guerre, et il fut alors choisi par le Premier ministre Takahashi Korekiyo. Présentant sa doctrine à la Diète impériale, il reçut un large soutien de la part des conservateurs : dans son discours, il avançait la nécessité de sécuriser correctement les possessions nippones en redéployant les divisions de défense, tout en adoptant une stratégie offensive à l'égard des nations étrangères. Dans cette stratégie offensive, la mécanisation d'une partie des forces armées est primordiale et il devient nécessaire d'augmenter fortement le budget de la défense en ce sens, mettant fin à l'ère libérale de paix et de restrictions budgétaires. Ainsi, dès janvier 1931, Jirō Minami se retrouvait sur le devant de la scène : la presse le louait comme un excellent chef d'armée lors de son passage en Corée, et un partisan de la démocratie en appartenant à la faction Tōseiha (faction au sein de l'armée qui soutient la démocratie parlementaire, opposée à la Kōdōha qui soutient une dictature militariste) et proposant la Hokushin-ron (plan d'expansion sur le continent, soutenu par l'Armée impériale, opposé à la Nanshin-ron soutenue par la Marine impériale qui souhaite un plan d'expansion dans le Pacifique). En outre, le général Senjuro Hayashi lui succède à la direction de l'armée de Corée.

……….Ce nouveau leadership au ministère de la Guerre prit rapidement des décisions importantes. Dès février 1931, le ministre Jirō Minami déclarait à la presse que « les frontières de l’Empire peuvent toujours être mieux défendues », et c’est dans cette optique que l’état-major de l’Armée impériale organisa le déplacement de deux divisions. Officieusement, la raison était de renforcer la stabilité des colonies, la Corée et Taïwan ayant connu plusieurs incidents. C'est ainsi que la 14e division de type B fut transférée à Taipei pour assurer la défense de l’île de Taïwan. Celle-ci est intégrée à une nouvelle armée dont le nom est simplement « Armée de Taïwan », le général Jōtarō Watanabe en prenant le commandement. La 11e division de type A est transféré à Ch’osan en Corée au sein de l’Armée du Kwantung. En outre, aussi au mois de février, le ministre Minami annonça la production immédiate de plusieurs équipements : le nouveau chasseur Nakajima Army Type 91 est produit à 450 exemplaires, la grenade Type 91 entre en service dans les forces militaires, 1 200 obusiers Type 91 10 cm sont mis en production et un prototype de tank lourd Type 95 est étudié. Tous ces équipements seront totalement produits dès la fin de l'année 1933, et répartis peu à peu dans les diverses branches de l'Armée impériale. Après la nomination à son poste en janvier et ces deux réformes promulguées en février, le ministre Jirō Minami devait faire face à un dossier inattendu : l'incident de mars, ou la tentative de coup d’État d'officiers ultranationalistes de l'Armée impériale. L'origine de l'incident de mars de 1931 peut remonter à l'automne 1930, avec la fondation du Sakurakai, une société secrète fasciste, par le lieutenant-colonel Hashimoto Kingoro et le capitaine Chō Isamu, appartenant à la faction Kōdōha au sein de l'armée qui soutient une dictature militariste. Le but avéré du Sakurakai était une réforme politique avec l'élimination du système des partis politique corrompus et l'établissement d'un gouvernement socialiste totalitaire dirigé par les militaires. En mars 1931, des organismes civils ultranationalistes, menés par Kamei Kanichiro et Shūmei Ōkawa, deux lieutenants du mouvement, ont fomenté une émeute à proximité du bâtiment de la Diète du Japon à Tokyo. Cependant, en raison de difficultés de logistique, l'agitation n'a pas attiré assez de personnes, et l'émeute espérée ne s'est pas produite. Rapidement, une enquête fut ouverte par le ministre Jirō Minami qui appartient à la faction opposée à la Kōdōha, la Tōseiha qui souhaite conserver la démocratie parlementaire. La Kempeitai, la police militaire, arrêta quelques jours plus tard les deux lieutenants de la société secrète qui avaient organisé cette tentative de renversement : Kamei Kanichiro et Shūmei Ōkawa furent condamnés immédiatement à plusieurs années de prison par un tribunal militaire, tandis que les conservateurs à la Diète impériale portaient pour la première fois, publiquement, le problème du factionnalisme au sein des forces militaires japonaises. Toutefois, la société secrète et totalitaire Sakurakai ne fut pas identifiée et ses leaders préparent déjà un nouveau coup d’État.

