[√] République Française

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Re: [√] République Française

Message par galx le Jeu 11 Mai 2017 - 9:46

République Française:


Instabilité en Indochine :

Spoiler:

Hô Chi Minh leader du Parti Communiste Indochinois.

Alors que la situation s’envenime en Indochine, les autorités locales ont décidé de réagir le plus rapidement possible afin d’étouffer au plus vite toute tentative de rébellion. Immédiatement après l’assassinat de Pham Quynh, une grande partie des cadres du Parti Communiste Indochinois ont été arrêté pour meurtre ou complicité de meurtre. La France compte d’ailleurs utilisé cet odieux assassinat pour déstabiliser un maximum le PCI. Cependant une partie des cadres vivant en exil à Hong Kong, ceux-ci n’ont pas peu tous être arrêté. Pour poursuivre cette opération contre les communistes indochinois, les autorités françaises vont utiliser les divisions existantes entre les laotiens, les vietnamiens et les cambodgiens. En effet le Parti Communiste Indochinois est composé à une grande majorité de vietnamien et jouer sur ce point pourrait permettre de limiter l’influence des agitateurs. Dans les territoires du Laos et du Cambodge la propagande officielle accentuera donc ses efforts pour discréditer le PCI aux yeux de la population locale. En ce qui concerne la situation en Cochinchine, l’ordre doit être rétablit coûte que coûte. Dans un premier temps les organisateurs de « soviet » seront traqués par les services français puis arrêté pour troubles à l’ordre public. Les manifestations seront tout simplement interdites et la 7ème Division d’infanterie coloniale sera déployée dans la région pour maintenir l’ordre. Enfin, les autorités locales ont validé une majoration de 5% du salaire des travailleurs indigènes afin de faciliter un retour à la normale.

Mandat en Syrie :

Spoiler:

Une du "Petit Journal" sur l'occupation française en Syrie.

Face aux manifestations d’envergure en Syrie, les autorités mandataires françaises non d’autre choix que de faire respecter l’ordre le plus fermement possible. Ainsi sur tout le territoire syrien les manifestations seront provisoirement interdites tandis qu’un couvre-feu sera instauré. La 5ème  Division d’infanterie coloniale et la 4ème Division de cavalerie seront rappelées de la frontière turque pour venir maintenir l’ordre dans les grandes villes du pays. Si la situation devient incontrôlable les forces de sécurité pourront tirer sur la foule afin de la disperser mais normalement la présence de la cavalerie devrait dissuader les manifestants. Par ailleurs, les autorités locales vont prendre rapidement contact avec la famille Atassi pour tenter de connaitre exactement leur revendication et surtout pour mettre fin aux appels à manifester.  

Affaires intérieures :

Spoiler:

Maurice Thorez annonçant la volonté du PCF de constitué un Front Populaire avec la SFIO et les radicaux.

Pendant ce temps les affaires politiques battent leur plein en métropole. Après plusieurs réunions entre les cadres du parti, le PCF a officiellement décidé d’abandonné la thèse du « social-fascisme » et a appelé à l’unité avec la SFIO contre les ligues d’extrême droite. Il s’agit d’une révolution pour la gauche française qui voit enfin un projet d’unité se réaliser. Cette nouvelle ligne a été renforcée par un discours de Maurice Thorez prononcé le 24 octobre où celui-ci défend la mise en place d’un « Front Populaire » regroupant les communistes, les socialistes et les radicaux. Dans le même temps un pacte d’action a été signé entre le PCF et la SFIO afin de lutter conjointement contre le fascisme mais aussi contre le gouvernement d’union nationale de Gaston Doumergue. Pour l’instant les radicaux n’ont pas réagi aux appels de la gauche notamment car il participe actuellement au gouvernement.


Affaires Internationales :

Spoiler:

Pierre Laval, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Doumergue.

La France propose à l’Union Soviétique de tenir une rencontre à Paris dans le but de signer un traité d’assistance mutuelle. Celui comprendrait à la fois un engagement réciproque envers le maintien de la paix en Europe et un traité d’alliance défensive entre nos deux pays. Une coopération militaire pourrait éventuellement naitre de cet accord selon la volonté des représentants soviétiques.


Dernière édition par galx le Mar 23 Mai 2017 - 18:26, édité 2 fois
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 12 Mai 2017 - 14:50

République Française:


Politique Intérieure :

Spoiler:

Pierre-Etienne Flandin, le nouveau Président du Conseil de la République Française.

Le 8 novembre 1934, le président du conseil Gaston Doumergue monta à la tribune de l’Assemblée afin de proposer une réforme constitutionnelle qui mettrait officiellement fin à la troisième république. L’objectif de la droite étant de constituer un exécutif fort disposant du pouvoir de dissolution et bénéficiant seul de l’initiative des dépenses publiques. Dans ce projet, le rôle des députés seraient fortement réduit afin de diminuer « la pagaille parlementaire » comme l’a dit lui-même le président du conseil. Applaudis par la droite et le centre-droit, cette volonté de réforme est globalement très mal perçue à gauche. En effet celle-ci répond directement aux attentes de certaines ligues d’extrême droite comme les « Croix de feu ». A l’Assemblée les socialistes menés par Léon Blum ont fortement critiqué le projet de Doumergue qualifié maintes fois de « coup d’état institutionnel ». A ces premières attaques se sont rajouté celle des communistes qui ont aussi annoncé leur ferme opposition au projet. Longtemps ignoré, l’avis de la gauche gagne en importance notamment suite aux élections cantonales d’Octobre derniers ou les deux partis ont connu d’importante percée.  Cependant c’est surtout l’hostilité définitive des radicaux qui condamna de manière certaine la réforme
constitutionnelle. Pour démontrer leur opposition ceux-ci citèrent le gouvernement d’union nationale déjà très fragilisé.
 
Devant le refus des radicaux, Gaston Doumergue posa sa démission le jour même. Pour le remplacer, Albert Lebrun nomma Pierre-Etienne Flandin de l’alliance démocratique au poste de président du conseil. Celui-ci a immédiatement composé un gouvernement de centre-droit autour de l’alliance démocratique, des radicaux indépendants, des radicaux et du front républicain.

L’échec de la tentative de réforme constitutionnelle a attisé la colère des ligues qui malgré les restrictions restent très puissante. Les journaux proche de l’action française comme Gringoire dénonce un complot juif qui visait à faire échouer une tentative de sauver la France. De toute part les positions politiques se crispent entre antisémitisme, fascisme, communisme, pacifisme, militarisme,….


Affaires Etrangères:

Spoiler:

Pierre Laval, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Flandin.

La France rappelle à l'Allemagne que l'accord qui sera peut être signé entre la République et l'Union Soviétique respectera en tout point les clauses du Pacte de la Société des Nations garantissant par la même occasion la paix en Europe et dans le monde. Il ne s'agit aucunement d'une alliance secrète et offensive mais bien d'un pacte défensif afin de stabiliser définitivement la situation européenne.

Concernant la proposition italienne la France attend d'avoir de plus amples informations quant au contenue du pacte pour prendre une décision concrète. Cependant sachez qu'à partir du moment où celui-ci ira dans le sens de la paix, nous y serons favorable.


Dernière édition par galx le Lun 15 Mai 2017 - 17:22, édité 1 fois
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Re: [√] République Française

Message par galx le Dim 14 Mai 2017 - 11:37

République Française:


Affaires militaires:

Spoiler:

Alphonse Georges, le nouveau chef d'Etat-Major général des armées en compagnie du Général britannique Lord Gort.

Après plusieurs divergences tant militaires que politiques avec le ministre de la guerre, le Général Weygand a décidé de démissionner de son poste de chef d’Etat-Major général des armées. Pour le remplacer les avis furent partagés entre le Général Gamelin et le Général Alphonse George. A première vue l’avantage allait au second car il était déjà responsable de la réorganisation des armées tandis que le premier n’est qu’un membre parmi d’autre du Conseil supérieur de la guerre. Les deux hommes ont participé à la Grande Guerre au cours de laquelle ils se sont particulièrement illustrés au feu comme dans les bureaux. Ensuite dans les années 1920 Alphonse George participe à la Guerre du Rif et à l’élaboration des fortifications de la ligne Maginot. Gamelin lui est chargé de la pacification des mandats du Levant avant d’être rappelé en France pour commander la 20ème région militaire. De plus, Gamelin dispose d’un avantage de taille car depuis le début de sa carrière il peut compter sur le soutien sans faille de Daladier. Au-delà de l’affrontement entre deux hommes, c’est aussi deux visions différentes de l’Armée Française qui s’oppose. De son côté, Alphonse George est partisan d’une modernisation générale des forces en pointant du doigt les nombreux défauts des troupes française. A l’opposé, Gamelin est beaucoup traditionaliste dans sa vision de la guerre. Celui-ci aime à répéter qu’il a retenu les leçons de la Grande Guerre et base sa vision stratégique sur la « défense à outrance ». Finalement après plusieurs semaines de flottement, c’est le Général d’armée Alphonse George qui fut appelé à prendre le commandement des Armées françaises. Aussitôt en fonction, il nomma le Général Billotte en charge de la modernisation des Armées.

Face aux menaces de réarmement allemandes mais aussi bulgare et à l’isolement diplomatique de la France, le Général Alphonse George a décidé de validé plusieurs projet qui trainait depuis longtemps dans les cartons de l’Etat-Major. Tout d’abord, il s’agit de remplacer les AMR 33 dont la mécanique c’est avéré peu fiable. Ainsi pour régler le problème la production de l’AMR 35 sera lancée à 100 exemplaires (1935-1937). Contrairement à son prédécesseur l’AMR 35 sera aussi équipé d’un poste radio et de suspensions efficaces afin de pallier aux nombreux problèmes recensés. Un autre char léger a aussi attiré l’attention du Général Alphonse George. Il s’agit de l’AMC 35 dont les premiers tests ont été très concluants. Contrairement aux autres blindés français du moment, l’AMC 35 dispose d’un équipage de 3 personnes. A première vue cela permet de grandement soulager le rôle du chef de char et donc de rendre son action beaucoup plus efficace. En termes d’armement l’AMC 35 dispose d’un canon de 47mm SA35 et d’une mitrailleuse de 7.5mm. La première commande s’élève donc à 200 exemplaires qui renteront en service dans la cavalerie en priorité. Toujours dans le domaine des chars légers accompagnant l’infanterie, l’Etat-Major a aussi validé le projet Hotchkiss H35. Ce nouveau blindé de 12 tonnes sera chargé de prendre la relève des FT-17 et NC1 vieillissant. Armée d’un canon de 37mm et disposant d’un blindage de 40mm l’H-35 sera produit en 200 exemplaires d’ici à la fin de l’année 1936. Cependant le Général Alphonse George a d’ores et déjà annoncé sa préférence personnelle pour l’AMC 35 dont les défauts sont bien moins important. Ensuite, l’Etat-Major c’est attelé au dossier des chars de combat dont le D-2 sera le nouveau représentant. Il s’agit en effet d’un modèle destiné au rôle de principal char de bataille des forces françaises. Le D-2 est caractérisé par un équipage de 3 membres, d’un canon court ou long SA35 (47mm), de deux mitrailleuses de 7.5mm et par un blindage allant jusqu’à 56mm. Pour l’instant la commande s’élève à 150 exemplaires qui seront livré à l’Armée française entre 1935 et 1937. De son côté la cavalerie a décidé d’adopté le char SOMUA S-35 comme char principal de bataille. Il s’agit aussi d’un modèle remarquable par sa modernité notamment grâce à son blindage incliné en fonte de haute qualité, un canon semi-automatique de 47mm, sa capacité à tourner à l’arrêt,… Ces blindés seront concentré au sein des Divisions Légères Mécaniques afin d’augmenter fortement leur puissance de feu. Pour cela 600 exemplaires seront produit de 1935 à 1940. Par ailleurs, les besoins en automitrailleuse des divisions d’active ne sont toujours pas remplit. Certaines unités ne disposent donc que de chevaux ou de motocycles pour effectuer leur mission. Pour remédier à ça l’Etat-Major à relancer une commande de 50 Panhard 165, 60 AMR Gendron SOMUA, 100 VPC, 100 VUM, 50 VUR et 100 Laffly 50 AM qui seront livré entre 1935 et 1937. L’infanterie voit aussi son équipement se moderniser avec l’apparition du pistolet automatique modèle 1935A et du mortier de 60mm modèle 1935.

Spoiler:

Le nouveau char de bataille de la cavalerie, le SOMUA S35 en manœuvre le long de la ligne Maginot.

L’Armée de l’air n’est pas en reste non plus puisque l’année 1935 voit la mise en service d’un nouveau chasseur : le Blériot SPAD S.510. Il s’agit d’un biplan extrêmement maniable disposant de 4 mitrailleuses MAC 1934. Pour l’instant, les responsables militaires en ont commandé 80 exemplaires afin de tester dans la durée ce nouvel appareil. Dans le domaine des bombardiers, le Bloch MB.210 sera opérationnel cette année et livré en 270 exemplaires entre 1935 et 1937. Autre bombardier, le Potez 540 qui peut aussi servir comme avion de reconnaissance sera produit à 270 exemplaires.

Spoiler:

Le Potez 540 lors d'un vol d’inauguration en Décembre 1934.


Pour la Marine, l’année 1935 rime avec Dunkerque. En effet le navire de ligne sera lancé le 20 février 1935 et représentera le fleuron de la marine française. Respectant à la lettre le traité de Washington sur la limitation de la course à l’armement naval, le Dunkerque est doté de 2 tourelles quadruples de 330mm modèle 1931 en tant qu’armement principal. Il embarque aussi avec lui 3 à 4 hydravions torpilleurs afin d’assurer une défense efficace du bâtiment. Dans la foulé de cette inauguration, la France a aussi lancé la construction de trois navires Classe Richelieu (le Richelieu, le Mazarin et le Jean Bart) qui seront terminé d’ici 1938/1939. Parallèlement, la Marine a aussi inauguré les bâtiments suivants :
. 1 croiseur léger (le Jean de Vienne)
. 6 contre-torpilleurs
. 7 sous-marins
Dans le même temps plusieurs navires vieillissant seront démantelés.  

Spoiler:

Le Dunkerque, le nouveau fleuron de la marine française.

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Re: [√] République Française

Message par galx le Dim 14 Mai 2017 - 19:13

République Française:


Affaires militaires:

Spoiler:

Alphonse Georges, le nouveau chef d'Etat-Major général des armées en compagnie du Général britannique Lord Gort.

Redisposition des troupes françaises au cours de l'année 1935:

Réserve du QG: (autour de Paris) = 80 000 hommes (0/80)
. Active : X
. Réserve : 5 DI

Armée de Réserve: (autour de Reims) = 42 000 hommes (0/42)
. Active : X
. Réserve : 1 DI, 1 DIC, 1 DC

Groupe d’Armée 1: Général Blanchard

Armée 1: Général Flavigny (secteur Dunkerke/Lille) = 170 000 hommes (48/122)
3 Bataillons de char : 135 D1
2 Bataillon de char FT : 70 FT-17
. Active : 1 DC, 2 DIM, 2 RF
. Réserve : 5 DI, 1 DIC, 2 DC, 2 RF

Armée 2: Général Huntziger (secteur Lille/Maubeuge) = 176 000 hommes (70/106)
1 Bataillon de char : 45 D1
2 Bataillons de char FT : 140 FT-17
. Active : 3 DIM, 1 DIC, 2 RF
. Réserve : 4 DI, 1 DIC, 2 DC, 2 RF

Armée 3: Général Giraud (secteur Maubeuge/Hirson) = 134 000 hommes (64/70)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI, 2 DIM, 1 DLM, 2 RF
. Réserve : 4 DI, 2 RF

Armée 8: Général Corap (secteur des Ardennes, Sedan) = 147 000 hommes (67/80)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI, 1 DC, 2 DIM, 3 RF
. Réserve : 4 DI, 1 DIC

Groupe d’Armée 2: Général Prételat

Armée 4: Général Condé (secteur Longuyon/Metz) = 115 000 hommes (41/90)
4 Bataillons de char FT : 280 FT-17
. Active : 2 DI, 3 RF
. Réserve : 5 DI, 1 DC

Armée 5: Général Requin (secteur Metz/Strasbourg) = 112 000 hommes (32/80)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 2 DI
. Réserve : 4 DI, 1 DIC

Armée 6: Général Bourret (secteur Strasbourg/Colmar) = 130 000 hommes (44/86)
4 Bataillons de char FT : 280 FT-17
. Active : 2 DI, 4 RF
. Réserve : 4 DI, 1 DIC, 2 RF

Groupe d’Armée 3: Général Besson

Armée 9: Général Touchon (secteur Mulhouse) = 92 000 hommes (38/54
. Active : 2 DI, 2 RF
. Réserve : 2 DI, 1 DIC, 2 RF

Armée 7: Général Garchery (secteur de Dijon) = 64 000 hommes (16/48)
3 Bataillon de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI
. Réserve : 3 DI

Armée des Alpes: Général Olry = 102 000 hommes (29/73)
. Active : 2 DA, 3 RF
. Réserve : 1 DI, 1 DA, 5 RF, 2 DIC

Groupe des Pyrénées: 26 000 hommes (10/16)
. Active : 1 DA
. Réserve : 1 DI

Troupe du théâtre Nord-Africain: 134 000 hommes (77/57)

Algérie: 32 000 hommes (16/16)
. Active : 1 DIC
. Réserve : 1 DIC

Maroc: 16 000 hommes (16/0)
. Active : 1 DIC
. Réserve : X

Tunisie: 86 000 hommes (45/41)
1 Bataillon de char FT : 70 FT-17
. Active : 2 DIC, 1 DC, 1 RF
. Réserve : 2 DIC, 3 RF

Groupe des forces mobiles au Levant: 42 000 hommes (42/0)
1 Bataillon de char FT : 70 FT-17
. Active : 1 DIC, 1 DC, 1 DIM

AOF: 16 000 hommes (16/0)
. Active : 1 DIC
. Réserve : X

. AEF: 32 000 hommes (16/16)
. Active : 1 DIC
. Réserve : 1 DIC

Madagascar: 16 000 hommes (16/0)
. Réserve : 1 DIC

Djibouti: 16 000 hommes (16/0)
. Active : 1 DIC

Indochine: 32 000 hommes (32/0)
. Active : 2 DIC
. Réserve : X


Dernière édition par galx le Dim 21 Mai 2017 - 10:31, édité 1 fois
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Re: [√] République Française

Message par galx le Lun 15 Mai 2017 - 9:29

République Française:


Service militaire, Action française et télévision :

Spoiler:

Soldats français en position avec une mitrailleuse lourde Hotchkiss 8mm M1914.