……….Du côté de la Marine impériale, les affaires sont plus calmes. Comme au sein de l'Armée, il existe depuis plusieurs années un factionnalisme qui déstabilise l'ensemble de l’État : tandis que l'Armée et la Marine s'opposent vis-à-vis des plans d'expansion (Hokushin-ron et Nanshin-ron), la Marine est elle-même partagée entre la faction du traité qui soutient la démocratie parlementaire et les décisions prises lors du traité de Washington de 1922 (limitant la taille des flottes des grandes puissances), opposée à la faction de la flotte qui veut sortir du traité de Washington et propose un renforcement de l'autoritarisme au Japon. Comme pour le ministère de la Guerre, le Premier ministre Takahashi Korekiyo avait dû faire un choix entre les deux factions lors de la nomination du ministre de la Marine. Il choisit en janvier 1931 l'amiral Kiyokazu Abo. Né dans la préfecture de Saga, Abo est le fils du commandant de l'académie militaire où il étudie. Faisant peu à peu sa carrière au sein de plusieurs équipages après avoir été diplômé, il participe aux combats de la guerre russo-japonaise à la bataille de Port-Arthur, la bataille de la mer Jaune, et la décisive bataille de Tsushima. Durant ce conflit, il devient célèbre pour attribuer des surnoms à tous les navires de la flotte russe afin d'établir une identification compréhensible et ainsi faciliter la transmission des ordres aux équipes d'artilleurs japonais. Après la guerre, il est attaché naval au Royaume-Uni de novembre 1905 à février 1908. En 1910, Abo reçoit son premier commandement : le croiseur Akitsushima. En décembre 1920, il est promu vice-amiral et devient vice-chef de l'État-major de la marine impériale japonaise où il assiste l'amiral Yamashita Gentarō dans la mise en œuvre du traité naval de Washington. Promu amiral en 1927, Abo devient commandant du district naval de Yokosuka. Il sert ensuite au Conseil suprême de guerre et comme membre de la délégation japonaise à la conférence du traité naval de Londres en 1929. C'est ainsi grâce à son expérience au combat mais aussi en tant que délégué diplomatique qu'il fut nommé ministre de la Marine : soutenu par les conservateurs à la Diète impériale, il est perçu comme un très bon choix puisque la Marine est devenue, au fil des précédentes décennies, une question diplomatique avec les différents traités navals. Lors de son premier discours au Parlement, il présenta sa doctrine qui ne se différencie pas foncièrement de la doxa de la Marine impériale : en janvier 1931, le Japon possède l'une des meilleures flottes de guerre du monde, et sûrement la plus agressive. Elle base sa stratégie sur une doctrine, celle de la bataille décisive, fortement ancrée dans son histoire récente depuis les batailles du fleuve Yalou et de Tsushima. La supériorité navale devant être obtenue en contraignant les marines adverses à une série d'engagements rapides et meurtriers, où la concentration et la supériorité des forces japonaises doivent être déterminantes. De plus, la Marine impériale se doit de compenser la faiblesse du nombre en rendant chacun de ses navires plus puissant que le navire équivalent de son futur adversaire. Tous les bâtiments de sa flotte sont donc construits en conséquence : ils doivent être rapides, dotés d'un grand rayon d'action et puissamment armés. Ainsi, le seul changement apporté dans cette optique par rapport aux années précédentes est qu'il faut agrandir la taille de la Marine impériale, comme le préconise le Premier ministre Takahashi Korekiyo, tout en respectant le traité naval de Washington pour éviter de se mettre les puissances occidentales à dos. De ce fait, en mars 1931, plusieurs équipements sont mis en service : la torpille Type 91, considérée comme l'une des meilleures au monde, est adoptée par toutes les flottes ; huit destroyers de classe Fubuki sont mis en service dans la Première flotte ; deux portes-avions légers de classe Ryūjō sont construits, pour être mis en service dans deux et trois ans ; la production de 200 avions de transport Nakajima Ki-6 est lancée, tout comme 150 avions de reconnaissance Nakajima E4N, 600 avions de transport léger Mitsubishi K3M, 20 avions de reconnaissance Yokosuka E5Y et 150 chasseurs Nakajima A2N. Le ministre de la Marine Kiyokazu Abo prévoit la mise en service de nombreux autres équipements dans les prochaines années.

……….Ainsi, dès le mois de janvier 1931 et la formation du gouvernement conservateur, le Premier ministre Takahashi Korekiyo a décidé de fondamentalement réformer les forces de défense de l'Empire du Japon. Les deux ministres qui pilotent ces réformes sont Jirō Minami pour l'Armée et Kiyokazu Abo pour la Marine. Du mois de janvier au mois de mars 1931, ils initièrent les réformes des doctrines militaires du Japon. En février, le ministère de la Guerre réorganisa la disposition des divisions au sein des possessions nippones pour assurer la sécurité du territoire, tandis que de nouveaux équipements étaient mis en production. Au mois de mars, tandis que le ministère de la Marine sortait de nouveaux équipements, l'Armée impériale était confrontée à une tentative de coup d’État qui révélait au grand jour les problèmes de factionnalisme au sein des forces armées de l'Empire. Rapidement, certains rebelles furent arrêtés mais le problème est loin d'être réglé et le gouvernement conservateur, avec le soutien de Sa Majesté, annonça que l'effacement des factions au sein des forces militaires devenait une priorité pour l’État. De mars à septembre, les réformes militaires continuèrent jusqu'à l'incident de Mukden : à ce moment-là, l'Armée et la Marine comprirent qu'il devenait nécessaire d'intervenir en Mandchourie et poussèrent le Premier ministre conservateur à agir en ce sens. L'invasion fut ainsi lancée à la mi-septembre et est toujours en cours. Le Conseil suprême de guerre espère une victoire rapide et un soutien international dans cette entreprise, que doit garantir le nouveau ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō.

Destroyer de classe Fubuki Type II :

● Diplomatie ●

……….La constitution du nouveau gouvernement conservateur par le Premier ministre Takahashi Korekiyo porta au poste du ministère des Affaires étrangères Kaneko Kentarō. Kaneko Kentarō est l'un des principaux artisans de la modernisation de l'Empire du Japon depuis l'ère Meiji, notamment en ce qui concerne la diplomatie. Actif dans le théâtre politique depuis les années 1880, il est l'un des plus vieux membres du nouveau gouvernement Takahashi et fait office de sage au sein de ce cabinet. Il est l'un des plus ardents soutiens à l'entretien de relations intenses avec les États-Unis d'Amérique. Mentor du chef du gouvernement actuel, il n'est toutefois pas membre Rikken Seiyūkai : sa nomination fut donc reçue avec défiance de la part des ténors du parti conservateur nippon et Kaneko Kentarō dû faire ses preuves à la Diète impériale pour recevoir le soutien de la majorité. Lors de son discours de présentation de la politique générale en matière diplomatique, le ministre Kaneko annonça un revirement dans les affaires étrangères de l'Empire du Japon, en accord avec Sa Majesté. En effet, la dernière décennie libérale avait à cœur de suivre la voie de la paix, en améliorant les relations avec les puissances occidentales et à faire partie intégrante de la communauté internationale. Pour le Premier ministre Takahashi Korekiyo, et donc le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō, se fut une erreur certes honorable, mais une erreur tout de même. En effet, en discutant continuellement avec ses partenaires lors de conflits, l'Empire du Japon fut de nombreuses fois bafoué au profit de l'Occident. Fort de ce constat, le ministre Kaneko proposa à la Diète impériale une nouvelle feuille de route diplomatique qui irait à contrecourant de l'ère libérale de ces dernières années. D'après lui, les relations extérieures du Japon doivent se recentrer, se diversifier et se renforcer, les trois volets de sa nouvelle politique diplomatique. « Se recentrer » signifie pour le gouvernement conservateur ne plus intervenir dans les affaires extra-asiatiques, à moins que le sujet puisse mener à une nouvelle Grande Guerre : dans les faits, cela signifie une neutralité totale de Tokyo sur les affaires qui ne concernent pas le continent asiatique, sans pour autant rompre avec les partenaires habituels. « Se diversifier » a pour vocation à sécuriser le Japon et notamment son économie. En effet, les Japonais vivent en grande partie des exportations de leurs produits vers les nations étrangères : le krach de 1929 et les dernières mesures protectionnistes des États-Unis d'Amérique montrent qu'il devient nécessaire de diversifier les partenaires du Japon pour éviter de baser toute la vie économique de l'Empire sur quelques grandes puissances, sans rompre les liens usuels avec ces dernières. Enfin, « se renforcer » signifie ne plus se laisser faire vis-à-vis notamment de la question chinoise : pour le ministre Kaneko et l'ensemble du gouvernement, la voie strictement pacifique ne convient pas toujours, comme le montre la recrudescence d'incidents sur le continent. Cette définition en trois parties de la diplomatie nippone fut mollement reçue par la Diète impériale en janvier 1931 : le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō devait donc faire ses preuves, et les nombreux incidents avec la République de Chine au cours des mois suivants allaient le lui permettre.