Le mois de mars 1935 a été marqué par une montée nationale de l’inquiétude face aux signes évidents d’un réarmement mondial. L’opinion publique se divise encore une fois entre les partisans du pacifisme à tout prix (plutôt à droite sur l’échiquier politique) et les tenants de la fermeté à l’égard des régimes fascistes (plutôt à gauche). A l’extrême droite certains appelle même à la coloration pleine et entière avec les dictatures d’Europe afin de préserver la paix. Des journaux comme Gringoire ou X autrefois militaristes dénoncent aujourd’hui le « complot juif » qui tenterait de renverser Hitler. Pour eux, ceux qui veulent la guerre souhaitent au fond l’extension du communisme. Cette opinion est d’autant plus renforcée par la signature du Pacte franco-soviétique par Pierre Laval (pourtant un homme de droite). A gauche, les idéaux pacifistes dominent encore un large parti de la SFIO mais les communistes eux appellent à la plus grande fermeté face aux nazis. Enfin se sont surtout les millions d’ancien combattant de 14/18 qui manifestent encore régulièrement pour défendre la paix à tout prix. Dans ce contexte de forte inquiétude, l’Etat-Major a transmis au pouvoir public sa volonté d’élargie le service militaire à 2 ans à titre exceptionnel jusqu’en 1939. Cette mesure prend son sens dans le déficit de naissance que subit la France par rapport à d’autre pays européens. Il convient donc de maintenir un service militaire plus long afin de disposer des effectifs nécessaires à la défense du pays. Ainsi le 16 mars 1935, les députés valident l’allongement du service militaire afin de permettre à la France de conserver sa puissance militaire.

Dans un tout autre domaine, le tribunal des conflits a qualifié la saisie du journal Action Française par le préfet de police de Paris suite aux incidents du 6 février 1934 comme « voie de fait ». Autrement dit, qu’il s’agissait d’une violation importante du droit de propriété imposé par l’administration publique. Ainsi le préfet de police devra rendre les locaux de l’Action Française à leurs propriétaires. Le journal pourra donc reprendre sa parution dans quelques jours à la grande joie des milieux royalistes, antisémites et nationalistes. Charles Maurras et Maurice Pujo se sont ainsi félicité de la décision du tribunal qui à leurs yeux démontre du caractère juste de leur action. La sentence a aussi été accueillie avec ferveur devant le siège même du journal où plusieurs centaines de manifestant dont les « Camelots du Roi » s’étaient rassemblés.

Enfin une nouvelle plus joyeuse : le lancement de la première émission officielle de télévision française. Sous l’impulsion de Georges Mandel le ministre des postes et des télégraphes, une première émission officielle a été télévisée directement depuis le ministère des PTT. Ainsi la comédienne Béatrice Bretty, Jean Toscane et René Barthélemy sont les premières personnes visionnés à la télévision française. Rappelons tout de même que la grande majorité des français ne possède pas de télévision ni même de radio. Le première moyen d’information à l’heure actuelle reste largement la presse écrite.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Lun 15 Mai 2017 - 17:26

République Française:


Affaires militaires:

Spoiler:

Servants d'une pièce de 25mm AC en position.

Alors que l’Allemagne vient officiellement de renier le traité de Versailles, l’Etat-Major est grandement inquiet de l’état des Armées françaises. Les craintes des services secrets français s’étant révélé juste, le Général Alphonse Georges doit réagir pour maintenir la puissance militaire nationale. Pour alerter les hommes politiques sur la situation plutôt critique, les généraux ont fait parvenir au ministre de la guerre un rapport sur l’équipement exact des divisions françaises. En effet, si l’équipement théorique des divisions est au top de la modernité, la réalité est bien plus compliqué. Nombres de matériel et notamment au niveau des armes antichars sont présent en quantité insuffisante voir inexistante. Pour être plus précis voici exactement la liste des besoins et de l’équipement de l’Armée de terre française:

:mac: RAPPORT BESOIN/EQUIPEMENT/EFFECTIF (1935):

Besoin Militaire:
Active:
. 1428 canons de 75mm (actuellement 4500) = +3072
. 948 canons de 105/155mm (actuellement 1655) = +707
. 1598 canons de 25mm AC (actuellement 492) = -1106
. 256 canons de 47mm AC (actuellement 328) = +72
. 860 AMR (actuellement 340) = -520
. 460 AMD (actuellement 200) = -260
. 2610 mortiers
. 2000 chenillettes (actuellement 1320) = -680
. 500 transports de troupes (actuellement 500) = 0
. 100 chars S-35 (actuellement 0) = -100
. 94 H-35 (actuellement 0) = -94
. 72 AMR (actuellement 100) = +28
Réserve:
. 2268 canons de 75mm (actuellement 3072) = +804
. 1512 canons de 105/155mm (actuellement 707) = -805
. 2824 canons de 25mm AC (actuellement 0) = -2824
. 448 canons de 47mm AC (actuellement 72) = -376
. 1380 AMR (actuellement 0) = -1380
. 684 AMD actuellement 0) = -684
. 3978 mortiers
. 2379 chenillettes (actuellement 0) = -2379

Taux d’équipement:
. canon de 75mm = active (100%) / réserve (100%)
. canon de 105mm = active (100%) / réserve (46%)
. canon de 25mm AC = active (30%) /réserve (0%)
. canon de 47mm AC = active (100%) / réserve (16%)
. AMR = active (39%) / réserve (0%)
. AMD = active (43%) / réserve (0%)
. chenillette = active (66%) / réserve (0%)
. transport de troupe = active (100%)

Effectifs (1935):
54 DI = 864 000 hommes (dont 11 actives)    
23 DIC = 368 000 hommes (dont 10 actives)  
10 DIM = 160 000 hommes (dont 10 actives)  
10 DC = 100 000 hommes (dont 4 actives)  
5 DA = 40 000 hommes (dont 4 actives)  
1 DLM = 10 000 hommes (dont 1 active)
41 RF = 123 000 hommes (dont 20 actifs)
Total Armée d’Active : 646 000 hommes
Total avec Réserve : 1.665 millions d’hommes
A cela il faut rajouter les 100 000 hommes mobilisés pour les bataillons de chars de combat (surtout dans les services non combattant).

FIN DU RAPPORT. :mac:

A la lecture du rapport le ministre de la guerre Louis Maurin ne parut pas aussi alarmé que le général Georges. Son conservatisme et l’hostilité entre Georges et lui, le poussa à refuser dans un premier temps l’octroi de crédit supplémentaire à l’armée de terre. Pour lui la Ligne Maginot constituait une défense bien suffisante et il n’était pas question d’engloutir de nouvelle somme dans la modernisation des forces armées. Par conscience, Maurin présenta quand même le rapport de l’Etat-Major devant le conseil des ministres. Cependant le pacifisme marqué du président du conseil Pierre-Etienne Flandin amenèrent les membres du gouvernement a enterré bien vite la demande de fond du général Georges.
Conscient que le problème dépassait largement les capacités défensives de la Ligne Maginot, le chef de l’Etat-Major réussit à réunir suffisamment de fond pour lancer quelques commandes publiques. En attendant qu’un gouvernement plus favorable à sa cause arrive, le matériel suivant sera produit avant le début de l’année 1936 :
. 1000 canons de 25mm AC
. 150 canons de 105mm
. 150 Panhard 178 (AMR)
. 150 Panhard 165 (AMD)
. 300 chenillettes UE
Par ailleurs le Général Georges avait prévu plusieurs ajouts dans les divisions françaises notamment en ce qui concerne la lutte antiaérienne. En effet les enseignements tirés de la guerre civile turque ont clairement montré l’impact dévastateur que pouvait avoir les bombardiers légers comme le Potez 25. L’objectif était donc de doté l’ensemble des divisions françaises d’un groupe antiaérien identiques à celui des divisions légères mécaniques. Dans le même temps un appel d’offre pour un canon antiaérien d’un calibre supérieur à 75mm aurait été passé auprès des industriels français. Cependant le manque de budget à geler de facto le projet jusqu’à nouvel ordre.
En attendant quelques changements dans le commandant français sont intervenus récemment. Ainsi le général Georges a souhaité rafraichir la chaine de commandant, autre manière de déclarer sa volonté d’écarter ses adversaires les plus conservateurs. Le général Charles Delestraint a par exemple été promu commandant de la 2ème armée à la place d’Huntziger jugé trop proche de Gamelin. De plus Georges a demandé à ce qu’on étudie la possibilité de remplacer l’utilisation du téléphone dans les communications militaires par un élément plus fiable comme la radiocommunication.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Pierre Laval, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Flandin.

La France propose au Royaume-Uni ainsi qu'à l'Italie la tenue d'une conférence afin de constituer un front commun face à la menace de réarmement allemande. En effet, il est capital de se mettre d'accord afin de ne pas laisser l'Allemagne piétiner sans vergogne le Traité de Versailles.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Mer 17 Mai 2017 - 11:37

République Française:


Politique Intérieure:

Spoiler:

Manifestants du Front Populaire à Paris le 14 juillet 1935.

Les élections municipales de 1935 ont révélé elles aussi leur lot de surprise. En effet les radicaux ont enregistré un score plutôt médiocre tandis que le nombre de commune dirigé par des maires SFIO ou PCF ont fortement augmenté. De leur côté les parti de droite ont perdu de nombreuses villes favorisant ainsi une victoire de la gauche. Dans les bastions ouvriers les votes communistes et socialistes bousculent les partis chrétien-démocrates traditionnels. Maurice Thorez a d’ailleurs déclaré que ces élections représentaient un pas de plus vers l’unité de la gauche.

Quelque jours après ces élections, le 31 mai 1935, le gouvernement Flandin est abandonné par les radicaux ce qui provoque sa chute immédiate. Le 1er juin, Albert Lebrun appelle donc Fernand Buisson au poste de président du conseil avec pour responsabilité de former au plus vite un gouvernement. Celui-ci réussi le quasi miracle de regrouper Laval, Herriot, Caillaux et Pétain dans le même gouvernement. Malheureusement pour lui, la présence de Caillaux et de sa personnalité détestée à gauche comme à droite entraine le refus de la Chambre. Le 4 juin, le président de la République doit donc trouver un  nouveau président du conseil. Il choisit de nommer pour la quatrième fois le très célèbre Pierre Laval. Celui-ci a rapidement formé un nouveau gouvernement reposant sur une large alliance du centre-gauche à la droite. On retrouve dans cette liste des ministres quelques personnalités connues notamment Herriot et Flandin en tant que ministre d’Etat, Mandel au PTT et un certain Paul Reynaud au ministère de la guerre. Cette nomination de Paul Reynaud est un peu la surprise de ce gouvernement. En effet si celui-ci est membre de l’alliance démocratique, ces positions peu orthodoxes sur les questions monétaires ou de défense l’ont souvent isolé politiquement. Reynaud n’en reste pas moins un excellent orateur et un ami proche de plusieurs personnalités militaires comme le général Georges ou le colonel de Gaulle. En termes de politique, le gouvernement Laval a prévu de continuer les bonnes vieilles politiques déflationnistes. En effet celui-ci s’est engagé à réaligner les prix français sur ceux du reste du monde  malgré la contestation sociale montante.

A propos de contestation, le 14 juillet dernier, le Front Populaire a appelé à une grande manifestation d’union à Paris. Le jour même, les grands hommes politiques comme Daladier, Thorez, Blum défilent de concert au côté des syndicats (CGT, CGTU, …) et des associations (Ligue des Droits de l’Homme, CVIA. En tout, la manifestation regroupe environ 500 000 personnes ce qui en fait une démonstration de force imposante. La solennité du moment apparait véritablement lorsque ces 500 000 manifestants prêtent le serment suivant:
« Nous faisons le serment solennel de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine »
C’est tout naturellement que le comité d’organisation de cette manifestation dirigé par Victor Basch a été ensuite prolongé en « comité national pour le rassemblement populaire ». Ce nouvel organisme a été chargé de rédiger un programme commun dans la perspective des élections législatives de 1936.

Pendant que les gauchistes manifestaient dans les rues, le gouvernement lui devait continuer son travail. Le 16 juillet, un décret-loi de Pierre Laval met en application la politique déflationniste promis lors de son investiture. L’ensemble des dépenses publiques sera réduit de 10% d’ici à la fin de l’année notamment dans les collectivités territoriales. Seul le budget de la défense est relativement épargné grâce à l’acharnement de Paul Reynaud. En valeur monétaire cela représente une baisse 5 milliards de franc qui s’accompagne aussi d’une diminution de3% du traitement des fonctionnaires. L’impôt sur le revenus est quant à lui sévèrement revu à la hausse afin d’augmenter les recettes de 1.2 milliards de franc. Dans le même temps pour éviter un trop lourd impact sur les ménages un second décret-loi introduit une baisse de 10% du prix de l’électricité, du gaz et des loyers. Cette politique a déclenché une vive opposition de la gauche même la mollesse des radicaux n’a pas entrainé de conséquences concrètes.

Affaires Militaires:

Spoiler:

Paul Reynaud, le nouveau Ministre de la Guerre du gouvernement Laval.

Le nouveau ministre de la défense Paul Reynaud a pris acte du rapport de l’Etat-Major avec beaucoup plus d’inquiétude que son prédécesseur. Dans une réunion avec le générale Georges, il lui a même promis une augmentation du budget de la Guerre pour le début de l’année 1936. Les deux hommes ont aussi abordé la question des doctrines de combat afin de tenter de moderniser au mieux l’Armée française. Paul Reynaud étant acquis aux théories d’un certain Colonel de Gaule a tenté de convaincre le commandant français de l’importance des chars dans les batailles à venir. Pour le général Georges, si ces théories ne sont pas stupide, elles ne sont pas applicables en l’état et demanderais une refonte importante de l’organisation militaire. Or actuellement la France n’a absolument pas les moyens financiers de le faire. En attendant Georges a quand même indiqué au ministre de la guerre les quelques axes de réforme suivant :
. Remplacement progressif des communications téléphoniques par des communications radiophoniques.
. Amélioration de la logistique militaire afin de pouvoir ravitailler l’ensemble des troupes à tout moment.
. Fin du cryptage systématique de tous les messages qui alourdissait énormément les communications. Maintenant seuls les messages de haute importance seront codés.
. Développement d’un embryon de défense antiaérienne.

:mac: SECRET:

Dans un autre domaine Paul Reynaud a souhaité donner plusieurs missions aux membres du Deuxième Bureau chargé du renseignement militaire mais aussi civil. En effet le gouvernement aimerait bien que les services français s’intéresse de près à plusieurs pays afin d’obtenir un maximum d’information avant toute action. Les ordres secrets de missions suivants ont donc été transmis au Colonel Edmond de Cointet :
. Egypte: surveillance générale des activités du gouvernement égyptien. Il s’agit d’analyser les connivences entre l’Egypte et les régimes fascistes, installer un réseau d’agent viable dans les grandes villes du pays et enquêter sur la provenance des nouvelles armes égyptiennes.
. Allemagne: continuer d’enquêter sur le réarmement allemand ainsi que sur la politique intérieure mené par le NSDAP. :mac:
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 19 Mai 2017 - 9:55

République Française:


Economie:

Spoiler:

Marcel Régnier, le Ministre des Finances du gouvernement Laval.

En cette fin d’année 1935 la situation économique de la France continue de se dégrader. Les multiples plans d’austérité n’ont absolument pas permis de rétablir l’équilibre budgétaire. Au contraire, chaque coupe dans les dépenses amplifie la crise. Malgré cela on observe quand une stabilisation de la dette autour de 200% du PIB. Pour ce qui est du déficit, celui-ci continue d’augmenter et atteint maintenant les 2.6% du PIB soit environ 10.4 milliard de Franc. Autre chiffre inquiétant, chaque année la moitié du budget de l’Etat est engloutit dans le remboursement de la dette ce qui prive le gouvernement de véritable moyen d’action. Le poids de la dette est d’autant plus alourdi par la déflation d’environ 8% qui augmente fortement le taux d’intérêt réel. De plus l’instabilité gouvernementale se traduit par des taux d’intérêt plus élevé (autour de 5%) qui pénalise d’autant plus l’Etat français. Par rapport aux années 1931/1932, les recettes fiscales du gouvernement sont passées de 42.2 à 31.9 milliards de franc et cela malgré la forte hausse des prélèvements  En matière d’économie réelle l’année 1935 n’est pas non plus fameuse. Le chômage à raugmenter de un point de pourcentage par rapport à 1934 et touche aujourd’hui 14.5% de la population active. Dans le même temps la production industrielle rechute à son niveau de 1932 notamment à cause de l’effondrement des exportations françaises. Les placements français à l’étranger représentent encore 200 milliards de franc mais ne rapporte que 2 milliards par an  contrairement au 10 milliards espérés.