……….La première grande déclaration officielle du gouvernement conservateur en ce qui concerne l'étranger est à propos de la République de Chine et des incidents qui ont eu lieu récemment. Tandis que la Chine est en proie à la guerre civile opposant diverses cliques et les communistes, en Mandchourie, dans le nord-est de la Chine, le Japon était avant 1928 le soutien principal de la clique du Fengtian car il y possède des intérêts économiques et politiques depuis la fin de la guerre russo-japonaise et il est intéressé par l'exploitation des ressources naturelles encore largement sous-développée. L'armée japonaise du Kwantung a également la responsabilité de protéger le chemin de fer de Mandchourie du Sud, et a ainsi des troupes stationnées en Mandchourie qui fournissent un soutien matériel et logistique à la clique du Fengtian. Cependant, depuis l'expédition du Nord de 1928, la clique du Fengtian dirigée par le militariste Zhang Xueliang fidèle au Kuomintang cherche à se débarrasser de l’influence japonaise. Zhang essaie aussi de lutter contre l’influence de l’Union soviétique voisine de la Mandchourie, notamment en tentant en 1929 de mettre la main sur l'ensemble du réseau du chemin de fer de l’Est chinois, déclenchant ainsi le conflit sino-soviétique. Ainsi, depuis 1928, les intérêts économiques nippons et des autres puissances mondiales en Mandchourie sont mis en danger par l'incapacité de la République de Chine d'organiser un pouvoir central fort, en plus d'être dirigée par une dictature militariste et nationaliste. C'est dans ce contexte que s'est produit l'incident de Wanpaoshan en juillet 1931, où la xénophobie chinoise contre les Coréens et les Japonais fut démontrée. Seulement, le temps ne fut pas assez long pour ouvrir de potentielles négociations : en effet, dès le mois de septembre 1931, un nouvel incident venait déstabiliser la région. Le 18 septembre, à 22h20, un groupe de terroristes chinois fait exploser la voie de chemin de fer près de la ville de Mukden en Mandchourie. L’événement fait la Une des journaux et suscite sur l’archipel l’indignation la plus vive. Dès le lendemain de l'incident, le Premier ministre conservateur Takahashi Korekiyo demande une réunion de la Diète impériale en session extraordinaire pour répondre à cet énième incident qui met encore en danger les intérêts nippons sur le continent. Après un rapide discours exposant la situation, le chef du gouvernement japonais termina son propos par les mots suivants : « Mes chers collègues, encore une fois le gouvernement autoritaire du Kuomintang démontre son incapacité à assumer les prérogatives de l’État de droit sur son propre territoire, mettant en danger aussi bien ses citoyens que les sujets de Sa Majesté, ainsi que les nombreux intérêts internationaux et ceux de notre pays. Les gouvernements libéraux précédents ont préféré la voie diplomatique face aux incidents qui émaillent ces dernières années ; c'est tout à leur honneur. Cependant, l'accumulation des fautes chinoises et la portée terroriste de l'incident de Mukden ne permettent pas, cette fois-ci, une réponse strictement pacifique : l'attaque des citoyens chinois à l'encontre des sujets japonais laisse une profonde cicatrice dans l'âme de notre nation. Mais sachez que la détermination de notre gouvernement n'a jamais été aussi grande : il est de notre devoir de contrôler la clique du Fengtian si la République de Chine n'en est pas capable. Le temps de la discussion est donc terminé. Pour garantir la sécurité dans la continuité et la stabilité, mon gouvernement propose à la Diète impériale de Sa Majesté la proposition de déclaration de guerre immédiate à l'encontre de la clique du Fengtian, pour une Mandchourie fondée sur l'ordre et la sécurité. » Ces mots, reçus par un tonnerre d'applaudissements venant des bancs conservateurs, furent rapidement illustrés par une large majorité en faveur de la guerre. La proposition fut transmise par la suite au Conseil privé de l'empereur Hirohito, qui l'accepta. Aux autres nations du monde, le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō annonça par la suite les faits suivants : pour l'Empire du Japon, la guerre concerne uniquement la clique du Fengtian et non la République de Chine ; elle est motivée par le souhait de protéger les intérêts nippons et internationaux en Mandchourie, mis en danger par le laxisme chinois dans la région. Nous espérons recevoir le soutien de la communauté internationale dans cette intervention qui a pour but de mettre l'Asie en sécurité, et tout soutien prononcé par nos partenaires en faveur de notre ennemi sera perçu comme un acte de trahison envers l'Empire du Japon.