Dans ce cadre compliqué le gouvernement de Pierre Laval a décidé de camper sur ces positions. Alors que l’embryon de Front Populaire réclame déjà une relance de l’activité par les dépenses publiques, Monsieur Laval n’a que faire de ces foutaises. Il sait d’ailleurs très bien qu’il a été nommé président du conseil dans le but précis de ramener les prix à l’équilibre et de protéger le franc des attaques spéculatives. D’ailleurs la majorité des hommes politiques s’opposent aux idées farfelues des socialistes qui sont souvent raillé par les experts. Certaine homme de droite comme Paul Reynaud préconise quant à eux une dévaluation du franc. Heureusement pour Laval, Reynaud n’a pas obtenu de ministère en rapport avec l’économie. En attendant le ministre des finances soutient la position gouvernementale et a d’ailleurs annoncé qu’une diminution de 10% du traitement des fonctionnaires allait être mise en place. Celle-ci a pour but de garantir la stabilisation de la dette publique voir de la faire lentement diminuer. Afin de faire passer la pilule, Marcel Régnier le ministre en question, a prononcé un discours des plus enflammé sur l’abnégation et le courage des fonctionnaires français. Malgré cela cette nouvelle baisse du traitement n’a bizarrement pas été bien accueillie chez les fonctionnaires. En effet ceux-ci ont déjà subie une baisse de 3% en juillet et commence à manifester leur agacement. Un autre décroit loi plus anecdotique a été promulgué. Celui-ci renforce le contrôle budgétaire de l’Etat sur les entreprises publiques afin d’éviter un endettement trop élevé. Il s’agit notamment de lutter contre le fort aléa moral présent dans la direction des grands groupes publics. En effet les firmes publiques ne sont pas forcément encouragées à être efficace et rentable dans la mesure où l’Etat sera obligé de couvrir leur perte. Pour éviter ce phénomène, le gouvernement Laval a donc décidé de restreindre l’autonomie de ces entreprises.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Mar 23 Mai 2017 - 18:29

République Française:


Politique Intérieure:

Spoiler:

Affiche du Front Populaire.

Le début de l’année 1936 est marqué par de nombreux évènements politiques. Tout d’abord, le parlement a finalement adopté la loi sur « les groupes de combats et les milices privés » après de nombreux mois de débat. Cette loi qui fait échos aux évènements du 6 février 1934 donne la possibilité au président de la république de dissoudre toute organisation portant atteinte à la sécurité de l’Etat. Les critères pouvant amenés à la dissolution sont les suivants : manifestation armée, être paramilitaire, avoir pour but d’attenter par la force à la république et provoquer ou inciter à des actes terroristes. Directement après l’adoption de cette nouvelle loi, la « Ligue d’Action française, la « Fédération nationales des étudiants d’Action française » et la « Fédération nationale des Camelots du roi » ont été dissoute. Cette décision à bien sur provoqué la colère des monarchistes qui ont tenté de défiler dans les rues de paris pour faire pression sur le gouvernement Laval. Malheureusement la police était aussi au rendez-vous et les affrontements ont fait de nombreux blessés notamment dans la nuit du 27 au 28 janvier.

A gauche maintenant, le Front populaire vient de publier son programme pour les législatives. Celui-ci peut se résumer en trois termes simples : « Pain, Paix, Liberté ». Les revendications de cette alliance de la gauche sont nombreuses. Dans le domaine politique le Front populaire prône la dissolution définitive des ligues, la promotion des droits syndicaux, une plus grande laïcité ainsi que la transparence des médias par rapport à leur donateur. Economiquement, la gauche défend la nationalisation des grands groupes industriels pour soustraire la politique française aux « marchand de canon » responsable de la Grande Guerre. En outre, les signataires souhaitent réformer la Banque de France pour la faire définitivement passé sous le contrôle de l’Etat. De plus, ils veulent mener une politique de relance par la demande comme l’a fait le gouvernement Roosevelt aux USA. En matière de droit du travail le Front populaire a pour objectif d’élargir le système de retraite tout en mettant en place une assurance contre le chômage. Le PCF semble aussi avoir plus de point que prévu dans l’écriture de ce programme puisque le Front Populaire défend aussi la lutte contre le fascisme à l’internationale accompagné d’une plus grande fermeté à l’égard des dictatures européennes. Cette position à l’internationale diverge d’ailleurs de celle préconiser par les radicaux depuis maintenant cinq ans ce qui n’est pas sans risque pour l’avenir. A côté de cette publication, le congrès des radicaux a désigné Daladier comme nouveau dirigeant du parti à la place d’Herriot. La nomination de Daladier à la tête du parti vient d’avantage renforcer l’union de la gauche.

Pour le gouvernement la nomination de Daladier à la direction des radicaux à plutôt rimer avec ennuis. En effet suite à cela, les radicaux se sont entièrement retirés du gouvernement provoquant ainsi sa chute. Ainsi le 22 janviers 1935, Pierre Laval fut remplacé par Albert Sarraut. Le nouveau gouvernement est toujours soutenu par la droite et le centre droit (Alliance démocratique, Radicaux indépendants, Front républicain,…). Au sein des ministères on retrouve certaines grandes personnalités politiques comme Etienne Flandin aux affaires étrangères, Reynaud à la guerre, Régnier aux finances,….

Enfin, le mois de février a été marqué par l’agression commise par des militants d’Action française à l’encontre du socialiste Léon Blum. En effet sa voiture personnelle a été prise à partie par des groupes de personnes venu assister à l’enterrement de Jacques Bainville (une grande figue du monarchisme). Cette agression gratuite a provoqué  la colère des sympathisants de gauche qui ont organisé plusieurs manifestations de soutien dans la capitale.

Affaires militaires:

Spoiler:

Défilé d'un char R-35 dans l'est de la France.

Alors que l’Europe tout entière enclenche un réarmement massif, la France ne peut se permettre d’être définitivement distancé. Face à cette problématique, le ministre de la guerre monsieur Reynaud a réussi à obtenir du gouvernement une hausse conséquente du budget militaire. Celle-ci aura pour objectif de financer les nouvelles productions et notamment la construction des chars R-35 qui entrent en service cette année. Les R-35 possède un blindage de 43mm à l’avant ce qui est considérable pour l’époque. Il est équipé d’un canon de 37mm et embarque un équipage de deux personnes (un pilote et un chef de char). Son moteur de 85 cheveux essence peut l’amener à une vitesse de 20 km/h avec une autonomie de 140 km. Sur le long terme les usines françaises devraient pouvoir sortir 1500 R-35 entre 1936 et 1940 soit environ 375 blindés par an. Une nouvelle chenillette entrera aussi en fonction. Il s’agit de la « Lorraine 36L ». Elle sera chargée des missions de transport de carburant et de munition pour les chars françaises. En tout l’Etat-major a prévu d’en produire 600 sur les trois années à venir. Pour l’infanterie, l’entré en service du fusil MAS-36 devrait permettre de moderniser considérablement le matériel de combat. Il dispose d’un magasin de 5 cartouches et d’un poids respectable d’environ 3.95 kg une fois chargé. L’objectif du MAS-36 est de remplacer à la fois le fusil Lebel datant de la Grande Guerre et les fusils du système Berthier afin d’uniformiser l’ensemble. En dehors de ces nouveautés les productions d’armes afin de pallier au manque d’équipement continue. En cette année 1936 seront produites les armes suivantes :
. 500 canons AC de 25mm
. 150 Panhard 178
. 120 VUR
. 300 canons AC de 47mm

Pour l’Armée de l’air, l’année 1936 voit l’entré en fonction du chasseur Dewoitine D.510 qui révolution le parc aérien français. En effet il s’agit du premier chasseur à train fixe et à cockpit ouvert entre les mains de nos aviateurs. Il possède aussi une vitesse maximale de 400 km/h et un rayon d’action de 860 km ce qui en fait un excellent appareil. Son armement est composé d’un canon de 20 mm HS-404 (60 coups) ainsi que de deux mitrailleuses MAC-34 de 76mm. La commande initiale prévoit la production de 380 exemplaires entre 1936 et 1938. Par ailleurs une version motorisée du Potez 630 vient d’entrer en service sous le nom de Potez 631. La production devrait s’élever à 400 exemplaires sur 3 ans. La fabrication du nouveau bombardier bimoteur Amiot 143 a elle aussi commencé. Hors imprévu ce n’est pas moins de 138 appareils qui devront rejoindre les rangs de l’aviation française avant 1939.

Enfin sur mer la marine française a inauguré quatre nouveaux torpilleurs et a lancé la production de 180 hydravions torpilleurs Latécoère 298. A cela il faut ajouter l’entré en service de trois sous-marins.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Mer 24 Mai 2017 - 11:29

République Française:


Politique Intérieure:

Spoiler:

Léon Blum et la SFIO, grand gagnant de ces élections législatives.

Alors que les législatives arrivent à grand pas, plusieurs petits évènements ont ponctués les mois de mars et d’avril. Tout d’abord, la CGTU et la CGT se sont réunifié lors du congrès de Toulouse prévu  cet effet. La réunification des deux syndicats leur permet d’atteindre les 700 000 adhérents. Ce chiffre est en perpétuelle hausse depuis le début de l’année 1935 à la grande joie des dirigeants. Le pouvoir de négociation de la CGT est donc amplifié par cet évènement salué en autre par le Parti Communiste Français. C’est d’ailleurs le PCF lui-même qui aurait fortement insisté pour que les deux syndicats se réunifient. Toujours à gauche, Maurice Thorez a appelé dans un discours daté du 17 avril à l’union contre les « 200 familles »  qui déteignent la majorité des leviers économiques du pays. Ce « mythe » prend source dans l’organisation de la Banque Centrale de France qui était entre autre dirigé par les 200 plus gros actionnaires. Selon le PCF, s’est ces 200 familles qu’il faut renverser afin que le peuple français retrouve son pouvoir.

A l’extrême droite maintenant, Charles Maurras a été condamné à huit mois de prison ferme pour incitation au meurtre par voie de presse. En effet ses multiples insultes et menaces à l’égard de Léon Blum ont suscité l’intérêt des juges. A mainte reprise il a appelle dans son journal « L’action française » à « fusiller Blum dans le dos ». Sa condamnation a provoqué une vague de colère chez les militants maurassiens. Ceux-ci accusent les juges d’avoir rendu une condamnation politique en bafouant les libertés privés. Maurras a d’ailleurs reçu plusieurs marques de soutient du pape Pie XI ainsi que d’une centaine de député et de sénateur alsacien. En attendant celui-ci a affirmé qu’il continuerait d’écrire en prison malgré la tentative de censure politique.

Enfin l’évènement le plus important de ce début d’année arriva. Le 26 avril 1936, des millions d’électeurs se sont rendu aux urnes pour déterminer l’avenir de la France. Après une campagne extrêmement tendu entre l’extrême gauche et les ligues, le résultat du scrutin était très incertain. Les coups bas, les agressions, les manifestations violentes c’était multiplié ces derniers mois et tout le monde espérait que ces législatives ramènerait un peu de calme dans la vie politique. Le 3 mai au soir, le deuxième tour était officiellement terminé. Lors de la publication des résultats la surprise fut grande : le Front Populaire arrivait en tête avec 57.17% des voix. La droite parlementaire au pouvoir depuis des années enregistrait un score historiquement faible avec 42.68% des suffrages. Aussitôt plusieurs manifestations spontanées éclatèrent dans les grandes villes du pays. Les sympathisants de gauche exprimèrent leur joie et appelèrent Léon Blum a formé immédiatement un nouveau gouvernement. A droite la nouvelle fut moins bien accueillie : pour eux la France venait de basculer dans le communisme. Les ligues tentèrent d’ailleurs plusieurs manifestations violentes afin d’intimider les socialistes mais leur capacité de mobilisation avait beaucoup diminué par rapport à 1934. Ainsi les rues de Paris furent parcouru de foule en liesse fêtant la fin des « 200 familles » et l’avènement de la gauche au pouvoir. Chez les syndicats, on entend bien profiter de l’arrivé du Front Populaire au pouvoir pour faire avancer le droit du travail. Dans cette optique plusieurs réunions ont eu lieu entre les représentants syndicaux de gauche pour organiser une grève générale.

En attendant, voici la composition exacte de l’Assemblée (en nombre de sièges) :
. Parti Communiste Français : 72
. Parti d’Unité Prolétarienne : 6
. Section Française de l’Internationale Socialiste : 149
. Union Socialiste Républicaine : 29
. Parti Radical : 110
. Parti Radical-Socialiste : 3
. Parti frontiste : 2
. Ligue de la Jeune République : 4
. Gauche Démocratique et Radicale Indépendante : 39
. Alliance des Républicain de Gauche et des Radicaux Indépendants : 43
. Indépendants d’Action Populaire : 16
. Parti Démocrate Populaire : 13
. Républicains Indépendants : 13
. Républicains Indépendants et d’Action Sociale : 40
. Fédération Républicaine de France : 60

Affaires Militaires:

Spoiler:

Le Président de la République, Albert Lebrun, passant en en revue des militaires du CIP.

Toujours à la pointe de la modernité, l’Armée française vient d’inaugurer son premier centre dédié uniquement au parachutisme militaire. Situé près d’Avignon, le « Centre d’instruction au parachutisme » aura pour objectif d’entrainer les pilotes à l’utilisation du parachute de secours qui se généralise dorénavant dans les appareils militaires français. Il ne s’agit cependant pas de la seule fonction du centre. En effet, le commandant des lieux monsieur Frédéric Geille a aussi pour mission de créer à terme la première unité parachutiste de l’Armée de l’air française. Le CIP a donc pour objectif de mettre en place les techniques opérationnelles relative à ces nouvelles unités notamment en matière d’armement emporté, de moyen de largage, de dispersion à l’atterrissage, de doctrine,….  
Au niveau de l’armée de terre, une deuxième Division Légère Mécanique sera formé au cours de l’année 1936 en remplacement d’une Division de Cavalerie. L’objectif étant de disposer d’une plus grande mobilité au sein des forces armées. Ce changement ainsi que les productions réalisé au cours de l’année 1935 ont bien sûr fait évoluer les besoins et le taux d’équipement des divisions françaises:

:mac: Besoin Militaire 1936:
Active:
. 1416 canons de 75mm (actuellement 4500) = +3084
. 936 canons de 105/155mm (actuellement 1855) = +883
. 1622 canons de 25mm AC (actuellement 1492) = -130
. 264 canons de 47mm AC (actuellement 328) = +64
. 12 canons AA de 25mm (actuellement 0) = -12
. 820 AMR (actuellement 520) = -300
. 500 AMD (actuellement 650) = +150
. 2000 chenillettes (actuellement 1620) = -380
. 500 transports de troupes (actuellement 500) = 0
. 200 chars S-35 (actuellement 120) = -80
. 188 H-35 (actuellement 100) = -88
. 144 AMR-33/35 (actuellement 150) = +6
Réserve:
. 2268 canons de 75mm (actuellement 3084) = +888
. 1512 canons de 105/155mm (actuellement 883) = -629
. 2824 canons de 25mm AC (actuellement 0) = -2824
. 448 canons de 47mm AC (actuellement 64) = -384
. 1380 AMR (actuellement 0) = -1380
. 684 AMD (actuellement 150) = -534
. 2379 chenillettes (actuellement 0) = -2379

Taux d’équipement 1936:
. canon de 75mm = active (100%) / réserve (100%)
. canon de 105mm = active (100%) / réserve (58%)
. canon de 25mm AC = active (91%) /réserve (0%)
. canon de 47mm AC = active (100%) / réserve (14%)
. AMR = active (63%) / réserve (0%)
. AMD = active (100%) / réserve (21%)
. chenillette = active (81%) / réserve (0%)
. transport de troupe = active (100%)
. char S-35 = active (60%)
. H-35 = active (53%)
. AMR-35/AMR-33 = active (100%) :mac:
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Re: [√] République Française

Message par galx le Jeu 25 Mai 2017 - 13:09

République Française:


Politique Intérieure:

Spoiler:

La victoire du Front Populaire aux élections législatives n’en finit pas de défrayer la chronique. Partout dans le pays des mouvements de grèves spontané ont éclaté afin de défendre la condition ouvrière face au « 200 familles ». Rien qu’au mois de mai la France compte 170 000 grévistes notamment dans le secteur de la métallurgie et des transports. Les usines d’aviation du Havre, les usines Breguet, les usines Latécoère, les dockers sont les premiers à cesser le travail. En fonction des endroits les revendications sont diverses : augmentation de salaire, réintégration d’ouvrier licencié pour leur activité syndicale, diminution du temps de travail, baisse des cadences,… Les premiers jours du mouvement sont marqués par la répression policière. Le gouvernement Sarraut en accord avec le patronat tente d’expulser les grévistes des usines qu’ils occupent. Dans le même temps plusieurs affrontements entre ouvriers et briseurs de grève font quelques blessés légers dans le nord de la France. Malgré le matraquage et les menaces, le mouvement se poursuit et gagne même en ampleur. Le 28 mai, 30 000 ouvriers de Renault rentre en grève mais un compromis est rapidement trouvé avec la CGT. Cependant malgré des accords localisés la vague de grève ne semble pas vouloir s’arrêter. A partir du mois de juin des branches entières de l’industrie française stop le travail. C’est notamment le cas dans la chimie, l’alimentation, l’ameublement, le pétrole, les mines, la métallurgie, et le textile. Le 5 juin c’est au tour des vendeurs de journaux, des kiosques, des ouvriers agricoles et des commis de rejoindre la grève. Pour la première fois les entreprises sont totalement occupées par les grévistes remettant ainsi en cause la propriété des moyens de production. Des comités de grève voient le jour et organisent les différentes occupations. Dans certaines entreprises des bals ou des pièces de théâtres sont improvisés par les grévistes. Au plus fort du mouvement on compte 12 000 grèves, 9000 occupations et 2 millions de grévistes.

Pendant ce temps, le radical Albert Sarraut presse Léon Blum de le remplacer à la tête du Conseil pour tenter de calmer la situation. Cependant, Blum refuse car il souhaite respecter scrupuleusement la procédure qui fixe l’expiration du mandat de la Chambre le 1er juin. Le patronat quant à lui est forcé à la négociation devant l’ampleur du mouvement.

Finalement le 4 juin 1936, Léon Blum devient officiellement le président du conseil. Il s’agit du premier gouvernement socialiste de l’histoire de France. C’est aussi le premier gouvernement à comporter des femmes alors que celles-ci n’ont pas encore le droit de vote. Dans le gouvernement Blum, Reynaud conserve le ministère de la guerre, Vincent Auriol est nommé aux finances et Charles Spinasse à l’économie. Le 7 juin le nouveau gouvernement réunis donc les partenaires sociaux pour tenter de trouver une solution au mouvement de grève. Tard dans la nuit, le patronat finis par céder et accepte la majeure partie des revendications ouvrières. Les « accords de Matignon » sont donc signés dans la nuit du 7 au 8 juin. Ces accords prévoient la mise en place des contrats de travail collectif, la reconnaissance syndicale, l’augmentation de 15% des salaires faibles et de 7% pour les salaires élevés et la mise en place des délégués du personnel. En échange, les grévistes s’engagent à reprendre rapidement le travail.

Dans la foulée, le gouvernement Blum décidé de faire passer plusieurs réformes entre le 11 et le 12 juin. Les lois sur les conventions collectives, les congés payés et sur la semaine de 40h sont adoptés sans problème à la Chambre. Ces réformes provoquent cependant une très très forte hostilité à droite. Les milieux les plus conservateurs accusent Blum de vouloir ruiner la France et de l’encourager à la paresse. Les attaques antisémites à l’encontre du président du conseil se sont d’ailleurs multipliées au cours du mois de juin. Finalement après un moi et demis de grève, les syndicats et le PCF appelle à reprendre le travail. Petit à petit le nombre de grévistes diminue. A la fin du mois de juin la situation est revenue à la normale.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Servants d'une pièce antichar mobilisé dans un des ouvrages de la ligne Maginot.

Dans une allocution à la radio, le Président du Conseil Albert Sarraut c’est dit choquer de la rupture par l’Allemagne du traité de Locarno qu’elle avait volontairement signé. Le conseil des ministres réunis quelques jours après à lui aussi demandé une réaction énergique de la part de la France. Face à cet affront et à cette menace, l’Etat-major a enclenché une mobilisation partielle le long de la ligne Maginot. En attendant de nouvelles instructions la totalité des ouvrages sont prêt au combat. Sur le plan politique, l’ambassadeur français à Berlin a demandé immédiatement des explications concernant cet acte de guerre au gouvernement allemand.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 26 Mai 2017 - 11:05

République Française:


Affaires Economiques et Sociales:

Spoiler:

Affiche dénonçant les réformes du Front Populaire.

A peine arrivé au pouvoir le gouvernement Blum poursuit ces réformes porté par l’acclamation populaire. Après avoir institué les congés payés, la semaine de 40h et les conventions collectives, le président du conseil a annoncé s’attaquer à la Banque de France. En effet depuis sa fondation celle-ci est dirigé par un conseil de régence dont les membres sont élues par les 200 plus grands actionnaires (d’où les 200 familles). Cette gestion « privé » pose problème dans le sens où les décisions prisent par la Banque de France influence l’ensemble de l’économie française sans pour autant que tous ses acteurs est un droit de regard sur son activité. Ainsi le conseil de régence peut être amené à prendre des décisions individuelles et non optimales à l’échelle nationale. De plus le conseil de régence représente tous ce que la culture de gauche déteste à savoir de grands actionnaires conservateurs née avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il s’agit donc à la fois d’une réforme à portée politique et économique prévue de longue date dans le programme du Front Populaire. Après toute ces belles paroles il convient de s’intéresser au contenue exacte de la réforme proposé par Léon Blum et ses ministres. La loi adoptée par la Chambre le 24 juillet 1936 prévoit donc de remplacer le conseil de régence par une « conseil général ». Celui-ci sera composé de représentant de l’Etat, de représentant des « grandes forces organisées du travail et de l'activité industrielle, commerciale et agricole », de membre élu par les petits actionnaires et enfin de quelques représentants des grands actionnaires. A travers cette réforme l’Etat reprend le contrôle de la politique monétaire au moins de manière partielle. L’opposition de droite à bien sur hurlé au scandale en accusant le gouvernement de bafoué la propriété privé des actionnaires de la Banque de France. Une partie des parlementaires c’est aussi inquiéter de cette reprise en main de la politique monétaire par le gouvernement car ils craignent que celui-ci mette en place une dévaluation du franc. Malgré leur opposition virulente à la Chambre, la loi fut adoptée sans trop de problème.

Toujours dans le domaine économique et social le ministre du travail monsieur Jean-Baptiste Lebas a présenté devant les parlementaires un projet de loi pour instituer la retraite à 65 ans dans le domaine des mines. Là encore les accusations d’incitation à la paresse, de ruine de la France,… ont fusé de toute part mais la majorité des députés y fut favorable si bien que la loi fut adoptée rapidement. Dans une déclaration diffusée à la radio, Jean-Baptiste Lebas a d’ailleurs annoncé sa volonté d’élargir progressivement le système de retraite à l’ensemble des professions afin de garantir à tous une assurance pour leurs vieux jours.

Dans un secteur plus ludique, le sous-secrétaire d’Etat aux sports et à l’organisation des loisirs a mis en place le « billet congé populaire ». Grace à Léo Lagrange, les bénéficiaires des congés payés pourront économiser 40% sur les transports ferroviaires. Dans le même temps il a annoncé faire tout son possible pour développer les auberges de jeunesse qui permettent de partir en vacances à moindre coût.

Au mois d’août le gouvernement n’a pas chômé en proclamant la nationalisation de plusieurs groupes industriels dans le domaine de l’armement. Ces nationalisations qui concernent de nombreuses firmes permettront de concentré les moyens et de rationaliser la production. Les entreprises nationalisées seront regroupé au sein  de firme dans laquelle l’Etat détient 2/3 des actions. Elles seront dirigées par un conseil d’administration ou l’ensemble des membres sont nommé par le gouvernement. La liste suivante détail les nouvelles entreprises créent ainsi que les anciennes firmes privées nationalisés.
. La société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest sera lancée en novembre 1936 à partir des usines Blériot aéronautique, de la Société des avions Marcel Bloch, de la Société aéronautique du Sud-Ouest, de l'usine de construction aéronautique de Bordeaux-Bègles, de la Société aérienne bordelaise de Bordeaux-Bacalan et de la société Lioré et Olivier de Rochefort. A sa fondation, la nouvelle entreprise disposera de 7000 employés et 1162 machines-outils. Chacune des usines sera spécialisées dans la production de certains éléments d’avion afin de rationaliser au mieux les processus.
. La société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est verra le jour en décembre 1936. Elle sera basée sur les anciennes entreprises Potez, les chantiers aéro-maritime de la Seine, les chantiers aéronavals Etienne Romano, la Société provençale de constructions aéronautiques (SPCA) à Marseille, et Lioré et Olivier à Argenteuil et Marignane.
. La société nationale des constructions aéronautiques du Centre dont l’activité débutera en septembre 1936 est formée par le regroupement des usines Hanriot de Bourges, Farman de Boulogne-Billancourt et Loire-Nieuport d’Issy-les-Moulineaux.
. La société nationale des constructions aéronautiques du Nord qui sera officialisé en octobre 1936. Elle est formée par la fusion des usines Potez de Méaulte, CAMS de Sartrouville, A.N.F. Les Mureaux aux Mureaux, Amiot de Caudebec-en-Caux et Bréguet du Havre.
. La société nationale des constructions aéronautiques de l'Ouest dont la production débutera en novembre 1936. Elle résulte du regroupement de l'usine Breguet à Bouguenais, et de la Société Anonyme Loire-Nieuport à Saint-Nazaire et Issy-les-Moulineaux.
. La société nationale des constructions aéronautiques du Midi qui sera lancée en janvier 1937 à partir de la société de constructions aéronautiques Émile Dewoitine.
. Dans l’armée de terre les entreprises suivantes seront progressivement nationalisées : l’atelier de construction de chars d’Issy-les-Moulineaux de Renault, les établissements Schneider, les ateliers de fabrication de canon anti-char et anti-aérien d’Hotchkiss, les usines de Châtillon et de Vernon des établissements Brandt, les cartoucheries du Mans, les ateliers de Normandie et une fabrique de masque à gaz de la région lyonnaise.

Après avoir nationalisé une partie des entreprises en lien avec l’armement le gouvernement s’est attaqué au marché des céréales. Le 15 août est voté une loi instituant « l’Office national interprofessionnel du blé ». Sa mission sera de stabiliser les cours du blé notamment grâce à une politique dirigiste au niveau des prix. En effet l’office reçoit le monopole de l’exportation et de l’importation de blé ce qui lui permet donc d’influencer le prix. Cet office sera placé sous le contrôle du Ministère des Finances et du Ministère de l’Agriculture. Cependant, l’office sera plus directement dirigé par un conseil général comportant des représentants des divers partenaires économiques concernés (producteurs, coopératives, intermédiaires, consommateurs,…). Il s’agit de garantir un revenu décent aux agriculteurs qui représentent encore 50% de la population active.

Le 19 août une première loi pour stimuler l’activité économique est votée par la Chambre. Par l’intermédiaire de cette loi le gouvernement souhaite assouplir l’accès au crédit pour les entreprises. L’objectif étant à terme de relancer l’investissement privé moteur de la croissance. Dans la même journée, une « Caisse nationale des marché de l’Etat » est fondée afin de centraliser les commandes publiques. A propos de commande publique, le ministre des travaux publics à débloquer la somme de 20 milliards de franc pour mener une politique de grands travaux. Ce plan prévoit une modernisation des infrastructures de transports françaises que ce soit les routes, les ports, les voix de chemin de fer ou les aéroports. L’augmentation des dépenses publiques est sensé diminuer drastiquement le chômage parmi la population active en remplissant le carnet de commande des entreprises privés.

Enfin sur le plan social, la Chambre a approuvé la loi sur l’assurance chômage du 28 août 1936 qui prévoit un élargissement des bénéficiaires. Ainsi suite à cette loi 5 milliards de franc seront débloqué pour les politiques sociales au sens large (assurance chômage mais pas uniquement). A travers cette augmentation du pouvoir d’achat des ménages le gouvernement espère relancer l’activité économique à court terme afin d’enclencher une reprise globale.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Blum.

Malgré les propos allemands, la France continue de croire que la remilitarisation de la Rhénanie est une provocation stupide l'égard des engagements pris par l'Allemagne. Nous acceptons cependant de rencontrer les dirigeants allemands afin qu'une solution diplomatique soit trouvé au plus vite. En attendant, la mobilisation partielle le long de la frontière franco-allemande reste d’actualité.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Sam 27 Mai 2017 - 15:10

République Française:


Economie:

Spoiler:

Léon Blum, Président du Conseil français depuis juin 1936.

La politique économique interventionniste du gouvernement Blum continue au grand dam du centre droit qui hurle toujours au scandale. Le 7 septembre après de tumultueux débats à l’Assemblée, la majorité des députés validèrent l’octroi de crédit supplémentaire pour la production d’armement. Pour être plus précis, le plan présenté par le gouvernement prévoit la mise à disposition immédiate d’une enveloppe de 14 milliards de franc pour le renforcement des Armées suivit de 21 milliards jusqu’en 1940. L’objectif pour Léon Blum est double : il s’agit à la fois de garantir la sécurité de la France et de relancer la production à travers les dépenses d’armement. Cette mesure de court terme devrait permettre aux entreprises publiques comme privées de remplir leur carnet de commande et ainsi d’embaucher de nouveaux employés. Pour ce qui est de la répartition des 14 milliards de franc, cela sera sous la responsabilité du Ministre de la Guerre et de l’Etat-major français.

Outre cette relance à travers le complexe militaro-industriel, le gouvernement français a été obligé de dévaluer le Franc de 29%. Cette annonce a provoqué une choque monstre parmi la classe politique persuadé que la défense de la monnaie française était source de stabilité économique. Si la décision suspendre la convertibilité or du franc a été défendu comme un moyen de retrouver une balance commerciale équilibrée, cela fait surtout suite à la fuite massive des capitaux. En effet depuis l’arrivé au pouvoir des socialistes, la balance des capitaux c’est fortement dégradé par crainte des communistes notamment. Cette dégradation oblige finalement le gouvernement à dévalué le franc. Dans le même temps un décret interdit la possession et le commerce de l’or. Ainsi tous les propriétaires de plus de 200 grammes d’or sont obligés de les revendre à la Banque de France au cours précédant la dévaluation. La plus vive opposition à cette dévaluation provient bien sur des rentiers qui vont voir les récemment de leur investissement à l’étranger diminuer fortement. Dans la classe politique, les attaques les plus virulentes ont été émises par Pierre Laval qui est connu pour son attachement à l’étalon d’or.

Le 1 octobre alors que la fuite des capitaux se poursuit Léon Blum en personne annonce une deuxième dévaluation de 25%. Celle-ci mécontente non seulement les épargnants mais aussi le monde ouvrier car les augmentations de salaires sont largement compensées par la hausse de l’inflation. Or à l’époque les salaires ne sont pas indexer sur la hausse des prix et les ménages perdent donc en pouvoir d’achat. Pour ce défendre les socialistes ont promis que cette baisse du cours de franc permettrait de mettre fin à sa surévaluation qui ruinait les exportations françaises. Il reste maintenant à attendre les effets de la dévaluation pour voir si les promesses du gouvernement son vrai ou fausse.

Affaires Militaires:

Spoiler:

Fantassins français se déplaçant à bicyclette lors de manœuvre dans l'Est du pays.

L’Etat-major français d’abord frileux devant la victoire des socialistes est maintenant aux anges. En effet les crédits supplémentaire débloqués par le Ministre de la Guerre vont permettre de répondre aux problématiques que le Général Georges avaient soulevé dès 1935. Une partie de l’enveloppe (environ 10%) servira à développer de nouveaux équipements tandis que le reste sera utilisé pour continuer à équiper les divisions françaises.
Les productions suivantes sont donc lancées :
. 800 canons de 105mm (1936-1937)
. 1000 canons AC de 25mm (1936-1937)
. 1500 chenillettes UE (1936-1937)
. 2500 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm (1936-1938)
. 500 canons de 75mm contre aéronefs Mle 1934 (1936-1937)
. 100 VPC (1936-1937)
. 100 VUM (1936-1937)

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Blum.

Le Général Joseph Vuillemin commandant du 1er corps aérien a été désigné par le Ministre de l'Air en personne pour aller représenter la France aux Etats-Unis. Sa mission consiste simplement à négocier avec les autorités américaines la vente de 400 chasseurs Curtiss P-36 Hawk à l'Armée de l'air française. Conscient des limites du complexe militaro-industriel français, les 400 Curtiss P-36 Hawk seont donc entièrement produit aux Etats-Unis puis transporter en France grâce à l'aide de la Marine. Dans l'idéal, l'Etat-major aimerait que les livraisons s'effectue entre 1937 et 19340 mais cela dépendra aussi des capacités de production américaine. En attendant les aviateurs français croisent les doigts pour que la commande soit accepté.

:mac: SECRET :mac:

Dans un autre domaine, Léon Blum a autorisé l'envoie d'avion à destination de la République Espagnole qui combat les rebelles dans le sud pays. Ainsi les forces armées françaises livreront les appareils suivant dans le plus grand secret:
. 30 chasseurs Gourdou-Leseurre LGL-32
. 15 bombardiers légers Potez 25
. 35 chasseurs Blériot-SPAD S.51

Enfin, un émissaire de l'Armée de Terre française à contacté en secret l'Union Soviétique pour signer un accord ultraconfidentiel. Celui-ci prévoit la construction de 250 000 fusils MAS-36 en Union Soviétique afin d'équiper au plus vite les soldats français. Le contrat sera divisé en 3 phases:
. la production de 50 000 fusil MAS-36 payé puis testé par l'Armée française.
. si tout se déroule sans problème 100 000 autres fusils seront produit
. 100 000 autres fusils seront produit une fois la deuxième commande livrée.
En dehors des contreparties financières l'Union Soviétique aurait aussi le droit de produire une version modifié du fusil français sans pour autant révéler sa source.

:mac: FIN DU SECRET. :mac:
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Re: [√] République Française

Message par galx le Sam 27 Mai 2017 - 21:40

République Française:


Affaires Etrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Blum.

Après plusieurs rencontres non officielles entre les représentants diplomatiques français et les autorités saoudiennes, la France propose à l’Arabie Saoudite la construction d’un port industriel et moderne. Ce dernier sera situé dans la ville de Djeddah qui dispose d’une position stratégique pour l’ensemble du pays. Cela permettra à la fois de desservir les marchandises vers l’intérieure des terres mais aussi d’exporter des hydrocarbures vers le reste du monde. Une première proposition a été envoyé au roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud comprenant les clauses suivantes :
. La France s’engage à moderniser les installations portuaires déjà existantes à Djeddah enfin d’en faire des infrastructures modernes et efficientes. Le port déjà existant sera uniquement réservé aux activités de pêches notamment pour les habitants locaux.
. La France s’engage à construire un terminal agro-alimentaire afin de garantir l’approvisionnement en denrée alimentaire de l’Arabie Saoudite. Ce terminal permettra de décharger seulement un navire à la fois mais il pourra stocker jusqu’à 75 000 tonnes de marchandises.
. La France s’engage à construire un terminal hydrocarbure pour améliorer les exportations de pétrole de l’Arabie Saoudite. Le terminal aura une capacité de 200 tonnes par heure et sera directement relié par pipe-line aux dépôts pétroliers.
. La France s’engage à construire un terminal dédié aux marchandises en tout genre.
. Pour les quatre closes précédentes l’Arabie Saoudite s’engage à verser 4.8 milliards de franc à la France au prorata de l’avancée des travaux.
. La France aura l’autorisation de construction un terminal militaire exclusivement réservé aux navires militaires français. Ce terminal pourra accueillir 4 à 5 navires de tailles moyennes dont un sous-marin. Une unité militaire de 500 hommes sera chargée de la sécurité autour du site.
. La France investira 10 millions de franc dans la construction de puits de pétrole en Arabie Saoudite une fois les prospections terminés. Une fois en exploitation le gouvernement saoudien touchera 40% des bénéfices issue de ces gisements.  
La France espère que le projet proposé séduira les autorités saoudiennes. En effet il s’agit-là d’une occasion unique pour ce pays de démontrer son importance économique et sa puissance dans la région. De plus ce port permettra de doper les exportations saoudiennes vers le reste du monde. Nous attendons donc avec impatiente une réponse saoudienne.


Dernière édition par galx le Jeu 1 Juin 2017 - 11:04, édité 1 fois
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Re: [√] République Française

Message par galx le Dim 28 Mai 2017 - 12:33

République Française:


Affaires intérieures:

Spoiler:

Roger Salengro, ex-ministre de l'Intérieur du gouvernement Blum.

Le mois de novembre 1936 a été placé sous le sceau du tragique. En effet, le 17 novembre le ministre de l’Intérieur est retrouvé mort asphyxié dans une des pièces de sa maison. A côté de lui les enquêteurs ont retrouvé deux exemplaires du journal Gringoire ainsi que deux lettres testamentaires pour son frère et pour Léon Blum. L’annonce du suicide de Roger Salengro et surtout les raisons qui l’ont poussé à l’acte ont fortement émus la population. Depuis l’été 1936 le ministre de l’intérieur était en effet victime d’une campagne de diffamation à grande échelle mené par des hommes politiques de droite et des journaux d’extrême droite notamment à cause de son action contre les ligues. Tout a véritablement commencé le 14 juillet lorsque Charles Maurras juge dans un article de l’Action française que le ministre est indigne de s’incliner devant la tombe du soldat inconnu. Dans la foulée le journal Gringoire publie un autre article avec pour titre : « Roger Salengro a-t-il déserté le 7 octobre 1915 ? ». Malgré les démentis du ministre, l’Action française poursuit dans les jours qui suivent ses diffamations. Les caricatures à son égard se multiplient dans la presse de droite. Il est tantôt représenté sous les traits d’un cycliste fuyant l’ennemis, tantôt sous l’apparence d’un alcoolique homosexuel. Les journaux d’extrême-droite continuent de répandre des rumeurs diffamatoires afin de déstabiliser Roger Salengro. Le 13 novembre, Léon Blum en personne monte à la tribune de la Chambre pour le défendre. Par 427 voix contre 63 les accusations de l’extrême droite sont définitivement invalidés (l’innocence de Roger Salengro avait déjà été prouvé à mainte reprises). Malgré cela, Henri Béraud continue d’attaquer le ministre de l’Intérieur à travers le journal Gringoire. Ne supportant plus les calomnies et les accusations permanente, Roger Salengro qui souffrait alors de dépression a fini par mettre fin à ses jours. Son enterrement à Lille a déplacé les foules et les hommes politiques. Léon Blum lui-même lui a rendu hommage dans un discours des plus poignants. Après la vague d’émotion provoqué par sa mort, les parlementaires ont décidé de voter une loi pour alourdis fortement les sanctions lié à la « diffamation par voie de presse ».

Le 23 novembre 1936, un autre drame est survenu. Un ouvrier gréviste, monsieur Tahar Acherchour a été tué d’une balle dans le ventre par des briseurs de grève. Depuis 18 jours déjà, Tahar Acherchour et ces camarades de la CGT organisait l’occupation de leur usine Cusinberche (une fabrique de savon) pour protester contre les licenciements prévu par la direction. Cependant le 23 novembre au soir, une équipe de briseur de grève mené par le fils du directeur lui-même fait irruption dans l’usine. Armée de bars de fer, de matraques et de deux revolvers, les briseurs de grève tentent d’expulser rapidement les ouvriers présents ce soir-là. Immédiatement des heurts éclatent entre les deux groupes et un coup de feu résonne du côté des assaillants. Aussitôt Tahar Acherchour s’écroule touché victime d’une balle qui lui perfore le foie et l’intestin. Transféré en urgence à l’hôpital Beaujon, Tahar Acherchour décède le lendemain de ses blessures. La police arrivée sur place a arrêté Paul Cusinberche l’auteur du coup de feu. La mort tragique de Tahar Acherchour suscite une vive émotion parmi la population française. L’union syndicale CGT décide de prendre à sa charge les frais des obsèques ainsi que le rapatriement du corps en Algérie. Le 29 novembre, 200 000 personnes sont présentes à ses obsèques afin de lui rendre hommage. Par ailleurs le fait que l’assassin est été membres des croix de feu attise la polémique. Ainsi l’Humanité décrit le meurtre de Tahar Acherchour comme une « inqualifiable agression fasciste » tandis que le Populaire s’en prend lui au « fascisme criminel ».

Sur le plan économique, le mois de décembre 1936 a été marqué par une nouvelle réforme fiscale. La taxe générale sur le chiffre d’affaire a été remplacée par une taxe unique de 6% perçue auprès du dernier producteur. Cela permettra notamment de simplifier grandement les procédures fiscales et d’améliorer nettement le rendement de l’imposition sur les sociétés. Pour les ménages le gouvernement a adopté plusieurs allégements fiscaux. Tout d’abord l’IGR se baissé à 25%. Ensuite, les majorations d’IGR applicable au contribuable sans enfant seront aussi diminuées. L’objectif de cette baisse d’impôt est toujours de stimuler la consommation et donc la croissance. En donnant plus de pouvoir d’achat au ménage le gouvernement espère augmenter la production à court terme.

Affaires Militaires:

Spoiler:

L'Amiral Darlan, commandant de l’escadre de l'Atlantique basé à Brest et à Dunkerque.

Pour les militaires l’année 1936 est signe de réorganisation de l’Armée de l’Air et de la Marine. En effet les récentes entré en service de nouveau matériel ont rendu certains équipements obsolètes. De plus les nouvelles menaces qui naissent un peu partout en Europe obligent l’Etat-major à remanier sans cesse son organisation. Au niveau de l’Armée de l’air, un tri va être effectué entre les appareils dépassé et ceux restants en service. Pour l’instant la nouvelle liste des avions en services est la suivante:
Chasseurs:
. 120 Dewoitine D.501
. 150 NiD.629 (80 dans les colonies et 70 en réserve)
. 190 Dewoitine D.510
. 130 Potez 631
Bombardiers:
. 750 Potez 25 (pas de mission de combat)
. 100 Breguet 19 (uniquement dans les colonies)
. 100 Bloch MB.200
. 270 Bloch MB.210
. 270 Potez 540
. 69 Amiot 143
Disposition des escadrilles:
Spoiler:
. 1ère Région Militaire (Lille): 30 Potez 25, 30 Bloch MB.210, 30 Amiot 143, 20 D.501, 20 Potez 631
. 2ème Région Militaire (Amiens): 30 Potez 25, 60 Bloch MB.210, 20 D.501, 40 D.510, 20 Potez 631
. 3ème Région Militaire (Rouen): 30 Potez 25, 30 Potez 540, 30 D.510
. 4ème Région Militaire (Le Mans): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 5ème Région Militaire (Orléans): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 6ème Région Militaire (Metz): 30 Potez 25, 60 Bloch MB.210, 40 D.510, 20 Potez 631
. 7ème Région Militaire (Besançon): 30 Potez 25, 30 Bloch MB.210
. 8ème Région Militaire (Bourges): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 9ème Région Militaire (Tours): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 10ème Région Militaire (Rennes): 30 Potez 25
. 11ème Région Militaire (Nantes): 30 Potez 25
. 12ème Région Militaire (Limoges): 30 Potez 25, 20 Bloch MB.200
. 13ème Région Militaire (Clermont-Ferrand): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 14ème Région Militaire (Lyon): 30 Potez 25, 30 Potez 540
15ème Région Militaire (Marseille): 30 Potez 25, 20 Bloch MB.200, 20 D.501, 10 Potez 631
. 16ème Région Militaire (Montpellier): 30 Potez 25, 30 Potez 540
. 17ème Région Militaire (Toulouse): 30 Potez 25
. 18ème Région Militaire (Bordeaux): 30 Potez 25
. 19ème Région Militaire (Algérie): 30 Potez 25, 20 Bloch MB.200, 20 D.501
. 20ème Région Militaire (Nancy): 30 Potez 25, 30 Bloch MB.210, 30 Amiot 143, 40 D.510, 20 Potez 631
. 21ème Région Militaire (Epinal): 30 Potez 25, 60 Bloch MB.210, 30 Potez 540, 40 D.510, 20 Potez 361
. Maroc: 30 Potez 25, 25 Breguet 19
. Indochine: 30 Potez 25 Breguet 19, 20 Bloch MB.200, 20 NiD.629
. AOF: 30 Potez 25, 25 Breguet 19, 20 NiD.629
. AEF: 30 Potez 25, 25 Breguet 19, 40 NiD.629
. Tunisie : 20 Bloch MB.200, 40 D.501, 20 Potez 631.

Pour la Marine les effectifs en 1936 sont les suivants:
Cuirassés: 10
. 3 Classe Bretagne (Le Bretagne, Le Provence et Le Lorraine)  (340 mm)
. 3 Classe Courbet (Le Courbet, Le Jean Bart, Le Paris) (305 mm)
. 3 Classe Danton (Le Condorcet, Le Voltaire, Le Diderot) (305 mm)
. 1 Classe Dunkerque (Le Dunkerque) (330 mm)
Porte-avions: 1
. 1 Classe Béarn
Porte-hydravions: 1
. 1 Classe Commandant Teste
Croiseurs Lourds: 7
. 4 Classe Suffren (Le Suffren, Le Dupleix, le Foch, le Colbert) (203 mm)
. 2 Classe Duquesne (Le Duquesne, Le Tourville) (203 mm)
. 1 Classe Algérie (203 mm)
Croiseurs Légers: 12
. L'Émile Bertin (152 mm)
. 3 Classe Duguay-Trouin (Le Duguay-Trouin, Le La Motte-Picquet, Le Primauguet) (155 mm)
. 6 Classe La Galissonnière (La Galissonnière, Le Jean de Vienne, Le Gloire, Le Montcalm, Le Georges Leygues, La Marseillaise ) (152 mm)
. Le Jeanne d'Arc (155 mm)
. Le Tour d'Auvergne
Destroyers: 34
. 2 Classes Enseigne Roux
. 2 Classes Enseigne Gabolde
. 6 Classes Chacal
. 6 Classe Guépard
. 6 classes Aigle
. 6 Classe Vauquelin
. 6 Classes Le Fantasque
Torpilleurs: 32
. 12 Classes Bourrasque
. 14 Classes L’Adroit
. 6 Classes Melpomène
Sous-Marins:
. 1 classe Gustave Zédé (retrait en 1937)
. 9 classes Requin
. 4 Classes Sirène
. 3 Classe Ariane
. 4 Classes Ciré
. 4 Classes Saphir
. 18 Classes Redoutable
. 5 Classe L’Espoire
. 5 Classe Argonaute
. 9 Classe Diane
. 2 Classe Orion
. 1 Classe Surcouf
. 3 Classes Minerve
. 1 Classe UE (retrait en 1937)
. 2 Classe Lagrange (retrait en 1937)
. 1 Classe UB (retrait en 1937)
. 1 Classe Agosta
Sous-marins mouilleurs de mines: 4
. 4
Navires mouilleurs de mines: 10
. Le Pollux et le Castor
. 1 Classe No295
. 3 Classe Aventurier
. 2 Classe Granit
. 2 Classe Albâtre
Escorteurs: 121
. 121
Disposition de la flotte:
Spoiler:
Port de Toulon: 1 porte-avion, 1 porte-hydravion, 3 cuirassés, 3 croiseurs lourds, 3 croiseurs légers, 30 sous-marins, 12 destroyers, 10 torpilleurs, 1 sous-marin mouilleur de mines, 2 navires mouilleurs de mines
Port de Brest: 3 cuirassés, 3 croiseurs lourds, 3 croiseurs légers, 20 sous-marins, 10 destroyers, 10 torpilleurs, 2 sous-marins mouilleurs de mines, 3 navires mouilleurs de mines.
Port de Dunkerque: 2 cuirassés, 1 croiseur lourd, 6 destroyers, 8 torpilleurs, 12 sous-marins, 1 sous-marin mouilleurs de mines, 3 navires mouilleurs de mines
Port de Lorient: 8 sous-marins, 2 torpilleurs
Indochine: 1 navires mouilleur de mines, 1 croiseur léger, 2 torpilleurs, 2 destroyers, 2 sous-marins
Alger: 1 croiseur lourd, 4 destroyers, 2 sous-marins
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Re: [√] République Française

Message par galx le Mar 30 Mai 2017 - 11:39

République Française:


Economie:

Spoiler:

Léon Blum travaillant sur la question du Franc au début de l'année 1937.


La situation économique de la France c’est légèrement amélioré grâce notamment à la politique énergique du gouvernement. Cependant, il reste de nombreux problèmes notamment la hausse du déficit et la fuite massive des capitaux que les autorités peinent à endiguer. Pour remédier au premier problème, une nouvelle loi fiscale a été votée. Celle-ci prévoit l’instauration d’une taxe de 8% sur le chiffre d’affaires des entreprises françaises mais aussi une forte augmentation des droits de succession. L’augmentation est croissante avec le montant de l’héritage transmis si bien que les ménages les plus modestes subissent une très faible hausse tandis que les plus riches payeront d’avantage. L’objectif étant de stabiliser le déficit à court terme pour éviter de pénaliser la reprise d’activité observé à la fin de l’année 1936.

Pour ce qui est de la fuite des capitaux la situation est bien plus complexe. En effet, les oppositions à une troisième dévaluation du franc sont nombreuses à la Chambre. Une partie des hommes politiques de gauche y est hostile et notamment chez les communistes. Pour le PCF il s’agit aussi d’une manière d’inquiéter le gouvernement dans le but qu’il accorde un soutient plus conséquent aux républicains espagnoles. En tout cas pour cette dévaluation les tractations entre parti ont été nombreuses et difficiles. Finalement après une semaine de flottement Léon Blum a réussi à arracher le soutient des communistes (en échange d’un compromis sur la politique étrangère). Ainsi le 2 février 1937 le franc est une nouvelle fois dévalué de 10% pour permette un rééquilibrage nécessaire. Malgré ça, la fuite des capitaux continue pendant tout le mois de février. Le 20 février la situation est telle que Léon Blum dans une allocution à la radio annonce « une pause dans les réformes » pour se concentrer pleinement sur les problèmes économiques. C’est d’ailleurs à partir du 20 février que les négociations pour la mise en place d’un contrôle des changes ont débutés. Cette fois si c’est les radicaux qui menace de faire tomber le gouvernement. Dans les journaux, les articles montrant la division du Front Populaire sont de plus en plus nombreux. Pour le président du conseil il s’agit ici de la survie même de sa coalition électorale. Afin de convaincre les radicaux de mettre en place ce contrôle des changes, Léon Blum aurait pu négocier avec eux une diminution de l’intervention française en Espagne. Malheureusement il avait promis l’inverse aux communistes et promettre l’inverse et son contraire ne se fait pas en politique. Pour emmener avec lui les radicaux de gauche, Léon Blum n’eut d’autre choix que de renoncer au nouveau plan de nationalisation d’entreprise civile. Grace à ce renoncement, un contrôle des changes fut voté le 27 février 1936. Celui prévoit la limitation des opérations de change aux seuls opérateurs autorisé par le gouvernement ainsi qu’un montant maximum de devise que l’on peut importer ou exporter. Ce dispositif a bien sur un caractère éphémère et à uniquement pour but d’amoindrir à court terme la fuite des capitaux qui paralyse l’économie française.

Affaires Militaires

Spoiler:

Le Char B1 bis à entrainement au début de l'année 1937.

Le 13 janviers 1937, le ministre de la guerre et le ministre des finances ont annoncé le lancement d’un emprunt pour « la défense nationale ». D’un montant de 15 milliard de franc et amortissable sur 60 ans, les bons seront rémunérés au taux fixe de 4%. Grace à une importante publicité à la radio, dans la rue ou dans les cinémas, il fallut seulement une dizaine de jour pour que l’emprunt soit couvert. Sur ces 15 milliards de franc, 40% iront à la modernisation de la Marine, 10% au développement de technologies interarmes (radio, radar,…), 25% à l’Armée de terre et le reste à l’Armée de l’air. Si un tel emprunt a été lancé c’est pour financer les différents projets présenter par les chefs d’armée.

En ce début d’année 1937, l’Amiral de la flotte Joseph Darlan a alerté le ministre de la guerre sur le retard accumulé par la Marine française. Face à ce constat, il a proposé au pouvoir législatif un plan prévoyant la construction de nombreux navires dans les cinq prochaines années. Pour être plus précis voici la composition exacte de cette planification :
. 1937 : lancement du Strasbourg (cuirassé de classe Dunkerque), lancement de 6 torpilleurs (classe Melpomène), lancement de 3 destroyers (classe Mogador), lancement d’un sous-marin (classe L’Espoire), lancement de 3 sous-marins (classe Agosta), lancement d’un sous-marin (classe Minerve), lancement de 2 sous-marins (classe Saphir)
. 1938 : lancement de 4 destroyers (classe Mogador), lancement de 3 torpilleurs (classe Le Fier), lancement du Richelieu (cuirassé de classe Richelieu), lancement du De Grasse (croiseur léger de classe De Grasse).
. 1939 : lancement du Murat (croiseur léger de classe De Grasse), lancement du Jean-Bart (cuirassé de classe Richelieu), lancement de 3 torpilleurs (classe Le Fier), lancement du Mazarin (cuirassé de classe Richelieu), lancement du Saint-Louis (croiseur lourd de classe Saint Louis), lancement du Charlemagne (croiseur lourd de classe Saint-Louis), lancement de 4 torpilleurs classe Hardi, lancement de 2 sous-marin (classe Agosta), lancement de 2 sous-marin (classe Minerve), lancement de 5 avisos dragueurs de mines (classe Elan), lancement de 3 avisos dragueurs de mines (classe Chamois)
. 1940 : lancement de 6 torpilleurs classe Hardi, lancement du Joffre (porte avion de classe Joffre), lancement du De Varenne (croiseur léger de classe De Grasse), lancement du Alsace (cuirassé de classe Alsace), lancement d’un sous-marin (classe Surcouf)
. 1941 : lancement du Normandie (cuirassé de classe Alsace), lancement du Clovis (croiseur lourd de classe Saint-Louis), lancement du D’Estaing (croiseur léger de classe De Grasse)
. 1942 : lancement du Bourgogne (cuirassé de classe Alsace), lancement du Painlevé (porte avion de classe Joffre).

En dehors de la marine le développement secret de nouvelle technologies bat son plein. Les tests concernant l’utilisation d’une « barrière électromagnétique verticale » se poursuivent. Cette nouvelle technologie utilisant les interférences produites par les avions lorsqu’ils traversent la barrière pourrait permettre de détecté les aéronefs ennemis. Plusieurs compagnies DEM (pour détection électromagnétique) sont aujourd’hui en formation. A terme le système pourrait être déployé le long de la frontière nord puis le long des alpes. Seul inconvénient du système de DEM français : il permet uniquement de d’alerter sur le passage d’avion mais il est pour l’instant incapable de renseigner sur l’altitude ni la position des aéronefs une fois le barrage franchis. Malgré ces défauts cela reste un système peu couteux et fiable qui permettra de mettre en alerte les aérodromes en cas d’incursion ennemis. Pendant ce temps la flotte maritime française continue de tester les appareils de détection à onde décimétriques breveté en 1934 par la Compagnie générale de la télégraphie sans fil. Ce dernier permet de détecter sans problème les navires se situant à 10 ou 12 miles (une vingtaine de kilomètre). Pour l’instant il n’équipe qu’à titre expérimental les nouveaux navires français mais pourrait bien se généraliser dans les années à venir. Par ailleurs, grâce au 1.5 milliard de franc accordé au développement technologique interarmes les recherches concernant les transmissions se poursuivent. La « radio » fait d’ailleurs son entré au sein de l’Etat-major mais aussi dans les chars, avion ou navire qui seront progressivement équipé. Pour l’instant la priorité est donnée aux véhicules de découverte et notamment aux Panhard qui seront tous équipé d’ici la fin de l’année 1937. On envisage aussi la création de l’arme des transmissions qui serait chargé uniquement de ce domaine.

Enfin en ce qui concerne le matériel militaire classique l’année 1937 voit entrer en service le nouveau char lourd français B1 bis. D’une masse de 31 tonne ce véhicule dispose d’un blindage frontal de 60mm. Au niveau de l’armement il est équipé d’un canon de 75mm en casemate et d’un autre canon de 47mm en tourelle. En plus de cela, deux mitrailleuses MAC 31 de 7.5mm complète l’armement offensif du char B1. Les dernières modifications ont permis de lui faire atteindre une vitesse de 25 km/h en tout terrain avec une autonomie de 150 km. Extrêmement long à produire, seul 200 exemplaires sont donc livrés entre 1937 et la fin de l’année 1938. En tant que char principal de bataille, l’Etat-major a tendance à lui préféré le D-2 moins couteux et plus mobile. D’ailleurs la production de char D-2 a été relancée de 100 exemplaires pour fin 1938. L’année 1937 a aussi été l’occasion de moderniser le parc de chenillette français en introduisant le modèle Hotchkiss et Lorraine. Après quelques corrections mécaniques sur la « chenillette d’infanterie Hotchkiss », 300 exemplaires seront produit cette année. Pour le modèle Lorraine c’est 150 exemplaires qui ont été commandé pour être testé à grande échelle. D’autre production de modèle déjà en service ont aussi été lancée :
. 100 AMC-35
. 70 H-35
. 150 Panhard 178
. 200 canons AC de 47mm
. 100 canons de 155mm.
Pour l’Armée de l’air l’année 1937 est l’occasion de mettre en service les appareils suivants :
. 300 chasseurs Bloch MB.150 livré entre 1937 et 1939.
. 150 bombardiers LeO 451 livré entre 1937 et 1939.
. 50 chasseurs D.510 livré entre 1937 et 1938.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Jeu 1 Juin 2017 - 11:06

République Française:


Affaires diverses: Economie et Politique.

Spoiler:

Le radical-socialiste Camille Chautemps, nouveau Président du Conseil Français.

Au mois de mars 1937, la situation économique française restait mitigée. Pour tenter de calmer les salariés, le gouvernement de Léon Blum avait annoncé faire de la lutte contre l’inflation une de leur priorité. En effet à peine trois mois après le début de l’année, l’inflation avait déjà augmenté de 6 points de pourcentage. Cependant, les autorités faisait face à un dilemme car mettre en place une politique de lutte contre la hausse des prix risquaient à tout moment de casser la reprise de l’économie française. Face à cette situation plusieurs projets furent lancés pour tenter de résoudre la crise. Tout d’abord, le ministre Vincent Auriol annoncé la mise en place d’un fond de « stabilisation des changes » chargé de lutter contre l’inflation en défendant le franc à l’internationale. Par ailleurs, à partir d’aujourd’hui chaque banque devra placer un montant variable en fonction de leur réserve sur leur compte banque centrale. Pour les petites et moyennes banques le taux de réserves obligatoire sera de 8% tandis que pour les grandes banques il sera de 12%. Sur leur compte banque centrale, leurs réserves seront rémunéré à un taux de représentant la moyenne des taux refinancement. Cette mesure permettra au gouvernement de jouer sur la quantité de crédit accordé en diminuant ou en augmentant le montant dédié aux réserves obligatoires. Pour l’instant le montant a été fixé assez haut pour limiter l’octroi de nouveau crédit et donc l’inflation. Cette méthode permet aussi d’éviter une hausse du taux directeur qui pourrait avoir des effets catastrophique sur l’économie.

En matière politique, Léon Blum a demandé à la Chambre que les pleins pouvoirs financiers lui soient accordés pour permettre de résoudre rapidement le problème du déficit. Sans surprise à la fin du mois de mai les députés validés la proposition gouvernementale. Malheureusement pour Léon Blum, le Sénat qui devait voter début juin a refusé de lui accorder les pleins pouvoirs financiers. Devant cet échec le gouvernement c’est réuni en conseil exceptionnel dans la journée du 21 juin. Le soir après cinq heures de discussion, Léon Blum posait sa démission devant le président de la République. Le 22 juin c’est le radical Camille Chautemps qui est appelé par Albert Lebrun pour former un nouveau gouvernement. Celui-ci repose toujours sur l’alliance du Front Populaire et il est officiellement soutenu par le PCF, la SFIO, les radicaux et la gauche diverse. Parmi les membres connus on retrouve Léon Blum en tant que vice-président du conseil, Daladier à la guerre, Auriol à la justice et Delbos aux affaires étrangères.

Dans la foulé le nouveau gouvernement s’est directement attaqué aux problèmes économiques. Après de longue négociation une nouvelle dévaluation du franc a été validée. Ainsi le franc perdra une nouvelle fois 34% de sa valeur. Par ailleurs une nouvelle loi fiscale a été votée le 30 juin 1937. Elle prévoit une majoration de l’IGR à 40% de sa valeur. La politique économique de Chautemps semble donc être plus à droite que celle de Blum. Au vue des premières mesures ont peut parier que la réduction du déficit et de l’inflation seront les premières priorités du gouvernement.

En France le climat politique est de plus en plus tendu. Les affrontements entre force d’extrême droite et d’extrême gauche sont de plus en nombreux donnant parfois lieu à de véritable fusillade comme ce fut le cas à Sedan le 28 févriers derniers. Les agressions se multiplient tandis que les services de renseignement territoriaux ont bien du mal à surveiller l’ensemble des groupes extrémistes. Le dernier évènement en date est l’assassinat de Dimitri Navachine un journaliste et économiste russe en affaire avec l’URSS. Il était alors directeur de la Banque commercial pour l’Europe du Nord et proche du ministre Anatole de Monzie qui avait œuvré à la reconnaissance de l’URSS par la France ainsi qu’aux négociations sur les emprunts russes. Ce dernier a été tué de 7 coups de baïonnette le 21 juins alors qu’il rentrait à domicile. Non revendiqué pour l’instant, l’assassinat aurait été commandité par un groupuscule d’extrême-droite selon une source proche de l’enquête.

Affaires Étrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Blum.

La France accepte avec plaisir de tenir un exercice militaire conjoint avec le Royaume-Uni au large de Chypre. Il s'agira d'une occasion unique de tester les nouveaux bâtiments de la Marine française et notamment le cuirassé Richelieu.  
Pour ce qui est de la diplomatie, le gouvernement de Camille Chautemps soutient l'initiative britannique concernant un possible sommet entre le Danemark, la Norvège, le Royaume-Uni et la France.
De manière plus large la France a une fois de plus réaffirmé son attachement aux traités qui régissent actuellement l'Europe et le monde. Dans un second temps le ministre des affaires étrangères a condamné fermement les nations qui brisent les règles établis notamment l'Allemagne, la Hongrie ou encore la Bulgarie.  
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Message par galx le Jeu 1 Juin 2017 - 14:46

République Française:


"Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus,
Ce sont des tireurs au cul !"

Légion Étrangère et Armée de Réserve:

Spoiler:

Régiment Etranger d'Infanterie reconnaissable à leur célèbre képis blanc.  

Depuis sa création par ordonnance royale le 9 mars 1831, la Légion étrangère est passé d’un groupe de soldat peu motivé, mal payé et mal formé à une unité d’élite symbole du rayonnement de l’Armée française. En 106 ans d’existence la Légion a été de toute les guerres : la conquête de l’Algérie, les guerres carlistes, la Crimée, l’Italie, l’expédition au Mexique, la guerre franco-prussienne, les guerres coloniales, la Grande Guerre, le Maroc,…. Au fil des batailles ce corps d’armée particulier se créer des codes, une culture et un héritage. Aujourd’hui, la renommée de la Légion n’est plus à faire et partout où elle passe la France éternelle triomphe.

En 1937, la Légion compte 39 000 hommes et est composé de nombreux opposants politiques en fuite. Ainsi les allemands, les autrichiens ou les italiens sont très représentés atteignant presque les 17% des effectifs. L’afflux de volontaire qu’a connu la Légion ces deux dernières années a d’ailleurs obligés l’Etat-major à revoir complétement son organisation. Dorénavant la légion étrangère sera composée des régiments suivants:
.  3 régiments de marches de la Légion étrangère dont un de type montagne (RME)
. 1 régiment étranger de cavalerie (REC)
.  7 régiments étrangers d’infanterie (REI) dont un de type montagne
. 2 régiments étrangers de génie (REG)

En matière de stationnement les légionnaires sont répartit principalement dans les colonies comme le veut la tradition. Les lieux de garnison sont les suivant :
. Maroc : 1 REI
. 5ème Armée : 1 REC, 1 REG
. Groupe des forces mobiles au Levant : 3 REI, 1 REG
. Tunisie : 2 RME
. Algérie : 1 REI
. Groupe des Pyrénées : 1 RME de type montagne
. Armée des Alpes : 1 REI de type montagne
. Indochine : 1 REI

La Légion considéré comme des troupes d’active disposeront des meilleurs équipements de l’Armée française. En effet dans les années qui suivent l’Etat-major compte utiliser la Légion comme une force mobile capable de frapper rapidement les potentiels ennemis de la France.
Pour rappel en 1937 l’Armée de terre française (actif + réserviste) est organisé de la manière suivante :
. 54 Divisions d’Infanterie
. 24 Divisions d’Infanterie Coloniale
. 5 Divisions Alpines
. 10 Divisions d’Infanterie Motorisée
. 8 Divisions de Cavalerie
. 3 Divisions Légère Mécanique
. 41 Régiments de Forteresse
. La Légion étrangère
. 26 Bataillons de Chars

En cas de mobilisation la France peut donc compter sur les effectifs suivants :
Armée de terre active : 735 000 hommes
Armée de terre de réserve : 1.080 millions d’hommes
Armée de l’air active : 100 000 hommes
Marine active : 70 000 hommes
A cela il faut ajouter les 850 000 employés spéciaux (main d’œuvre pour l’industrie), les 400 000 « exemptés » pour les besoins de l’agriculture et les 800 000 hommes affectés aux services non combattant (mécaniciens, logistique, organisation,…).

Au total l’Armée française compte donc 905 000 actifs et 3.13 millions de réserviste. Cependant avec l’allongement récent du service militaire en cas de mobilisation générale la France devrait bientôt pouvoir compter sur 4.1 millions de réserviste environ.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Chautemps.

:mac: La France valide l'ensemble des commandes polonaises. :mac:
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 2 Juin 2017 - 0:19

République Française:


Affaires Etrangères:

Spoiler:

Yvon Delbos, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Chautemps.

Au Quai d'Orsay la panique était complète. Aucunement prévenu des intentions polonaises, les autorités françaises avaient appris le début de la guerre par des agents français en mission sur place. Tard dans la nuit, le Général George avait reçu des informations du "deuxième bureau" concernant des mouvements de troupes polonaises vers la frontière allemande. Quelques heures plus tard celui téléphona directement au Quai d'Orsay pour tenter de savoir si les diplomates français en savait plus sur la question. Malheureusement aucune indication laissant présager un conflit n'avait été transmise à l'ambassadeur français en Pologne. Vers quatre heures du matin, le "deuxième bureau" confirma au Général Georges l'état de guerre entre la Pologne et l'Allemagne. Au même moment l'ambassadeur français en Pologne réussit à joindre Paris pour donner de plus amples informations sur la situation. Immédiatement Yvon Delbos (le ministre des affaires étrangères) réveilla le Président du Conseil pour le tenir au courant du conflit qui venait d'éclater.
Pour Camille Chautemps se fut un véritable choc. Cela faisait maintenant des années que la France et la Pologne étaient allié et pourtant Józef Piłsudski n'avait absolument pas transmis la moindre information. Cette trahison envers la République mais aussi envers les valeurs de la SDN laissèrent le Président du Conseil abasourdit. En attendant de meilleure information sur la guerre en court Camille Chautemps demanda au Quai d'Orsay d'observer un silence complet. Pendant ce temps, le Président et son équipe se mirent directement à préparer la nouvelle ligne diplomatique française.
En outre le ministre de la guerre monsieur Daladier reçut le matin même un télégramme lui indiquant de stopper immédiatement toute livraison d'arme à la Pologne jusqu'à nouvel ordre (notamment la commande de torpilleur en cours).
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 2 Juin 2017 - 9:58

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Economie:

Spoiler:

Le radical Georges Bonnet, Ministre des Finances du troisième gouvernement Chautemps.

La lutte contre l’inflation et la dépréciation des titres publics poursuit son cours en France. Le 8 juillet 1937, le ministre des finances Georges Bonnet a promulgué un décret-loi concernant une nouvelle fois la stabilisation du déficit budgétaire et le retour à l’équilibre structurel. Pour cela le décret-loi prévoit entre autre une majoration de 20% de l’impôt sur le revenu et de 30% pour l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (les dividendes). L’objectif du gouvernement était de faire subir aux ménages les plus riches cette augmentation de la fiscalité. On peut interpréter cette mesure comme un geste vers les ouvriers car de toute manière l’augmentions des impôts permettra de réduire l’inflation qui ronge leur salaire. Toujours dans le but d’augmenter les recettes de l’Etats les droits de douanes sur la majorité des produits importés seront majoré de 2 points de pourcentages. Il s’agit une nouvelle fois de protéger les producteurs français d’une concurrence étrangère souvent déloyale. Si cette mesure permet de remplir les caisses publiques, cela peut aussi provoquer une augmentation des prix. En effet les producteurs nationaux peuvent profité de cette hausse du droit de douane pour vendre leur produit plus cher tout en étant protégé de la concurrence. Sans réponse à cette problématique pour l’instant, le gouvernement espère simplement que cela ne se produira pas. Dans le cas contraire, les droits de douane devront être rabaissés pour permettre un retour des prix à la normale. Enfin une taxe exceptionnelle sur les opérations de spéculation à terme sur le marché des changes est mise en place. Cette taxe ne concerne donc que les opérations qui consistent à acheter ou vendre des devises à une date donnée et à un prix donné en espérant remporter une plus-value par rapport au prix du marché. A la base prévue pour s’assurer contre le risque, ces contrat à terme ont vite été détourné par les spéculateurs de tous poils. Grace à eux, ils peuvent vendre des quantités de devise qu’ils ne possèdent même pas. Cette taxe a donc pour but de limiter la spéculation dans le milieu des changes. Par ailleurs des proches du gouvernement ont laissé entendre que le contrôle des changes instaurés par Léon Blum pourrait être remplacé par une taxe qui dissuaderait les investisseurs de fuir la France.

Le même jour est fondé le « fond de soutient des rentes » qui sera placé sous l’autorité de la « Caisse autonome d’amortissement de la dette publique ». Ce fond aura pour principale mission de lutter contre la dépréciation des titres de l’Etat qui engendre une hausse des taux d’intérêt. Pour réussir sa mission le fond a passé une convention avec la Banque de France qui sera chargé de l’épauler dans la revalorisation des titres de dette. Grace à ce mécanisme, la France espère réduire rapidement le taux d’intérêt auquel elle emprunte sur le marché.

Enfin en matière d’infrastructure, Camille Chautemps en personne a annoncé la nationalisation des chemins de fer français. Pour être plus précis la liste des entreprises suivantes se verra regroupé au sein de la « Société Nationale des Chemins de Fer » :
. La compagnie des chemins de fer du Nord
. La compagnie des chemins de fer de l’Est
. La compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans
. La compagnie de chemin de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne
.  La compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
. Les syndicats de chemin de fer de Grande Ceinture et de Petite Ceinture
. Les chemins de fer d’Alsace Lorraine
. Le Réseau de l’Etat
Au 1er janvier 1938, l’exploitation du réseau passera sous le contrôle de la SNCF mais les anciennes compagnies restent propriétaire de leur domaine privé propre. La SNCF exploitera donc un réseau de 42 500 km dont 8% électrifié pour un total de 515 000 cheminots. Sur le plan juridique, la SNCF est une société anonyme d’économie mixte dans laquelle l’Etat détient 51% du capital. Les 49% restant appartiennent aux différents actionnaires de la société. Les salariés de la SNCF ne sont pas fonctionnaire à proprement parlé mais ils bénéficieront quand d’un régime de retraite avantageux.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Sam 3 Juin 2017 - 12:19

République Française:


La Cagoule:

Spoiler:

Siège de la confédération générale du patronat français après l'explosion.

Le 11 septembre 1937 Paris se réveille encore une fois dans la douleur. Une première bombe a explosé vers 7h au siège de la confédération générale du patronat français tandis qu’une deuxième a détruit une partie du siège de l’Union des industries et métiers de la métallurgie. Deux policiers en fonction devant les bâtiments sont tués sur le coup. Immédiatement les deux liés visés attirent l’ensemble des journalistes de Paris. Les premiers journaux marqués à droite accusent rapidement les gauchistes tout en prédisant le retour des attentats anarchistes. Pendant que la presse se déchaine, la sureté tente tant bien que mal de faire son travail. Dans les premiers jours de l’enquête, les inspecteurs épluche les réseaux connus d’extrême gauche à la recherche d’indice. Cependant l’enquête se tourne rapidement vers les milieux nationalistes. En effet depuis moins d’un an les services de renseignement intérieur surveille de près un nouvel organisme nommé « La Cagoule ». Fondé par des anciens Camelots cette organisation terroriste se donne pour but de déjouer un « complot communiste » qui menacerait la France. Ils s’avèrent d’ailleurs que ce groupe bénéficie de nombreux soutient dans les milieux économiques et militaires notamment car il s’oppose dans l’ombre au Front Populaire des « crypto communistes ». Ainsi l’organisation aurait reçu d’important financement de la part du fondateur de la société l’Oréal, de la Fédération nationale des contribuables et aussi par Michelin (à hauteur de centaine de milliers de franc). En tout cas « La Cagoule » avait déjà été suspecté lors de l’assassinant de Dimitri Navachine et lors de la destruction d’avion à destination de l’Espagne le moi derniers.

Au fur et à mesure de l’enquête les inspecteurs remontèrent jusqu’à une branche clermontoise de l’organisation la Cagoule. Ceux-ci, rassemblée dans un groupe appelé « les enfants de Gergovie », aurait pu commanditer et organiser l’attentat. La plus part des membres appartiendrait d’ailleurs à l’encadrement de l’usine Michelin. Michelin lui-même c’est donc retrouvé visé par l’enquête notamment à cause du financement d’un mouvement terroriste. Cependant les enquêteurs manquent pour l’instant d’éléments pour dissoudre la Cagoule et arrêté ses principaux membres. En attendant, le groupuscule est placé sous une étroite surveillance par les services de renseignement intérieur.

Affaires Militaires:

Spoiler:

Servants d'une pièce antichar à l'entrainement.

Alors que la guerre germano-polonaise fait rage, l'Etat-major français lui poursuit la modernisation de l'Armée française. Pour continuer les efforts entrepris depuis maintenant trois ans, le Général Georges a validé la nouvelle composition des divisions françaises. Ainsi, les divisions de cavalerie type 1934 seront remplacé par des "divisions légères de cavalerie" mieux motorisés et mieux équipés. Dans le même temps le service militaire poussé à deux ans a induit une augmentation des effectifs et donc un accroissement du nombre de division à la disposition des généraux français en cas de guerre. Enfin, les nouvelles divisions français intègre aussi une première compagnie de lutte anti-aérienne.

Division Légère de Cavalerie: 11 000 hommes
. 1 régiments de cavalerie à cheval = 2000 hommes
. 1 régiment de cavalerie mécanisée = 2000 hommes et 20 AMR-35
. 1 régiment de dragon porté (mécanisée) = 3000 hommes et 20 AMC-35
. 1 groupe d’automitrailleuse = 40 AMR, 20 AMC-35, 250 motos = 1000 hommes
. 2 régiments d’artillerie = 36 canons de 75mm et 24 canons de 105/155mm = 1000 hommes
. 1 compagnie et 1 batterie antichars = 40 canons de 25mm AC et 8 canons de 47mm AC = 1000 hommes
. 1 groupe antiaérien = 20 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm et 5 canons de 75mm contre aéronefs Mle = 500 hommes
. 1 QG divisionnaire = 100 hommes
. Autres (transmission, intendance, bloc sanitaire,…) = 400 hommes

Division d’Infanterie type 1937 : 16 000 hommes
. 4 régiment d’infanterie = 12 000 hommes
. 1 compagnie de pionnier (génie) = 500 hommes
. 2 régiment d’artillerie = 36 canons de 75mm et 24 canons de 105/155mm = 800 hommes
. 1 compagnie et 1 batterie antichars = 50 canon de 25mm AC et 8 canons de 47mm AC = 800 hommes
. 1 groupe de reconnaissance = 20 AMR, 12 AMD, 40 camions et 250 motos = 800 hommes
. 1 groupe antiaérien = 20 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm et 5 canons de 75mm contre aéronefs Mle = 500 hommes
. 1 QG divisionnaire = 100 hommes
. Autre (transmission, intendance, bloc sanitaire,…) = 500 hommes
.Transport et véhicule : 300 motos, 1700 véhicules hippomobile, 500 automobiles, 600 vélos, 30 chenillettes et 4800 chevaux
. Matériel : 400 FM, 180 mitrailleuses et 60 mortiers

Division d’Infanterie Coloniale type 1937 : 16 000 hommes
. Organisation identique à la division d’infanterie type 1937 avec cependant des différences en matière d’équipement.

Division d'Infanterie Motorisée : 16 000 hommes
. 4 régiment d’infanterie = 12 000 hommes
. 1 compagnie de pionnier (génie) = 500 hommes
. 2 régiment d’artillerie = 36 canons de 75mm et 24 canons de 105/155mm = 800 hommes
. 1 compagnie et 1 batterie antichars = 12 canon de 25mm AC et 8 canons de 47mm AC = 800 hommes
. 1 groupe de reconnaissance = 20 AMR, 12 AMD, 50 transport de troupes blindés et 250 motos = 800 hommes
. 1 groupe antiaérien = 20 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm et 5 canons de 75mm contre aéronefs Mle = 500 hommes
. 1 QG divisionnaire = 100 hommes
. Autre (transmission, intendance, bloc sanitaire,…) = 500 hommes
.Transport et véhicule : 1490 véhicules automobiles, 200 véhicules hippomobiles, 66 chenillettes UE, 200 chevaux et  300 motos.
. Matériel : 400 FM, 180 mitrailleuses et 60 mortiers

Division Légère Mécanique : 11 000 hommes
. 1 régiment de découverte = 40 AMD, 20 AMC-35, des camions et 350 motos = 2000 hommes
. 1 régiment de combat = 100 chars moyens (S35) et 166 chars légers (H35 et AMC 35) = 2000 hommes
. 1 compagnie et 1 batterie antichars = 24 canon de 25mm AC et 8 canons de 47mm AC = 1000 hommes
. 1 régiment de dragons portés (mécanisé) = 3000 hommes + 20 AMC 35
. 1 groupe antiaérien = 20 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm et 5 canons de 75mm contre aéronefs Mle = 1000 hommes
. 2 régiment d’artillerie = 24 canons de 75mm et 12 canon de 105mm = 1000 hommes
. 1 QG divisionnaire = 100 hommes
. Autres (transmission, intendance, bloc sanitaire,…) : 900 hommes
. Matériel : 200 FM, 50 mitrailleuses et 30 mortiers

Division Alpine : 12 000 hommes
. 3 régiments d’infanterie alpine = 8000 hommes
. 2 régiments d’artillerie = 36 canons de 75mm et 24 canons de 105/155mm = 800 hommes
. 1 groupe de reconnaissance = 20 AMR, 12 AMD, 40 camions, + groupes à ski = 1500 hommes
. 1 compagnie antichar = 24 canon de 25 AC = 400 hommes
. 1 groupe antiaérien = 20 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm et 5 canons de 75mm contre aéronefs Mle = 500 hommes
. 1 QG divisionnaire = 100 hommes
. Autres (transmission, intendance, bloc sanitaire,…) : 700 hommes

Régiment d’Infanterie de Forteresse : 3000 hommes
. 3 bataillons d’infanterie
. Matériel (hors fortification) = 108 mitrailleuses, 105 FM, 18 mortiers, 24 canon de 25 AC
. Véhicules = 13 chenillettes, 8 voitures de liaisons, 40 camions et 30 motos.

Pour rappel en 1937 l’Armée de terre française (actif + réserviste) est organisé de la manière suivante :
. 64 Divisions d’Infanterie
. 34 Divisions d’Infanterie Coloniale
. 5 Divisions Alpines
. 10 Divisions d’Infanterie Motorisée
. 8 Divisions de Cavalerie
. 3 Divisions Légère Mécanique
. 41 Régiments de Forteresse
. La Légion étrangère
. 26 Bataillons de Chars

En cas de mobilisation la France peut donc compter sur les effectifs suivants :
Armée de terre active : 748 000 hommes
Armée de terre de réserve : 1.357 millions d’hommes
Armée de l’air active : 100 000 hommes
Armée de l'air de réserve: 100 000 hommes
Marine active : 70 000 hommes
Marine de réserve: 90 000 hommes
A cela il faut ajouter les 850 000 employés spéciaux (main d’œuvre pour l’industrie), les 400 000 « exemptés » pour les besoins de l’agriculture et les 800 000 hommes affectés aux services non combattant (mécaniciens, logistique, organisation,…).

Disposition des troupes:
Spoiler:
Réserve du QG: (autour de Paris) = 80 000 hommes (0/80)
. Active : X
. Réserve : 5 DI

Armée de Réserve: (autour de Reims) = 48 000 hommes (0/48)
. Active : X
. Réserve : 3 DI

Groupe d’Armée 1: Général Blanchard

Armée 1: Général Flavigny (secteur Dunkerke/Lille) = 162 000 hommes (38/124)
3 Bataillons de char : 135 D1
2 Bataillon de char : 70 FT-17
. Active : 2 DIM, 2 RF
. Réserve : 5 DI, 1 DIC, 2 DC, 2 RF

Armée 2: Général Huntziger (secteur Lille/Maubeuge) = 146 000 hommes (54/92)
1 Bataillon de char : 45 D1
2 Bataillons de char FT : 140 FT-17
. Active : 2 DIM, 1 DIC, 2 RF
. Réserve : 3 DI, 1 DIC, 2 DC, 2 RF

Armée 3: Général Giraud (secteur Maubeuge/Hirson) = 156 000 hommes (54/102)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI, 2 DIM, 2 RF
. Réserve : 5 DI, 1 DIC, 2 RF

Armée 8: Général Corap (secteur des Ardennes, Sedan) = 148 000 hommes (68/80)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI, 1 DC, 2 DIM, 3 RF
. Réserve : 4 DI, 1 DIC

Groupe d’Armée 2: Général Prételat

Armée 4: Général Condé (secteur Longuyon/Metz) = 132 000 hommes (41/107)
4 Bataillons de char FT : 280 FT-17
. Active : 2 DI, 3 RF
. Réserve : 6 DI, 1 DC

Armée 5: Général Requin (secteur Metz/Strasbourg) = 231 000 hommes (76/155)
3 Bataillons de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DIM, 1 DC, 2 DI, 1 REC, 1 REG, 1 DLM
. Réserve : 6 DI, 3 DIC, 1 DC

Armée 6: Général Bourret (secteur Strasbourg/Colmar) = 162 000 hommes (44/118)
4 Bataillons de char FT : 280 FT-17
. Active : 2 DI, 4 RF
. Réserve : 5 DI, 2 DIC, 2 RF

Groupe d’Armée 3: Général Besson

Armée 9: Général Touchon (secteur Mulhouse) = 156 000 hommes (38/118)
. Active : 2 DI, 2 RF
. Réserve : 5 DI, 2 DIC, 2 RF

Armée 7: Général Garchery (secteur de Dijon) = 80 000 hommes (16/64)
3 Bataillon de char FT : 210 FT-17
. Active : 1 DI
. Réserve : 4 DI

Armée des Alpes: Général Olry = 123 000 hommes (48/75)
. Active : 3 DA, 3 RF, 1 REI de type montagne
. Réserve : 1 DI, 1 DA, 5 RF, 2 DIC

Groupe des Pyrénées: 63 000 hommes (15/48)
. Active : 1 DA, 1 RME de type montagne
. Réserve : 2 DI, 1 DIC

Troupe du théâtre Nord-Africain:

Algérie: 35 000 hommes (19/16)
. Active : 1 DIC, 1 REI
. Réserve : 1 DIC

Maroc: 35 000 hommes (19/16)
. Active : 1 DIC, 1 REI
. Réserve : 1 DIC

Tunisie: 109 000 hommes (52/57)
1 Bataillon de char FT : 70 FT-17
. Active : 2 DIC, 1 DC, 1 RF, 2 RME
. Réserve : 3 DIC, 3 RF

Groupe des forces mobiles au Levant: 55 000 hommes (55/0)
1 Bataillon de char FT : 70 FT-17
. Active : 1 DIC, 1 DC, 1 DIM, 3 REI, 1 REG

AOF: 48 000 hommes (16/32)
. Active : 1 DIC
. Réserve : 2 DIC

. AEF: 48 000 hommes (16/32)
. Active : 1 DIC
. Réserve : 2 DIC

Madagascar: 16 000 hommes (16/0)
. Réserve : 1 DIC

Djibouti: 16 000 hommes (16/0)
. Active : 1 DIC

Indochine: 35 000 hommes (30/0)
. Active : 2 DIC, 1 REI
. Réserve : X
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Re: [√] République Française

Message par galx le Mar 6 Juin 2017 - 10:06

République Française:


Politique:

Spoiler:

Le nouveau Président du Conseil Léon Blum lord d'un congrès de la SFIO.

En ce début d’année les débats ont été agités à la Chambre que ce soit entre les partisans du Front Populaire et la droite parlementaire ou entre les radicaux et les socialistes. En effet, les divergences déjà existantes entre les différents membres de la majorité gouvernementale se sont creusées ces derniers mois. C’est sur la question espagnole que les tensions sont les plus importantes. A l’extrême gauche, les communistes prêchent un soutien massif envers les forces républicaines mais surtout socialistes. A l’opposé les radicaux veulent que la France reste la plus neutre possible dans le conflit qui sévit derrière les Pyrénées. Daladier en tête, ils craignent par-dessus tout que se produise une « contagion révolutionnaire » et que la République sombre dans le chaos. Pour complexifier la chose, les membres les plus à gauche du Parti Radical semblent plutôt favorables à l’intervention indirecte dans la guerre civile en cours.  La droite parlementaire soutient quant à elle aussi la non intervention voir se réjouit du renversement de la République espagnole. Dans ce casse-tête, le gouvernement Chautemps préfère ménager son aile droite et à donc choisit une neutralité de façade. Dans l’ombre, le Président du Conseil ferme en effet les yeux sur le trafic d’arme en direction de l’Espagne.
C’est d’ailleurs à cause de l’impact de la guerre civile espagnole sur la politique française que le gouvernement Chautemps va tomber. Le 13 janvier, un projet de loi prévoyant une aide massive pour les républicains est présenté une nouvelle fois devant la Chambre par les députés communistes. Immédiatement refusé par les radicaux, le texte est finalement rejeté. Devant le refus des radicaux d’envoyer la moindre aide en Espagne, Léon Blum et les socialistes décident de se retirer du gouvernement provoquant ainsi la démission de Camille Chautemps un jour après. Aussitôt Léon Blum entame des négociations individuelles avec les radicaux les plus à gauche pour tenter de former un futur gouvernement. Le 17 janvier, radicaux, socialistes et communistes parviennent à un nouvel accord et Léon Blum est appelé le jour même à devenir président du Conseil. Le 18 janvier un nouveau gouvernement de Front Populaire est formé. On y retrouve les ministres suivants :
Président du Conseil : Léon Blum (SFIO)
Ministre du Trésor : Léon Blum (SFIO)
Ministres des Affaires Etrangères : Joseph Paul-Boncour (USR)
Ministre de la Propagande : Ludovic-Oscar Frossard (USR)
Ministre de L’Education Nationale : Jean Zay (PRS)
Ministre de la Justice : Marc Rucart (PRS)
Ministre de l’Intérieur : Max Dormoy (SFIO)
Ministre de la Guerre : Edouard Daladier (PRS)
Ministre du Budget : Charles Spinasse (SFIO)
(Seuls les ministres les plus importants sont présentés)

La première loi de ce nouveau gouvernement sera sociétale. En effet le Ministre de la Justice a présenté le 28 janvier une loi autorisant les femmes à s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari. Il s’agit d’une avancée importante dans l’accès à l’éducation des femmes. Pendant ce temps la droite a condamné une mesure hypocrite et qui remettait en cause la légitime autorité du mari sur le foyer.

Affaires Militaires:

Spoiler:

Escadrille de chasseur MS.406 avant leur départ pour une mission d'entrainement.

Le sortie de crise de l’économie française arrange grandement l’Etat-major qui voit enfin ses commandes d’armement être produite dans les temps. Par ailleurs le budget dégagé permet de continuer à moderniser l’ensemble des armées françaises. En ce moment, le Général Georges est particulièrement attentif au déroulement de la guerre germano-polonaise qui est riche en enseignement. Le soutient aérien semble en effet être indispensable à la guerre moderne afin d’éviter que les soldats soient anéantis avant même de combattre. Les blindés doivent aussi jouer un rôle crucial dans l’accompagnement de l’infanterie comme le veut la doctrine française.
Pour continuer de répondre aux différents besoin de l’Armée de terre, de nombreux nouveaux équipements sont entrée en service au début de l’année. Tout d’abord, la Lorraine 38L VBCP a fait son entré dans les régiments de dragon porté. Il s’agit d’un véhicule de transport basé sur la chenillette Lorraine 36L et pouvant emporter 12 hommes maximum. Son blindage de 9mm est sensé protégé ses passagers des tirs d’armes légères ou des éclats d’obus. Pour l’instant 1000 exemplaires de ce véhicule réservé à la cavalerie ont été commandés et seront livré entre 1938 et 1940. Par ailleurs les chars léger modèle 35H modifié 38 ou plus simplement « H-38 » a officiellement été adopté. Le H-38 a été remotorisé ce qui lui permet d’atteindre une vitesse de 36 km/h et d’être bien plus facile à conduire. Contrairement à son prédécesseur le H-38 sera équipé d’un canon SA38 qui lui donnera de véritable capacité antichar. Les suspensions et les chenilles ont aussi été revues pour améliorer les capacités du H-35. La Commission d’Expérimentation de l’Infanterie en a commandé  900 d’ici à 1940. Un nouveau char léger va aussi faire son entré au sein des unités française : le FCM 36. Il s’agit d’un véhicule de 12.35 tonnes, armé d’un canon Puteaux SA18 de 37mm et d’une mitrailleuse Châtellerault de 7.5mm. Le FCM 36 dispose par ailleurs d’un blindage de 40mm incliné qui permet aux obus de ricocher au moment de l’impact. De conception peu moderne hormis pour le blindage, le FCM 36 ne sera produit qu’à 100 exemplaire dans les ateliers des Forges et Chantiers de la Méditerranée. Pour l’infanterie d’active l’année 1938 rime avec l’entré en fonction du pistolet mitrailleur MAS 38. Il s’agit d’une arme destiné à combattre dans de petit espace tel que les boyaux d’une tranchée ou des bâtiments. Le MAS 38 dispose d’une portée de 200m mais d’une cadence de tir de 640 coups/minute. Le PM MAS 38 sera donc produit en grande quantité afin d’équiper rapidement les compagnies françaises.
Liste de la production de matériel déjà en service:
. 500 canons de 105mm
. 500 canons AC de 47mm
. 500 canons AC de 25mm
. 100 AMC-35
. 500 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm
. 500 canons de 75mm contre aéronefs Mle 1934
. 200 Panhard 178
. 500 chenillettes EU

En ce qui concerne le ciel, l’armée de l’air a signé un marché portant sur le nouveau chasseur Morane-Saulnier MS.406. Ce contrat prévoit la livraison de 900 appareils (en plus des 50 de présérie) répartie entre SNCAO (pour le fuselage), SNCAC (pour la voilure) et SNCAM (pour l’empennage). Un autre chasseur le Caudron C.714 a aussi fait ses premiers vols officiels. Il sera produit à 150 exemplaires d’ici à 1940. Le premier bombardier en piqué fait aussi son entré au sein des escadrilles françaises. Le LN 401 sera produit à 25 exemplaires pour la marine et à 100 pour l’armée de l’air. Enfin de nouvelles productions d’appareils déjà en service sont aussi lancées :
. 150 LeO 451
. 100 Bloch MB.150


Dernière édition par galx le Ven 9 Juin 2017 - 11:33, édité 1 fois
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Re: [√] République Française

Message par galx le Jeu 8 Juin 2017 - 11:06

République Française:


Guerre civile espagnole:

Spoiler:

Manifestation de soutient à l’Espagne républicaine organisée par le Front Populaire (hors radicaux).

La guerre en Espagne est un sujet brûlant d’actualité en France. Chaque jour, les nouvelles des combats entre les forces républicaines et les forces nationalistes parsèment les unes des journaux. Dans les bars, les cafés, les usines on ne parle que des « camarades espagnoles » luttant avec bravoure contre le fascisme et pour la révolution internationale. Dans les salons privés, les diners mondains ou dans les parties de chasse à cours, on évoque le « péril rouge » qui menace de déferler sur la France à tout moment.

Au gouvernement, la situation est compliquée. D’un côté Léon Blum ne cache pas sa sympathie personnelle pour les républicains espagnols mais de l’autre la majorité des radicaux demandent expressément une non intervention. Comme d’habitude dans la 3ème République, il en réside une sorte de compromis hybride dans lequel la France livre des armes ponctuellement à Madrid de manière plus ou moins secrète. En attendant plusieurs dizaines d’avions ont déjà été livré et ce mois-ci ce sont les armes suivantes qui partiront à destination des républicains:
. 35 000 fusils Lebel modèle 1886 modifié pour les balles Modèle 1932 N
. 200 mortiers modèles 27/31
. 200 FM MAC 24/29 et 1000 Mle 1915 CSRG (Chauchat)
. 40 000 grenades F1
. 100 mitrailleuses Hotchkiss modèle 1914.

Dans la société civile, la guerre civile espagnole provoque aussi de nombreux engagements. Le PCF organise quotidienne des collectes de fond, de vêtements, de vivre,…. à destination des communistes locaux. La CGT invite aussi régulièrement ces membres a effectué des dons pour l’Espagne. Certains de ces dons sont d’ailleurs suspectés de servir à acheter clandestinement des armes grâce au marché noir. Depuis 1936 pas moins de 20 000 français sont partis combattre pour les républicains espagnols. Pour la plus part membre du PCF ils ont rejoint les « Brigades Internationales » pour aider leur camarades communistes.

De l’autre côté, les nationalistes espagnols ont reçu le soutien des milieux industriels et financiers qui n’ont pas hésité à donner une partie de leur fortune pour la cause nationale espagnole. En matière d’engagement humain, 500 français se sont porté volontaire pour rejoindre la « Bandera Jeanne d’Arc » commandé par le général Lavigne-Delville. Celle-ci regroupe majoritairement des membres des Croix-de-feu ou de l’Action française qui veulent lutter contre l’expansion communiste en Europe.

Sur le territoire français, la question de la guerre d’Espagne donne souvent lieu à de violente rixe entre militant d’extrême droite et d’extrême gauche. Plusieurs industriels emploi aussi régulièrement des « briseurs de grève » pour saccager les centres de collecte de la CGT. La plus part du temps ces opérations se termine en affrontement parfois sanglant.

Affaires Militaires:

Spoiler:

Soldats français utilisant un mortier à l'entrainement.

La Chambre a voté ce matin même la mise en place d’une « Caisse autonome de la défense nationale » chargé de faciliter le réarmement français. Pour l’instant, 11 milliards de francs lui ont été accordé pour mener à bien sa mission. Cette décision a grandement satisfait l’Etat-major français qui a pu passer de nouvelle commande afin d’équiper au mieux nos soldats.
Ainsi le matériel suivant entrera en service à la fin de l’année 1938 :
. 150 AMR 35 pour définitivement remplacer les AMR 33 obsolètes
. 1000 canons AC de 25mm
. 500 canons AC de 47mm
. 150 AMC-35
. 200 chenillettes EU
. 150 Panhard 178
. 150 VPC
. 500 canons de 105mm

Par la même occasion l’ensemble des véhicules de découverte Panhard seront équipé d’une radio afin d’améliorer considérablement les communications avec les troupes qui les suivent. Par ailleurs les usines Renault ont reçu pour mission d’équiper certain véhicule Panhard d’un canon de 47mm au lieu du 25mm actuellement en service sur ces automitrailleuses. Ainsi, une nouvelle version du véhicule est née. Elle a été baptisé Panhard 179 et sera produite à 150 exemplaires pour l’instant.

Enfin le fait que le Siam soit officiellement devenu un protectorat japonais inquiète grandement le commandant des forces françaises en Indochine. En effet les mauvaises relations entre la France et le Siam pourraient potentiellement dégénéré. Or pour l’instant les troupes présentes en Indochine n’ont pas les moyens de repousser une véritable invasion. Pour parer à ce problème l’Etat-major français en métropole a validé la création de deux nouvelles divisions coloniales de réserve. La première sera opérationnelle en décembre 1938 tandis que la deuxième sera prête en mars 1939. Par ailleurs, l’aviation présente en Indochine sera aussi renforcé avec l’arrivé de 20 Dewoitine D.501.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Joseph Paul-Boncour, Ministre des Affaires Etrangères du deuxième gouvernement Blum.

Pour l’instant la France a refusé de laisser partir les volontaires polonais vers l’Est. Ceux qui souhaitent quand même rejoindre la guerre qui fait rage en Pologne devront le faire clandestinement. En attendant les représentants français tentent de réorienté ces combattants vers l’Espagne afin d’apporter un soutien aux républicains.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Ven 9 Juin 2017 - 11:39

République Française:


Politique Intérieure:

Spoiler:

Edouard Daladier, Président du Conseil de la République Française.

Alors que la situation économique de la France continue de stagner à un niveau inférieur à celui de 1928, le problème du déficit budgétaire est toujours au cœur des priorités gouvernementales. Les critiques à l’égard du Front Populaire se multiplient à droite comme au centre. Les journaux, majoritairement à droite, accuse aussi le gouvernement de tous les mots, fustigeant Léon Blum à la moindre volonté de réforme. A côté de cela, la position du président du Conseil est fragilisée par les querelles internes au Front Populaire. Daladier, représentant radical des classes moyennes craint par-dessus tout une montée du communisme en France. Dans une interview donné au Figaro celui-ci a d’ailleurs d’éclairer qu’une alliance avec le cendre droit dans le but d’écarter définitivement l’influence communiste n’était pas à exclure. Pendant ce temps le PCF presse Léon Blum de reprendre ces réformes sans quoi Maurice Thorez retira son soutien au gouvernement. C’est dans cette situation plus qu’instable que Léon Blum a demandé à la Chambre les pleins pouvoirs financiers pour enrayer le déficit. L’Assemblée majoritairement acquise au gouvernement à voter pour sans problème notoire. Cependant, les sénateurs plus à droite ont refusé. Face à cet échec, Léon Blum n’a pas eu d’autre choix que de présenter sa démission le 8 avril 1938. Quelques jours plus tard Daladier forme un nouveau gouvernement sans la participation de la SFIO ni des communistes. Le 12 avril exactement, le gouvernement de Daladier est validé par la majorité des députés. On y retrouve les ministres suivant :
. Président du Conseil : Edouard Daladier (PRS)
. Vice-Président du Conseil : Camille Chautemps (PRS)
. Ministres des Affaires Etrangères : Georges Bonnet (PRS)
. Ministre des Finances : Paul Marchandeau (PRS)
. Ministre de l’Economie Nationale : Raymond Patenôtre (USR)
. Ministre de la Guerre et de la Défense Nationale : Paul Reynaud (AD)
. Ministre de l’Intérieur : Albert Sarraut (PRS)

Dès les premiers jours le soutient socialiste a commencé à vaciller. En effet le gouvernement a énoncé sa volonté de renouer avec les politiques de rigueurs mais aussi de tenter l’apaisement diplomatique avec l’Allemagne. Cette ligne politique a fortement déplu à la SFIO qui a menacé de renverser le gouvernement.
En attendant, le ministre des finances a annoncé une nouvelle majoration de 8% de l’IGR. Ainsi avec ce nouveau « décret-loi » le taux de cet impôt passera à 53%. Dans le même temps un deuxième décret-loi a instauré des mesures pour lutter contre la crise dans le secteur du bâtiment. Le crédit hypothécaire a été réformé et un crédit d’impôt a été accordé aux acquéreurs de logement.

Affaires Etrangères:

Spoiler:

Georges Bonnet, Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Daladier.

Concernant les demandes de la Turquie, le char B1-bis n’est malheureusement pas disponible à l’exportation pour l’instant. Etant donné qu’il s’agit d’une pièce maitresse du savoir français en matière de blindé nous ne pouvons pas nous permettre de le vendre à l’étranger. A côté de ça, les H-35 eux sont bien disponibles et seront donc livré le plus rapidement possible à Ankara. Pour ce qui est du MS.406, nous serons ravis d’accueillir des militaires turcs lors des premiers vols d’entrainement qui auront lieu très bientôt. Pour l’aéronavale turque, la France propose les LN 402 (bombardier en piqué), les Potez 631 (chasseur) et les Latécoère 298 (hydravion torpilleur).
Enfin la France accepte le principe d’un référendum d’autodétermination autour de la question d’Antioche et de sa région. Ce référendum serait bien sur placé sous le contrôle de la Société des Nations.

Par ailleurs les demandes de la Grèce sont elles aussi validés par la France.

Enfin la France se dit favorable à la tenue d'une conférence réunissant les principaux acteurs de l'Asie du Sud est afin de discuter du bellicisme japonais.
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Re: [√] République Française

Message par galx le Sam 10 Juin 2017 - 11:29

République Française:


Politiques:

Spoiler:

Paul Reynaud, le nouveau Président du Conseil et Ministre de la Guerre français.

Le gouvernement de Daladier n’aurait pas duré plus d’un mois. Comme prévu, les socialistes ont rapidement retiré leur soutient provoquant ainsi la démission du président du conseil.  En effet lorsque Daladier a déclaré vouloir « remettre la France au travail » en assouplissant la loi sur les 40h, les socialistes ont explosés de colère. Refusant de voter la moindre loi proposée par le gouvernement et multipliant les critiques à son égard, les forces de gauche auront eu raison de Daladier. Dépité, celui-ci a posé sa démission le 12 mai devant le président de la République. Malheureusement la politique de droite prôné par la majorité des radicaux avait provoqué la chute du Front Populaire. En effet, confiant dans la capacité de la droite a usé des divisions à gauche pour mieux régner, Albert Lebrun a appelé Paul Reynaud à la tête du conseil. Celui-ci en habile négociateur a réussi à obtenir à la fois un accord avec les radicaux mais aussi avec l’ensemble de la droite parlementaire. Ainsi sans est finis des gouvernements de Front Populaire et les vieilles alliances centristes sont de retour. Cependant les répercussions du virage à droite du PRS vont bien au-delà. En effet une partie des parlementaires radicaux déçu par l’orientation choisit par Daladier ont fait défection et rejoint les socialistes à la Chambre. Ces défections viennent encore affaiblir le PRS qui avait déjà perdu de nombreux sièges en 1936 au profit de la SFIO. En tout c’est une vingtaine de parlementaires supplémentaires qui ont donc rejoint les rangs des socialistes. Malgré cela, la droite a quand même réussi à reprendre le contrôle de l’exécutif par l’intermédiaire de Paul Reynaud. Cette homme politique de longue date membre de l’Alliance Démocratique est un des partisan de la fermeté internationale face au fascisme. D’idéologie libérale, il défend cependant la dévaluation du franc depuis des années. C’est d’ailleurs cette prise de position qui l’a longtemps isolé au sein du parlement. Aujourd’hui son premier gouvernement repose donc sur une alliance classique entre les radicaux et la droite modéré. On retrouve donc les ministres suivants :
. Président du Conseil : Paul Reynaud (AD)
. Vice-Président du Conseil : Camille Chautemps (PRS)
. Ministre de la Guerre et de la Défense Nationale : Paul Reynaud (AD)
. Ministre des Affaires Etrangères : Joseph Paul-Boncour (USR)
. Ministre de l’Intérieur : Edouard Daladier (PRS)
. Ministre des Finances : Lucien Lamoureux (PRS)
(Seuls les plus importants sont cités)

Affaires Militaires:

Spoiler:

Potez 631 en vol au dessus de la France.

Alors que les jours s’assombrissent en Europe, la France doit se tenir prête à toute éventualité. Dans cette optique plusieurs réunions ont eu lieu afin d’organiser au mieux le commandement militaire français en cas de guerre. Il s’agit-là de ne pas reproduire les erreurs de 1914 avec un partage des compétences flous entre le pouvoir civil et militaire. Le Général Georges, commandant en chef des forces terrestres, l’Amiral Darlan chef de la flotte, le Général Vuillemin chef d’état-major de l’Armée de l’air, Paul Reynaud le Ministre de la Guerre, César Campinchi Ministre de la Marine Militaire se sont réunis afin d’organiser le haut commandement français en cas de guerre. Après plusieurs heures de débats animés, il en est résulté un accord de principe en partie imposé par Paul Reynaud. Malgré le fait que chacun est voulu défendre au maximum ses attributions, les négociations ont permis de faire avancer la situation.
Voici donc à quoi ressemblerait le « Grand Quartier Général français » (CQGF) :
. Chef d'État-Major général des armées françaises : le Généralissime Georges. Celui-ci aurait pour charge de coordonner l’ensemble des forces françaises que ce soit sur terre, sur mer ou dans les airs. Il aura donc sous son commandement les chefs d’état-major des trois armées françaises.
. Chef d’Etat-Major de l’Armée de terre : le Général Aimé Doumenc. Son rôle sera de représenter l’armée de terre auprès du Généralissime Georges. Il aura aussi pour fonction de présenter à son supérieur les planifications détaillées des opérations françaises. L’Etat-Major de l’Armée de terre est divisé en quatre bureaux : le premier chargé des effectifs, du matériel et des relations avec le pouvoir civil, le second chargé du renseignement militaire, le troisième de diriger les opérations et le quatrième qui a pour mission de gérer le ravitaillement, de la cartographie, de la communication,… En cas de conflit, la ligne de front sera divisée en plusieurs « théâtres » qui seront sous la responsabilité de généraux nommé pour l’occasion.
. Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’air : le Général Vuillemin. Il aura pour mission de commander l’ensemble des forces aériennes du pays tout en étant sous l’autorité du Généralissime Georges.  
. Amiral de la flotte : l’Amiral Darlan. Il sera responsable des opérations militaires navales et sera donc sous le commandement du Généralissime Georges. La flotte est elle-même divisé en plusieurs escadres : l’escadre de l’Atlantique (Vice-Amiral Abrial), l’escadre de Méditerranée (Amiral Estreva) et l’escadre d’Indochine (Contre-Amiral Auphan).

L’ensemble de ces états-majors seront situé au château de Vincennes avec à disposition quatre bunkers équipé d’une centrale téléphonique et radio. L’ensemble des bunkers pourront communiquer entre eux par radio ou téléphone mais aussi physiquement grâce à un réseau de galerie. L’objectif est véritablement d'accroître la coopération entre les trois armées françaises pour répondre aux attentes des conflits modernes.

Au niveau du pouvoir civil, un Comité de Guerre sera régulièrement réuni afin de donner les grandes orientations à suivre en cas de conflit. Ce comité sera composé du Président de la République, du président du conseil, des ministres de la Guerre, de la Marine et de l’Armée de l’air, le Chef d'État-Major général des armées françaises ainsi que les chefs des trois armes françaises. L’objectif du Comité de Guerre est de maintenir la suprématie du pouvoir civil face au pouvoir militaire et de valider les grandes orientations militaires du pays.

En parallèle de cette réunion sur l’organisation, Paul Reynaud a validé une commande supplémentaire portant sur les équipements suivants :
. 1000 canons AC de 25mm
. 150 Bloch MB.150
. 250 Potez 631
. 500 canons de 75 mm contre aéronefs Mle 1934
. 1000 mitrailleuses AA Hotchkiss de 25mm
. 500 chenillettes EU
. 150 LeO 451


Dernière édition par galx le Jeu 15 Juin 2017 - 10:48, édité 1 fois
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