……….Enfin, le dernier volet des affaires diplomatiques nippones concerne les diverses rencontres prévues par le gouvernement conservateur. En ce mois d'octobre 1931, le ministre des Affaires étrangères Kaneko Kentarō remercie chaleureusement le président Hoover des États-Unis d'Amérique pour sa réponse positive à l'organisation d'un sommet à Tokyo sur les questions commerciales liant nos deux pays, qui se tiendra dans quelques semaines, le 12 octobre précisément. Le Hoover-Customs Act continue de mettre en danger la santé de l'économie japonaise et c'est par la négociation que l'administration du Premier ministre Takahashi Korekiyo tentera de raisonner son partenaire de l'autre côté du Pacifique. En Europe, les problèmes de la Creditansalt autrichienne annoncent une extension de la crise économique au Vieux Continent : tandis que les grandes puissances économiques tentent de sauver cet établissement qui est l'un des nœuds du tissu bancaire européen, les élections qui ont eu lieu notamment à Londres, Paris et Berlin ont fait basculer les libéraux, majoritaires dans ces pays, dans l'opposition pour porter au pouvoir des conservateurs qui risquent de suivre la politique douanière américaine. Le Japon espère que les électeurs de ces nations sauront faire la part des choses et que leurs représentants n'engageront pas de mesures restrictives à l'encontre des produits nippons, ce qui risquerait de mettre encore plus à mal notre économie. Sur ce sujet, le gouvernement conservateur tient à rassurer les acteurs économiques de la scène internationale. Le Premier ministre Takahashi Korekiyo annoncera sous peu les mesures prises par son gouvernement sur la question économique, pilotée par le ministre des Finances Ikeda Shigeaki. En outre, aucune mesure douanière n'est prévue par l’État, qui ne veut pas déclencher de guerre économique avec ses partenaires commerciaux ; toutefois, il n'exclut pas des contremesures en cas de non respect du libéralisme par ses partenaires. Enfin, le ministère des Affaires étrangères contacta en ce mois d'octobre 1931 les représentants de l'Empire d’Éthiopie : depuis la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route diplomatique, Tokyo cherche à élargir le cercle des pays avec lesquels l'Empire entretient des contacts. De ce fait, le gouvernement conservateur propose à l'empereur Hailé Sélassié la création du premier canal diplomatique liant nos deux nations. Du point de vue nippon, nos deux peuples partagent un passé et un avenir commun : comme vous, nous avons connu la présence occidentale et comme vous, nous cherchons à nous en démarquer pour nous hisser au rang de grande puissance mondiale. La signature d'un traité inédit entre nos deux États signifierait pour votre part une modernisation accélérée et pour notre part, la mise en place d'un premier établissement japonais en Afrique. Nous espérons une réponse positive de votre part.

Situation politique en Mandchourie :

avatar
Alaminsk
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays

Messages : 2574
Date d'inscription : 17/09/2011
Age : 20
Localisation : Paris, France.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [x] Empire du Japon

Message par Alaminsk le Lun 1 Mai 2017 - 16:55

Gosseau et moi nous mettons en pause pour quelques semaines en raison d'examens de fin d'année.

Nous laissons l'Empire du Japon à Sirda pendant ce temps : http://chacunsonpays.forumgratuit.org/t6701-empire-du-japon#102618
avatar
Alaminsk
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays
Conseiller de la Gouvernance de Chacun Son Pays

Messages : 2574
Date d'inscription : 17/09/2011
Age : 20
Localisation : Paris, France.

Revenir en haut Aller en bas

Re: [x] Empire du Japon

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum